Bibliographie

TERRES DES HOMMES FRANCE, 1998, Halte à la mondialisation de la pauvreté, Karthala, 392p.

A l'heure où nous approchons du nombre de six milliards d'habitants sur la planète, les inégalités dans la jouissance des droits sociaux, économiques et culturels, loin de se réduire, ne font qu'augmenter. L'utopie égalitariste du début du siècle ne s'est pas réalisée, et l'on assiste toujours à l'exploitation de l'homme par l'homme.

 

RAHNEMA Majid, 2003, Quand la misère chasse la pauvreté, Actes sud, 322p.

"La propagation généralisée de la misère et de l'indigence est un scandale social évidemment inadmissible, surtout dans des sociétés parfaitement à même de l'éviter, constate Majid Rahnema. Et la révolte viscérale qu'elle suscite en chacun de nous est tout à fait compréhensible et justifiée. Mais ce n'est pas en augmentant la puissance de la machine à créer des biens et des produits matériels que ce scandale prendra fin, car la machine mise en action à cet effet est la même qui fabrique systématiquement la misère. Il s'agit aujourd'hui de chercher à comprendre les raisons multiples et profondes du scandale. C'est cette recherche qui m'amène aujourd'hui à montrer combien une transformation radicale de nos modes de vie, notamment une réinvention de la pauvreté choisie, est désormais devenue la condition sine qua non de toute lutte sérieuse contre les nouvelles formes de production de la misère."

 

RAHNEMA Majid, 2012, La puissance des pauvres, Actes sud, 415p.

Partant de l'analyse des conséquences humaines d'un système économique axé sur le profit et le culte des "richesses mortes", ce livre réunit deux proches d'Ivan Illich dans une réflexion commune. Pour Majid Rahnema et Jean Robert, si la pauvreté continue d'être codifiée en termes de calculs économiques abstraits, le pauvre extrême étant défini par un revenu de un dollar par jour, des formes toujours plus pernicieuses de misère élargiront sans cesse l'abîme entre nantis et miséreux. Constatant l'échec des certitudes établies et des fausses solutions qu'elles engendrent, les auteurs proposent des outils nécessaires à une autre lecture du monde et de ses devenirs révolutionnaires. Ils dialoguent avec ces grands morts que sont Spinoza, Gandhi, Foucault et Deleuze, mais aussi avec des vivants multiples tels que les zapatistes du Mexique, les Sans- Terre du Brésil, les Indiens du mouvement Janadesh, et d'autres encore, moins connus, qui ouvrent tous les jours de nouveaux possibles. Car les voies de l'espérance passent par la redécouverte par chacun de sa propre puissance d'agir.