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Ce film présente le chapitre dédié aux « Autochtones de la République » : Amérindiens, Tahitiens et Kanak, issu de l’ouvrage collectif « Peuples autochtones dans le monde : les enjeux de la reconnaissance », dirigé par Irène Bellier et publié chez L’Harmattan en 2013. L’intervention à deux voix évoque la genèse et les transformations des revendications émises au nom de l’autochtonie au sein de trois collectivités d’outre-mer françaises – Guyane, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française – par les mouvements amérindien, kanak et ma’ohi. Elle souligne les différentes configurations de l’autodétermination qui se jouent dans ces trois territoires depuis les années 1980. Si les Amérindiens ont été les premiers, au sein de la République, à demander une décolonisation par l’octroi de droits autochtones, en revanche le débat politique en Polynésie et Nouvelle-Calédonie est essentiellement structuré autour de la question de l’indépendance. De nos jours, la dynamique autochtone amérindienne tend à s’essouffler mais, inversement, de nouvelles stratégies kanak et ma’ohi émergent qui utilisent le registre de l’autochtonie politique, en dehors de la problématique indépendantiste.

Stéphanie Guyon est maîtresse de conférences en science politique à l’Université de Picardie Jules Verne, membre du Centre universitaire de recherches administratives et politiques de Picardie (CURAPP).

Benoît Trépied est anthropologue, chargé de recherche au CNRS, membre de l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (IRIS).

Respectivement spécialistes des enjeux politiques et sociaux en Guyane (S. Guyon) et en Nouvelle-Calédonie (B. Trépied). Ils mènent des enquêtes ethnographiques et historiques approfondies depuis le début des années 2000, et participent aux activités de l’équipe SOGIP.