Bibliographie

BAUMANN Peter, PATZELT Erwin,1979,Les hommes de la forêt de la pluie ,SEGHERS mémoire vive,290p    

CLICHE Paul, 1995, Anthropologie des communautés andines équatoriennes, Entre diable et patron. Ed.L’Harmattan. 284 p.

L’écosystème des forêts andines, dont la biodiversité est l’une des plus élevée au monde, a supporté plusieurs civilisations humaines au cours de l'histoire. Le développement de ces civilisations a produit divers impacts sur son paysage et l'évolution de sa biodiversité. Présentement, les modèles de gestion de ces forêts ne prennent pas en compte l'héritage culturel ni la réalité socioéconomique de ses usagers. Cette étude cherche justement à décrire les stratégies d'appropriation et les représentations que les usagers d’une communauté andine équatorienne se font de leurs ressources naturelles. La transformation des forêts est le principal soutien de "l'économie" de subsistance de ces gens. La compréhension de cette dynamique nous amènera à proposer des pistes pour la mise en œuvre d’une gestion patrimoniale des forêts andines, basées sur les principes théoriques de l’économie écologique et de l’institutionnalisme.

 

DESCOLA Philippe, 1994, Les lances du crépuscule, Plon, Terre humaine,505p.

On les appelle Jivaros. Ils préfèrent se dénommer Achuar, les Gens du palmier d'eau. Isolés dans la jungle de Haute-Amazonie, aux confins de l'Equateur et du Pérou, cette tribu légendaire fut protégée durant des siècles de l'incursion des Blancs par son inquiétante réputation de chasseurs de têtes. Plus qu'une condition de leur indépendance, la guerre est pour ces Indiens une vertu cardinale ; elle donne du prestige, renforce la solidarité, raffermit l'identité ethnique et permet le renouvellement rituel des âmes. Grâce à elle, les Achuar sont encore plusieurs milliers, fiers de leurs traditions et farouchement attachés à leur mode de vie. Ce livre est une chronique de leur découverte et un hommage à leur résistance. L'auteur y relate au quotidien les étapes d'une intimité affective et intellectuelle croissante avec ce peuple dont il a partagé l'existence pendant près de trois années comme anthropologue. Tableau des temps ordinaires comme des événements tragiques, ce récit évoque aussi un apprentissage initiatique mené à l'écoute des mythes et des chants magiques, de l'interprétation des rêves et de l'enseignement des chamanes. Une pensée riche et poétique s'en dégage, bouleversant nos conceptions de la connaissance, du sentiment religieux et des rapports à la nature. Des fondements de la violence collective à la logique de la sorcellerie, des principes de l'autorité politique à la définition de l'identité culturelle, de la philosophie de l'échange à l'intelligence de l'environnement, ce témoignage exceptionnel sur une manière libre et presque oubliée de vivre la condition humaine tire d'une expérience singulière un enseignement pour le temps présent.

 

MASSAL, Julie, 2005, Les mouvements indiens en Equateur , Mobilisations protestataires et démocratie, Ed Karthala, 480p.

La profonde crise politique et économique qui affecte le continent, des Andes à l'Argentine, depuis la fin des années 1990, conduit les mouvements indiens à s'engager dans une lutte en faveur de la souveraineté des Etats, à l'encontre du modèle de développement néolibéral. Leur combat pour un élargissement de la démocratie à l'échelle nationale intègre désormais une dimension transnationale des enjeux.

 
NAIZOT Anne-Lise, 2011, L'Espace des Mouvements Sociaux à Quito, Equateur, 1997-2007, EUE,188p.

Cet ouvrage cherche à éclairer les dynamiques complexes qui tissent l'espace des mouvements sociaux à Quito, capitale de l'Equateur. L'auteur analyse les rapports entre acteurs protestataires dans un contexte de mobilisation qui, depuis 1990, a joué, dans ce “petit pays” souvent méconnu des médias et de l'analyse scientifique, un rôle important dans la destitution de trois présidents, et dans l'amorce d'un processus constituant cherchant à renouveler profondément l'état équatorien et son rapport à la société, au marché, à la nature. L'analyse poursuit avec un examen des relations entre organisations sociales et sphère politique et des dynamiques internes de l'action collective en réseau. Le propos se construit à partir de l' étude d' un réseau d'organisations sociales urbaines, le Polo Democratico Somos Poder Constituyente, dont l'émergence répond à la conjoncture d'ouverture du processus constituant, en 2007. La vision adoptée emprunte à la sociologie de l'action collective et à la théorie des réseaux, et insiste sur le contexte et le caractere relationnel de l'action collective.

 

SANTANA Roberto, 1992, Les Indiens d'Equateur, Citoyens dans L'Ethnicité ?, Ed. Toulouse Centre National de la Recherche Scientifique,240p.

En Équateur, les années 1960 et 1970 ont vu l’émergence d’une nouvelle expression du politique chez les indiens, portant l’empreinte, à la fois, d’une revitalisation ethnique généralisée et, d’une confrontation particulière avec l’État. Quelles peuvent être leur représentation des institutions équatoriennes, et leur attitude vis à vis du système politique national ? L’extraordinaire énergie déployée par les élites indigènes afin de trouver un terrain idéologique capable de supporter leurs exigences territoriales et leurs propositions de participation au pouvoir rend obsolètes les solutions classiques d’amalgame classe-ethnie, et d’intégration du « marginal » à la société nationale. Pour répondre à ces questions, Roberto Santana est parti des processus de conversion à la citoyenneté, en cours chez les indiens, pour aller à la rencontre du système politico institutionnel équatorien, afin de faire de l’identité ethnique le repère permanent de son enquête et, du sens de leurs revendications, la reconnaissance absolue de l’altérité.