Bibliographie

BARBIER Chrystelle, 2007, Pérou, ombres et lumières, Ed. Toutes latitudes.

Le Pérou, ses trente millions d'Indiens, de créoles et de métis, posé entre l'Océan, l'Amazonie et la cordillère des Andes, pays des mythes splendides et des sombres réalités... Ce pays complexe et enchanteur que nous livre Chrystelle Barbier n'est pas uniquement celui de la guérilla et de la drogue, de la corruption et de pauvreté, de la croissance économique suivie du creusement des inégalités. Son riche sous-sol est la cause de son passé tragique et l'espoir de lendemain meilleurs pour lesquels il ne manque pas d'atouts : une culture universelle, une biodiversité sans égale et un potentiel touristique exceptionnel. Le Machu Picchu symbole national, ne vient-il pas d'être désigné comme l'une des sept nouvel merveilles du Monde ? Pérou. Ombres et lumières est la radiographie d'une nation essentielle à l'imaginaire planétaire. Chrystelle Barbier nous livre un essai politique, économique, social et culturel, qui prend la forme d'un reportage au plus près de la réalité péruvienne et de ses défis.

 
BERTRAND-RICOVERI Pierrette, 2005, Mythes de l'Amazonie : Une traversée de l'imaginaire shipibo, Ed. L'Harmattan, Coll. Recherches Amériques latines,

Ce livre est un voyage fascinant au sein de l'imaginaire d'un peuple indien de l'Amazonie. Les Shipibo vivent au Pérou au cœur de la forêt, et cherchent à préserver l'essentiel de leur culture. Issus de paroles partagées, les textes rassemblés ici participent de cette sauvegarde. Ils sont un témoignage de la richesse d'un système de pensée menacé à tout moment d'une transformation rapide et profonde. Ils concourent à l'approche d'un peuple en cernant les idées et les rêves qui le portent. Cette mythologie est perméable au temps : sa transmission perpétue le savoir des Anciens, les valeurs fondatrices du groupe, sa cohésion comme son ouverture sur le monde extérieur ; elle sublime les coups de butoir de l'histoire pré et post-coloniale, les mouvements de résistance et de recréation. Une initiation remarquable et un vrai plaisir de lecture.

 

CHAUMEIL, Jean-Pierre, 1993, Voir - Savoir - Pouvoir : Le Chamanisme chez les Yagua de l'Amazonie péruvienne, Ed. Georg, Coll. Ethnos, 348p.

Voir, savoir, pouvoir, ce sont les trois mots clés qui orientent les différentes phases de l'apprentissage et de la pratique chamanique chez les Yagua, société indigène d'Amazonie vivant aux confins du Pérou et de la Colombie. Comme beaucoup d'autres peuples de cette région du monde, les Yagua ne pensent pas les rapports à la nature et aux entités (les esprits) qui la peuplent en termes de rupture, mais de continuité. La fonction chamanique essentielle sera dès lors d'assurer la bonne gestion de ces rapports à partir d'une idée forte : la croyance que les esprits non seulement détiennent ou contrôlent l'ensemble des connaissances sur la nature, mais sont dotés à l'égal des humains d'un principe spirituel propre, rendant possible la communication avec eux.

 
CNRS, Collectif, 2000, L'Indianité Au Pérou, Mythe Ou Réalité, CNRS - Collection : Amérique Latine, Pays Ibériques    
CORDOVA-RIOS, Manuel, LAMB, Frank Bruce, 1996, Un sorcier dans la forêt du Pérou, Ed. du Rocher, Coll. Le mail, 190p.

Parti pour couper du caoutchouc dans la région du rio Purus au début du siècle, M. Cordova-Rios fut enlevé à l'âge de 15 ans par les Indiens Amahuaca. Pendant sept ans, il a partagé leur vie, apprenant leurs traditions, les secrets du monde de la jungle, au rythme des saisons, de la chasse, de la cueillette. Il est ensuite devenu l'un des sorciers-guérisseurs les plus réputés du Pérou.

 

d'ANS André- Marcel, 1982, L'Amazonie péruvienne indigène, PAYOT,435p.

Professeur émérite d’anthropologie et de sociologie politique à l’Université Paris VII, écrivain et chercheur spécialiste de l’Amérique latine et de la Caraïbe, consultant auprès des Nations Unies et responsable de plusieurs projets inter-universitaires, André Marcel d’Ans est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’Amazonie péruvienne, Haïti et le Honduras. Il a publié entre autres L’Amazonie péruvienne indigène ; Le dit des vrais hommes, Haïti, paysage et société ; Le Honduras, difficile émergence d’une nation et d’un État, Ecologie politique d'un désastre : Le Honduras après l'ouragan Mitch.

 

DEL POZO VERGNES Ethel, 2003, Société, bergers et changements au Pérou. De l'hacienda à la mobilisation, L'Harmattan,187p.

A la frontière du marché et aux frontières de la citoyenneté, en tant que paysans et indiens, les bergers des hauts plateaux péruviens ont subi des changements mais aussi produit de la société.Une société où ils essaient de construire une identité positive en revendiquant la mixité. De l'hacienda à la mondialisation en cours, en passant par une expérience de type "socialiste" dans le sud andin du Pérou, ce livre est un voyage passionnant au cœur de l'actualité et des grands débats de notre époque.

 

DESHAYES, Patrick,1994, Penser l'autre: Chez les Indiens Huni Kuin de l'Amazonie, Ed. L'Harmattan, Coll. Recherches & documents. Amériques latine, 237p.

Qui est l’Autre ? Et quelle est sa mesure ? C’est la question que se posent les auteurs dans cet ouvrage. Ils ont tentés de cerner les concepts d’identité et d’altérité d’un peuple amazonien de la région frontalière du Pérou et du Brésil : les Indiens Huni Kuin. Il s’agit d’une analyse formelle de concepts, qui organisent et orientent l’univers, s’appuyant sur un important travail monographique. L’alliance est au cœur de la vie et de la société. (…) À travers l’observation et l’étude d’espaces aussi différents que le village, les plantations, la chasse, la forêt, mais aussi les réseaux d’alliances, les relations avec les esprits, les autres indiens, les blancs, les auteurs nous montrent qu’il existe une parenté de structure entre eux permettant de penser les différents Autres dans l’ordre de la compatibilité.

 

DESCOLA Philippe, 2000, Les lances du crépuscule. Relations Jivaros, haute Amazonie , PLON Terre humaine,506p.

On les appelle Jivaros. Ils préfèrent se dénommer Achuar, les Gens du palmier d'eau. Isolée dans la jungle de haute Amazonie, aux confins de l'Equateur et du Pérou, cette tribu légendaire fut protégée durant des siècles de l'incursion des Blancs par son inquiétante réputation de chasseurs de têtes. Plus qu'une condition de leur indépendance, la guerre est pour ces Indiens une vertu cardinale ; elle donne du prestige, renforce la solidarité, raffermit l'identité ethnique et permet le renouvellement rituel des âmes. Grâce à elle, les Achuar sont encore plusieurs milliers, fiers de leurs traditions et farouchement attachés à leur mode de vie. Ce livre est une chronique de leur découverte et un hommage à leur résistance. L'auteur y relate au quotidien les étapes d'une intimité affective et intellectuelle croissante avec ce peuple dont il a partagé l'existence pendant près de trois années comme anthropologue. Tableau des temps ordinaires comme des événements tragiques, ce récit évoque aussi un apprentissage initiatique mené à l'écoute des mythes et des chants magiques, de l'interprétation des rêves et de l'enseignement des chamanes. Une pensée riche et poétique s'en dégage, bouleversant nos conceptions de la connaissance, du sentiment religieux et des rapports à la nature

 

DORIS Walter, 2003, La domestication de la nature dans les Andes péruviennes, L'Harmattan,240p.

Découvrez l'ogresse Achikay, ses marmites maléfiques et ses multiples incarnations ; pactisez avec son mari l'"Abuelito" et ses troupeeaux mythiques ; apprenez des indigènes les façons d'apprivoiser cette nature sauvage et dangereuse, ces ancêtres pas tout à fait morts... Vous comprendrez ensuite pourquoi les relations de ces habitants sont si difficiles avec un acteur moderne, le Parc National du Huascaran, gestionnaire comptable d'une nature sublime à protéger à tout prix, y compris des prédations de subsistance d'une poignée d'habitants.

 

DUPUIS Daniel, 2009, Donde Estan , Terreur et disparitions au Pérou : 1980-2000, Passager clandestin.

La guerre entre l’Etat péruvien et le Sentier lumineux a fait près de 70 000 victimes en 20 ans. Comme ailleurs en Amérique latine, elle a aussi engendré une pratique systématique de disparitions forcées, très majoritairement menées par l’armée péruvienne. Selon les estimations, de 12 000 à 15 000 personnes ont ainsi disparu. L’auteur de ce livre est allé à la rencontre des familles et des survivants. Il nous livre des témoignages parfois très durs et expose les mécanismes et les conséquences de cette terreur orchestrée au plus haut niveau de l’Etat, comme l’atteste la condamnation, le 7 avril 2009, de l’ancien président péruvien Alberto Fujimori à 25 années de réclusion criminelle.

 
GIRARD Raphaël,1963,Les Indiens de l'Amazonie Péruvienne, CNRS.  
GRAS Pierre,1970, L'autre Pérou: l'intégration des indiens, mythe ou réalité ? , Grassé.  

LENAERTS Marc, 2005, Anthropologie des indiens Ashéninka d'Amazonie : nos soeurs Manioc et l'étranger jaguar, Ed. L'Harmattan.

D'après les données recueillies chez les Indiens Ashéninka, à la frontière du Brésil et du Pérou, bien des idées reçues sont à revoir. Pour certaines, c'était assez prévisible : les savoirs indigènes n'ont par exemple rien d'un "trésor ancestral" stable. D'autres soulèvent des questions beaucoup plus troublantes pour les sciences cognitives ou l'anthropologie appliquée : malgré l'universalité du cerveau humain, les perceptions les plus immédiates des Ashéninka semblent remodelées par leurs croyances ontologiques : littéralement, ils ne voient pas les plantes et les animaux comme nous
 

MALANGREAU Jacques, 2000, Structures identitaires et pratiques solidaires au Pérou: Gens du sang, gens de la terre, et gens de bien dans les Andes de Chachapoyas, L(Harmatan, 378p.

Les « enfants de la terre » de San Carlos peuplent la cordillère andine aux confins de la forêt amazonienne, au nord du Pérou. Ils constituent un monde particulier qu'ils identifient à des ancêtres communs, ainsi qu'à un territoire et à ses richesses naturelles. Le livre explore les complémentarités construites au jour le jour. Elles se manifestent à travers le rapport à la terre et aux gens, mais également par des rites redistributifs adressés à des saints emblématiques des groupes concernés, familles, voisins ou membres de la communauté.

 
RENARD-CASEVITZ F.M., SAIGNES TH. TAYLOR-DESCOLA A.C., 1986, L'inca, l'Espagnol et les sauvages : Rapports entre les sociétés amazonniennes et andines du XVe au XVIIe siècle, Etudes et Recherche sur les Civilisations , 411p.  

SALAZAR-SOLER Carmen, 2002, Anthropologie des mineurs des Andes,. Dans les entrailles de la terre, Ed. l’Harmattan, 396 p.

Il s'agit ici d'observer et de comprendre le processus de prolétarisation d'une population rurale traditionnelle, par le biais d'une approche ethnologique qui seule permet de rendre compte du " passage à la modernité ". Le nouvel univers de travail et de vie implique-t-il pour les paysans des Andes du Pérou qui migrent à la mine une rupture radicale avec leur monde traditionnel, ou en permet-il au contraire la survivance ? Une ethnologie lumineuse du monde rural et de la mine.

 

SCHNEEBAUM, Tobias, 1975, Au pays des hommes nus, Ed J'ai Lu, 185p.

Parce que le monde moderne lui paraît étriqué, étouffant, tyrannique, Tobias Schneebaum s'en-fonce un jour, sans armes ni bagages, dans la jungle péruvienne. Dans ce paradis retrouvé, il marche vers des lieux où personne jamais ne s'est aventuré seul, vers la tribu primitive des Akamaras - que l'on dit féroces et cannibales. Or, guidés sans doute par une très sûre intuition, les Indiens accueillent l'inconnu avec une immédiate et confiante amitié. Et très vite Tobias Schneebaum s'intègre à la petite communauté, vit nu comme ses compagnons, le corps rasé et peint, apprend leur langage, participe à leurs rites, chasse le tapir et le toucan avec un arc et des flèches semblables à ceux de l'âge de pierre. Mais sa seule présence n'est-elle pas pour la tribu une cause de trouble? Et lui-même, homme blanc, marqué par des années de vie " civilisée ", peut-il encore retrouver dans sa chair et son coeur " le temps des commencements "?

 

WACHTEL, Nathan, 1992, La vision des vaincus, Ed. Gallimard, Coll. Folio, 395p.

1971. N. WACHTEL étudie les peuples de l'ancien Empire inca des hauts plateaux des Andes. Il ne se contente pas de présenter le point de vue des vainqueurs (les Espagnols conquérants) bien connu grâce aux rapports administratifs et autres documents officiels de la période coloniale. A travers le folklore (contes, danses, fêtes...), il s'attache à retrouver la vision des Indiens conquis et dominés. Ce croisement entre ethnologie et histoire met en exergue le violent traumatisme qui a affecté, au xvie siècle, les populations indiennes décimées par la conquête militaire, le choc microbien et leur exploitation forcenée, puis l'acculturation qui en a résulté.

 
WIENER Charles, Voyage au Pérou et en Bolivie (1875-1877).  
Articles    

CHAUMEIL Pierre

1985 : « Organisations indigènes de l’Amazonie péruvienne : de Rimanacuy V à la CONAP », in Cahiers des Amériques Latines, 2/3, pp.280-283.
1990 : « ‘Les nouveaux chefs…’ Pratiques politiques indigènes en Amazonie péruvienne », in Problèmes d’Amérique latine, n°96, pp.93-113.
1992 Amazonie péruvienne: identités ethniques en mouvement, in Ecologia, Desenvolvimento e Cooperaçâo na Amazônia (J. C. Da Cunha, org.). Belem: UNAMAZ-UFPA, "série Cooperaçâo amazônica 11" : 233-243.