Bibliographie papou

BERNATZIK Hugo Adolphe, 1952, Canaques et Papous, Self, 250p.  

BÖKEMEIER Rolf,1985, Les Papous : survivants de l'âge de la pierre, Ed.Modo, Lausanne,149p.

   

BONNEMÈRE, Pascale, LEMONNIER Pierre, 2008, Les tambours de l'oubli, La vie ordinaire et cérémonielle d’un peuple forestier de Papouasie, Ed Au Vent Des Îles, 216p.

Résultat de longues recherches ethnographiques, cet ouvrage permet de montrer dans sa complexité la vie actuelle d’un des peuples papous d’une vallée de l’intérieur de la Nouvelle-Guinée. Ce peuple vit un quotidien d’activités et de techniques traditionnelles, habite un univers social de relations particulières et complexes et enfin s’exprime dans un monde largement habité par la magie, l’interdiction, la crainte de l’invisible et les manières de traiter avec lui.
 Le texte (bilingue) est d’une lecture fluide. Il est plus explicatif que littéraire et donne une sorte de vision panoramique de la société Agra et de son fonctionnement, excluant de manière volontaire tout ce qui pourrait paraître commentaire racoleur du regard occidental (celui de l’ethnologue) sur une société primitive. Il rejette assez vivement certains documentaires existants qui ont donné une image fausse
de ces populations ou parfois même ont fabriqué de toute pièce un modèle quasiment préhistorique de
«monde premier».
Les photographies qui composent la plus grande partie de l’ouvrage sont absolument magnifiques et créent un rapport privilégié, presque envoûtant avec cette société.

 

BONNEMERE Pascale, 1996, Le pandanus rouge Corps, différence des sexes et parenté chez les Ankave-Anga, Papouasie-Nouvelle-Guinée, CNRS Edition.

Description et analyse du contexte symbolique, des modalités quotidiennes et des aspects rituels des relations entre les hommes et les femmes chez les Ankave, une société d'horticulteurs forestiers du centre de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Cette première étude d'un groupe anga des Basses Terres permet une comparaison avec d'autres Anga et révèle de profonds contrastes dans les organisations sociales de cette région. Chez les Ankave, les représentations du corps et celles des éléments du monde végétal et animal, associés aux substances qu'il produit et excrète, sous-tendent et relient plusieurs domaines de la réalité sociale. En particulier, on attribue aux substances féminines — et notamment au sang dont les mères nourrissent le fœtus — un rôle primordial dans la procréation et la croissance des êtres humains auquel fait écho un antagonisme sexuel moins marqué que chez d'autres groupes Anga. Les représentations de la gestation et de la naissance modèlent également les initiations masculines. Alors que plusieurs groupes Anga attribuent au sperme la capacité de faire croître les initiés lors de pratiques homosexuelles ritualisées, c'est le jus du pandanus rouge, un substitut végétal du sang, que les Ankave mettent au centre des rites masculins.

 

BRETON Stéphane,1996, Des hommes nommés brume, Ed.Arthaud-Flammarion, 154p.

Reportage photographique précédé d'une introduction ethnographique sur les chasseurs bûcherons néolithiques des Hautes-Terres d'Irian Jaya, la partie indonésienne de la Nouvelle-Guinée. Un monde en voie d'extinction.

 

BRONGERSMA Dr L.D.,VENAMA G. F.1962, Le coeur inconnu de la Nouvelle Guinée, Ed.Plon,285p.


" Près de la frontière orientale de la Nouvelle-Guinée hollandaise, au cœur même de l'île, se dresse un massif montagneux d'accès difficile, aux gorges profondes et aux pentes abruptes.
 En 1959 une expédition se lance à l'assaut de ce cœur blanc, soutenue par des avions et des hélicoptères, protégée par des
 fusiliers marins et des policiers de la Nouvelle-Guinée. Traversant des forêts vierges où les rayons solaires n'atteignent presque jamais le sol, marchant souvent sous une pluie battante, harcelés par les sangsues, pataugeant dans la boue ou l'eau des torrents, les explorateurs s'enfoncèrent dans le massif montagneux central.
 Les sommets de l'Antarès et la cime enneigée, envahie par les glaciers, du Pic Juliana furent finalement conquis. Pour la première fois, la Nouvelle-Guinée était parcourue d'une côte à l'autre, depuis les basses terres du sud jusqu'à Hollandia au nord, en traversant le massif montagneux. Le bilan était magnifique: toutes sortes de renseignements sur le terrain, la population, les plantes et les animaux avaient été rassemblés.
 Les auteurs, si différents par leur formation (un naturaliste, un aviateur), brossent dans ce livre un tableau attrayant et varié des péripéties de l'expédition. Les grandes difficultés rencontrées, les moments dramatiques, les rapports avec la population primitive confèrent, de surcroît, à leur relation une vie et une tension qui, par instants, confinent au « suspense »..".

 

BRUNOIS Florence, 2008,Le jardin du casoar, la forêt des Kasua. Savoir-être et savoir-faire écologiques, Éd. Maison des sciences de l'homme.

En quoi les savoir-faire écologiques des Kasua de Nouvelle-Guinée seraient-ils plus à même de préserver la présence humaine et l’extraordinaire biodiversité tropicale, aussi complexe que fragile ? Pour résoudre cette énigme, Florence Brunois nous entraîne au cœur de ce monde forestier où cohabitent plus d’un millier d’êtres vivants et d’êtres spirituels avec lesquels les Kasua entrent quotidiennement en interaction au cours de leurs multiples activités forestières. C’est à partir d’une description systématique des relations que cette population expérimente avec l’ensemble des êtres forestiers, sur les plans de l’écologie, des techniques, de l’imaginaire, du mythe, du rituel, du rêve, et finalement des émotions, que l’auteur dresse une analyse critique de l’immense somme de connaissances naturalistes, éthologiques et écologiques mises en pratique par cette société forestière. Ce faisant, Florence Brunois, qui séjourne régulièrement chez les Kasua de Nouvelle-Guinée, propose une nouvelle manière d'appréhender la société humaine
.

 

BRUTTI, Lorenzo, 2007, Les Papous - Une diversité singulière, Ed Gallimard, Coll. Découvertes Gallimard Arts, 127p.

Papous ? D'authentiques sauvages, rescapés de la préhistoire, vivant dans la forêt vierge et qui n'ont pour certains " jamais vu de Blanc " ? Ce cliché, hérité du XIXe siècle colonialiste, entretenu par des médias en mal d'exotisme, masque une réalité autrement complexe. Peuples premiers de la Nouvelle-Guinée - île immense au large de l'Australie -, les Papous, horticulteurs et éleveurs dans les plaines littorales, les forêts tropicales ou les hautes terres, ont développé une étonnante diversité de langues, d'organisations sociales et d'expressions artistiques. La colonisation, l'évangélisation, l'exploitation minière, la partition du territoire - Etat indépendant de Papouasie-Nouvelle Guinée depuis 1975 à l'est, province indonésienne à l'ouest - et la mondialisation ont laminé ces modes de vie traditionnels. Convoquant histoire et anthropologie, Lorenzo Brutti retrace cinq siècles de contacts mouvementés entre autochtones et Occidentaux et donne à comprendre l'originalité et la richesse des cultures papoues. La Nouvelle-Guinée et ses six îles environnantes, une exceptionnelle palette de paysages et de climats, plus d'un millier de tribus et de langues papoues. Dessins et photos de voyageurs et d'ethnologues, objets - haches de pierre, masques, boucliers - montrent cette diversité singulière.

 

CONRAD, Philippe, 1989, Les Papous du Kaiser - Cap.H.Detzner, Editions du Rocher, Coll. Aventure et Aventuriers, 375p.

Durant la Première Guerre mondiale, le capitaine Hermann Detzner, officier colonial allemand vécut une aventure hors du commun. La Nouvelle Guinée conquise par les troupes anglaises, Detzner est alors le dernier officier allemand encore libre. Refusant toute idée de reddition, il s'enfonce dans les territoires inconnus de l'intérieur afin d'y mener la guérilla avec ses volontaires papous... Il est ainsi le premier européen à explorer la chaîne montagneuse qui occupe le centre de la grande île. Poursuivi durant quatre ans par les Britanniques, ne recevant aucun ravitaillement, totalement seul avec sa poignée de fidèles, il échappe à ses poursuivants en se réfugiant dans les forêts hostiles, côtoyant les tribus cannibales et menant une opération de survie prolongée qui nous paraît surhumaine aujourd'hui... C'est dire la surprise des Britanniques le voyant réapparaître en 1918, persuadé que sa chère Allemagne avait finalement gagné la guerre... Une extraordinaire épopée qui permet de classer le capitaine Detzner parmi les grands aventuriers du XXème siècle...

 

CORAZZA, Iago, PAGANO, Nicola, 2008, Les derniers primitifs. Papous de Nouvelle-Guinée, Ed White Star, 288p.

Ce livre, dédié à ce patrimoine de l'humanité qui ne pourra probablement pas résister longtemps à l'avancée de la modernisation, a été écrit et illustré par deux voyageurs et photographes experts en reportages extrêmes, lago Corazza et Greta Ropa, et préfacé par l'anthropologue Nicola Pagano. Un ouvrage qui raconte la vie quotidienne, les difficultés de la survie, l'environnement splendide et parfois hostile, l'histoire, le tout avec l'immédiateté d'un documentaire et la simplicité d'un reportage journalistique.

 

DE BOISMENU Alain,1996, Un Évêque chez Les Papous,Ed. Le Sarment-Fayard

A 28 ans, il est nommé évêque en Papouasie où il passe plus d'un demi siècle. A cette époque le cannibalisme y est encore monnaie courante ! Tuer un blanc est un acte héroïque qui - dit-on - permet de s'approprier à la fois sa force et son intelligence 1 Grâce à Dieu, Monseigneur de Boismenu est protégé jusqu'à 73 ans.

 

DEFERT, Gabriel, 1996, Indonésie et la Nouvelle-Guinée Occidentale. Maintien des frontières coloniales ou respect des identités, Ed l'Harmattan, 454p.

Le maintient des frontières coloniales a intégré la partie occidentale de la Nouvelle-Guinée à l'Indonésie. Le livra analyse la résistance des communautés papoues à cette forme d'occupation.

 

DOZIER Marc, 2007, Le Long-long voyage, Dakota éditions,195p.

Le " long - long " voyage, tel est l'incroyable périple de trois explorateurs originaires des Hautes Terres de Nouvelle-Guinée, trois Papous intrépides, Polobi, Mudeya et KC, partis à la découverte de la France. Des profondeurs du métro parisien au sommet de la tour Eiffel, des embruns de la Méditerranée aux pentes enneigées des Alpes... Ils ont voulu tout voir, tout goûter, tout expérimenter ! Véritables explorateurs boulimiques, ils s'essayèrent même à certaines de nos coutumes les plus inattendues : conduire des tracteurs, mixer en discothèque et, autant que possible, embrasser les filles sur la bouche ! A la façon des Lettres Persanes de Montesquieu, ils posent un regard décapant, plein d'humour et de philosophie sur notre monde, ses règles, ses excès et ses contradictions. A travers ce truculent carnet de voyage, Marc Dozier témoigne de cette délicieuse exploration inversée à la découverte du pays des hommes blancs.

 

DOZIER Marc, 2009, La tribu des français vue par les papous, Dakota éditions,283p.

Explorer ce curieux bout du monde qu’est la France voilà l’incroyable périple de Polobi et Mundiya, deux Papous intrépides originaires de Nouvelle-Guinée. Invités par leur ami photographe, Marc Dozier, les deux voyageurs ont sillonné l’Hexagone durant plusieurs mois afin de se livrer en amateur à une croustillante étude sociologique sur notre monde. Des coulisses du pouvoir à celles du Moulin Rouge, des profondeurs du métro parisien au sommet de la tour Eiffel, des embruns de la Méditerranée aux pentes enneigées des Alpes, ils ont voulu tout voir, tout goûter, tout expérimenter ! Téméraires, ils se sont même essayés à certaines de nos coutumes les plus exotiques : boire du vin, manger des huîtres, conduire une voiture et, autant que possible, embrasser les filles sur la bouche ! À la façon des Lettres Persanes de Montesquieu, ils posent un regard décapant, plein d’humour et de philosophie sur notre monde, ses règles, ses excès et ses contradictions. Une délicieuse exploration inversée à la découverte de l’étonnante tribu des Français.

 

R.P.DUPEYRAT

1952, 21 ans chez les papous, La Colombe,226p.
1960: Jours de fête chez les papous, La Colombe,176p.
1962: La bête et le papou, Albin Michel,252p.
1964: Briseurs de lance chez les papous,Albin Michel,270p.

 

FORGEOT Jocelyne, 2010, Papouasie occidentale - Korowai : Au-dessus des esprits, Pages du monde , 120p.

Lors de trois voyages, l'auteur a suivi, en Papouasie occidentale, le peuple korowai dans sa vie quotidienne pour nous faire partager des moments inoubliables : la fabrication de la farine de sagou, la chasse, la pêche, la construction de la maison, la confection des jupes et des filets et le plus exceptionnel : la fête du sagou. Elle leur a fait raconter leurs croyances étranges et a essayé de trouver des réponses aux questions qui l'intriguaient : pourquoi construisaient-ils leur maison si haut ? pourquoi leur mode de vie n'a-t-il pas changé au cours des siècles ? étaient-ils cannibales et pourquoi ? Aujourd'hui, menacés par la déforestation illégale et la convoitise des exploitants forestiers, comment pourront-ils subsister, se faire une place dans une nouvelle organisation qui bouscule leurs traditions ? Les photos de cet ouvrage veulent rendre hommage à ce peuple et aux derniers témoins d'une culture ancestrale.

 

GAISSEAU Pierre Dominique,1956,Visa pour la préhistoire. Shangrila la vallée perdue de Nouvelle Guinée, Albin Michel, 265p.

Aprés un périple dans la chaine centrale, qui les a conduits chez les Chimbu aux somptueuses coiffures de plumes de paradisiers, puis chez les Mendi, P.D.Gaisseau et T.SAUNLIER -CIOLKOWSKI décident, en dépit des réglements en vigueur de s'enfoncer dans la zone incontrolée, sans interprètes et sans armes. Là, ils entrent en contact avec les Duna, qui portent des perruques fleuries, utilisent encore la hache de pierre polie et non jamais vu d'Européens. La découverte de tels hommes, en pleine ère atomique, leurs réactions, la description de leur vie quotidienne, de leurs cérémonies d'initiation, de leurs rites funéraires, tel est le sujet de ce livre.

 

GODELIER, Maurice, 2003, La Production des Grands Hommes - Pouvoir et domination masculine chez les baruya de Nouvelle-Guinée, Ed Flammarion, 
Coll. Champs
, 388p.

Les Baruya sont une société tribale de Nouvelle-Guinée, découverte en 1951 seulement, et qui, à cette époque, abandonnait ses outils de pierre pour des haches et des machettes d'acier dont elle ignorait totalement la provenance. En 1975, la Nouvelle-Guinée allait devenir indépendante, et les Baruya se retrouvèrent citoyens d'un Etat membre des Nations unies. Maurice Godelier a effectué chez eux de fréquents et longs séjours à partir de 1967, alors que les principes de l'organisation traditionnelle de leur société étaient encore présents dans toutes les mémoires des Baruya. Il nous livre, dans cet ouvrage classique, une fascinante reconstitution de leur ancien mode de vie ainsi que l'analyse des transformations qui ont suivi l'instauration de l'ordre colonial, l'arrivée du marché et de l'argent, celle des missionnaires et du christianisme. On y voit cette petite société, productrice de Grands Hommes, s'intégrer peu à peu dans le nouvel ordre mondial.

 

ITEANU Ollivier, SCHWIMMER Éric, 1996, Parle, et je t'écouterai - Récits et traditions des Orokaïva de Papouasie-Nouvelle-Guinée, Gallimard, 256p.

Les Orokaïva, dont il est question ici, sont des cultivateurs de taros et d'ignames et d'acharnés éleveurs de porcs. Mais ils aiment avant tout organiser des rituels pour assurer la bonne marche du monde. À chacune de ces occasions, ils donnent, reçoivent et rendent nourritures et parures. Ils briguent ainsi une èphémère renommée sans jamais autoriser l'un d'entre eux à se prévaloir du titre de chef. Ce peuple conte ici ses histoires anciennes, sa vie d'aujourd'hui, ses coutumes et ses gloires. D'innombrables images parcourent cette littérature, inventions de poètes qui furent en leur temps de valeureux guerriers, de vigoureux philosophes légèrement euphorisés par le bétael, cachant leurs idées plus sérieuses sous des fantaisies en apparences dérisoires, bizarres ou choquantes.

 

JUILLERAT Bernard, 1993,La Révocation des Tambaran, Ed. CNRS, 240p

Ce livre reprend l'étude que Richard Thurnwald, anthropologue berlinois, fit de la société Banaro du bas Sépik (Nouvelle-Guinée) lors de l'expédition allemande de 1913 à 1915. Premier à être retourné sur le terrain, Bernard Juillerat tire ses conclusions tant sur l'analyse de Thurnwald, ses méthodes d'enquêtes et ses orientations scientifiques que sur la société banaro d'aujourd'hui, transformée après 75 ans de changements dont une profonde christianisation.

 

KIRK Malcom,1981,Les Papous - Peintures corporelles, parures et masques, Chêne Hachette.

Durant treize ans, le photographe Malcolm Kirk séjourne, de nombreuses fois en Nouvelle Guinée, au sein de différentes tribus papoues, qui utilisent, lors de leurs cérémonies et de leurs rituels sociaux, des peintures corporelles somptueuses. Ce reportage, unique en son genre, est complété par une série de photos de masques de Nouvelle Guinée et par un texte de Andrew Strathern, anthropologue, éminent spécialiste de la peinture corporelle de la Papouasie-Nouvelle Guinée

 

LEMONNIER, Pierre, 2006, Le sabbat des lucioles : Sorcellerie, chamanisme et imaginaire cannibale en Nouvelle-Guinée, Ed Stock, 406p.

Comme toute autre population, les Ankave des hautes terres de Papouasie Nouvelle-Guinée connaissent l'alternance des joies et des peines. Mais dans leur explication des malheurs et des deuils surgissent des êtres cannibales appelés ombo'. Ces monstres avaleurs de cadavres rôdent autour des défunts et tourmentent les vivants. Ils sont si envahissants que les Ankave d'aujourd'hui, soixante ans après leur première rencontre avec les Blancs, continuent une ou deux fois par an de battre à tout rompre, nuit après nuit, les tambours qui expédient les esprits des morts récents hors de leur vallée. Cette ronde impressionnante, qui répond dans ce monde à l'invisible sabbat des ombo', est un des moments rituels importants de leur existence. Pour Pierre Lemonnier, étudier les ombo' est une manière de peindre la vie des Ankave et de comprendre comment ils imaginent le monde et s'efforcent d'agir sur lui. Dans la tradition des grands récits ethnologiques, avec clarté et vivacité, il évoque ses séjours chez les Ankave, restitue leur environnement et analyse les rites, les pratiques, les idées qui fondent l'identité de leur société. Outre son apport majeur à la connaissance des cultures et des organisations sociales de Nouvelle-Guinée, cet ouvrage élargit la perspective : en effectuant un rapprochement entre les ombo' et nos sorcières des XVe-XVIIIe siècles, il propose une réflexion critique originale sur l'histoire de la sorcellerie occidentale.

 

MATTHIESSEN, Peter, 2004, Deux saisons à l'âge de pierre, Ed Payot, 320p.

En 1961, Peter Matthiessen débarque en Nouvelle-Guinée avec l'expédition Harvard-Peabody pour découvrir un territoire encore inviolé par l'homme blanc : celui des Kourelou, une tribu extrêmement primitive qui, après un temps d'adaptation réciproque, permet aux explorateurs de s'approcher de plus près. Le livre relate ce séjour dans un univers d'une beauté à jamais perdue où la vie, l'amour et la mort retrouvent leur violence originelle.

 

MIKLOUKHO-MAKLAÏ, Nikolaï, 1999, Le Papou blanc, Ed Phébus, Coll. D'ailleurs, 412p.

Pionnier d'une anthropologie et d'une ethnologie encore bien balbutiantes, un jeune savant russe débarque en 1871 sur les côtes de Nouvelle-Guinée, l'une des régions les plus inhospitalières et les plus mal connues du globe. Brumes continuelles, pluies et orages torrentiels, forêts impénétrables, montagnes inaccessibles, Papous à la réputation de cannibales bien établie ont jusque-là découragé les coeurs les plus vaillants. Pourtant, malgré les fièvres, plongé dans un environnement humain et naturel des plus terrifiants, Maklaï s'accroche plus d'un an à son bout du monde. Sa philosophie tranquille, son courage invraisemblable et sa force de caractère stupéfient les indigènes, dont il apprend la langue et devient l'ami. Maklaï ne fera par la suite que de brefs retours à la civilisation : ce sage admiré par Tolstoï, mais que d'autres prendront pour un fou, ne cessera de revenir vers son paradis sauvage, nous livrant un trésor ethnologique et humain d'une valeur inestimable.

 

PAILLARD, Pierre, 2006, Seul chez les Papous, Ed l'Harmattan, 318p.

Dans les années 1950, l'auteur parcourt des itinéraires fascinants dans des territoires méconnus de la Nouvelle-Guinée. A cette époque, la Papouasie est habitée par des centaines de tribus qui s'ignorent, sauf pour se livrer à des guerres. Dix ans plus tard, l'auteur reviendra dans un second voyage pour compléter ses récits d'un monde fascinant et actuellement en cours de disparition accélérée. Cet ouvrage, réactulaisé, fait partie des récits ayant brisé beaucoup de stéréotypes attribués à ces derniers hommes naturels de l'âge de la pierre.

 

PANOFF Michel,1999, En Noir et Blanc,nouvelles ,Ed.L'Harmattan.

La viande de porc fait elle oublier le gout de la chair humaine? Ou trouver les chasseurs de têtes quand on est passionné d'exotisme ? Les 9 nouvelles que voici sont autant de variations ironiques sur les rapports entre Blancs et Noirs en Papouasie pendant les années 1900-1960. De modernes Papous se prennent soudain pour d'anciens Hébreux, des colons puisent dans l'alcool la force d'affronter leurs ouvriers, un petit catéchiste noir désespère de trouver des chrétiens parmi les nouveaux maîtres du pays, du coup le voilà que se fait écrivain.

 

PRINGARBE Eric, 2012, Les Papous, George Naef.

Ile captivante à bien des égards, la Nouvelle-Guinée reste aujourd'hui encore une destination peu visitée, qui semble inaccessible et où subsistent de nombreuses zones inexplorées. Composée de la Papouasie occidentale à l'ouest (ex Irian Jaya), sous administration indonésienne et de la Papouasie- Nouvelle-Guinée à l'est, indépendante, cette terre en grande partie sauvage abrite une diversité étonnante de peuples. Très attachés à leur culture, les Papous n'oublient pas leurs traditions lors des événements importants qui ponctuent la vie de la tribu (mariages, décès, cérémonies inter-claniques, conflits intertribaux...). C'est alors l'occasion pour eux de faire la démonstration de leur inventivité et de leur sens créatif dans l'élaboration d'éblouissantes parures corporelles, signes d'appartenance tribale, de distinction hiérarchique, de codes communicationnels.

 

RUGGERI Corrado, 2001, À table avec les cannibales. Aventures en pays papou, Payot,250p.

Pour ceux qui croyaient seuls les Anglais capables de promener en Papouasie leur humour, voici Corrado Ruggeri, sans les défauts des Britanniques et avec tous ceux des Italiens. Parti remonter le temps dans ce bout du monde, il a le chic pour se fourrer dans des situations impossibles, qu'il soit coincé dans une bataille intertribale ou dans les bras d'une Américaine nymphomane. Heureusement, il va rencontrer là-bas quelques anges gardiens qui lui feront découvrir les jardins d'ancêtres peuplés de squelettes, les Hommes-Perruques qui se confectionnent de drôles de couvre-chefs avec les cheveux de leurs femmes et de leurs enfants, les esprits de la forêt qui apparaissent parfois la nuit, et puis beaucoup d'autres merveilles, mais aussi beaucoup de tristes conséquences de l'occidentalisation.

 

SAULNIER Thierry,1960, Les papous coupeurs de têtes 167 jours dans la préhistoire . Édition du Pont Royal, 304 p.

"Apres cette aventure, il n’y a plus de surface blanche sur les cartes. Ainsi au moment où l’homme fait ses premiers pas dans l’espace, les derniers qu’il fait sur la terre ont fait rencontrer les plus vieux habitants du monde : les papous coupeurs de têtes.Sept explorateurs ont forcé le coeur de la Nouvelle Guinée".

 

SCHNEEBAUM, Tobias, 1992, La Demeure des Esprits, Ed Acte Sud, 282p.

La Demeure des esprits fait le récit de quatre années passées en Nouvelle-Guinée en 1973. Sous un alibi professionnel, l’auteur, ethnologue de profession, va vivre une expérience personnelle d’exception. Tombé sous le charme d’un peuple affectueux et sensuel, il parvient à en partager l’intimité. Contrairement aux idées reçues, le cannibalisme et la chasse aux têtes auraient toujours cours dans la tribu des Asmat. Il relève également l’importance des rites échangistes et de l’homosexualité. Comme Au pays des hommes nus, la quête de Schneebaum revêt une dimension spirituelle, voire initiatique qui l’apparente aux ouvrages de Carlos Castaneda.

 

SEVEAU, Arnoult et Luc-Henri, 1992, La mémoire des brunes. Traversée interdite chez les Papous de Nouvelle-Guinée, Editions Albin Michel / Canal+, 303p.

" Que sont devenus les Papous pygmoïdes que l'expédition Gaisseau-Oelloye avait découverts en 1960?
 Trente ans après, Arnoult Seveau et Luc-Henri Fage sont les premiers à refaire la même traversée, du sud au nord de la Nouvelle-Guinée indonésienne. Echappant à la surveillance des militaires, sans appui extérieur, ils marchent à la rencontre de la montagne interdite. Plus de mille kilomètres très éprouvants, à travers des territoires incontrôlés où vivent de fascinants Papous tailleurs de haches de pierre.
Une mystérieuse petite bouteille enfouie à 3700 m d'altitude, d'inextricables forêts primaires accrochées aux nuages, des nomades que l'on dit cannibales, un radeau de bambou, un naufrage, des serpents et des larves pour survivre... Arnoult et Luc-Henri nous offrent une ode chaleureuse et passionnée à la nature et à ces hommes qui vivent hors du temps, sur les dernières terres inexplorées de la planète.
Loin de l'exploit stérile, leur voyage a été mené comme une grande enquête . Leur récit est un témoignage précieux sur ces extraordinaires tribus, dont la culture est aujourd'hui menacée sous la pression simultanée des missionnaires et de l'administration indonésienne...".

 

SCHNEIDER, Almut, LAFFORGUE, Eric, 2008, Papous, Ed Kubik Eds, 160p.

Chaque année se retrouvent à Mount Hagen des centaines de Papous venus pour célébrer le plus grand Sing-Sing de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Durant deux jours, les tribus s’affrontent pacifiquement à grand renfort de coiffes multicolores, de parures de dents de cochons, mais aussi de chants et de danses surgis de la nuit des temps... La plupart des superbes coiffes sont montées sur place, les plumes étant précieusement et jalousement conservées dans du papier journal à l’abri des insectes. Les séances de maquillages durent des heures, les danseuses se couvrant mutuellement le corps d’huile pour briller sous le soleil capricieux des Highlands.

 

VILLEMINOT Jacques, Betty.
1961: Chez les papous, Connaissance du monde
1978: Nouvelle -Guinée, les papous chasseurs de têtes, Presse de la Cité, 122p.178p.