Bibliographie

AIZEZI Dilidaer, 2013, Rousseau au pays des ouigours, ce que nous dit Du contrat social d'un peuple sous souveraineté chinoise,L'Harmattan 94p.

La pensée de Rousseau possède une portée universelle. A la lumière du Contrat Social de Jean-Jacques Rousseau, l'auteur nous propose de comprendre l'histoire et la situation actuelle des Ouïgours en Chine, ainsi que l'influence de Rousseau Turkestan oriental. Dans cette étude, il s'agit d'observer comment le gouvernement actuel de la Chine Populaire exerce son pouvoir sur la société ouïgour et minorité ethnique, à la lumière de quelques-uns des principes Rousseauistes.

 

 

ALLANIC Bernard, 1994, La Voie Blanche Entre Chine Et Tibet, Éd. la Digitale, 234p.

A l'origine de ce récit de voyage : la fascination d'un jeune sinologue pour l'écriture naxi, la dernière écriture pictographique encore en usage au monde. Et l'envie de se rendre dans des lieux peu visités voire interdits d'accès aux étrangers, comme les berges du lac Lugu, près du Tibet, où les Naxi pratiquent toujours matriarcat et union libre

 

BERNARD Patrick, HUTEAU Mchel, 1996, Chine insolite des minorités, Anako, 143p.

Contrastée, émouvante et cruelle, sensuelle et envoûtante, parfois déroutante, elle vit naître Confucius et Mao Tsê-tung. Elle ne laisse jamais ses visiteurs indifférents. Marco Polo, le plus célèbre d'entre eux, et tant de ces pélerins voyageurs en quête de sagesse ont décrit avec passion ce fabuleux pays qu'est la Chine. A notre tour, suivons leurs traces et découvrons les peuples fascinants de la plus insolite de toutes les Chines. Vivre à leur rythme, partager leurs rêves, leurs espoirs, mais aussi leurs réalités dans le ventre de ce dragon de l'Asie et du monde qu'est la Chine du troisième millénaire. Echapper aux règles du temps et de l'espace, faire de l'instant un voyage permanent, tels sont les buts de cet ouvrage, fruit de cinq années de voyages et d'expéditions au cœur des provinces les plus isolées du sud de la Chine, le Yunnan et le Guizhou. Là-bas, vivent des minorités tribales méconnues et comme " oubliées du temps ". Ces provinces regroupent à elles seules trente des cinquante-cinq minorités ethniques qui, avec la majorité han, constituent le grand peuple de Chine. " Il faut se ressembler un peu pour se comprendre mais il faut être un peu différent pour s'aimer ". Les auteurs ont fait leur cette maxime. Ils ont mis en commun leur passion et leur amour pour ces peuples de Chine afin de vous offrir ce " livre espoir ", ces sourires, ces regards tendres ou malicieux, ces paysages pastel, comme une véritable poésie de couleurs tribales.

 

BOURZAT, Catherine, FATIN, Philippe, 2003, Chine, Dans les Monts de la Lune ; Chez les Miao du Sud-Ouest, ED Chêne.

Au sud-ouest de la Chine, les monts de la Lune forment un bastion naturel dans la province du Guizhou, une région si enclavée que l'empire du Milieu en fit une contrée d'exil, plutôt que de conquête. Ces terres abritent de nombreuses minorités qui, préférant l'autarcie à l'assimilation, ont transformé au fil des siècles ce pays mal aimé des Han en îlots de peuplements aborigènes. À l'heure où la Chine connaît de rapides et profondes mutations, ces peuples résistent encore, offrant le visage d'une Chine sans âge, qui ne vit d'autre temps que celui du cycle des lunes qui rythme les semailles et les fêtes. Ce livre est plus particulièrement dédié aux Miao, minorité majoritaire dans cette région. Au fil des saisons, les images de Philippe Fatin font la chronique de ce qu'ils sont encore - et ne seront sans doute plus, cédant, comme ailleurs, aux sirènes du monde moderne : une grande tribu de gens de la terre, qui vénère ses ancêtres comme de bienveillants protecteurs et se perpétue à travers de grandes fêtes d'accordailles, une culture qui oscille entre la défiance apprise avec l'histoire et la superbe de l'art de paraître.

 

CLASTRE Genevieve, 2000, Tourisme ethnique et ombres chinoises: La province du Guizhou, L'Harmattan , 224p.

" Au Guizhou, il n'y a pas trois jours sans pluie, trois mou sans montagne, trois sapèques dans la poche d'un habitant. " Au Guizhou, il n'y avait pas beaucoup de voyageurs non plus quand, un rien lassés d'une Chine classique, les plus aventuriers ont commencé à s'intéresser à cette province. Nous sommes à la fin des années 80, la manne touristique apparaît comme une aubaine pour la région la plus pauvre de Chine. Ici, routes et hôtels manquent, mais paysages grandioses et peuples hauts en couleur font oublier l'inconfort et cette pluie qui arrose régulièrement les ronds et bosses du relief. Très vite, quelques routes se dessinent. Les plus pressés se contentent des chutes de Huangguoshu et d'un village miao du côté de Kaili. Mais certains se passionnent, s'attachent à cette province. Dans les villages, on s'habitue peu à peu à ces visites éclairs, à ces appareils inquisiteurs, à ces regards bleutés. A la spontanéité des débuts fait place une gestion plus réfléchie de l'autre. Témoin privilégié de l'évolution d'une province rurale dans son rapport au tourisme, l'auteur se pose et nous pose des questions quant à la justesse de ces échanges. Sinisation, modernité, tourisme, autant de facteurs qui jalonnent une transition du Guizhou vers un devenir incertain, pour le meilleur et pour le pire.

 

COLER Ricardo, 2012, Le Royaume des femmes, Presse Cié, 153p.

En 2006, le journaliste argentin Ricardo Coler a vécu pendant plussieurs mois dans un village haut perché du sud de la Chine, parmi les Mosuo, l'une des dernières sociétés matriarcales du monde. Il souhaitait voir de ses propres yeux le fonctionnement d'une communauté dans laquelle les femmes ont le pouvoir, possèdent et administrent les biens du clan, dans laquelle l'homme et la femme ne vivent jamais en couple et ne fondent pas de famille au sens où nous l'entendons. Une société dans laquelle les enfants ne savent pas ce qu'est un père, et qui, malgré tout, grandissent heureux et protégés. Bref, une société aux antipodes de la nôtre, et qui semble fonctionner parfaitement.

 

COLLECTIF, 2007, Chine. Ethnies minoritaires, Editions et langues étrangères.

De par sa civilisation plus de cinq fois millénaire, la Chine possède à l'heure actuelle 56 ethnies. Outre les Han, ethnie majoritaire, elle compte encore 55 autres ethnies, dont la population est plus réduite. Ces ethnies maintiennent une relation fraternelle d'égalité et d'harmonie avec les Han et sont communément appelées les « ethnies sœurs », ou encore « ethnies minoritaires », en raison de leur population moins nombreuse.

 

GENTELLE Pierre, ALLETON Viviane, ANG Isabelle, AUBIN Françoise, 2004, Chine, peuples et civilisations, La Découverte,219p.

Aujourd'hui intégrée dans la politique et l'économie mondiales, la Chine vit de formidables bouleversements et fait preuve d'une facilité d'adaptation qui suscite, chez plus d'un Occidental, l'étonnement, voire un sentiment d'étrangeté. Pour comprendre les ressorts fondamentaux des profondes transformations en cours, il est essentiel de connaître les pratiques anciennes, les manières de concevoir la vie et le monde sur lesquelles reposent les comportements contemporains des Chinois. Ce sont donc ces bases de la civilisation chinoise qui sont ici présentées, au fil de chapitres portant sur les territoires, l'individu et la famille, le temps, les dieux, les savoirs et les techniques. Un parcours à travers l'empire du Milieu qui emprunte les voies de la géographie, de l'histoire, de l'archéologie, de l'anthropologie, de la sociologie et de la démographie, pour approcher le coeur d'une civilisation plusieurs fois millénaire. « Au total, une cinquantaine d'articles, clairs et synthétiques [...], abordent les moindres aspects de ce qui s'impose aujourd'hui comme la plus ancienne civilisation (au moins 3 000 ans !). » - Sciences Humaines « La qualité des chapitres, leur concision et leur clarté nous donnent un aperçu de premier ordre de la civilisation, de ses peuples, de son passé, des mutations en cours aujourd'hui. Le haut niveau des auteurs, de Pierre Gentelle à Pierre-Étienne Will, permet d'aller bien au-delà d'un travail de vulgarisation pour retracer les traits essentiels du monde chinois. Une synthèse incomparable en si peu de pages. » - Revue Tiers Monde.

 

 

GOLFIN, Jean, 1982, La Chine et ses populations, édit. Complexe, Bruxelles, 576p.

Face aux populations Han, majoritaires, une étonnante variétés de peuples et de cultures de tous les âges. Quels poids possède cet ensemble bigarré de ceux que le gouvernement actuel appelle » les minorités nationales » et que l’Empire désignait par le terme de « Barbares des quatre directions » ?

 

GRENOT-WANG, Françoise, 2005, Chine du Sud. La Mosaïque des minorités, édition Indes Savantes.

Une présentation détaillée des trente principales minorités ethniques du sud de la Chine, leur histoire, leurs coutumes, leurs contes et recettes. Des coutumes archaïques se sont encore préservées jusqu'à aujourd'hui dans certaines régions reculées, nous permettant de mieux connaître le vrai visage de la Chine ancienne. L'histoire commune de ces peuples et leurs cultures sont encore mal connues: les Yi seigneurs esclavagistes maîtres des Miao, les Bulang et Kucong faisant du troc avec les Dai, le Royaume des femmes et de l'or aux confins du Tibet, l'organisation clanique des Dong, sans oublier les Wa coupeurs de tête, les peuples de Chine ne manquent pas d'un certain charme exotique...

 

GRENOT-WANG, Françoise, 2007, Au coeur de la Chine. Une Française en Pays Miao, Ed. Albin Michel.

à travers le parcours de l'auteur, sinologue engagée par hasard dans l'action humanitaire dans une région très reculée peuplée de Miao, Yao et Dong, l'ouvrage se veut une approche ethnologique et historique du peuple Miao, pour lequel l'auteur s'est pris d'une passion au point de s'installer définitivement à Danian, au coeur des Grandes montagnes Miao. Ce livre constitue également un témoignage sur une région de Chine encore très préservée, où les traditions ancestrales sont encore très vivantes et montrent un aspect de la Chine que beaucoup ignorent. C'est aussi l'histoire d'une passion qui a totalement bouleversé sa vie.

 

GROS Stéphane, 2012, La part manquante : Echanges et pouvoirs chez les drung du Yunnan, Chine, Société d'ethnologie Nanterre, 592p.

Les Drung (Dulong), habitants des contins montagneux de la province du Yunnan en Chine, à la frontière du Tibet et de la Birmanie, s'affichent souvent comme des démunis. Au fil de l'enquête, l'expression d'un manque revenait souvent dans les propos de mes interlocuteurs comme un argument identitaire rendant compte de leur situation passée et présente. Or, l'avènement de la République populaire de Chine (1949) a marqué une profonde rupture. D'esclaves en puissance, les Drung sont devenus une " nationalité minoritaire " qui s'efforce de trouver une place au sein de la société chinoise. Comment perçoivent-ils cette transition entre l'oppression passée et la situation sociale présente ? La mise au jour d'une logique historique de dépossession, qui a structuré cette société, ouvre sur une analyse transversale de la morphologie sociale. Dans la pratique du tatouage facial féminin, dans les relations d'alliance et de filiation, émerge la figure du manque, qui rend compte d'un ensemble de traits fondamentaux de cette société. " La part manquante ", au coeur de la dynamique sociale, anime les échanges et assure le flot de la fertilité, la continuité des pouvoirs nécessaires à la perpétuation de ces relations - et donc de la société. Cette étude sur les Drung, la première en langue occidentale à ce jour, livre ainsi une ethnographie détaillée des relations de pouvoir et des principes régissant la reproduction sociale.

 

HEBRETEAU Dany, Jacques,2009, Peuples de Chine, Sky Comm.

Constituée à plus de 90% de la même ethnie (les Hans), la Chine est toutefois composée de plus de 50 ethnies minoritaires.
Ces peuples ethniques se sont retranchés dans les montagnes qui bordent les frontières du pays, choisissant l’isolement et l’autarcie pour fuir l’assimilation forcée.
Depuis presque 30 ans, Danny et Jacques Herbreteau, photographes suisses, parcourent ces montagnes à la recherche de ces peuples, aux costumes d’une incroyable beauté. Leur ténacité leur a permis de rencontrer des populations non recensées par le gouvernement chinois, et c’est grâce à cette même ténacité que nous pouvons, aujourd’hui, accéder à ce témoignage unique.

 

 

HUA Cai, 1997, Une société sans père ni mari Les Na de Chine, PUF

Une société peut-elle fonctionner sans père ni mari? Bien sûr que non, ont toujours répondu les anthropologues, car ça se saurait. Or un chercheur chinois associé au Laboratoire d'anthropologie sociale (Collège de France, EHESS, CNRS) vient détruire ce dogme inébranlable: il existe au moins un groupe humain composé d'hommes et de femmes rigoureusement célibataires, qui délaisse donc la famille. La publication d'une Société sans père ni mari ­ Les Na de Chine fait maintenant sortir cette découverte majeure du cercle des spécialistes. Le fait que les Na n'aient même pas de nom (ni de notion) pour définir le père ou le mari ne veut pas dire qu'ils ne fassent pas d'enfants! C'est même la manière originale de reproduction de leur société qui fait l'intérêt de cette petite ethnie d'agriculteurs, établie sur les hauts plateaux himalayens dans la Chine occidentale. Bouddhistes et animistes, les Na ­ environ trente mille ­ vivent en villages épars dans la conque montagneuse de Yongning, à cheval entre le Yunhan et le Sichuan.

 
LAYMA, Yann, 1991, La Mer des chansons. Pays des Dongs, Edition Naha.

En l’an 618 éclata dans le sud de la Chine une guerre seigneuriale. Pour la fuir n Sha Sul la guerrière guida son peuple vers une région isolée, appelée la Mer des Chansons. Telle est la légende de l’origine des Dongs. Ils y vécurent coupés du reste du monde jusqu’au XX e siècle, développant une culture unique basée sur le chant .Aux confins de l’immense Chine. Au carrefour du Guangxin, du Guizhoui et du Hunnan. Yann Layma a photographié ce peuple oublié. Quelque deux millions de paysans et de villageois ignorés du gouvernement central. Dans ce pays de petites montagnes sculptées à l’infini par les rizières et les sentiers, les splendides ponts sacrés, les maisons de bois de quatre à cinq étages, les tors à tambour d’ou l’on appelle a se réunir, les joutes entre les villages et les chants et les opéras qui rythment le quotidiens constituent l’héritage millénaire des Dongs, ce peuple fascinant.

 

LINCOT Emmanuel, ZARCONE Thierry, 2009, Carnets ouïghours de Chine, Koutoubia,133p.

Ces Carnets disent une expérience de la Chine dans son rapport à l'islam. Ils nous entraînent vers le Xinjiang. Gigantesque territoire d'un million de kilomètres carrés, constitué de treize minorités ethniques, le Xinjiang est un nom à programme. En langue chinoise, Xinjiang signifie " Nouvelle Frontière ". Le gouvernement central de Pékin lui a ajouté l'appellation " Weiwuer zizhiqu ", littéralement " Région autonome "ouïghoure" du Xinjiang ", désignant l'ethnie majoritaire non Han dont le nombre dépasse la dizaine de millions. Les Ouïghours, peuple turcophone acquis à l'islam des confréries, appellent ce pays autrement : le Turkestan. Vue de Pékin, cette région constitue un front pionnier. Vue des oasis ou du désert du Taklamakan, il s'agit d'une mer intérieure. Il y a un siècle, cette partie du monde demeurait la seule à ne pas avoir été cartographiée. Les temps ont changé : des routes, des aéroports ont été aménagés. Des vagues de migrants Han s'y établissent comme au Tibet voisin, boule-versant les modes de vie traditionnels. Les tensions s'accroissent. Des attentats ont lieu. Des résistances s'organisent, passives dans la majorité des cas. Elles témoignent cependant d'une chose : le grand rêve national de l'Etat chinois rencontre ses limites. Les frustrations identitaires et religieuses des Ouïghours suffiront à nourrir pour longtemps des foyers de conflits.

 

LOTHAIRE Fanny, 2012,La Chine et ses minorités: les Ouïghours entre incorporation et répression, L'Harmattan, 198p.

Les Ouïghours sont un peuple musulman turcophone vivant en Chine, aux frontières de l'Asie centrale, dans la région du Xinjiang. Quelles sont les modalités d'intégration, de contrôle, voire de répression de ce peuple ? Comment le gouvernement chinois coordonne-t-il sa politique interne avec sa politique étrangère pour comprimer les velléités identitaires et indépendantistes du peuple ouïghour ? Une belle introduction à la question des minorités en Chine populaire.

 
MILLER P. Frédéric, 2011, Groupes Ethniques de Chine: République populaire de Chine, Han (ethnie), Zhuangs, Mandchous, Hui (ethnie), Hmong, Ouïghours, Tujia, Yi (ethnie), Mongols, Tibétains,Alphascript Publishing, 192p.  

MONDE CHINOIS n 21 : Minorités, cette Chine qu'on ne saurait voir, Ed. Choiseul.

Au sommaire de ce 21ème numéro, les minorités ethniques de Chine. Leila Chérif-Chebbi m'a fait l'honneur de choisir certaines de mes photos sur les Hui, cette minorité très présente en Chine dont on ne sait finalement que peu de chose. Je vous propose ici un extrait de son article, très instructif. Une minorité occupe une place à part dans la farandole colorée des affiches de la propagande révolutionnaire sur les minorités nationales, la Hui ou Huizu (nationalité Hui). Cette « nationalité » minzu, de 10 millions de membres, dont la très grande majorité parle la langue chinoise dans les dialectes des différentes régions, vit dans la très méridionale Sanya dans l’île de Hainan ou dans la glacée Harbin en Mandchourie et prospère tant à Qingdao au Shandong que dans l’extrême occidentale Lhassa au Tibet. Elle apparaît définie bien plus par sa religion musulmane que par ses traits ethniques, bien plus par sa culture chinoise que par son altérité. Les Hui, par leur voisinage, leur imbrication avec les Han, interpellent ces derniers sur leur propre identité et l’image qu’ils véhiculent de l’autre.

 

POULIN, Richard, 1984, La politique des nationalités de la République populaire de Chine de Mao Zedong à Hua Guofeng, Éditeur officiel du Québec.

L'auteur s'applique à décrire cette politique linguistique du pays en insistant surtout sur le problème des nationalités. Il dégage clairement les raisons politiques et économiques qui ont amené les dirigeants du pays à adopter une politique d'intégration ou de sinisation des minorités nationales lesquelles représentent soixante millions d'habitants et occupent de vastes et riches territoires. Il souligne aussi la continuité de cette politique linguistique avec la tradition du pays qui remonte à l'époque impériale. Les mêmes objectifs ont été repris avec la révolution de 1949, malgré les promesses faites aux différentes nations de respecter leur autonomie. En effet, on devait constater bientôt que les droits particuliers des nations devaient être subordonnés aux impératifs du gouvernement central. Comme l'auteur le démontre à travers l'expérience particulière de la nation Zhuang, l'autonomie est devenue « le droit des minorités de s'assimiler, depuis que l'assimilation est devenue inévitable ».

 

REFFET, Annie, 2007, Chine inconnue. Peuples Naxi du Yunnan, Ed Soline, 176p.

Annie Reffet nous emmène vers les confins de la Chine, en route vers le Tibet, à la découverte d'une des plus belle régions de Chine, le Yunnan. Une région aussi grande que la France qui s'étend du plateau tibétain aux portes du Viet Nam, du Laos et de la Birmanie. Le Yunnan, la province en dessous des nuages possède également ma plus grande variété ethnique avec 24 minorités différentes. Dans son livre, “Chine inconnue, Peuples naxi du Yunnan”, la photographie nous emmène à la rencontre des peuples Naxi et Mosu, qui ont su préserver leurs caractéristiques: une écriture pictographique pour les Naxi et une organisa tion matrilinéaire chez les Moso.

 

REFFET Annie, 1999, Brodeurs de brume. Les Miao de la Chine secrète, Soline, 176p.

Au coeur de la Chine secrète, principalement dans la province du Guizhou, les Miao, fils du sol et des rizières et prodigieux joueurs de lusheng, perpétuent, à l'abri de bastions montagneux noyés de brumes fantomatiques, leur particularisme et leurs étranges rites ancestraux. Hommes libres et rebelles, les Miao, dont l'origine est auréolée de fabuleuses légendes, sont d'anciens guerriers redoutables qui, pendant des siècles, résistèrent violemment aux dynasties Han. Leur histoire commencerait, il y a 4 000 ou 5 000 ans, au temps du royaume de Jiulu, dans les bassins fertiles du fleuve jaune et du fleuve Huai... Les Miao parlent une langue différente du chinois et sans tradition écrite. La légende veut qu'ils perdirent les caractères de leur écriture lors de la traversée des grands fleuves, au cours de leur long exode. La broderie restera pour eux la seule façon de transmettre leur mémoire, leur mythologie et leur histoire. Les broderies variées et d'une grande beauté ornent les somptueux costumes de fête, qui demeurent, encore aujourd'hui, non seulement un signe d'appartenance mais aussi un symbole de résistance à l'intégration et à la sinisation. Ce peuple encore inconnu, aux traditions d'accueil chaleureuses mais codifiées, a su préserver au long des siècles un riche héritage culturel, qui s'épanouit dans l'éclat et la fraîcheur de nombreuses fêtes au cours de l'année. La plus célèbre est la fête de Tiaohua, " Danses de lune " ou " Danses sur les Prairies Fleuries ". Cette grande célébration traditionnelle et printanière est un immense rendez-vous amoureux entre filles et garçons, tous parés de leurs plus beaux atours. Ces rencontres collectives, organisées en pleine nature, sur les versants des collines, existaient déjà au XVIIe siècle et préparaient les jeunes gens au mariage.

 

TUAN-Lin Ma, H.GEORGE,Ethnographie des peuples étrangers à la Chine. Pays situés au midi de l'Empire chinois, Hachette BNF

Ethnographie des peuples étrangers à la Chine. Pays situés au midi de l'Empire chinois / ouvrage composé au XIIIe siècle de notre ère ; par Ma-touan-lin ; trad. pour la première fois du chinois avec un commentaire perpétuel par le marquis d'Hervey de Saint-Denys,... Date de l'édition originale : 1876-1878 Ce livre est la reproduction fidèle d'une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d'une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l'opportunité d'accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF. Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique. En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d'une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles. Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d'un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d'un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

 

ZARCONE Thierry, 2001, La route du jade, Autrement, 167p.

Vue de l'Occident, la route de la Soie serait reine. Reine des routes caravanières reliant les confins de l'actuel Iran à la Grande Muraille. Vues d'Orient, les mêmes voies empruntées furent l'objet d'un tout autre commerce : celui du jade et des chevaux, denrées autrement plus précieuses aux yeux des Chinois que ne le fut la soie pour les Occidentaux... Le jade, cette pierre sacrée qui conférait puissance et protection à leurs empereurs, les Chinois l'ont fait venir pendant plus de deux mille ans des oasis du centre de l'Asie. Extraite des mines des Monts de la Lune dans l'Himalaya et récoltée dans les rivières qui vont mourrir dans le désert du Taklamakan, la pierre a fait la célébrité de ces cités-oasis d'où les caravanes partaient. La route du Jade longeait le Tibet du Nord et les régions les plus hostiles de l'Asie, les plus reculées du monde, où les voyageurs se perdent encore. Ainsi cette pierre cheminait-elle vers le Levant, la soie vers l'Occident. D'un blanc laiteux et translucide à l'aspect de l'huile figée ou de la cire - indices de préciosité -, elle n'avait pas la couleur que nous lui connaissons aujourd'hui. Commerce d'État au seul bénéfice de l'Empereur, unique personne autorisée à la porter, objet d'opérations de contrebande à grande échelle, le jade fascinait les grands et les simples ; tous rêvaient de porter la pierre féerique, symbole du pouvoir, de la vitalité et la plus parfaite représentation terrestre du principe du yang.