Bibliographie

ARPI Claude, Tibet, le pays sacrifié, Calman -Lévy.

Le 7 octobre 1950, l'Armée populaire de libération franchit le Yangtsé et anéantit les défenses tibétaines. À Lhassa, le gouvernement minimise l'invasion dans l'espoir de négocier avec la Chine de Mao, puis fait appel à l'ONU. Soutenu par un seul pays – le Salvador – sa demande d'inscrire la « question tibétaine » aux débats du Conseil de sécurité est ajournée… Voici l'ouvrage de référence sur le destin politique du Tibet qui manquait au public francophone. L'auteur ne se contente pas de retracer les grandes étapes de l'histoire du Toit du monde et de montrer comment, depuis le Ve siècle jusqu'à l'occupation par la Chine communiste, le Tibet a toujours su préserver un équilibre entre ses puissants voisins. Il lève le voile sur les véritables raisons de la chute du Tibet. Les chapitres sur le rôle du Premier ministre indien, Nehru, et sur les atermoiements des pays occidentaux sont particulièrement éclairants. Grâce à ses recherches dans des archives indiennes, russes et américaines récemment ouvertes aux chercheurs, à ses nombreuses relations dans le monde diplomatique et militaire indien, grâce aussi à ses contacts tibétains – en particulier une longue amitié avec le dalaï-lama –, Claude Arpi nous livre la face cachée d'un drame toujours tragiquement d'actualité.

 

BACOT Jacques, 1997, Le Tibet révolté - Vers Népémakö, la Terre promise des Tibétains 1909-1910, Phébus, 320p.

Tous ceux que le Tibet fascine ont entendu parler du livre de Jacques Bacot (longtemps introuvable malgré un reprint il y a une dizaine d'années). Un livre qui fait un peu figure de mythe. Car Bacot (1877 - 1965) ne s'est pas contenté d'être un voyageur - en l'occurrence un voyageur doublé d'un écrivain - ; il est le véritable fondateur de la tibétologie moderne ; enfin et surtout il a investi dans son oeuvre autre chose que du savoir : un don qu'il faudrait qualifier de « poétique » et une chaleur communicative nourrie de curiosité pour l'Autre qui ont en tout temps conquis ses lecteurs. Segalen ne s'y était pas trompé, qui tiendra à saluer ce livre, qu'il admirait, dans un poème célèbre : « ... écrit d'un verbe seul, en sa marche hautaine / Ce Tibet révolté » La révolte dont il s'agit n'est pas seulement celle d'un pays farouchement attaché à disputer son indépendance - une lutte dont chacun sait qu'elle est loin d'être close. C'est celle d'un peuple ennemi des précautions frileuses, pauvre et malgré cela follement généreux, noble au naturel - mais d'une noblesse insoucieuse du paraître -, et qui se bat d'abord pour pouvoir rester droit et libre sous le ciel. Ce peuple, Bacot fut le premier à l'aimer. Et son livre comme aucun autre sait encore nous le faire aimer.

 

BAROU Jean Pierre, CROSSMAN Sylvie, 2010, Tibet : Une histoire de la conscience, Seuil, 206p.

Non sans raison, l'Occident s'estime dépositaire de la modernité. Il peut se prévaloir de ses découvertes scientifiques, de sa révolution industrielle. Dès lors, il lui devient difficile de concevoir une autre forme de modernité que la sienne, et nous sommes tentés de considérer les autres cultures comme simplement porteuses d'un savoir " traditionnel ". Pourtant, dans l'Asie profonde, au Tibet, une conception radicalement différente a vu le jour, fondée sur la conquête de soi et l'éveil des consciences. Nous pouvons la considérer d'un oeil neuf parce qu'elle rejoint les progrès que les neurosciences nous ont fait faire dans la connaissance de cette chose évidente et mystérieuse : l'esprit. Cet ouvrage retrace l'histoire de cette modernité-là, d'une ampleur comparable à la nôtre, sans omettre les violences, les tortures, les meurtres qu'elle comporte, ni les tentatives des totalitarismes nazi et communiste pour la détourner ou la briser. Aujourd'hui, elle poursuit son avancée sous l'impulsion du dalaï-lama allié aux neuro-scientifiques et sous le signe d'une énigmatique figure de poudres de couleurs, le Mandala de Kalachakra, véritable technologie visant à activer l'imaginaire pour accélérer l'éveil des consciences.

 

BAROU Jean Pierre, CROSSMAN Sylvie, 2012, Tibet, une autre modernité, Points, 274p.

Et s'il existait une autre modernité que la nôtre, vouée, elle, au progrès de l'esprit ? Sous les coups de boutoir, au IXe siècle, en Asie centrale, des invasions turco-musulmanes, la culture bouddhique dédiée à l'Éveil se réfugie au Tibet. Là, sous la conduite d'une singulière lignée de dirigeants, les dalaïlamas, va s'élaborer, dans le fracas d'une histoire digne des plus grands drames shakespeariens, une véritable science de l'esprit. Comme l'Europe passant de la machine à vapeur à l'énergie nucléaire, cette modernité invente le yoga du rêve, identifie le corps subtil, teste des techniques de méditation, de visualisation jusqu'à concevoir ce prodigieux mandala de Kalachakra, " bombe A, doublée d'une bombe H ", selon les mots mêmes de l'actuel dalaï-lama. De cette histoire, les auteurs ne cachent rien, ni les assassinats de dalaï-lamas, ni les guerres civiles entre abbés et laïcs, ni l'expédition scientifique nazie de 1939 qui va buter contre la valeur cardinale de la culture tibétaine : la compassion, cette " empathie " aujourd'hui étudiée par les neurobiologistes.

 

BARRAUX Roland, 1993, Histoire des dalaï-lamas, Albin Michel, 396p.

Lorsque, en 1989, le prix Nobel de la Paix fut attribué à Tenzin Gyatso, quatorzième Dalaï-Lama, c'est non seulement son incessant combat pacifique pour la survie du Tibet qui fut ainsi couronné, mais également une institution unique au monde. Or, l'histoire de cette institution à la fois religieuse et politique, fondée sur la tradition bouddhiste, n'avait jamais été écrite. Histoire tumultueuse et passionnante que nous livre ici Roland Barraux, ancien ambassadeur de France, avec un rare sens de l'analyse et de la précision. Des antécédents chamaniques du Tibet à l'introduction du bouddhisme, du troisième Dalaï-Lama qui établit le titre au cinquième qui unifia pouvoirs temporel et spirituel, du sixième dont le comportement paradoxal ne fit pas toutefois vaciller l'édifice au treizième qui dut assumer les premiers assauts de la modernité, c'est toute une lignée d'hommes exceptionnels qui s'incarne dans l'actuel Dalaï-Lama, dont le message retentit aujourd'hui sur toute la planète. Roland Barraux, chrétien passionné par un peuple hors du commun, nous fait entendre la symphonie historique tibétaine, qui se joue depuis des siècles sur les thèmes de la mystique et de la lutte pour l'indépendance, de l'action et de la méditation, de la poésie et de la philosophie.

 

BENTZ Anne -Sophie, 2010, Les réfugiés tibétains en Inde - Nationalisme et exil , PUF, 240p.

Avec la fuite du Dalaï-Lama en mars 1959, commence pour une partie du peuple tibétain un exil forcé qui se perpétue aujourd hui. Exil où l'Inde occupe d'emblée une place singulière : terre d'accueil du Dalaï-Lama, qui y a installé le siège de son gouvernement en exil, elle est à la fois le pays qui abrite le plus grand nombre de réfugiés tibétains un peu plus de 100 000 sur 145 000 au total et le pays où s est constitué le mouvement nationaliste tibétain de l'exil. Ainsi se pose la question des rapports entre le nationalisme et l'exil chez les réfugiés tibétains en Inde, partant de l'hypothèse classique que l'exil a pour effet d'accentuer le sentiment nationaliste des exilés. A quoi ressemble ce nationalisme ? Quel est l'impact de l'Inde sur le mouvement nationaliste tibétain ? Et comment les réfugiés, à commencer par le premier d'entre eux, le Dalaï-Lama, conçoivent-ils la nation tibétaine ? Celle-ci revêt-elle une forme particulière parce qu'elle se développe en exil ? En Inde ? Telles sont les principales interrogations auxquelles ce livre se propose de répondre.

 

BLANCHARD Elise, Louis-Marie et Thomas, 2004, Le tibet, peuple nomade" Ed Hermé, 254p.

Le temps ne semble pas avoir de prise sur cette région du monde, dans ce grand désert d'herbe qu'est le Tibet oriental. Au creux des vallées et sur les hauts plateaux la vie s'écoule, pareille autrefois. Les montagnes massives et les déserts qui entourent le Tibet le rendent presque inaccessible, le protègent et le maintiennent dans une autre époque. Dans une balade à travers les hauts plateaux du Kham allant jusqu'à Lhassa et au mont Kailash, Thomas, Louis-Marie et Élise Blanchard, en véritables pèlerins, nous entraînent dans un univers imprégné de spiritualité. Cet ouvrage est le témoignage de rencontres faites avec une civilisation exceptionnelle au cours de six voyages effectués à pied et à cheval, seuls moyens d'accès à ces hauts plateaux se trouvant à plus de 4 000 mètres d'altitude. Ce peuple tibétain, peuple nomade, se déplace à cheval avec famille et troupeaux de yacks au rythme des saisons et du son des trompes et tambours des monastères qui ponctuent l'immensité du paysage. Cette atmosphère si paisible qui règne sur le " pays aux montagnes sacrées " ferait presque oublier son passé douloureux, animé de luttes de pouvoir toujours violentes. Gardiens de leur culture et religion ancestrales qui reflètent leur identité à la fois bouddhiste et tibétaine, la dévotion et l'humilité accompagnent chacun des gestes des tibétains.

 

BLANCHARD Élise, 2002, "Tibet,les cavaliers du vent ", Ed Ouest-France, 125p.

Au Tibet les hauts plateaux du KHAM, d'accès très difficile avec des cols à plus de 4000 mètres, restent méconnus. Quarante ans après l'invasion chinoise et des années d'oppression féroce, le monde culturel et spirituel tibétain est toujours en liberté très surveillée. Les immenses solitudes ponctuées de cavaliers et de troupeaux de yacks sont toujours là, les drapeaux à prières claquent à nouveau dans le vent, les monastères s'animent au son des trompes et des tambours, rythmant prières et danses masquées. Le peuple khampa garde l'espoir de retrouver un jour sa liberté : les "cavaliers du vent" relèvent la tête.

 
BLONDEAU, Anne-Marie, BUFFETRILLE, Katia, 2002, Le Tibet est-il chinois ?, Editeur : Albin Michel, 480p.

Des chercheurs du monde entier se sont réunis pour donner au lecteur une connaissance aussi exacte et pondérée que possible du Tibet. Symbole en Occident d'une prestigieuse tradition spirituelle « orientale », ce pays est aussi, depuis la « libération pacifique » chinoise dans les années 50, l'objet de polémiques, de propagande et contre-propagande entre Chinois, Tibétains en exil, Tibétains du Tibet et Occidentaux. Tout en reconnaissant dans son titre, Le Tibet est-il chinois ?, l'enjeu essentiel de ces affrontements, cet ouvrage ne cède à aucun parti pris et recherche seulement l'objectivité. La genèse de l'ouvrage est liée à une réaction de spécialistes occidentaux à la publication en 1988 d'un pamphlet chinois intitulé:" Le Tibet, cent questions et réponses". Ce document affirmait présenter le résultat des recherches des tibétologues chinois sur les points controversés de l'histoire tibétaine et de la politique chinoise au Tibet.

 

BUFFETRILLE Katia, RAMBLE Charles, 2003, Tibétains : 1959-1999 : Quanrante ans de colonisation, Autrement, 224p.

Tibet, terre de mythes, terre bouddhique. De colonisation aussi : en 1959, sa population fut brusquement confrontée à la Chine communiste. Quarante ans plus tard, qu'en est-il au juste ? Comment la population peut-elle concilier son identité avec le joug chinois ? Quel bilan tirer de quatre décennies d'occupation ? Tandis que 1959 marque indéniablement la fin d'une époque, ce ne fut pas pour autant la fin du Tibet. Le Tibet n'a pas cessé de bouger depuis, et cet ouvrage étudie quelques-uns des changements survenus dans le pays. Les articles révèlent une réalité bien différente de ce que voient les touristes et cherchent à mettre en valeur certains aspects de cette société qui ont été jusqu'à maintenant négligés, voire absents de l'image conventionnelle construite en Occident.

 

BUFFETRILLE Katia, LOBO Eric, 2002, Tibet, jours de fêtes, Romain Pages, 191p.

Après 50 ans d'occupation chinoise, que reste-t-il du Tibet ? Le Pays des Neiges connaît, certes, un moment dramatique de son histoire, mais si l'invasion chinoise a marqué la fin d'une époque, le Tibet vit encore. Eric Lobo a voulu montrer la vitalité de ce peuple qui n'est nullement résigné. Pour la première fois, un livre, d'une qualité photographique exceptionnelle, rassemble de nombreuses fêtes religieuses mais aussi populaires. Prises au cours de différents voyages effectués ces douze dernières années, dans des régions du centre et de l'Est, elles montrent l'intensité de la ferveur religieuse et la force des croyances, mais aussi la pression chinoise qui, pour faire disparaître cette culture, tente de siniser et de folkloriser ces fêtes qui sont l'un des fondements de l'identité tibétaine

 
CORNU Philippe, 1999, Tibet : Culture et Histoire d'un peuple, Guy Trédaniel, 63p.  

DALAÏ -lAMA, HESSEL Stéphane, Déclarons la paix! Pour un progrès de l'esprit. Indigènes, 48p.

C’est la vraie suite d’Indignez-vous ! A l’heure où se multiplient, au sein du Tibet chinois, les immolations par le feu, ultime recours d’un peuple excédé de se voir refuser ses droits les plus fondamentaux, proclamés par la Déclaration universelle de 1948, le Dalaï-lama dialogue ici avec un des derniers témoins vivants de sa rédaction. Les points forts du livre : l’appel à une réforme de l’ONU, avec la suppression du droit de veto des cinq « Grands » qui enraye le processus démocratique de la gouvernance mondiale ; l’avènement d’une « démocratie spirituelle » (Hessel) ou l’usage d’une « carte de l’esprit » (le Dalaï-lama) élaborée avec ses amis neuroscientifiques pour parer aux drames de la violence ou de l’intolérance qui déchirent notre XXIe siècle. Un texte essentiel.,

 

DALAÏ-LAMA, 1990, Au loin la liberté. Mémoires, Fayard, 380p.

Pays de mythes et de mystères (quels prodiges n'a-t-on pas attribué à ses lamas!) connu pendant des siècles par les seuls récits de quelques voyageurs intrépides, le Tibet entre brutalement dans l'actualité en 1950, lorsque les troupes chinoises envahissent Lhassa, et plus encore en 1959, lorsque ces mêmes troupes répriment dans le sang la révolte du peuple tibétain, massacrant 87 000 moines et civils.Trente ans plus tard, en hommage à la lutte de son peuple, le dalaï-lama a décidé de raconter son histoire _ et quelle histoire! Né dans une famille de paysans, reconnu à l'âge de deux ans comme l'incarnation du treizième dalaï-lama, il est élevé dans l'austérité _ mais aussi les fastes _ du Potala, le palais aux mille chambres, fuit une première fois devant l'occupant, regagne Lhassa et doit mener dès lors une politique de compromis avec les autorités chinoises _ bien malaisée pour un adolescent de quinze ans. Il se rend en Chine, rencontre Mao, Chou, et plus tard Nehru. En 1959, sous la pression de son entourage, il réussit à s'enfuir au péril de sa vie et s'installe en Inde, dans le village himalayen de Dharamsala. Plus de 100 000 de ses compatriotes le suivront. Aujourd'hui, alors que la répression au Tibet s'est muée en un véritable génocide (un million de morts, près de 6 000 monastères détruits, la détention arbitraire, la déportation et la torture généralisées), le dalaï-lama continue à exercer ses fonctions à la tête de la communauté tibétaine en exil et oeuvre sans relâche à la cause de la paix mondiale et de la non-violence. A l'automne 1989, il reçoit le prix Nobel de la paix.Livre-souvenir, certes, qui rappelle avec humour les frasques de l'enfant-dieu turbulent, et avec nostalgie un mode de vie disparu à jamais, Au loin la liberté est aussi un livre-réflexion: sur le bouddhisme et ses liens avec le communisme, sur le malaise occidental et la politique en général vus de l'Himalaya, sur le problème de l'environnement, qui est au coeur de la philosophie du dalaï-lama, etc. Mais, plus que tout, c'est un formidable message d'espoir _ l'espoir que, malgré ce que son peuple et lui ont pu subir, le dalaï-lama place en l'humanité.

 

DAVID-NEEL Alexandra, 2008, Voyage d'une Parisienne à Lhassa : A pied et en mendiant de la Chine à l'Inde à travers le Tibet, Pocket, 372p.

1924. Pour la première fois, une femme étrangère réussit à entrer dans Lhassa, capitale interdite du Tibet! Huit mois auront été nécessaires à Alexandra David-Néel pour relever ce défi extraordinaire ! Huit mois d'un long périple à travers les immenses solitudes du " pays des Neiges ". Huit mois d'une vie rude et dangereuse sous l'apparence d'une mendiante tibétaine! A une époque où personne ne parle de "raid", et encore moins quand il s'agit d'une femme, c'est un magnifique exploit et une aventure exceptionnelle que nous décrit ici l'auteur! Elle y ajoute sa propre quête spirituelle, et ce regard fasciné qu'elle porte sur la civilisation tibétaine.

 

DAVID-NEEL Alexandra, Lama A.YNOGDEN, 2004, Dieux et démons des solitudes tibétaines : Mystiques et magiciens du Tibet ; Le Lama aux cinq sagesses ; Magie d'amour et magie noire ; La Puissance du néant , Plon, 945p.

Cette nouvelle publication, dont le titre Dieux et démons des solitudes tibétaines est emprunté au carnet personnel d'Alexandra David-Néel de 1935, regroupe quatre livres qui sont le véritable monde de cette pionnière de l'exploration et de la recherche intérieure. Illustrée de plusieurs documents manuscrits et d'une sélection de photos originales prises par l'auteur, cette édition permettra aussi au lecteur de lever une partie du voile qu'Alexandra David-Néel a jeté volontairement sur ses propres aspirations. Personnage unique et indépendant à l'étrange destin, ne se modelant sur personne et ne s'identifiant qu'à lui-même, Alexandra David-Néel est un être en recherche. Invitée de l'histoire, elle agit, comme elle le dit, " en éclaireur ", établissant le lien entre un monde qui se meurt et un autre qui va naître : la pensée bouddhique en Occident.

 

DAVID-NEEL Alexandra,1999, Grand Tibet et vaste Chine, Plon.

«A vrai dire, j'ai le mal du pays pour un pays qui n'est pas le mien. Les steppes, les solitudes, les neiges éternelles et le grand ciel clair de "là-haut" me hantent ! Les heures difficiles, la faim, le froid, le vent qui me tailladait la figure [...] les camps dans la neige, dormant dans la boue glacée, et les haltes parmi la population crasseuse jusqu'à l'invraisemblance, la cupidité des villageois, tout cela importait peu, ces misères passaient vite et l'on restait perpétuellement immergé dans le silence où seul le vent chantait, dans les solitudes presque vides même de vie végétale, les chaos de roches fantastiques, les pies vertigineux et les horizons de lumière aveuglante. Pays qui semble appartenir à un autre monde, pays de titans ou de dieux. Je reste ensorcelée.» Ce sont à la fois les hauts plateaux tibétains et les confins nord-ouest de la Chine himalayenne que célèbrent avec une nostalgie poignante ces lignes d'Alexandra David-Neel. Chine et Tibet sont en effet les pays de prédilection de la célèbre exploratrice. Elle les a parcourus sur des milliers de kilomètres de jungle, de steppes ou de solitudes glacées, à pied, à dos de yack ou de mule, le plus souvent par des chemins inexplorés. Ces voyages, Alexandra David-Néel les a racontés dans une série de livres inoubliables rassemblés ici en un seul volume, sous le titre simple mais évocateur de Grand Tibet et Vaste Chine.

 

DE SLIZEWICZ Constantin, 2007, Les peuples oubliés du Tibet, Perrin, 310p.

En 1999, un vieux prêtre dévoile à Constantin de Slizewicz l'existence de peuplades tibétaines et chrétiennes subsistant dans des vallées coupées du monde. Un siècle auparavant, des missionnaires, géographes et ethnologues français avaient exploré ces mondes perdus. Ils y laissèrent parfois leur vie, mais aussi leur empreinte. Parti sur leurs traces, Constantin de Slizewicz découvre un Tibet inouï, sans aucun rapport avec les versions idéalisées de l'Occident, de Pékin ou de Dharamsala. Un univers peuplé d'amazones farouches où les femmes dirigent, de tribus catholiques priant dans des églises de pierre construites. par des pères français, de fiers nomades épris de liberté et d'armes de guerre. Depuis les vallées de la Saluen, du Mékong ou du Yang-tsé, jusqu'aux confins de l'Amdo, l'auteur entraîne le lecteur au cœur d'un Tibet toujours féodal et religieux, malgré cinquante ans d'occupation chinoise. Avec lui sur les routes, dans les jungles et les steppes, aux abords des montagnes inviolées, aux portes des temples, des églises et des bordels, dans les forteresses et les tentes des nomades, nous découvrons les redoutables Golok, les paisibles Loutse, et d'incroyables bouddhas vivants.

 

DESHAYES Laurent, 1997 , Histoire du Tibet, Fayard, 461p.

Né du ciel et des dieux, le Tibet survit à peine au milieu de ses cendres. Il y a plus de mille ans, ses empereurs clamaient haut et fort leur suprématie au cœur de l'Asie, guerroyant tour à tour contre les Turcs, les Mongols et les Chinois ou s'alliant avec eux. Puis le bouddhisme s'installa peu à peu sur le haut plateau où les monastères remplacèrent les forteresses. Ses saints et ses ermites furent vénérés des empereurs mongols et chinois qui apportaient leur protection au pays. Mais sur le Toit du Monde, pouvoir politique et pouvoir religieux étaient depuis toujours inséparables, et les ordres religieux, qui constituaient de véritables seigneureries, s'affrontèrent. De ces longues luttes d'influence, la lignée des Guélougpa, fondée au XIVe siècle par Tsongkhapa, sortit victorieuse. C'est en son sein que furent choisis les premiers Dalaïs Lamas, " Océans de sagesse ", appelés à diriger le pays. Le cinquième Dalaï Lama, au XVIIe siècle, se révèle être un véritable chef d'Etat et fait entrer le Tibet dans une ère nouvelle. Ses successeurs ne peuvent cependant maintenir l'unité du pays, qui devient un protectorat de l'empire chinois. Bientôt, la Grande-Bretagne et la Russie convoitent la demeure du Lion des neiges. Profitant de leurs rivalités, le treizième Dalaï Lama s'efforce tant bien que mal d'affirmer l'indépendance du Tibet et de l'ouvrir au monde moderne. Dans son dernier message public, en 1933, il annonçait : " Les monastères seront détruits. Tous les esprits seront immergés dans la souffrance et la nuit sera longue et obscure ". Moins de vingt ans plus tard, les troupes de la Chine communiste déferlaient sur le Toit du Monde. Aujourd'hui, deux Tibet tentent de survivre : celui de la Région autonome, dont l'identité semble disparaître, et celui de l'exil, animé par le quatorzième Dalaï Lama

 

DESHAYES Laurent, 2008, Tibet (1946-1952) : Les missionnaires de l'impossible , Les Indes savantes, 377p.

Pionniers et aventuriers par nécessité, les prêtres de la Mission du Tibet (1846-1952), sous la responsabilité de la Société des Missions étrangères de Paris, se heurtèrent à la fermeture totale du Pays des neiges et à son puissant réseau politico-religieux. Réfugiés dans les Marches tibétaines du Yunnan et du Sichuan, l'échec les accompagna jusqu'à leur expulsion de Chine en 1952. Tombés dans l'oubli, ils furent pourtant des acteurs et des témoins importants d'une histoire que partagent la France, la Chine et le Tibet. Au-delà de cette histoire très particulière, l'ouvrage livre un certain nombre de clés sur l'histoire du Tibet pendant un siècle, et son indépendance retrouvée un temps durant la perte temporaire de puissance de la Chine.

 

DESHAYES Laurent, LENOIR Frédéric, 2002, L'épopée des Tibétains entre mythe et réalité, Fayard,

C'est le combat de David contre Goliath. Petit peuple épris de spiritualité et menacé d'extermination par la puissance matérialiste chinoise, le Tibet tient une place très particulière sur la scène mondiale : son importance médiatique en Occident est sans commune mesure avec son poids démographique ou économique. Cet intérêt des Occidentaux pour le Pays des neiges, ne date pas d'aujourd'hui. Depuis des siècles, des intellectuels, des missionnaires, des voyageurs, des romanciers, des aventuriers se sont passionnés pour le Tibet et ont tenté, le plus souvent en vain et au péril de leur vie, d'y pénétrer. Des échecs de ces expéditions va naître un mythe puissant : celui du Tibet comme dernière terre sacrée de l'humanité. Du père Huc à Hergé, en passant par Alexandra David-Neel et James Hilton, ce mythe du Tibet va s'amplifier au cours du Xxe siècle, prenant une tonalité tragique avec l'invasion brutale par la Chine en 1950.
Vivant aujourd'hui en diaspora, les lamas tibétains répandent leur sagesse spirituelle à des millions d'Occidentaux en quête de spiritualité, mais aussi profondément marqués par le mythe.
Pour la première fois, ce livre raconte une double histoire : celle du Tibet réel, véritable société féodale, marquée par une culture religieuse unique, et celle du Tibet mythique tel qu'il est rêvé et fantasmé. En démêlant les fils enchevêtrés du réel et de l'imaginaire, il permet de comprendre les ressorts profonds de l'engouement pour ce pays et montre le vrai visage d'un peuple d'autant plus attachant qu'il est décrit avec son courage, mais aussi avec ses contradictions, ses parts d'ombre et ses doutes. Un ouvrage à la hauteur de son sujet : le Toit du monde.

 

 

DÖNDRUB Tsering (traduit du tibétain par Françoise Robin), 2016, La vallée des renards noirs,GEO, 15p.

La vallée des renards noirs décrit le processus de déplacement d'une famille ordinaire de pasteurs nomades tibétains, de ses pâturages vers un lotissement pour familles sédentarisées, et du déclassement qui s'ensuit. À l'émerveillement des premiers mois succèdent les déconvenues : les maisons sont de piètre qualité, les indemnités tardent à venir, la famille de Sangyé se retrouve sans ressources et incapable de subvenir à ses propres besoins, jusqu'à la double catastrophe finale, humaine et écologique. Cette nouvelle est donc proposée en matière d'illustration de l'article de J.M. Fardeau. Tsering Döndrub, l'auteur de cette nouvelle audacieuse, est un des piliers de la littérature de fiction de langue tibétaine : il écrit et publie des textes depuis le début des années 1980 et a figuré parmi les fondateurs d'une des premières revues de littérature indépendante. Ses armes favorites sont l'humour et l'ironie, ce qui ne lui a pas valu que des admirateurs, tant parmi les autorités (son dernier roman, La Tempête rouge, a été interdit et il a été licencié de son poste de fonctionnaire) que parmi les couches conservatrices de la société tibétaine (ses attaques répétées contre le clergé sont célèbres). De texte en texte, son lectorat retrouve le regard acéré de cet observateur hors pair et qui n'épargne personne : les puissants en prennent pour leur grade - les cadres irresponsables et corrompus du Parti communiste (le « Parti »), les lamas vénaux et lâches (un de ses personnages récurrent est « Yak Rinpoché », qui fait ici une brève apparition), mais c'est surtout la bêtise et l'injustice qui sont visées. En filigrane, le constat d'impuissance et le sentiment de dépossession des Tibétains au sein de la Chine sont les sentiments qui dominent dans ses nouvelles, et dans celle-ci tout particulièrement.

 

DIEMBERGER Maria, 1999, Le Tibet , Gründ, 222p.

Aux yeux des occidentaux, le Tibet apparaît comme une forteresse inexpugnable et sublime au milieu de l'Himalaya, protégée par les plus hauts sommets du monde, isolée et intemporelle. Cet ouvrage aborde les aspects les plus importants de l'histoire et de la géographie tibétaine, ainsi que de la vie de ses habitants. Ce livre est aussi un témoignage de son évolution récente aux accents souvent dramatiques. Au cours de cet authentique voyage, on rencontrera les oracles dans les régions les plus reculées, les moines qui défendent avec ténacité la pratique de leur religion, les officiels qui cherchent à concilier leur fonction actuelle avec les traditions. On fréquentera aussi bien les monastères qui sont autant de musées, que les bâtiments de verre et de ciment et les cybercafés les plus récents.

 

DONNET Pierre-Antoine, 1993, Tibet mort ou vif, Folio, 416p.

«L'agonie du Tibet, écrit Élisabeth Badinter dans sa préface au livre de Pierre-Antoine Donnet, ce n'est pas seulement des hommes assassinés, des nonnes et des prêtres torturés, des milliers de gens déportés dans des camps de rééducation, c'est aussi un véritable génocide culturel, linguistique et religieux. La sinisation systématique du TIbet est à moyen terme sa mort assurée. Et cela dans l'indifférence générale...»Tibet magique, Tibet martyr. L'une des tragédies de cette fin de siècle se joue actuellement au Pays des Neiges. Depuis son invasion par la Chine en 1950, le Tibet est asservi et colonisé. Pour rompre le silence, Tibet mort ou vif veut d'abord informer. Recueillis auprès des protagonistes tibétains aussi bien que chinois, une multitude de témoignages inédits et de documents exclusifs offrent un regard neuf sur ce choc de deux grandes civilisations dont les répercussions sont incalculables. Chef spirituel et temporel de six millions de Tibétains, le dalaï-lama, prix Nobel de la paix 1989, y exprime son parti pris de tolérance et de non-violence. Avant qu'il ne soit trop tard...

 

DONNET Pierre-Antoine, PRIVAT Guy, RIBES Jean-Paul, 1991, Tibet: Des journalistes témoignent, L'Harmattan,192p.

L'une des plus grandes tragédies de notre époque a lieu au Tibet. Pendant des siècles, le Tibet était resté fermé au monde extérieur, étranger aux mutations politiques et idéologiques de ses voisins. Depuis son annexion par la Chine en 1951, le Pays des Neiges a subi des dommages extrêmes dont le bilan exact reste à faire lorsqu'un travail d'investigation libre et honnête sera possible. En attendant ce jour, ce livre réunit l'expérience de onze journalistes de cinq pays (France, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Pologne, Norvège), qui se sont distingués dans leur travail sur le Tibet. Sans parti pris, ils confrontent leurs avis et leurs opinions sur l'avenir du " Toit du monde ". Fruit de tables rondes organisées au cours de l'Année internationale du Tibet, plusieurs responsables et témoins tibétains et chinois, démocrates ou représentants officiels, ajoutent leurs propos pour que progresse la connaissance sur cette région du monde dont le peuple originel est menacé de disparition.

 

DUNHAM Mikel, DALAÏ LAMA (Préface), 2007, Les guerriers de Bouddha : Une histoire de l'invasion du Tibet par la Chine, de la résistance du peuple tibétain et du rôle joué par la CIA, Acte Sud, 433p.

Cette enquête sur la résistance tibétaine, qui suivit l'invasion chinoise de 1959, est un document exhaustif donnant un maximum d'informations sur un grand nombre d'événements, du cadre international au coup de force de groupes khampas, des bombardements de monastères à l'attitude de collaborateurs. La force de ce livre est que le récit chronologique, journalistique, parfaitement mené, est très largement étoffé par les témoignages de ceux qui vécurent des années cruciales, combattirent dans la résistance ou disent ce qu'était le Tibet juste avant, pendant et après les événements tragiques. Descriptions de la vie à la campagne ou en ville, débuts pacifiques de l'invasion, vraies exactions, soutien ou abandon des puissances représentées aux Nations unies, brimades publiques, combats de résistants tibétains que ne reconnaît pas leur administration théocratique, récit des parachutages de groupes formés à la guérilla, trahisons internes à la résistance..., chaque témoin apporte ainsi une information nécessaire à la compréhension d'une période fondamentale. Une large part de cet ouvrage écrit avec passion et intégrité, illustré de photographies en noir et blanc, dont certaines inédites, est accordée au détail de l'intervention de la CIA : entraînement de résistants tibétains aux Philippines et aux Etats-Unis et leur infiltration dans les montagnes, puis changement d'attitude pour des raisons de politique nationale et internationale.

 

EDOU Jérome, VERNADET Renè, 2007, Tibet, les chevaux du vent, Asiathèque, 352p.

Tracer les grandes lignes de l'histoire du Tibet est un exer­cice périlleux car la plupart des sources que nous possédons proviennent d historiens bouddhistes dans une optique sou­vent orientée. Aujourd'hui encore les chercheurs ne sont pas tous d accord, loin s'en faut, sur les grandes dates historiques, sur la chronologie des événements ni surtout sur leur interprétation. Rappelons que l'écriture tibétaine ne fut introduite qu au vu» siècle et que tout ce qui se rapporte aux périodes antérieures ne fut écrit qu a posteriori n ne peut donc être daté avec certitude. Nous nous en tiendrons ici a ce qui est généralement admis aujourd'hui sans entrer dans le détail des querelles érudites.

 

 

FAUCHEUX Michel, 2006, Le Tibet de la mémoire, Oxus, 231p.

Dès le Moyen Age, le Tibet a cristallisé en Occident le rêve d'un espace magique et mystérieux né des récits des premiers voyageurs en Asie. Il apparaîtra bientôt dépositaire d'un idéal de sagesse, et comme le sanctuaire d'une religion fascinante et préservée : le bouddhisme. Durant des siècles, les Occidentaux se sont acharnés à atteindre un pays le plus souvent inaccessible qui semblait se dérober à ceux qui parvenaient à y pénétrer. Le Tibet, en effet, métamorphosait le voyageur. Parti à la découverte d'un territoire qu'il pressentait comme l'exotisme même, il découvrait un autre ordre du monde où le voyage n'avait de sens que s'il était intérieur, où le rêve était relancé par la quête du tout autre, celle d'un Tibet symbolique, véritable alternative au matérialisme occidental. C'est ce Tibet qui demeure, alors que la Chine s'efforce de faire disparaître insidieusement une civilisation unique au monde. Un Tibet reconstitué par Michel Faucheux qui, reprenant les récits des voyageurs, de Marco Polo à Alexandra David-Néel, montre bien que ce ne sont ni les paysages ni les architectures qui se sont imposés à eux, mais bien le sentiment d'atteindre l'autre versant du monde

 

FRENCH Patrick, 2005, Tibet, Une histoire personnelle d'un pays perdu, Albin Michel, 343p.

De loin le meilleur livre sur le Tibet'. The Daily Telegraph. Pendant des siècles, le Tibet a occupé une place à part dans l'imaginaire des Occidentaux. Pays romantique et mystérieux, royaume montagneux peuplé de lamas réincarnés et de nomades, avec ses monastères aux toits d'or et ses vallées cachées qui abriteraient le secret de l'éternelle jeunesse... En 1950, son invasion par la Chine de Mao plonge le pays dans le chaos. Depuis l'exil du Dalaï-Lama qui a su à la fois rayonner sur la scène internationale et faire connaître le bouddhisme, le Tibet, toujours occupé, est devenu un pays martyr. Grand voyageur, très impliqué dans la cause tibétaine, le journaliste Patrick French, collaborateur des plus grands journaux anglo-saxons, a sillonné le 'Pays des Neiges éternelles'. Des régions frontalières de la Chine à Lhassa, il a traversé plaines et vallées jusqu'au nord de l'Inde, où se sont réfugiés le gouvernement tibétain en exil et une grande partie de la diaspora. De ses voyages et de sa passion pour un pays et sa culture ancienne, Patrick French a tiré ce formidable récit qui mêle notes de voyages, souvenirs personnels, rencontres, histoire et politique. Courageux et passionné, c'est le livre que l'Occident attendait sur le Tibet: gardant la raison sans jamais perdre le cœur, Patrick French bouleverse mythes et idées reçues.

 

GORÉ Francis, 1992, Trente ans aux portes du Tibet interdit, Kimé.

e Tibet fascine : terre interdite par la nature et par les hommes, immense royaume en plein ciel sur lequel règne un prêtre-roi adoré comme un Dieu… Depuis 400 ans, de nombreux voyageurs ont tenté d’y pénétrer, et ont laissé de leur expérience de nombreux récits. Sauf quelques missionnaires des XVIIe et XVIIIe siècle, aucun voyageur n’ a pu y séjourner durablement. L’ouvrage du père Goré diffère des autres, ayant été écrit par un résident, qui plus est érudit. D’où sa valeur documentaire exceptionnelle.

 

GRIEDER Peter, 1993, Pays entre ciel et terre : Le Tibet éternel, Maisonneuve et Larose, 190p.

La collection Voyage Intérieurs est une invitation à la compréhension des grandes religions et des courants spirituels de tout temps, présentés dans leur cadre géographique et leur contexte culturel. Ce voyage initiatique proposé par Peter Grieder, directeur de l'Institut monastique tibétain de Rikon (Zurich) nous invite à découvrir les peuples et les régions de l'Himalaya : vallée du Cachemire, Ladakh, Bhoutan, Lhassa, l'ancienne province Amdo. Commencé avec des vues de fleurs, de lacs, d'enfants et de paysages, il se termine avec Le Livre des Morts tibétains. "Ce qui unit les peuples que l'auteur a rencontrés est une force et une joie de vivre qui leur viennent d'une culture commune enracinée dans le bouddhisme" extrait de la préface du Dalaï Lama. nombreuses photos

 

GUILLAUME Stéphanie, 2008, La question du Tibet en droit international, L'Harmattan , 308p.

La Chine a-t-elle envahi le Tibet ou l'a-t-elle libéré de l'impérialisme féodal ? L'opposition du gouvernement tibétain exilé, non officiellement reconnu par la communauté internationale, est-elle le fait de revendications séparatistes ou l'expression d'un véritable problème de droit ? Mais parle-t-on du droit chinois, tibétain, ou international ? Quelles dissidences concrètes peuvent amener l'interprétation d'un droit de base romain face à une vision juridique asiatique ? En quoi l'étude du droit comparé peut-elle aider à résoudre ce conflit juridique contemporain et à vocation internationale ?

 

GYATSO Tenzin, DALAÏ LAMA, 1995, Terre des dieux, malheur des hommes : "Sauver le Tibet", J.C.Lattes,166p.

Le Tibet, toit du monde, vieille théocratie plongeant ses racines dans des siècles de ferveur bouddhiste, est exsangue. Fusillés, pendus, étranglés, noyés, ébouillantés, entérrés vivants, décapités quand ils ne meurent pas de faim, mutilés ou brûlés vifs : un million deux cent mille Tibétains ont été, à ce jour, victimes de la "solution finale" mise en oeuvre par la Chine communiste. Plus d'un sixième de la population. Et les avortements pratiqués jusqu'à sept mois de grossesse, le droit de vie et de mort sur la naissance, la politique systématique de stérilisation, le patrimoine culturel dévasté, les monastères détruits, les populations déplacées, le sol contaminé, les terres épuisées... Le Tibet est menacées, de disparaître de la surface du globe, et de l'histoire. Aujourd'hui, son guide spirituel et chef du gouvernement en exil, Sa Sainteté le Dalaï-Lama, raconte. Du fond de sa compassion, il nous parle des attrocités commises par l'occupant, de cette extermination en règle que le monde ne veut pas connaître, mais aussi, pour la première fois, de la condition des réfugiés tibétains, du rôle de son gouvernement et de ses aspirations, de ses projets pour un Tibet enfin libre, redevenu la terre des dieux. Car en cette fin de siècle - celui de tous les totalitarismes et de tous les génocides -, il s'agit désormais de sauver le Tibet.

 

GYATSO Palden, 1997, Le Feu sous la neige - Mémoires d'un moine tibétain, Actes sud, 320p.

Le témoignage de Päldèn Gyatso est l’un des récits de souffrances et d’endurance les plus extraordinaires qui soient. Ce moine, âgé de vingt-huit ans lors de son arrestation, au tout début de l’occupation du Tibet par les Chinois, ne fut libéré qu’en 1992, alors qu’il avait presque soixante ans. Durant ses trente-deux années d’incarcération, Päldèn Gyatso subit la torture, la famine ainsi que d’interminables séances de "réforme de la pensée". Il refusa néanmoins de céder à ses oppresseurs. (…) Le Feu sous la neige offre un aperçu vivant de l’histoire récente du Tibet depuis l’invasion de 1949-1950. Päldèn Gyatso y évoque les terribles années de la révolution culturelle en faisant preuve d’une compassion profonde pour tous ceux qui ont souffert comme lui. (…) Son compte rendu aidera ceux qui le liront ou l’entendront (à l’occasion de ses conférences) à comprendre la manière dont les structures et les traditions d’une ancienne civilisation bouddhique ont été brutalement anéanties. (…) J’attends avec impatience le jour où le Tibet redeviendra un pays en paix dont tous les habitants vivront ensemble en harmonie. Nous n’y parviendrons pas tout seuls, et s’il n’a rien prouvé d’autre, Päldèn Gyatso a démontré que nous ne sommes pas impuissants et que, même individuellement, nous pouvons changer le cours des choses. J’ai donc bon espoir que son exemple inspire ses lecteurs au point qu’ils accordent leur soutien bienveillant à la cause tibétaine. SA SAINTETÉ LE DALAÏ-LAMA (extrait de la préface)

 

GROUPE INTERNATIONAL D'AMITIÉ, juin 2012, L'histoire du Tibet du XVIIème au XXIème siècle.

Le groupe d'information internationale sur le Tibet du Sénat a organisé au Palais du Luxembourg, le 3 mars 2012, une journée de conférences consacrée à l'histoire du Tibet. Alors que la question du Tibet soulève une émotion croissante dans l'opinion publique française, ses données fondamentales demeurent encore largement méconnues et apparaissent souvent bien compliquées, voire controversées. Pourtant, il existe dans ce domaine des faits établis et des vérités historiques. L'objet de cette journée de conférences était donc de faire connaître au grand public, dans une perspective scientifique et objective, les données de la recherche sur l'histoire politique du Tibet, sur une période allant du XVIIème siècle jusqu'aux événements les plus récents de ce début de XXIème siècle. En raison du grand intérêt de l'ensemble formé par ces sept conférences, le groupe d'information internationale sur le Tibet a jugé utile d'en publier le compte rendu.

Accès au Rapport au format pdf

 

KUNCHAP Tenzin, AMORY Patrick, 2005, Le moine rebelle : Carnets de lutte de ma vie au Tibet, J'ai Lu, 604p.

Tenzin Kunchap a trente ans, il est moine, bouddhiste et tibétain. Exilé en France, il raconte ici son parcours hors du commun. A treize ans, il fuit seul le joug communiste et gagne clandestinement un monastère du sud de l'Inde. Après une initiation religieuse faite de renoncement, de rigueur et de discipline extrême, il est ordonné moine par le dalaï-lama lui-même. Guidé par une foi inébranlable, il s'engage aux côtés des dissidents tibétains, ce qui lui vaut d'être emprisonné dans les geôles communistes dont il n'aura de cesse de s'échapper. Après une ultime évasion, dans des conditions extrêmes, il arrive en France en 1991 avec le statut de réfugié politique. A travers ce témoignage, il nous invite à découvrir la culture en péril d'une nation sacrifiée, mais qui reste animée par la farouche volonté de résister. Une ode au courage et à la liberté du peuple tibétain, sur fond de spiritualité bouddhique.

 
LANG Nicolas , 1962, Le colonialisme chinois au Tibet In : Est & Ouest (suppl.), (55 p.)    

LENOIR Frédéric, 2010, Tibet : 20 clés pour comprendre, Point, 232p.

Ce livre répond de manière objective et argumentée aux questions que chacun se pose sur le Tibet: Quelle est l'origine du conflit entre la Chine et le Tibet? Pourquoi les Tibétains se sont-ils soulevés en 1979, en 1989 et en mars 2008? Le Tibet fait-il historiquement partie de la Chine? Qui est le dalaï-lama? Qu'est-ce que le bouddhisme tibétain? Le Tibet traditionnel était-il une société féodale pratiquant le servage? Quels enjeux stratégiques et économiques représente le Tibet pour les Chinois? Quelle est la situation réelle des droits de l'homme en Chine et au Tibet ? Autant de clés pour comprendre aussi pourquoi la question tibétaine concerne et passionne l'Occident.

 

LENOIR, Frédéric, 2002, L'épopée des tibétains, Ed Fayard.

Ce livre raconte une double histoire : celle du Tibet réel, véritable société féodale, marquée par une culture religieuse unique, et celle du Tibet mythique tel qu'il est rêvé et fantasmé. En démêlant les fils enchevêtrés du réel et de l'imaginaire, il permet de comprendre les ressorts profonds de l'engouement pour ce pays et montre le vrai visage d'un peuple d'autant plus attachant qu'il est décrit avec son courage, mais aussi avec ses contradictions, ses parts d'ombre et ses doutes. Un ouvrage à la hauteur de son sujet : le Toit du monde.

 

LENOIR Frédéric, 2008, Tibet le Moment de Vérité, Plon, 236p.

Ce livre répond de manière objective et argumentée aux questions que chacun se pose sur le Tibet : Quelle est l'origine du conflit entre la Chine et le Tibet ? Pourquoi les Tibétains se sont-ils soulevés en 1959, en 1989 et en mars 2008 ? Le Tibet fait-il historiquement partie de la Chine ? Qui est le dalaï-lama ? Qu'est-ce que le bouddhisme tibétain ? Le Tibet traditionnel était-il une société féodale pratiquant le servage ? Quels enjeux stratégiques et économiques représente le Tibet pour les Chinois ? Quelle est la situation réelle des droits de l'homme en Chine et au Tibet ? Autant de clés pour comprendre aussi pourquoi la question tibétaine concerne et passionne l'Occident.

 

LEVENSON Claude B., DALAÏ LAMA ( Préface), 2005, Tibet, otage de la Chine, Picquier poche, 380p.

Le recul de plusieurs voyages étalés sur plus d'une quinzaine d'années, à partir de 1984, dans diverses régions tibétaines devrait autoriser un regard sinon objectif, du moins attentif aux multiples indices révélant la volonté délibérée des autorités chinoises d'occuper irréversiblement le terrain et de réduire les autochtones à une minorité privée de tout pouvoir sur son propre sol. L'exil peut permettre de sauvegarder la richesse culturelle, voire la mémoire, mais c'est sur le Toit du monde, sur le haut plateau tibétain que se situe le véritable enjeu : la survie du Tibet.

 

LEVENSON Claude B., 2010, "Tibet, Tibétains", Glénat, 208p.

Tout, ou presque, a déjà été dit sur le Tibet, terre d’altitude nimbée de légende, et sur les Tibétains, peuple en sursis depuis plus de 60 ans, et pourtant beaucoup reste à ajouter à leur propos. Un peuple, un regard - l’un comme l’autre - change au fil du temps, et, se retourner sur le passé pour scruter l’avenir ébauche un chemin sur lequel nous emmène Claude B. Levenson. Le regard se pose tout d’abord sur ce paysage à nul autre pareil, surnommé "le Toit du monde", qui pose une empreinte et façonne à sa manière ceux qui l’habitent et le parcourent. Leçon magistrale et silencieuse d’humilité devant l’immensité : terre, homme et spiritualité sont ici intimement mêlés. Le voyage emprunte de nombreux détours : à l’intérieur, dans un pays fidèle aux traditions et à son chef spirituel mais de plus en plus lourdement occupé, défiguré ; à l’extérieur, en divers recoins d’une communauté éclatée ; et avec comme fanal, sur la voie du milieu, une silhouette devenue à beaucoup familière, celle d’un moine naguère dieu-roi maître de tous les pouvoirs dans un monde à part, redevenu pèlerin sur la terre par la force d’une volonté autoritaire qui a suffi à effacer les sentiers ancestraux de la recherche de la connaissance et de la sagesse. Claude B. Levenson nous offre un beau jeu de miroirs ou de mémoires par-delà l’Himalaya où le dernier mot revient toujours à la lumière

 

LEVENSON Claude B. , 2008, Tibet : La question qui dérange, Albin Michel, 298p.

Que ce soit sur la scène économique et financière, dans les sphères diplomatiques ou médiatiques, il est de bon ton aujourd'hui de courtiser la puissance chinoise. Mais une tragédie inoubliable demeure comme une tache indélébile dans ce tableau d'une réussite annoncée : le Tibet, son peuple martyrisé, sa civilisation en péril. Claude B. Levenson, spécialiste de l'histoire et de la culture tibétaines, et familière du dalaï-lama, brosse ici une synthèse magistrale de cette question qui dérange. Elle montre comment, depuis Mao jusqu'à aujourd'hui, les prétentions chinoises, fondées sur la seule violence colonisatrice, constituent un déni absolu de la légitimité historique. Elle jette aussi un regard acéré sur le " Tibet des autres ", celui de l'Inde et des Européens, celui des Américains et des organisations internationales : entre fascination et condescendance, entre beaux discours et compromissions, le monde est embarrassé par ce peuple singulier soumis au cauchemar, et par son chef spirituel irréductible et non violent.

 

LEVENSON Claude B.1987, Le seigneur du Lotus blanc, Lieu commun, 348p.

Le seigneur du Lotus blanc, Océan de Sagesse, Le Précieux Victorieux, l'Incomparable Maître, au simplement, la Présence : ce sont là quelques-uns des titres que les Tibétains donnent au plus illustre et au plus vénéré d'entre eux, le Dalaï-Lama, dieu-roi, un être d'exception, longtemps entouré de légendes et de mystère. C'est à la recherche de cette présence que Claude B. Levenson est partie. Cette quête l'a menée d'un versant à l'autre de l'Himalaya, du Tibet de l'intérieur au Tibet de l'exil et l'a conduite, inexorablement, à Tenzin Gyatso : le Dalaï-lama, avec lequel de longues heures d'entretiens lui ont permis de restituer les multiples facettes d'une personnalité hors du commun, de retracer le roman prodigieux d'une vie - comment un bambin turbulent né dans une modeste famille paysanne fut reconnu quatorzième incarnation du Bouddha de la Compassion infinie. Mais aussi de dévoiler les fondements cardinaux d'une grande civilisation menacée d'anéantissement par l'invasion chinoise

 

LEVENSON Claude B, 2001, La messagère du Tibet , Le retour du Panchen-Lama, Ph. Picquier, 194p.

C'est avec le regard de Tashi Dolma que nous découvrons le Tibet. C'est avec ses yeux d'adolescente que nous quittons avec elle son pays, comme le font aujourd'hui des milliers d'exilés tibétains. La vague curiosité de connaître une cousine née dans l'exil, le désir diffus de voir autre chose au-delà de l'horizon, la volonté d'apprendre librement sa propre langue menacée par l'intrusion chinoise, le rêve secret de rencontrer peut-être un jour le dalaï-lama. La violente répression des troubles provoqués par la dispute autour de la réincarnation du panchen-lama, deuxième dignitaire du bouddhisme tibétain, provoquera sa décision. Elle se met en route et entreprend de traverser le formidable rempart himalayen, en quête de sa propre vérité. Un roman émouvant, mais aussi une réflexion sur l'exil et la mémoire, une manière de témoignage sur un génocide silencieux.

 
LEVENSON Claude B, GINET Sylvie, 2000, Le Tibet : un peuple en sursis, Actes Sud, 119p.  

MOULIN Olivier, COLLECTIF, 1993, Tibet, l'envers du décor,Olizane, 335p.

Cet ouvrage collectif, qui aborde la civilisation tibétaine et ses composantes - culture, histoire, médecine, bouddhisme, etc. - fait le point sur la situation actuelle de ce pays. Rédigé par une vingtaine de spécialistes d'origine non seulement européenne, mais aussi tibétaine et chinoise, Tibet, l'envers du décor pose le problème de l'occupation chinoise - violation des Droits de l'Homme, immigration han, destruction des monastères, atteinte à l'environnement, présence militaire massive, etc. - et s'interroge sur l'avenir même du peuple tibétain. Illustré de nombreuses cartes inédites, ce livre constitue une introduction essentielle à ce grave problème humain qui nous concerne tous.

 

PANJSHIR Pälden, 2009, Tibet : Chronique d'un génocide oublié, Ed Velours

Cet ouvrage prend la forme d'un constat intangible et irrévocable : il ne fallait en aucun cas se rendre à Pékin, qu'il s'agisse d'apporter la moindre reconnaissance lors des jeux de la honte à l'occupant/pillard sur le Toit de notre monde dans cette alliance contre nature du monde libre et de cette dictature ; ou qu'il s'agisse encore de la multitude d'actes de lâcheté en filigrane du business et de la spéculation internationaux. Sauf à vouloir hâter l'extermination de tout un peuple, l'éradication d'une culture ancestrale et d'une nation, dont l'humanité ne pourra se priver sans préjudice considérable pour sa survie. Le soutien apporté aux bourreaux de Pékin a coïncidé avec le début d'une crise économique et financière sans précédent. L'accélération du réchauffement climatique pourrait se révéler un autre châtiment en réponse à la lâcheté de la communauté internationale dans cette affaire. Le peuple amérindien a terminé son agonie au XIXe siècle. Le peuple tibétain connaîtra probablement une fin inexorable au XXIe siècle. Fasse que l'humanité parvienne à se relever d'un pareil outrage à ses valeurs.

 

PATCHEN Ani, DONNELLEY Adelaide, 2003, Et que rien ne te fasse peur : Le combat d'une princesse tibétaine, Pocket,378p.

Jeune princesse tibétaine, fille d'un chef puissant et respecté, Ani Patchèn vit tragiquement l'invasion des Chinois au Tibet. A la mort de son père, qui résiste à l'oppression, sa vie bascule renonçant à ses aspirations monastiques, elle prend sa succession. Seule femme à la tête d'une petite armée, elle s'engage totalement dans le mouvement de résistance. Capturée à la suite d'une attaque-surprise, elle passe vingt et un ans dans les geôles chinoises où elle subit des interrogatoires et des tortures quotidiens. Elle ne cédera pas et verra mourir toute sa famille avant d'être enfin libérée et de rejoindre Sa Sainteté le Dalaï-Lama. Ce livre poignant, d'une intensité dramatique exceptionnelle, est un témoignage capital, subtil et émouvant sur l'histoire conjointe d'un peuple et d'une personnalité exceptionnelle

 

PERRIER Jean Claude, KUNLEY Drupka, CHÖDRÖN Pema, RINPOCHE Sogyal, 2008, Le goût du Tibet, Mercure de France, 113p.

Le Tibet a toujours fait l'objet de convoitises. Terre d'antiques civilisations, il repose sur des fondements solides, comme sa religion si particulière, le bouddhisme tibétain, remontant au VIIe siècle après Jésus Christ, et incarnée dès le XVIIe siècle par les dalaï-lamas. Pour saisir l'esprit et l'âme du Tibet, il faut lire les incroyables récits des premiers voyageurs occidentaux partis explorer de petit royaume himalayen interdit aux profanes. Mais aussi entendre chanter les mots des poètes, inspirés par la sagesse bouddhiste. Tibet d'hier et d'aujourd'hui à travers son destin dramatique, mais surtout Tibet éternel, symbolisé par l'écharpe blanche, le khatag, que les tibétains remettent, en signe d'humilité et de respect, à l'étranger de passage... Voyage au Pays de Neiges en compagnie de Marie-José Lamothe, Milarépa, Alexandra David-Neel, Victor Segalen, Antonin Artaud, André Velter, Claude B. Levenson et bien d'autres.

 

PHUNTSHOG Thoupten, 2001, J'ai connu le Tibet libre, Grasset,375p.

Né dans les environs de Lhassa en 1923, l'auteur fréquente au collège de philosophie bouddhiste un jeune maître réincarné, Dagpo Rimpotché. Ensemble ils fuient le Tibet par les cols de l'Himalaya, lors de la répression chinoise de 1959. Thoupten s'installe à Paris, où il devient documentaliste chez Electricité de France. Il a aujourd'hui 78 ans.

 

POMMARET Françoise, 2002, Le Tibet : Une civilisation blessée, Gallimard, 160p.

Quand on prononce le mot Tibet, les images s'enchevêtrent dans un kaléidoscope d'idées reçues et d'instantanés du réel : paysages austères et somptueux, sommets enneigés, lamas et monastères, cavaliers et, bien sûr, Tintin. L'actualité et l'intérêt grandissant pour le bouddhisme tibétain imposent leurs images : le dalaï-lama et son sourire éclatant, les jeunes Tibétains en exil, de tristes villes nouvelles, la présence permanente des Chinois - immigrés, soldats, boutiquiers prospères -, le palais du Potala et l'immense place sur laquelle se dresse maintenant un monument de 37 mètres de haut à la gloire de «l'armée populaire de libération».En remontant aux racines culturelles des Tibétains, depuis le temps des rois et des conquêtes, et en donnant des clés religieuses et historiques, Françoise Pommaret permet de mieux comprendre ce pays fascinant, «si voisin du ciel» et «où toujours sont retournés ceux qui l'avaient une fois entrevu».

 

RICARD Matthieu, 2011, Tibet : Regards de compassion, La Martinière, 230p.

Cela fait plus de trente ans que Matthieu Ricard réside au coeur de l'Himalaya. Au cours de toutes ces années, il a noué des liens très étroits avec certains des plus grands maîtres du Bouddhisme, de Dilgo Khyentsé Rinpoché au Dalaï-lama dont il est en France le traducteur. En plus d'être moine et écrivain, Matthieu Ricard est aussi un photographe hors du commun. Son statut de moine et sa connaissance du peuple et de la culture tibétaine lui ont ouvert de nombreuses portes. Il a pu participer à certains pèlerinages qui ont lieu une fois tous les douze ans au Tibet oriental, se faire le témoin du savoir faire des artisans xylographes de la gigantesque et fascinante imprimerie de Dergué, rencontrer des ermites complètement isolés dans la région du Kham... Matthieu Ricard invite ici à un voyage dans un Tibet inédit, un voyage intérieur et extérieur au coeur de la spiritualité bouddhiste mais aussi de ta vie quotidienne et des fêtes de ce peuple.

 

RICARD Matthieu, RINPOCHÈ Dilgo Khyentsé, 2001,L'esprit du Tibet. La vie et le monde de Dilgo Khyentsé maître spirituel, Seuil, 166p.

Khyentsé Rinpoché était un modèle pour tous les héritiers de la doctrine bouddhiste, et l'on ferait une grave erreur en se contentant d'admirer ses connaissances, sa sagesse et son accomplissement extraordinaire sans essayer de suivre son exemple et d'acquérir des qualités semblables aux siennes. Les enseignements du Bouddha peuvent apporter énormément à tous les êtres, non seulement à ceux qui y consacrent entièrement leur vie, mais également à ceux qui mènent une vie de famille. Nous tous, nous devons faire de notre mieux pour les mettre en pratique et suivre les traces des grands maîtres. » - Sa Sainteté le Dalaï Lama

 

RIBOUD Marc (photos), VELTER André (texte), 2009, Les Tibétains, Ed. Imprimerie nationale, 166p.

Qu’y a-t-il de si singulier, d’unique, d’irremplaçable dans ce qui perdure en dépit de tout aux environs de Shigatsé, du Mont Kailash ou des rives du Koukonor ? Sans porter sur le Pays des Neiges un regard de dévot, on perçoit cependant, comme Marc Riboud au premier coup d’œil, que cette gigantesque contrée ne s’apparente à aucune autre. Soumise depuis plus de cinquante ans à une colonisation féroce, elle résiste aux tentatives d’assimilation, aux entreprises d’extermination comme à la récente et insidieuse politique de submersion ethnique. Quelques millions de Tibétains défient, sans arme et sans véritable soutien international, la nation la plus peuplée et désormais la plus industrieuse de la planète. Leur défi tient d’ailleurs à peu de choses et reste incompréhensible à ceux qui les régentent : ils continuent d’exister, ils s’acharnent à être les héritiers d’une autre histoire, d’une autre tradition, d’un autre art de penser, de vivre et de mourir. À l’évidence, ils sont toujours et encore Tibétains et n’entendent pas devenir Chinois. Cette identité irréductible obéit d’abord à la nature du sol et à la topographie des lieux. Ceux qui ont pris pied dans une telle immensité, qu’ils y aient été conduits par transhumances successives ou par exodes obligés, ont dû s’accorder à ces terres extrêmes et s’inventer des coutumes, des croyances, des rites capables de conjurer les peurs, de maîtriser les parages, d’harmoniser les jours et les heures.

 

RIMPOCHE Dagpo, 1998, Le lama venu du Tibet, Grasset.

Dagpo Rimpotché est né au Tibet en 1932 dans une famille noble, apparentée au treizième dalaï-lama. Il nous conte ici ce qu'a été son parcours, depuis le Tibet de son enfance jusqu'au Paris des années 90. Avant même de savoir lire et écrire, Dagpo Rimpotché est reconnu Tulku, corps manifesté : il est la réincarnation de l'un des grands maîtres de l'époque contemporaine. Dès sa prime enfance, Dagpo Rimpotché est choyé, vénéré, écouté. Jusqu'à vingt-sept ans, il vit dans les monastères, où il reçoit un enseignement secret, et qu'on découvre ici pour la première fois : mémorisation des grands textes du bouddhisme, au mot près ; stricte discipline de vie ; nuits de trois à quatre heures ; joutes rhétoriques de haut niveau ; intenses pratiques spirituelles. Mais à vingt-huit ans, Dagpo Rimpotché fuit la répression chinoise et devient professeur de tibétain à la Sorbonne et à l'Inalco, où il enseigne jusqu'à sa retraite, en 1992. Parallèlement, Dagpo Rimpotché fonde, à la demande du Dalaï-Lama, un important centre bouddhique, non loin de Paris, le centre Guépèle, qui rayonne aujourd'hui dans toute l'Europe. Cet homme tranquille, admiré pour son savoir, est donc un homme de notre temps. Il nous donne ici une leçon de vie.

 

ROBIN Françoise, 2011, Clichés tibétains : Idées reçues sur le toit du monde, Idées reçues, 169p.

Peu de pays suscitent autant d'intérêt tout en étant aussi méconnus que le Tibet. Et pourtant, il est loin le temps de Tintin et d'Alexandra David-Néel. Aujourd'hui, des milliers d'Occidentaux se rendent tous les ans au Tibet, le dalaï-lama parcourt la planète... mais les clichés ont la vie dure ! S'appuyant sur les textes des spécialistes et les sources écrites tibétaines, Françoise Robin et une équipe de spécialistes nous permettent d'affiner notre vision de ce pays, de son peuple et de sa culture. Les pro-Tibétains seront en désaccord avec ce qu'ils interpréteront comme une entreprise de désenchantement, les anti-Tibétains désapprouveront les analyses historiques... Et c'est justement là l'objectif : donner à voir ce pays tel qu'il est et non tel que pro- ou anti- voudraient qu'il soit.

 

SAVAGE-LANDOR Arnold-Henry, 1993, La route de Lhassa , Phébus, 168p.

On imagine mal à quel point le Tibet, il y a moins d'un siècle, méritait son surnom de « Terre interdite ». C'était déjà miracle si les Pères Huc et Gabet dans les années 1840 avaient pu atteindre Lhassa... et en revenir. Une bonne moitié des intrépides qui s'étaient risqués dans les parages depuis le milieu du XIX~ siècle avaient fini égorgés, lors même qu'ils prenaient soin de se déguiser en colporteurs indiens ou chinois. Savage-Landor, à l'heure de tenter sa chance (en 1897) - et dans l'espoir d'en rapporter un livre qui fera quelque bruit -, décide de se passer de déguisement, de ne s'encombrer que d'un minimum de bagages, et d'attaquer le problème par la face sud : il lui semble que le franchissement des cols de l'Himalaya enneigés dix mois sur douze (les routes n'existent pas) ajoutera un peu de piment à son exploit. Il sait que ses porteurs l'abandonneront dès l'approche de la frontière, et se lance donc dans l'inconnu en la seule compagnie de son serviteur rajpute, le brave Chanden Singh, et de quelques bonnes âmes de rencontre, parmi lesquelles un missionnaire méthodiste anglo-indien qui l'aidera au début de sa route, et un lépreux philosophe vacciné contre la plupart des incommodités de l'existence.

 

SIRONI -DIEMBE Maria-Antonia, 2011, Tibet : La terre du Dalaï Lama entre passé et présent, White star, 224p.

Aux yeux des occidentaux, le Tibet apparaît comme une forteresse inexpugnable et sublime au milieu de l'Himalaya, protégée par les plus hauts sommets du monde, isolée et intemporelle. Cet ouvrage aborde les aspects les plus importants de l'histoire et de la géographie tibétaine, ainsi que de la vie de ses habitants. Ce livre est aussi un témoignage de son évolution récente aux accents souvent dramatiques. Au cours de cet authentique voyage, on rencontrera les oracles dans les régions les plus reculées, les moines qui défendent avec ténacité la pratique de leur religion, les officiels qui cherchent à concilier leur fonction actuelle avec les traditions. On fréquentera aussi bien les monastères qui sont autant de musées, que les bâtiments de verre et de ciment et les cybercafés les plus récents.

 

STEIN Rolf, 2010, La Civilisation tibétaine, L'Asiathèque, 416p.

Puisant dans les littératures tibétaine et chinoise, dans les récits des voyageurs et dans les travaux de nombreux chercheurs, Rolf Alfred Stein (1911-1999) présente ici la foisonnante richesse de la civilisation du Tibet sous ses différents aspects : habitat et populations, histoire, organisation sociale, religion et coutume, arts et lettres. Son propos est de donner, à travers un choix de sujets, de documents et de faits, une vue générale et significative qui permette au lecteur d'appréhender un univers où sacré et profane se mêlent en chaque geste, en chaque son, en chaque voyage. L'ouvrage, publié d'abord en 1962, puis revu par l'auteur en 1987, constitue un livre de référence particulièrement précieux en une période où les Tibétains voient le maintien de leur mode de vie ancestral et de leurs particularités culturelles gravement menacé.

 

TSERING Tashi, 2010, Mon combat pour un Tibet moderne, Golias, 255p.

The Struggle for Modern Tibet raconte la vie peu banale d'un Tibétain, né en 1929 (et toujours en vie). Pour rédiger ses mémoires, Tashi Tsering a pu compter sur la collaboration de Melvyn Goldstein (un anthropologue américain, spécialiste du Tibet) qui l'a aidé à accoucher de ses souvenirs et les a resitués dans l'histoire générale, et de William Siebenschuh (un autre professeur américain, spécialisé dans la littérature anglaise des 18e et 19e siècles, auteur de biographies) qui a su donner forme à ses souvenirs épars pour en faire un récit captivant qui se lit comme un roman. André Lacroix, de dix ans le cadet de Tashi Tsering, est licencié en philologie classique de l'Université catholique de Louvain (UCL). Il est aussi diplômé du Centre d'Études théâtrales de l'UCL. Aujourd'hui retraité, il a été professeur de français, d'histoire, de latin et de grec, dans l'enseignement secondaire. Il est aussi le co-fondateur du SEL, syndicat socialiste de l'enseignement « libre » (c'est ainsi qu'on nomme, en Belgique, l'enseignement privé subventionné, très majoritairement catholique), un syndicat qui lutte pour la démocratisation de l'enseignement ; à ce titre, il s'est senti spécialement concerné par le combat de Tashi Tsering.

 

VAN GRASDORFF Gilles, 2004, La nouvelle histoire du Tibet, Perrin , 498p.

Une histoire inconnue longue de 2000 ans : celle du Tibet jusqu'à la mainmise chinoise sur le Toit du monde. Le Tibet, né du ciel et des dieux... Il y a plus de 2000 ans, les rois tibétains guerroyaient contre les Arabes, les Turcs, les Mongols et les Chinois, faisant trembler l'Asie entière. C'est aux VIIe et VIIIe siècles après J.-C., alors qu'il se trouve à l'apogée de sa puissance militaire, que le Tibet adopte comme religion dominante le bouddhisme. L'auteur retrace avec précision les étapes de cette pénétration : comment, sous l'influence des différents dalaï-lamas, s'est opérée la subtile alchimie entre pouvoir spirituel et pouvoir temporel, sans qu'aucune de ces deux dimensions prenne véritablement le pas sur l'autre. L'histoire du Toit du monde est aussi celle d'une rivalité séculaire avec le puissant voisin chinois. L'auteur en fait ressortir les lignes de force, surtout au XXe siècle où le Tibet devient un enjeu entre les puissances britannique, américaine, russe, chinoise de Chiang Kaï-shek. Avec l'arrivée de Mao, les rivalités feutrées tournent à l'affrontement direct : l'invasion chinoise de 1950, suivie de la fuite du dalaï-lama qui installe en Inde un gouvernement d'exil, sonne le glas progressif de l'indépendance. La mise en service du plus haut chemin de fer reliant Pékin à Lhassa, sur quoi s'achève le livre, annonce en effet la sinisation inexorable d'une authentique civilisation.

 

WOESER Tsering, 2010, Mémoire interdite : Témoignages sur la Révolution culturelle au Tibet, Gallimard, 566p.

Au Tibet, plus qu'en Chine, la Révolution culturelle n'a rien laissé debout. Mais le vrai désastre est ailleurs : comment les Tibétains ont-ils pu prendre part à la destruction de leur propre culture? Tsering Woeser montre toute la difficulté à penser la culpabilité tibétaine engendrée par la révolution chinoise. Les vingt-trois témoignages réunis dans ce livre sont exceptionnels parce qu'ils évoquent sans réserve cette époque volontiers qualifiée de "délirante". Biographie de l'auteur Tsering Woeser est une poétesse sino-tibétaine, née à Lhassa en 1966, qui s'est établie à Pékin en 2003. Son engagement en faveur de la démocratie et pour le respect des droits de l'homme au Tibet lui vaut d'être placée sous la surveillance du gouvernement chinois. Bien que régulièrement censurée par les autorités, elle utilise Internet pour défendre ses prises de position. En 2010, Tsering Woeser a reçu un Courage in Journalism Award de l'International Women's Media Foundation.

 

WOESER Tsering, 2013, "Immolations au Tibet : la honte du monde", Indigènes, 48p.

"Voici un livre dense et tragique", écrit dans sa préface Robert Badinter. Il poursuit : "Ce que les flammes qui les brûlent proclament, c est qu ils ne peuvent plus supporter l agression commise contre leur peuple, l éradication de ses coutumes et de sa langue, le génocide culturel auxquels, dans le lâche silence des États, les autorités chinoises se livrent au Tibet." Ce texte, où la rigueur glaçante des « détails » tient souvent lieu d émotion, rappelle La Question d Henri Alleg, rédigée en 1958, en pleine guerre d Algérie, pour dénoncer la torture perpétrée par l armée française. Depuis 1959, le Tibet, annexé par la Chine au mépris du droit international, a vu une répression féroce s abattre sur lui, sa capitale Lhassa devenant "un ghetto sous occupation nazie". Entravés dans toutes leurs manifestations collectives, ces résistants de l esprit n ont plus que ce moyen de protestation : l auto-immolation, la seule violence qui leur paraisse concevable, celle dirigée contre soi-même. Ni attentats ni terrorisme, mais en vérité la non-violence portée à son paroxysme, son incandescence.

 

YESHI Kim, DALAÏ LAMA (Préface), 2009, Tibet, histoire d'une tragédie, La Martinière, 285p.

Tibet, Histoire d'une tragédie est une vaste fresque en images qui raconte l'histoire du Tibet au XXe siècle. L'auteur, Kim Yeshi, a rassemblé ici des témoignages de Tibétains, histoires de vie poignantes, présentant une facette de la mémoire collective de ce peuple. Illustré par une iconographie exceptionnelle et souvent inédite, ce livre se fait le témoin d'une société disparue. Ouvrage incontournable, Tibet, Histoire d'une tragédie, retrace l'histoire d'une nation traumatisée par un exil, une diaspora, et qui survit dans l'attente d'un possible retour sur sa terre d'origine.