Bibliographie

BELLOTTI, Felice, 1959, Formose L’ile aux 2 visages, 289 p.

Dans cet ouvrage, M Bellotti, le journaliste et écrivain bien connu en Italie, grand spécialiste de l’Extrême – Orient où il a vécu nous révèle le double visage de Formose. D’une part, la Formose que l’actualité a mise au premier plan ; d’autre part, la Formose inconnue et presque inaccessible , celle des sauvages demeurés dans leurs forêts et leurs montagnes, et dont les mœurs, les rites, les légendes naïves et empreintes d’une sensualité ingénue nous sont restitués avec vigueur.

 

 

CHAIX Christine, PAIX Catherine, ZHENG Chantal, 2003, Taïwan : Enquête sur une identité , Karthala, 352p.

Taïwan affirme aujourd'hui toute sa singularité au sein du monde chinois et ne peut être assimilée à Hong-Kong ou Macao récemment rétrocédés à la Chine. Dans le sillage d'une réussite économique exceptionnelle qui en fait l'un des acteurs essentiels de l'intégration régionale asiatique, la République de Chine s'est en effet engagée dans la voie d'une démocratisation véritable, et elle revendique sa reconnaissance en tant qu'entité politique distincte. Ce livre, qui rassemble des contributions de chercheurs français et taïwanais de toute disciplines, s'attache à explorer les temps forts et les aspects les moins connus de la construction de l'identité taïwanaise et de ses redéfinitions actuelles, en insistant dans une perspective historique large, sur ses dimensions socio-culturelles et politiques.

 

HSIAO-FENG Lee, HSIA-HOU Yan, 2004, Histoire de taïwan, L'Harmatan, 162p.,

A la jonction du plus vaste des continents et du plus vaste des océans existe un pays insulaire, jadis connu sous le nom de " Formose ". Cette belle île -ilha formosa -ballottée par les flots du Pacifique, a jadis porté bien d'autres noms : Ryuchiu, Pekang etc. Aujourd'hui le monde entier l'appelle " Taiwan ". Taiwan est un pays riche d'une très longue histoire. Pourtant nombreux sont ceux qui ignorent toute la réalité présente et passée de cette île lointaine. Le présent ouvrage, écrit par un spécialiste de l'histoire taiwanaise, permet de combler cette lacune. En 43 étapes traitant chacune d'un sujet clairement défini, il emmène le lecteur de l'âge de pierre à l'âge de l'internet, tout en mettant en lumière des pages d'histoire longtemps occultées.

 

LARDINOIS Olivier, 2012, Civilisation chinoise et minorités ethniques ; l'émancipation des aborigènes de Taïwan ; un modèle ? Academia,

L'ouvrage analyse l'évolution des relations de la minorité aborigène taiwanaise, plus particulièrement au cours du dernier siècle. Il met en évidence l'importance des caractéristiques sociales et identitaires, telles que peuvent d'ailleurs les vivre d'autres populations autochtones et l'importance de facteurs exogènes pour rendre compte des évolutions constatées

 

SCOTT Simon, 2012, Sadyaq Balae ! L'autochtonie formosane dans tous ses états, PU Laval, Mondes autochtones, 268p.

À l’instar des peuples autochtones partout sur la planète, les peuples austronésiens de Formose (Taïwan) ont perdu leur souveraineté à cause d’une histoire coloniale. Les Sadyaqs, avec une population de 35 000 personnes, constituaient traditionnellement une « société contre l’État ». Suivant la loi sacrée de la Gaya, qui interdisait toute accumulation de pouvoir ou de richesse, ils étaient jadis des démocrates sans pareils. Ils ont été soumis après 1895 à l’Empire japonais, et ont été intégrés à la République de la Chine à partir de 1945. Les Sadyaqs sont désormais encadrés par plusieurs nouvelles institutions étatiques?: des classifications tribales, des réserves autochtones, des projets de développement, des élections et même un nouveau régime juridique des droits autochtones. Mais l’esprit de la Gaya continue toujours d’inspirer la résistance, autant contre l’État que contre toute forme d’accommodement avec lui. Ce livre est l’une des premières ethnographies de l’autochtonie formosane rédigée dans une langue occidentale.

 

ZHENG, Chantal, 1995, Les Austronésiens de Taïwan, 254 p.

Les communautés aborigènes de Taïwan vues à travers les sources chinoises. Témoin fidèle et précieux de l'histoire de la Chine, carrefour de plusieurs vagues migratoires, l'île de Taïwan est comme une mémoire géante qui aurait enregistré depuis des millénaires les passages et la présence de peuples originaires de diverses aires culturelles d'Asie du Sud-Est et dont elle garde encore, de nos jours, la trace, dans les communautés aborigènes qu'elle abrite : les Montagnards (Gaoshan), constituant l'une des 56 ethnies du monde chinois et peut-être les premiers habitants de l'île. Dans cet ouvrage, diverses sources chinoises (du IIIe au XVIIIe siècles) sous la forme de récits de voyages, d'annales historiques, de chroniques provinciales ou de rapports de fonctionnaires et de commerçants, ont été réunies et traduites. Elles offrent une intéressante vision diachronique du schéma culturel chinois dévoilant la naissance et le développement d'une conception anthropologique des différences ethniques et brossent en même temps un portrait fidèle des sociétés indigènes au fil du temps, que l'on a utilement complété des témoignages des voyageurs occidentaux des siècles passés