Bibliographie ouganda

COMMISSION AFRICAINE DES DROITS DE L'HOMME ET DES PEUPLES

Rapport du groupe de travail de la Commission Africaine sur les populations/communautés autochones: Visite de recherche et d'information en Republique de l'Ouganda Juillet 2006

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NAKAYI Rose, 2009, Les lois foncières du passé et d’aujourd’hui et leur impact sur les droits fonciers des peuples autochtones en Ouganda : Le cas des Batwa; Ed.FPP, 48p.

Au cours du siècle passé, les populations autochtones de la région des Grands Lacs, en Afrique centrale et orientale, ont été marginalisées sur le plan économique, politique et social en raison d’une combinaison de facteurs, dont des activités d’aménagement, l’instabilité politique, la croissance démographique, la déforestation ainsi que la discrimi- nation et stigmatisation ethniques. Représentant l’un des groupes autochtones les plus importants de la région, les Batwa du Sud-Ouest de l’Ouganda sont victimes d’une grande pauvreté, d’exclusion sociale et de dénigrement à la fois de la part des agriculteurs et des pasteurs. Actuellement, la majorité des Batwa vivent dans la forêt ou à ses abords et dépendent de ce milieu pour leurs moyens de subsistance et leur culture. De nombreux Batwa qui ont été expulsés de leurs forêts doivent aujourd’hui mendier ou travailler comme ouvriers agricoles sans travail fixe pour survivre. Ils sont confrontés aux huit principaux risques d’appauvrissement liés au processus de déplacement : la privation de terres ; le chômage – puisque la forêt constituait leur principale source de subsistance ; l’augmentation du nombre de sans-abri ; la marginalisation ; la hausse du taux de mortalité ; 6 l’insécurité alimentaire ; la perte d’accès aux ressources communes ; la désarticulation sociale découlant du changement forcé du mode de vie. (extrait de l'introduction)

 

TURNBULL Colin, 1973, Les Iks, survivre par la cruauté au nord Ouganda,Ed. Terre humaine,361p.

Dans le nord-est de l'Ouganda, deux mille chasseurs nomades vivent affamés, depuis que, par décision gouvernementale, leur territoire de chasse est devenu parc national. Le caractère sacré de leur montagne rive ces hommes à ces lieux qu'ils se refusent à abandonner, pour se convertir, sur des terres plus fertiles, en agriculteurs sédentaires : un territoire est aussi un lieu de vie spirituelle. Parfois, un rire violent secoue leur corps famélique : un vieillard trébuchant au bord d'un ravin, affamé auquel on ravit, dans la bouche, une parcelle de nourriture déclenche chez eux une folle gaieté. Le rire des Iks a glacé le Britannique Colin Turnbull qui, durant une année, s'est obligé à regarder l'horrible. Il fait le décompte des atrocités minant un peuple, jadis aimable et très organisé, aujourd'hui en survie. Car c'est l'étonnant : malgré la famine, le choléra, les Iks sont toujours vivants. La cruauté serait-elle donc le seul moyen de survivre ? Le " stress " renforcerait-il une société en dérive ? Ces questions sont d'autant plus actuelles qu'en Afrique des millions d'hommes vivent un drame identique : guerres civiles, déplacements forcés. Que penser ? Que faire ?