Bibliographie ( voir aussi bibliographie pygmées )

RAPPORT DU GROUPE DE TRAVAIL DE LA COMMISSION AFRICAINE SUR LES POPULATIONS/COMMUNAUTES AUTOCHTONES

VISITE DE RECHERCHE ET D'INFORMATION
EN REPUBLIQUE DU BURUNDI
27 mars - 9 avril 2005

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AMANI Jean Pierre,2009,Evolution historique du droit foncier et son incidence sur la propriété foncière des Batwa au Burundi,Ed.FPP, 40p.

Le Burundi est un petit pays d’Afrique orientale fortement enclavé à l’intérieur des terres, à forte densité de population. Le pays comprend trois ethnies, les Bahutu, les Batutsi et les Batwa1, qui constituent 1 % de la population. La vie sociale se reflète au niveau de chaque colline où les groupes ethniques ont cohabité, formant ainsi des unités de voisinage2. La vaste majorité de la population burundaise vit dans les campagnes, la pression foncière est importante et la superficie moyenne des parcelles familiales varie entre 0,5 hectare et 0,8 hectare3. Les multiples litiges fonciers qui remplissent les cours de justice et les tribunaux résultent non seulement de la rareté des terres mais aussi, souvent, du non-respect de la législation en vigueur dans le pays. ( extrait de l'introduction)

 

CHRETIEN Jean-Pierre, 2002, Burundi, la fracture identitaire. Logiques de violence et certitudes, Ed . Karthalla,468p.

Le génocide de 1994 au Rwanda et la guerre civile au Congo-Kinshasa font souvent oublier le Burundi voisin. Or ce pays connaît depuis 1993 une crise qui peut provoquer de nouvelles catastrophes dans l'ensemble de la région des Grands Lacs. Cet ouvrage offre un dossier collectif précis de cette crise pour la période cruciale 1993-1996, de l'assassinat du président Melchior Ndadaye au retour au pouvoir du président Buyoya. Les événements sont mis en perspective grâce à des chronologies détaillées, complétées par de nombreux documents inédits et par les résultats d'enquêtes originales. Des analyses, rédigées par des chercheurs burundais de toutes origines et par des spécialistes français, éclairent les différentes manifestations de la violence, l'impact de celles-ci sur la vie quotidienne, matérielle et morale, des simples Burundais, la position des grandes institutions civiles et religieuses, la dimension socio-économique de la crise, les regards croisés des médias intérieurs et internationaux. L'objet de cette étude n'est pas d'apporter une réponse définitive, mais de fournir des éclairages complémentaires, voire contradictoires, qui puissent aider à démêler l'enchevêtrement des haines et des peurs, des stratégies et des séquelles qui piègent les relations entre Burundais d'appartenance hutu ou tutsi, en retournant aux faits et aux documents.

 

CHRETIEN Jean-Pierre, 2007, Burundi 1972 : Au bord des génocides, Karthala,494p.

La crise de 1972, appelée ikiza - le fléau - par les Barundi, est la plus grave vécue par ce pays avant la guerre civile qui l'a déchiré entre 1993 et 2003. Une rébellion éclate le 29 avril 1972, accompagnée de tueries contre les Tutsi du Sud du Burundi. La répression qui se développe en mai et juin suivants touche non seulement les populations hutu de cette région, mais s'étend aussi à l'ensemble du pays. Elle vise tout spécialement les Hutu instruits : cadres, fonctionnaires, commerçants, paysans aisés, et surtout les étudiants et les élèves du secondaire. C'est notamment cette purification " ethnique " des écoles qui a amené les observateurs de l'époque à parler de génocide. Sous la pression internationale, en particulier celle de l'opinion belge, les massacres diminuent puis s'interrompent en juillet 1972, non sans des flambées qui se poursuivent jusqu'en 1973. Aucune étude approfondie de cette crise majeure n'existait. Les auteurs connaissent le Burundi depuis plus de trente ans. Ils ont rassemblé la documentation qu'ils avaient constituée à l'époque (Jean-François Dupaquier était sur place et Jean-Pierre Chrétien avait tenté d'alerter l'opinion française), ils l'ont complétée par des enquêtes orales menées dans plusieurs régions du pays entre 1999 et 2002 et par l'exploitation des archives diplomatiques françaises et belges, récemment ouvertes. Les nombreux documents et témoignages livrés par les auteurs sur ce génocide des élites hutu aideront aussi à réfléchir sur le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994. L'un et l'autre s'insèrent dans un engrenage de crises du même type, qui ont déchiré cette région d'Afrique depuis le début des années 1960 selon la même logique d'un racisme interne manipulé par groupes politiques extrémistes. Les analyses portent aussi sur la construction des propagandes contradictoires et sur le jeu, souvent ambigu, des puissances étrangères.

 

NSANZE Augustin, 2003, Le Burundi contemporain, l'État -nation en question, L'Harmatan, 516p.

Le Burundi moderne a été façonné par la Belgique, l'Eglise catholique romaine et l'ONU. Après l'indépendance en 1962, le Burundi voit triompher le tribalisme en 1965 aboutissant à la pulverisation du régime démocratique en 1966. Le pays aborde alors sa phase de " République (tutsi) contre le peuple (hutu)", qui après une longue série de massacres (1969, 1972, 1988) aboutira aux éléctions de 1993. Le pouvoir revient alors au président (hutu) Ndadaye dont l'assassinat par les putchistes (tutsi) en 1993 ainsi que celui de milliers de militants du parti FRODEBU déclencheront des massacres intercom-munautaires, la radicalisation de l'opposition et la desintégration nationale.