Bibliographie ( voir aussi bibliographie san)

RAPPORT DU GROUPE DE TRAVAIL DE LA COMMISSION AFRICAINE SUR LES POPULATIONS/COMMUNAUTES AUTOCHTONES

MISSION EN REPUBLIQUE DE NAMIBIE
26 juillet - 5 août 2005

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BARDET Solem,1999, Pieds nus sur la terre rouge,voyage chez les Himbas pasteurs de Namibie, Robert Lafont, 359p.

Assise sur son sac à dos, la narratrice dessine des vagues dans le sable et ne pense plus à rien. A peine lève-t-elle la tête pour recevoir, dans un regard indéchiffrable, la piste brune que l'horizon dresse, "tout au bout du dernier tronçon de route goudronnée". Elle vient de tourner une page. Au loin, se dressent les plateaux du Kaokoland, cette région égarée de Namibie que plus aucun blanc ne fréquente. Un moteur de 4x4 finit par gronder quelques heures plus tard. Le pick-up stoppe à sa hauteur, Solenn monte, l'engin repart en brinqueballant. On aimerait croire que tout commence là, dos à la route. Il n'en est rien et c'est sans doute sa grande intelligence que de nous refuser cette solution. Rompre ne s'inscrit pas dans un moment qu'il est possible de circonscrire. Désert du Kalahari. La narratrice se démène, ne sait rien voir, s'ennuie. Etanga, capitale des Himbas. Les signes de l'exotisme africain ne nous retiendront pas : la force du récit est ailleurs. Solenn Bardet n'advient jamais autant à elle-même que dans la forme romanesque de son récit. On ne peut qu'être frappé par l'incroyable talent dont elle fait preuve. Et regretter qu'il soit encore coincé entre les deux poncifs du genre. Celui du ridicule de la civilisation occidentale, figure éculée du récit de voyage. Poncif rhétorique ensuite : passages de descriptions narratives alternant avec des passages de définitions et de jugements.--Joël Jégouzo--

 

 

FRITZ Jean-Claude, 1991, La Namibie indépendante, les coûts d'une décolonisation retardée, L'Harmatan.

 

 

SHERMAN Rina, RUQUIER Pierre-Albert, 2009, Ma vie avec les Ovahimba, Hugo &co, 187p.

Pendant sept années, Rina Sherman a vécu avec les Ovahimba, peuple d'éleveurs de bœufs qui vit de part et d'autre de la rivière Kunene, entre la Namibie et l'Angola. En plus d'un sujet ethnographique riche, elle trouva l'amour, celui du chef d'Etanga et de sa grande famille. Elle devait y rester six mois, elle finit par y rester sept ans, rapidement adoptée par cette famille royale dont elle devint l'un des membres à part entière. Ma vie avec les Ovahimba est une chronique unique de la vie d'une Parisienne au sein d'un peuple qui vit au jour le jour, accompagné des esprits des ancêtres. Des sept années passées avec la famille Tjambiru, Rina Sherman a rapporté quantité d'expériences sur lesquelles elle travaille depuis pour nous faire découvrir toute la richesse de ce peuple. A son retour en France, Pierre-Albert Ruquier, journaliste et auteur, se joint à elle et l'écoute de longues heures évoquer un espace-temps plein de vie, d'amour et d'humour. Elle raconte ses liens avec les adultes, les sages, les enfants et les adolescents. Elle explique la complexité de ses relations avec les Ovahimba, son rapport avec la langue locale, ainsi que son approche d'anthropologue et son travail à la caméra. Rina Sherman a appris le cinéma auprès de Jean Rouch qui lui a dit un jour : « Tu es indomptable. Tu es mon disciple à la fois le plus fidèle et le plus infidèle. »