Bibliographie

ALBALADEJO Christophe, DE SARTRE Xavier Arnauld, 2005, L'Amazonie brésilienne et le développement durable : Expériences et enjeux en milieu rural, L'Harmattan, 288p.

Plus de dix ans après le Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en juin 1992 qu'en est-il de l'application des résolutions prises alors dans l'une des régions de la planète aux plus forts enjeux environnementaux l'Amazonie ? " Développement participatif ", " gestion concertée des ressources ", " décentralisation ", etc. sont-ils seulement des mots d'ordre ou de nouvelles pratiques du développement ? " Démocratisation ", " égalité et justice ", " sédentarisation ", " respect de l'environnement " sont-ils des processus en cours ou des idéaux illusoires dans ces sociétés violentes et déprédatrices des fronts pionniers ? Cet ouvrage contribue à une réflexion nuancée et instruite dans une région qui a été un terrain d'essai par excellence des nouvelles méthodes d'action et constitue aujourd'hui un véritable laboratoire du développement durable. Les regards de seize spécialistes français et brésiliens contribuent à une analyse en profondeur de la réalité du " développement durable " sur le terrain, tant du point de vue des actions des pouvoirs publics et agences de développement que des nouvelles relations au territoire des populations amazoniennes.

 

ALBERT Bruce (Resp. éditorial),1990, Brésil : Indiens et développement en Amazonie Ethnies 11-12, 148 p.

Au début des années 1980, le Brésil entamait un long processus de transition démocratique. Malgré les espoirs qui entourèrent l’avènement de cette « Nouvelle République », la politique indigéniste de son premier gouvernement présentait, au bout de cinq ans, un bilan dont les articles contenus dans ce recueil montrent qu’il n’avait, à bien des égards, rien à envier à ceux des administrations militaires qui l’avaient précédée.

 

ARGEMIRO Procopio,2002, L'Amazonie et la mondialisation, Ed L'Harmattan 272 p.

Cet ouvrage extrêmement bien informé analyse les racines historiques des causes du génocide culturel, de la dévastation des forêts, du trafic de drogue et de la vie misérable du peuple amazonien. Puis il explique l'activité des grandes exploitations agricoles, l'épuisement des mines d'or, et leurs liens avec le chômage et la violence. Dans un climat d'anarchie sociale, l'Amazonie est devenue un carrefour essentiel pour l'exportation de drogues vers l'Union Européenne, faisant au passage du Brésil le deuxième consommateur de cocaïne- juste derrière les États-Unis.

 

Courrier International, Hebdo n° 976 du 16 juill. 2009, Amazonie : Les derniers hommes libres.

Cachés au cœur des immenses forêts primaires de l’Amazonie, de petits groupes d’Amérindiens vivent encore dans un splendide isolement. Résistant aussi longtemps que possible aux intrusions des missionnaires, des orpailleurs et des défricheurs, ils sont souvent obligés de migrer pour garder leur autonomie et leur mode de vie. Au Brésil, la politique officielle prévoit de délimiter les territoires où ils vivent et de les protéger des agressions extérieures. Mais l’exploitation des ressources naturelles de la région, largement encouragée par l’Etat, ne fait qu’aggraver la situation. Analyses, reportages et témoignages.

 

de CARJAVAL, 1994, Amazonie, ventre de l'Amérique - Relation de la première descente de l'Amazone. Ed. Milon.

Relation de la première descente de l'Amazone effectuée par Francisco de Orellana en 1541-1542, écrite par le dominicain Gaspard de Carbajal qui participa à l'expédition. Témoignage d'une prodigieuse aventure lancée au travers du ventre alors complètement inconnu - même en ses dimensions - du Nouveau Monde, à la recherche, d'une part de la cannelle, d'autre part des trésors supposés emportés par les Incas en fuite, et plus encore du nouveau Pérou, royaume d'un prince que les insuffisances périodiques de poudre d'or changent en statue vivante, « El Dorado », dont le nom deviendra celui du pays imaginaire lui-même. D'abord baptisé « Orellana » du nom de son découvreur, le fleuve va recevoir son nom d'Amazone de la localisation, quelque part sur ses rives, du peuple des légendaires guerrières, dont la rencontre d'Amérindiennes armées d'arcs relance le mythe.

 

de LA CONDAMINE Charles -Marie, 2004, Voyage sur l'Amazone, Poche Littérature.

Au cours du XVIIIe siècle, alors que l'Europe vise à étendre ses territoires, les nouvelles théories de Newton sur la forme et la taille du globe terrestre sèment la discorde dans le monde intellectuel. L'Académie des sciences décide d'expérimenter ces théories et de mesurer une portion de l'orbite terrestre. Une expédition part pour la Laponie, une autre pour le Pérou ; cette dernière est composée de onze savants, mathématiciens, botanistes, physiciens et géodésistes ; parmi eux, Charles-Marie de La Condamine, ancien soldat dont la passion pour la chimie et la géodésie lui a valu d'être élu, à l'âge de vingt-neuf ans, à l'Académie des sciences. Après l'expédition au Pérou, durant laquelle plusieurs membres trouvent la mort, La Condamine entreprend la première descente scientifique de l'Amazone, en 1743 et 1744. L'intérêt de ce voyage est multiple. Tout d'abord, La Condamine fait la découverte fondamentale du caoutchouc ; celle de la quinine et ses expériences sur le curare constituent d'importantes contributions à la médecine. Ensuite, ses observations sur la flore et sur la faune amazoniennes sont capitales. Enfin, ses descriptions de la vie dans les missions témoignent du contexte politique de la colonisation de l'époque ; celles des peuples de la région nous donnent une idée du jugement que les voyageurs portaient sur les indigènes : point important, car leur vision du " mauvais sauvage " semble s'opposer à celle du " bon sauvage " des philosophes. Cet apparent paradoxe révèle le problème important du " sauvage " en tant qu'instrument politique dans l'Ancien Monde.

 

de GUERNY Jacques, 1979, Amazone, Dans le sillage de Charles-Marie de La Condamine, Artisans -Voyageurs éditeurs, 170p.

Adolescent, j'ai lu avec passion La Jangada , 800 lieues sur l'Amazone de Jules Verne, histoire de la famille de Joam Garral et de ses domestiques, une centaine de personnes, navigant d'Iquitos à Bélem sur un radeau – 320 mètres de long sur 20 de large – fait de billes de bois et aménagé. Un voyage de 4000 kilomètres ! Adulte, j'ai découvert les deux Journaux de Charles-Marie de La Condamine en Amérique du Sud : le premier traitait de l'expédition française dans les Andes, le second, Relation abrégée d'un voyage fait dans l'intérieur de l'Amérique méridional, depuis la côte de la mer du Sud jusqu'aux côtes du Brésil et de la Guyane – lue à l'assemblée publique de l'Académie des sciences le 28 avril 1745 – de sa descente de l'Amazone en 1743. Ce dernier inspira le voyage qu'aujourd'hui, l'âge des grandes vacances venu, nous allons entreprendre : nous mettre, à bord d'un bateau, exactement dans le sillage de Charles-Marie, de la Cordillère des Andes à Bélem près de l'embouchure du grand fleuve.

 

de SARTRE Xavier Arnauld, BERDOULAY Vincent, 2011, Des politiques territoriales durables ?: Leçon d'Amazonie, Quae, 158p.

Amorcée par le sommet de Rio de 1992, la traduction du développement durable dans les politiques publiques est, 20 ans après, remise en question. Dans la pratique, les politiques élaborées par les décideurs et les experts ont engendré une situation paradoxale : le développement durable est perçu comme un instrument de domination du "Nord" sur le "Sud", des puissants sur les défavorisés. Introduire la notion de territoire permet de renverser la perspective, d'ouvrir la réflexion sur les interactions possibles entre les habitants et les conditions changeantes, adaptables de leur environnement. L'Amazonie a été pour les auteurs un formidable laboratoire : grande hétérogénéité des sociétés locales souvent organisées en associations et syndicats, institutionnalisation du développement durable à travers les politiques territoriales, blocage des projets de développement territorial, en sont les quelques traits caractéristiques. Les auteurs y analysent les relations complexes entre territoire, développement durable et modernité et font ressortir les conditions de l'appropriation du développement durable par les autorités et par les populations. Puis, s'appuyant sur l'exemple des agriculteurs familiaux et les populations dites "traditionnelles", ils mesurent leur degré d'autonomisation vis-à-vis de l'Etat souverain. Tous ceux, chercheurs, universitaires mais aussi décideurs, représentants d'ONG, qui souhaitent approfondir les effets de l'impact du développement durable au travers des politiques locales trouveront dans cet ouvrage une matière riche à une réflexion qui s'appuie sur un territoire dont les enjeux mêlent des dimensions nationales et internationales.

 

DEQUIDT Maïté et Paul, 2005, Les gardiens de la Forêt des ombres, Jabiru Prod, 159p.

Présentation des derniers peuples de l’Amazonie brésilienne dans leur vie quotidienne et de leurs complexes organisations sociales. Le livre tente de percer l’intimité de leurs pensées et des relations singulières qu’ils entretiennent avec des mondes parallèles. Les tribus d’Amazonie sont des sociétés contemporaines vivant selon des modes de vies originaux. Elles ont appris à s’adapter à un environnement de forêt vierge et d’y tisser des relations intimes avec un univers où se confondent le réel et l’invisible. Les cinq siècles de contacts avec la société moderne ont provoqué des ruptures, bien souvent fatales à de nombreux groupes : transformations des organisations sociales, privations d’un système de pensées, réduction de territoires et pertes d’autosuffisances. Ceux qui ont réussi à maintenir l’équilibre continuent à reproduire leurs valeurs sociales et à trouver leur force vitale dans la nature.

 

DREYFUS-GAMELON Simone, KULESZA Patrick, 2005, Les Indiens d'Amazonie face au développement prédateur, L'Harmattan, 355p.

Peu à peu, la politique d'assimilation des Indiens d'Amazonie disparait des nouveaux textes constitutionnels qui reconnaissent la richesse procurée par la diversité des peuples qui composent les différentes nations. Pourtant, les droits fondamentaux des autochtones (ceux qui ont trait aux territoires et à leurs ressources) ne sont toujours pas respectés. Ce livre donne des d'exemples de la réalité du terrain : route, barrages, entreprises minières, pétrole et gaz, concessions forestières, tout cela prime de plus en plus sur tout autre droit.

 

DESHAYES Patrick, 1994, Penser l'autre: Chez les Indiens Huni Kuin de l'Amazonie, L'Harmatan,237p.

Qui est l’Autre ? Et quelle est sa mesure ? C’est la question que se posent les auteurs dans cet ouvrage. Ils ont tentés de cerner les concepts d’identité et d’altérité d’un peuple amazonien de la région frontalière du Pérou et du Brésil : les Indiens Huni Kuin. Il s’agit d’une analyse formelle de concepts, qui organisent et orientent l’univers, s’appuyant sur un important travail monographique. L’alliance est au cœur de la vie et de la société. (…) À travers l’observation et l’étude d’espaces aussi différents que le village, les plantations, la chasse, la forêt, mais aussi les réseaux d’alliances, les relations avec les esprits, les autres indiens, les blancs, les auteurs nous montrent qu’il existe une parenté de structure entre eux permettant de penser les différents Autres dans l’ordre de la compatibilité.

 

 

DORISON Guillaume, BOCCI Alessandro, CLOT Christian, 2012, Fawcett-Les cités perdues de l'Amazone, Glénat,

Après plusieurs missions exemplaires d'exploration et de cartographie en Amérique du Sud pour la Société Royal de Géographie, le Colonel Percy Harrison Fawcett, fort de sa connaissance des peuples et milieux amazoniens, se persuade qu'il existe une cité perdue au coeur de l'immense forêt équatoriale. Une certitude qui se transforme en obsession le jour où il retrouve le carnet d'un ancien conquistador confirmant l'existence de cette fameuse « cité Z ». Cet homme, qui inspira autant Arthur Conan Doyle pour ses romans que Steven Spielberg pour créer Indiana Jones, va dès lors se lancer dans une folle quête, au détriment de ses amis, de son travail et de sa famille. En 1929, il se lance dans une expédition de la dernière chance avec les deux seules personnes ayant encore accepté de l'accompagner, son fils et le meilleur ami de ce dernier...

 

DROULERS Martine, LE TOURNEAU Francois-Marie, 2011, L'amazonie brésilienne et le développement durable, BELIN , 477p.

Qu’y a-t-il de commun entre un village amérindien isolé, un lotissement agricole, situé en arrière du front pionnier ou des fermes de sojiculteurs ? Peu de chose. Un lien existe pourtant entre tous : ils sont à l’avant-garde de l’application du concept qui oriente, au moins sur le plan rhétorique, les politiques publiques, le développement durable. Depuis les années 1990, les initiatives visant à le promouvoir se multiplient en Amazonie. Le programme DURAMAZ (Déterminants du Développement durable en Amazonie brésilienne) a souhaité s’intéresser aux impacts géographiques, démographiques et socio-économiques des expériences de développement durable menées en Amazonie brésilienne, et de rechercher, à travers la comparaison de treize sites, à identifier des récurrences ou des répétitions qui configureraient autant de facteurs clés à prendre en compte dans l’application de ces projets.

 

EVERETT Daniel L. 2010, Le monde ignoré des indiens Pirahãs , Flammarion, 357p.

Dans les années soixante-dix, le linguiste Daniel L Everett part, avec femme et enfants, à la découverte du monde des Pirahâs, petite tribu d'Indiens installée au coeur de l'Amazonie. Il passera au total plus de sept ans parmi eux ; sa vie et sa conception du monde s'en trouveront bouleversées. Car au-delà des charmes et des dangers de la forêt amazonienne, la véritable aventure de ce séjour est celle de l'altérité radicale. Les Pirahâs vivent à l'écart de toute civilisation, sans rien connaître du confort ni de la technologie modernes. Ils dorment peu, passent leur temps à pêcher et communiquent avec des esprits invisibles. Quant à leur langue, qu'Everett est venu étudier, elle est absolument atypique : les Pirahâs n'ont pas de système de numérotation, aucun terme pour désigner les couleurs, ni les concepts de guerre ou de propriété privée. Ils ne savent pas conjuguer au passé (ils n'ont d'ailleurs pas de mythe des origines) ni combiner syntaxiquement deux énoncés. A la fois récit d'une incroyable expérience humaine et journal d'un minutieux travail de terrain, cet ouvrage défie les théories dominantes en linguistique et rouvre la réflexion sur le lien entre langage et culture.

 

FONTAINE Guillaume, 2011, Gaz et pétrole en Amazonie, conflits en territoires autochtones, GITPA, L'Harmatan, 216p.

Avec plus de sept millions de kilomètres carrés, la forêt amazonienne est le nouvel El Dorado pour l'exploitation de pétrole et de gaz naturel. Ses impacts environnementaux et sociaux sont à l'origine d'innombrables conflits opposants des entreprises, parfois plus puissantes que des Etats, à des populations aux intérêts souvent sacrifiés par les politiques nationales. Ce livre traite de conflits survenus en Equateur, en Colombie et au Pérou.

 

FUERST René,2008, Indiens d'Amazonie, Réminiscence d'un passé loinain, Ed. 5 continents,

Ultime témoin d’une époque et d’une existence désormais révolues, l’ethnologue suisse nous les rappelle par le texte et par l’image. Cet ouvrage constitue un témoignage exceptionnel, au lendemain de la seconde guerre mondiale, sur une région grande comme dix fois la Suisse, région connue sous le nom de Mato Grosso, « forêt dense », pratiquement inexplorée et peuplée d'Indiens hostiles à toute approche. Il revient sur l'expédition Roncador-Xingu, les frères Villas Bôas et le Parc indigène du Xingu en s’appuyant notamment sur les propres contacts que René Fuerst, auteur de ce livre, a établi à partir de 1955 avec les Indiens d'Amazonie, les Xavante d'abord, les Indiens du haut Xingu ensuite. Son histoire ne fut autre chose que l'aboutissement, à l'âge de vingt-deux ans seulement, d'une folle passion innée.

 

FUERST, René. 1993. Indiens d'Amazonie. Ressemblances et dissemblances. Genève: Georg Éditeur. 144 pages, 96 photos n/b de l'auteur, avec une illustration et des extraits du texte de Jean de Léry.

"C'est dans la différence de l'indien plus que dans son existence que réside le fond d'un problème aussi insoluble que l'est celui de notre propre attitude à son égard. Si le confort et la sécurité des uns ne peuvent s'obtenir que par la destruction des autres, si la vie des uns signifie forcément la mort des autres, le sursis des derniers indiens encore libres touche à sa fin. En anéantissant les indiens d'Amazonie et leurs cultures millénaires sans même les connaitre, c'est notre propre tombe que nous sommes en train de crueser à grand coup de pelle."

 

FUERST René, 1998, Adieu l'Amazonie : mémoires d'un ethnologue engagé, Genève : Musée d'ethnographie, 153p.

« Pourquoi ce titre sombre? Parce que l'Amazonie fout le camp, la plus grande forêt du monde, 5'000'000 km2 d'arbres et autant de cours d'eau, sa faune et sa flore, ses Indiens et moi-même foutent le camp. Les arbres pour des raisons lucratives bien connues, des ventes l'une après l'autre de bois, de terre et de bétail; la faune, la flore et les Indiens parce qu'ils s'y trouvent dans cette forêt et que personne ne s'en inquiète; moi-même pour des raisons moins évidentes que sentimentales. N'ai-je pas passé mes plus belles années en Amazonie, parmi ces arbres et ces Indiens qui m'ont à jamais converti à leur religion, celle de vivre en harmonie avec la nature?» Cet ouvrage, qui a accompagné l'exposition du 10 juin au 18 octobre 1998, est un hommage de René Fuerst à ceux qui lui ont enseigné l'ethnologie, la vraie, celle qui s'acquiert sur le terrain et au contact direct de l'autre…

 

IHEAL,2006, Amazonies indiennes, Amazonies nouvelles ?,IHEAL Editions,Cahiers des Amériques latines. 2ème série n° 23, 1996-3

   

IRD, 2001, Le mercure en Amazonie. Rôle de l'homme et de l'environnement, risques sanitaires.

Cette première expertise collégiale coordonnée par l’IRD a été réalisée à partir de questions posées par les services de l’Etat en Guyane (DDASS, DIREN, DRIRE et DSV). Elle dresse le bilan des connaissances sur la présence, préoccupante, du mercure en Amazonie, sur ses effets sur l’environnement et la santé. Elle propose un certain nombre de recommandations opérationnelles d’intérêt non seulement local, mais régional.

 

 

LAMBERT, Paul. 1993 (1964). Fraternelle Amazonie. Genève: Slatkine. 302 pages.

"Les indiens sont les enfants perdus de la terre". Dans l'immence Amazonie, ils sont 70 000 qui tentent de survivre malgé la maladie, la faim, la "civilisation" qui de partout les traquent. Paul Lambert, au prix de mille difficultés est allé à eux. Toute une année, il a partagé leur existence, du Mato-Grosso aux confins du vénézuela. Il en a rapporté, avec d'admirables images, ce récit passionné, où se révèle le visage fraternel de ses hommes que l'on dit sauvages.

 

LE BORGNE David,1998, Les migrations paysannes du Sud-Brésil vers l'Amazonie: le salariat plutôt que la malaria, L'Harmattan , 219p.

L'analyse de l'évolution des tendances migratoires à partir d'histoires de vie de 66 familles originaires du Sud-Ouest de l'Etat du Panama met en évidence une récente mais nette rupture avec la dynamique migratoire traditionnelle. Les difficultés rencontrées en Amazonie par les migrants ont engendré désillusions et frustrations qui les ont amenés à se détourner de la " malaria " des zones de forêt tropicale pour se tourner vers le salariat des villes Cet ouvrage apporte un éclairage nouveau sur l'impact du mythe de " l'Amazonie, terre d'abondance ".

 

LES PETITES SOEURS DE JESUS, 2011, En Amazonie, Renaissance de la tribu indienne des Tapirapé , Karthala, 324p.

Accompagné d'un cahier photo. En juin 1952, Soeur Magdeleine, la fondatrice des Petites Soeurs de Jésus, arrive en pleine Amazonie et laisse en repartant trois de ses jeunes soeurs, dans l une des régions les plus pauvres du Brésil, au coeur de la tribu des Tapirapé. À l époque, cette dernière, réduite à quarante-sept membres, était en train de se laisser mourir. Plus de cinquante ans après, les Tapirapé représentent une population de plus de cinq cents membres. Les Diaires (journal des Fraternités), qui retracent la vie de cette fraternité de juin 52 à la fin 1954, nous font découvrir comment ces trois Petites Soeurs de tout juste 22-28 ans s enfouissent « sans esprit de retour », apprennent la langue et gagnent la confiance des Tapirapé au point que ceux-ci, se sentant reconnus dans leur dignité, retrouvent le goût de la vie et « renaissent » littéralement. Au point de créer une école dans leur village pour leurs propres enfants. Le « récit au quotidien » de ce livre nous révèle comment ces Petites Soeurs font une analyse quasi ethnologique de cette tribu d Indiens d Amazonie afin de mieux s y insérer. Il nous raconte à la fois la manière de vivre des fraternités des Petites Soeurs de Jésus dans l extrême pauvreté, et la contemplation conjointe de Jésus et de ceux dont elles tentent de partager la vie.

 

LEFEBURE, Antoine, 2005, L'Amazonie disparue : Indiens et explorateurs 1825-1930, La Découverte, 221p.

"À la fin du XIXe siècle, des dizaines d'expéditions scientifiques européennes se sont lancées à l'assaut de la dernière tache blanche des cartes de géographie : la légendaire forêt amazonienne. Au prix d'exploits insensés, conduits par une foi sans limites clans les bienfaits du progrès, ces explorateurs - comme les Français Coudreau et Crevaux, l'Allemand Steinen ou l'Italien Boggiani - ont relevé les cours des mille affluents de l'Amazone, identifié plantes et animaux inconnus, rencontré des tribus indiennes dont personne ne soupçonnait l'existence. C'est d'abord cette épopée que retrace Antoine Lefébure dans ce livre, illustré de superbes clichés d'époque, exhumés des bibliothèques et musées d'ethnographie."

 

LENA Philippe, de MELLO Neli Aparecida, 2006, Amazonie : Développement durable et dynamiques sociales, REVUE MSH N°63-64.

Les contributions réunies dans ce numéro spécial montrent, à partir des analyses thématiques et des études de cas, comment l'exigence croissante de durabilité interfère avec les dynamiques sociales et politiques, locales ou régionales. Les concepts liés à la conservation, véhiculés par les « projets » de développement, sont réinterprétés par les différentes catégories de population en fonction de leur culture et de leur histoire. Les politiques d'aménagement et les études prospectives cherchent aujourd'hui à concilier l'inclusion sociale, l'équité territoriale et la conservation des ressources. Mais ces innovations se heurtent aux dynamiques sociales, économiques et politiques historiquement structurées par l'exploitation illimitée et spéculative de la terre et des ressources.

 

LE TOURNEAU François -Marie, 2013, Le Jari - Géohistoire d'un grand fleuve amazonien, PU Rennes, 245p.

Extrêmement difficile d'accès pour sa plus grande partie, située aux confins de la Guyane française et du Brésil, la région du Jari a fasciné les colonisateurs et les a aimantés pendant plusieurs siècles. On y a cherché l'Eldorado, le lac Manoa ou plus prosaïquement (mais cela revient au même) de fabuleuses mines d'or. Une rude compétition entre la France et le Brésil a rendu un verdict amer pour la première, vainqueur de la bataille de la connaissance avec des explorateurs comme Jules Crevaux et Henri Coudreau, mais défaite dans la bataille diplomatique, qui donna au Brésil le bassin du Jari il y a un peu plus d'un siècle. L'histoire et la configuration actuelle de ce territoire en font à la fois un symbole et un condensé de l'histoire de toute l'Amazonie brésilienne. Le Jari a tout connu, et dans la plupart des cas en excès

 
MAZIERE Françis, DARBOIS Dominique, 1953, Indiens d'Amazonie, Duca.  

METRAUX Alfred,2013, Écrits d'Amazonie Cosmologies, rituels, guerre et chamanisme, CNRS Édition,528p.

Connu pour ses ouvrages sur l’île de Pâques et le culte vaudou, Alfred Métraux (1902-1963) est une des grandes figures de l’ethnologie française, et un personnage inclassable. Chartiste, ami de Georges Bataille et de Michel Leiris, responsable à l’UNESCO de programmes, partagé entre l’Amérique du Sud où il a passé son enfance, la France où il a étudié, l’Amérique où il a enseigné et travaillé au Handbook of South American Indians, il a construit une œuvre multiple, prodigieusement documentée, rigoureuse et nourrie, écrit Lévi-Strauss, de « la richesse d’une expérience telle qu’aucun ethnologue n’en a probablement possédé de semblable ». La sélection, inédite en français ou inaccessible aujourd’hui, de ses travaux et de ses synthèses, met ici en valeur ses recherches américanistes sur les Indiens d’Amazonie et du Chaco. Le lecteur y trouvera ses contributions les plus novatrices : ses synthèses sur les cosmologies, les rituels et les systèmes chamaniques des Indiens des basses terres mais aussi sa défense de la civilisation des autochtones amérindiens. Une œuvre d’une rare fécondité intellectuelle à redécouvrir.

 

PROLONGEAU Hubert, 2009, Amazonie Une mort programmée, Arthaud, 218p.

La mort programmée de l'Amazonie pourrait bien aussi annoncer la nôtre. Le poumon de la planète est malade. Plus grand bassin fluvial du monde, plus grand écosystème de la biosphère, plus grande réserve d'oxygène de la Terre, l'Amazonie est menacée. Aux trafics classiques (drogue, orpaillage, biopiraterie) s'ajoute le drame de la déforestation: extension des grands domaines et de l'élevage bovin, percement de routes, trafic de bois précieux, développement incontrôlé du soja (et bientôt des biocarburants), paupérisation et acculturation des peuples amérindiens. Il faut réagir. Vite.

 

RICCIARDI, Mirella, 1991, Amazonie , Derniers Rivages, Ed Arthaud, 236p.

Pendant des milliers d'années, les indiens ont vécus dans les forêts pluviales d'Amazonie : certains dans des régions si lointaines et si difficiles d'accès qu'ils n'ont eu à ce jour aucun contact avec le monde extérieur ; d'autres sur des terres exploitées par les chercheurs d'or et les baron sdu caoutchou, ou, trop souvent, les contacts se sont soldés par des spoliations et des meurtres. Dans le seul territoire du Brésil et depuis le début du siècle, une tribue disparaît chaque année. C'est cet univers immuable et tragiquement menacé que Mirella Ricciardi a saisi dans son livre Amazonie, dernier rivage.

 

ROUX Jean Claude, 1994, L'Amazonie péruvienne Un Eldorado dévoré par la forêt, L'Harmattan .

Ce livre retrace le destin de l'Amazonie, de ses rivages andins, au XIXème siècle. A partir des sources anciennes, celles des explorateurs, missionnaires, militaires, administrateurs, l'auteur présente la rencontre des hommes et de cet Oriente amazonien, prolongement exotique du Pérou depuis 1821. Jusqu'en 1880, l'Amazonie reste vide d'activité notable. Quelques missions franciscaines perdues, quelques postes sommeillants, soit moins de 50.000 "civilisés" et peut-être 300.000 Indiens... Un espace sans frontières ou presque, faute de tout enjeu ? Soudain, c'est le réveil : du Brésil, puis des vallées andines et des sierras, les troupes de caucheros ou collecteurs du caoutchouc, incitées par la demande pressante des pays industriels, se précipitent sur l'Amazonie profonde et ratissent rios et forêts inviolés. Là ils rencontrent les indiens bravos, la misère des barracas, les fièvres de ces îles reliées seulement par un vapeur à la civilisation. A leur tête, des coroneles brésiliens, des aventuriers comme Fitzcarrald, des hommes d'affaires aussi, les Arana, Scharff ou Suarez... De ces avancées incontrôlées naissent des conflits autour de frontières floues héritées des vieux empires ibériques... Le Brésil s'impose enfin, seul "grand" du caoutchouc. En 1910, les cours s'effondrent. Le silence alors revient dans la Selva, les tribus rescapées reprennent leurs territoires, les postes retrouvent leur abandon, les rios, le silence... L'époque est consommée

 

RUELLAN Alain, VERFAILLIE Bertrand, 2007, Amazonie, le chemin de l'espoir, Descartes et Co.146p.

Il est d'usage de condamner l'Amazonie. Cette région-continent d'Amérique du Sud, qui se déploie pour l'essentiel au Brésil, serait vouée à une destruction rapide et ses habitants n'y auraient aucun avenir. Cet ouvrage propose une vision à contre-courant de ces discours fatalistes. Certes, l'Amazonie a énormément souffert, surtout ces cent dernières années. Mais derrière l'horreur des massacres, dans l'enfer d'un libéralisme indifférent
au sort des hommes et des écosystèmes, sur cette terre en cours de destruction et d'appauvrissement, pousse un espoir de révolution économique et sociale. La prise de conscience est à la mesure du danger : l'étendue même des dégâts a conduit les Amazoniens et les Brésiliens à chercher des alternatives, à expérimenter de nouveaux modèles, à inventer un développement durable enraciné
dans le territoire et répondant aux besoins de sa population. La clé de la survie de l'Amazonie réside dans ces démarches endogènes, et non dans les incantations de ceux qui voudraient la mettre sous cloche. Son exploitation rationnelle, équilibrée, intelligente est possible et ne peut que profiter à l'Humanité toute entière.

 

SCHICK Marie-Laure,2008, Le chaman qui téléohonais aux esprits. Une ethnologue en Amazonie, 156p.

Marie-Laure Schick, jeune ethnologue, raconte son voyage en Amazonie où elle se rend pour étudier le chamanisme local au contact de la modernité. Sur le terrain - au cœur de la grande forêt, aux confins du Pérou, de la Colombie et du Brésil - la voici seule, exposée à toutes sortes de mésaventures. De façon très vivante, elle relate ses impressions, ses rencontres, ses tâtonnements, ses peurs et ses découragements et, en dépit des obstacles, son désir de pénétrer un monde si lointain et si secret. Au-delà des nombreuses péripéties qui animent l'enquête, Marie-Laure Schick révèle qui sont aujourd'hui les chamans. Comment vivent-ils ? Quels sont leurs croyances et leurs rituels, notamment leur usage des plantes hallucinogènes ? Comment réagissent-ils face à la curiosité occidentale en mal d'exotisme et de spiritualité ? Elle nous permet aussi, souvent avec humour, de mieux comprendre les pratiques et les motivations de l'ethnologue - son attrait pour l'inconnu, son constant va-et-vient entre idéalisation et désillusion - et la difficulté à rencontrer l'autre...

 

SOUBLIN, Jean, Histoire de l'Amazonie, Ed Payot, 348p.

Au fil des siècles les hommes se sont forgé des images : patrie des Amazones, Eldorado, terre de mission où les moissonneurs d'âmes engrangeaient des récoltes miraculeuses, royaume du caoutchouc et des fortunes éphémères, laboratoire secret de la nature, enfer vert maléfique, poumon de la planète menacé par l'asphalte de routes dérisoires... Ces images ont engendré depuis toujours des convoitises, des dégoûts, des colères et bien des injustices ; leur succession forme l'histoire de l'Amazonie. Cette histoire, Jean Soublin la raconte en écrivain.

 

TELERAMA,2005, Trésors d'Amazonie.

Les indiens du Brésil étaient 5 millions en 1500, ils ne sont plus que 350 000 aujourd'hui. Derrière la beauté des objets, des parures et des statuettes, il existe des hommes, des civilisations qui incarnent une part d'humanité en résistance contre la mondialisation.

 

TOURRAND Jean - François, SAYAGO Doris, BURSZTYN Marcel, 2010, L'Amazonie Un demi-siècle après la colonisation, Quae,296p.

Depuis quatre siècles, l'Amazonie revient régulièrement sur le devant de la scène internationale en raison de sa richesse et de son rôle dans le changement global. Ce livre, rédigé par des spécialistes reconnus, offre à un large public un aperçu de la mosaïque des évolutions qu'a connues cette région au cours du dernier demi-siècle, sachant que cette époque a été marquée par une forte dynamique démographique, économique et par des interventions volontaristes des pouvoirs publics. Plus qu'une synthèse sur la colonisation, ce livre se veut un témoignage de la seconde mondialisation de l’Amazonie et de son intégration progressive aux économies et sociétés nationales des pays constituant le bassin amazonien, et ce à l’aube du XXIe siècle, avec de nombreux autres grands défis humanitaires portant sur l’alimentation mondiale et son énergie. Loin du débat académique sur la dynamique des transformations du monde amazonien, cet ouvrage contribue à expliquer la perception de l’Amazonie, perception altérée par la distance entre imaginaire et réalité.