Bibliographie

GILBERT, Elizabeth, 2003, Maasaï, Ed Albin Michel, 192p.

Quatre ans durant, Elizabeth Gilbert parcourt le pays Massaï et gagne la confiance des familles : c'est ce qui lui permet de partager l'intimité des grands moments de la vie Massaï. Qu'il s'agisse des rites de passage pour les adolescents, de la vie des guerriers, des cérémonies ou du mariage sans oublier la fameuse chasse au lion, elle nous livre des photographies somptueuses que nous n'avions jamais vues auparavant.

 

KIBICHO Wanjohi, 2007, Tourisme en pays maasaï (Kenya) : de la destruction sociale au développement durable, L'Harmattan,268p.

Historiquement, le Kenya est une des premières destinations importantes de safari. Mais à quel prix pour les sociétés d'accueil ? Ce livre fournit une critique de la relation qui existe entre le tourisme, l'environnement et la communauté locale dans le pays maasaï au Kenya. Il serait illusoire de vouloir séparer, dans l'analyse de l'évolution touristique au Kenya, le développement local et la priorité accordée aux aires protégées. C'est en effet la mise en place de la politique de conservation de l'environnement et de développement touristique qui, dans l'esprit des pouvoirs publics, leur confère la légitimité pour asseoir une gestion des aires protégées en en excluant totalement les populations locales. Pour avoir volontairement ignoré les conséquences des créations des aires protégées, pour n'avoir jamais tenu compte du facteur humain et son interaction harmonieuse avec la wildlife, de temps immémoriaux, l'application du concept d'aire protégée restera toujours théorique et contestée. La compétition inhérente entre les différents usagers du sol rend nécessaire d'élaborer une sorte d'équilibre appropriée aux réalités locales. C'est cette conciliation des acteurs divers dans le pays maasaï qui fait l'objet de ce livre. Il a donc l'ambition de rechercher les modalités les plus pratiques pour rendre appropriée la notion d'aire protégée. En conséquence, cet ouvrage cherche à analyser comment le concept de durabilité peut être appliqué au tourisme de safari dans le pays maasaï et fourni une évaluation de la " nouvelle forme " de tourisme qui s'est développée dans cette région : le tourisme communautaire. Bien que le livre prenne le pays maasaï comme terrain d'étude, son propos peut s'appliquer aussi à d'autres zones touristiques dans le pays.

 

LANGEVIN Jacques, BERGER Cécile, 2004, Massaï, les guerriers de la pluie, Ed. Hoëbeke, 125p.

Aux confins du Kenya et de La Tanzanie, les Massaïs perpétuent leurs traditions ancestrales, réfractaires à toute intégration. Sur les hauts plateaux de l'Afrique de l'Est, ce peuple de pasteurs semi-nomades partage ses zones de pâturage avec la grande faune africaine. Leur culture comme leur organisation sociale, fondée sur les classes d'âges, sont uniques. Ainsi, la sécurité des villages et des troupeaux est-elle confiée aux Moran, les jeunes hommes célibataires. C'est en prouvant un courage sans faille à la communauté que l'on devient moran, un guerrier jouissant d'une grande liberté durant une dizaine d'années, jusqu'au mariage, symbole du passage à l'âge adulte. Réalisé à l'occasion de la sortie du film de Pascal Plisson, Massaï, les guerriers de la pluie, cet album composé d'une centaine de photographies en épouse la trame romanesque. Il éclaire aussi les divers aspects de la société massaï et dévoile l'histoire d'un tournage très particulier, le premier film de fiction dont les acteurs sont les Massais eux-mêmes, curieux et attentifs aux exigences du cinéaste, vigilants et enthousiastes sur la manière de faire partager leurs valeurs à une large audience.

 

MESOPIRR SICARD Grace, 2003, Une jeune femme maasaï, L'Harmattan, 160p.

Autobiographie d'une fille excisée à 11 ans, mariée à 13 ans et mère à 14 ans, qui finit par gagner l'indépendance.

 

MESOPIRR SICARD Grace, 2005, Parlons massaï, L'Harmattan,194p.

Les Massaïs sont très célèbres auprès des touristes qui visitent le Kenya ou la Tanzanie. Pour ceux qui sont désireux de mieux les connaître, il manquait un livre donnant accès à leur langue et à leur culture. C'est l'objectif principal de cet ouvrage qui, cependant, ne présente qu'une description assez simple de la langue, à la portée de personnes sans formation linguistique approfondie. En revanche, la conversation courante et le vocabulaire des lexiques répondent aux besoins des visiteurs qui profiteront de la richesse exceptionnelle de la faune des Parcs Nationaux où vivent les Massaïs.

 

PERON, Xavier, 1995, L'occidentalisation des maasaï du Kenya-Privatisation foncière et destruction sociale chez les maasaï du Kenya-Tome 1 et Tome 2, Ed l'Harmattan, 335p.

Les Maasaï, célèbre peuple pastoral d'Afrique de l'Est, sont devenus une ethnie minoritaire dans le modèle " universel " de l'Etat-nation. Cet ouvrage est la démonstration manifeste qu'il aurait fallu reconnaître, au-delà de l'Etat contemporain, l'existence et la perpétuation d'un champ africain du politique au coeur même de certaines ethnies telles que les Maasaï. Ils incarnent en effet la mémoire vivante de ce qu'il fut un peu partout en Afrique, dans une longue tradition du refus de l'Etat et de ses diverses formes de coercition.

 

PERON, Xavier,2004,Sagesse maasaï, Blanc Silex, 65p.

Une façon de contempler la terre africaine à travers le souffle visionnaire d'un peuple premier, à la fois le plus célèbre du continent noir et le plus méconnu, à cause des clichés qui lui collent à la peau. Proverbes, bénédictions, chants, mais aussi paroles de sages, jeunes ou anciens, hommes et femmes, traditionnels ou lettrés, racontent et mettent en scène le choc des cultures, sans oublier les citations de chercheurs et d'écrivains. les photographies de l'auteur, obtenues au cours de ses vingt années de contact intime avec les Maasaï du Kenya et de Tanzanie, ajoutent à la beauté et à la gravité des textes, celles des images.

 

PERON Xavier, 2007, Je suis un Maasaï, Arthaud,341p.

Suite à une noyade, Xavier Péron fait, jusqu'à l'adolescence, un rêve étrange où un homme drapé de rouge l'entraîne dans une ronde de milliers d'enfants, autour d'un gigantesque rocher sphérique. Lorsqu'il rencontre, en 1982, au Kenya, cet homme, Kenny - porte-parole le plus respecté de la cause maasaï -, il prend conscience qu'il a été choisi pour recevoir et transmettre l'énergie de ce peuple pastoral emblématique d'Afrique. Et découvre que les signes, et coïncidences troublantes, qui se sont accumulés depuis l'enfance ont balisé son chemin... Dans l'extraordinaire espace initiatique des Maasaï, au cœur de la beauté brute et libre du Rift, Xavier Péron nous fait partager ses fabuleuses expériences de classe d'âge, ses aventures intimes mais aussi ses évolutions, ses doutes et ses engagements...

 

PERON Xavier,2003, Maasaiïtis, Blanc Silex,333p.

Maasaïitis, " maladie d'amour pour les Maasaï ", est une révélation sur le sens profond de l'Initiation qui nous fait tant défaut. Malgré la sécheresse, mais aussi la folie des hommes, l'auteur, qui démonte un racket foncier digne des pages les plus noires de la colonisation, privilégie l'évocation puissante d'une nature somptueuse que des hommes vrais tentent de sauvegarder intacte. Œuvre ethnographique, récit de voyage, méditation philosophique et militante, ce livre exceptionnel est déjà un classique. " Maasaiïtis est un voyage initiatique ; son auteur, un regard, une conscience engagée, concernée au plus profond par une réalité qui endolorit le cœur et profane l'intelligence. " Pierre Rabhi

 

PERON XAVIER, 2007, Maasaï, peuple d'espoir, Monde global.

Comment expliquer qu’une poignée d’hommes pacifi ques ayant la prière pour seule arme aient pu résister aussi longtemps face à la Terre entière ? Pour les Maasaï, quelles que soient les apparences du moment, c’est la Lumière qui gagne toujours, la seule chose qui compte étant de demeurer reliés aux lois de l’Univers et de remercier Enkaï (Dieu) de l’abondance que leur Terre-Mère leur procure chaque jour. Pour eux, le seul moyen d’y parvenir, c’est d’être soi-même bien construit. Malheureusement, aujourd’hui, on les oblige à s’approprier individuellement cette terre, cette eau, cet air de la Vallée du Rift qui est pourtant le berceau de l’Humanité tout entière... De quoi nous horrifier tous, de quoi nous faire honte ! Maasaï, Peuple d’espior est la réédition de Maasaïitis (“maladie d’amour pour les Maasaï”), publié en 2003, revu et augmenté du récit actuel de cette urgente interrogation. OEuvre ethnographique, récit de voyage, méditation philosophique et militante, ce livre exceptionnel est déjà un classique. « Ce récit est un voyage initiatique ; son auteur, un regard, une conscience engagée, concernée au plus profond par une réalité qui endolorit le coeur et profane l’intelligence. » Pierre Rabhi

 

ROUMEGUERE, Jacqueline, 1984, Les Maasaï. Guerriers de la savane, Ed Berger-Levraul, 110p.

Les Maasai, société guerrière de pasteurs semi-nomades orginaires de la boucle du Nil, comptent douze sections qui occupent un territoire s'étendant au sud du Kenya et au nord de la Tanzanie, avec en toile de fond les cimes enneigées du Kilimandjaro. Individualistes acharnés, vivant par et pour leur bétail, ils ne se regroupent qu'à l'occasion de fêtes fastueuses, dictées par la nécessité rituelle de leur très ancienne civilisation. Leurs corps superbes portent de façon visible les marques de leur culture, fondée sur la maîtrise de la douleur et de soi-même.

 

TEPILIT, Ole Saitoti, 2004, Ma vie de guerrier masai, Ed du Rocher, 240p.

« Il y a bien des siècles, nous, les Masai, nous sommes mis en marche, et nous avons remonté le Nil jusqu'aux lieux que nous habitons à présent. " Ces lieux, ce sont les vastes plaines d'Afrique orientale, dans la grande vallée du Rift. Là, nous vivons dans des kraals, habitats que l'on retrouve partout au pays des Masai. " Tepilit Ole Saitoti raconte dans ce livre sa vie de berger et de guerrier masai, mais également ses voyages dans le vaste monde, où il fut poussé par son désir d'étudier.

 

TEPILIT, Ole Saitoti (textes), BECKWITH, Carol (photographies), 1991, Les Masaï, Ed Chêne/Hachette, 276p.

L'histoire vivante du peuple maasaï est racontée dans ce livre - sorte d'autobiographie écrite par un maasaï, Tepilit Ole Saitoti. Après avoir obtenu le rang de guerrier au sein de son peuple, l'auteur a séjourné aux Etats-Unis, où il a écrit des textes et à donné de nombreuses conférences sur la culture dont il est issue. Dans le présent ouvrage, il raconte d'anciennes légendes, nous décrit les différentes étapes de la vie des maasaï, et nous fait connaitre leurs fêtes, leurs cérémonies, leurs travaux quotidiens, leurs jeux guerriers, leurs danses, leurs chants, leurs prières...

 

THOMSON, Joseph, 2004, Au pays des Massaï, voyage d'exploration à travers les montagnes neigeuses et volcaniques et les tribus étranges de l'afrique équatoriale, Ed l'Harmattan, 387p.

En 1882, l'auteur fut chargé par la Société royale de géographie de Londres de présenter une étude sur la possibilité de faire circuler une caravane en pays Massaï. Il raconte de quelle manière il a mené à exécution son mandat agrémentant son récit d'informations ethnologique, météorologique, zoologique et botanique. Le pays des Massaï est resté de nombreuses décennies sans qu'aucun Européen n'osât tenter l'expédition dans ces «mystérieuses contrées de l'intérieur» alors que les côtes de l'Afrique centrale avaient déjà été découvertes depuis Vasco de Gama. Une telle expédition était jugée trop hasardeuse et coûteuse, bien que les récits des trafiquants d'indigènes promissent «une riche moisson de découvertes à l'homme qui oserait regarder en face les terribles Massaï et réussirait à s'ouvrir à leur pays».

 

VAN DER STAPPEN, Xavier, 2002, Les Maasaï, Ed La Renaissance du Livre, 220p.

Avec ce livre, sobrement intitulé Les Maasaï, Van der Stappen se propose de dresser un portrait contemporain de ce peuple d’éleveurs, connu et méconnu à la fois. Ethnie mythique, elle reste enfermée dans certains clichés que Xavier Van der Stappen se propose de faire voler en éclats. Implantés depuis quatre siècles au coeur de la vallée du Rift, à cheval entre le Kenya et la Tanzanie, les Masaaï ont été décrits par les explorateurs et les premiers colons comme de " fiers guerriers vêtus de rouge, chasseurs de lion et buveurs de sang ". Un mythe tenace.

 

VAN DEN DRIESSCHE Etienne, 2000, Massaï , L'étoffe rouge, Larivière, 192p.

" Sans terre pas d'herbe, sans herbe pas de zébu et sans zébu pas de Maasaï. Alors qu'aucun zébu n'était visible, Samwel, pisteur Maasaï de son état, m'en dessina un. Pourquoi ? Parce que le zébu appartient à ma culture, me répondit Samwel. En quelques traits, son dessin illustre à merveille qu'un Maasaï sans zébu n'est plus un Maasaï. Pour les " hommes en rouge ", cet animal à bosse, appelé en langue maa " Engiten ", est source de vie. Il leur fournit le lait et le sang dont ils s'abreuvent et en font bonne chair. Pour lui, ils ont conquis nombre de terres nouvelles à la recherche de l'herbe nourricière. Afin que celle-ci alimente à jamais leurs troupeaux de zébus, ils invoquent " Engaï ", leur dieu, pour que les pluies bienfaitrices l'arrosent. Et pour protéger son " Engiten ", le Maasaï n'hésite pas à affronter le roi des animaux, " l'Olngatunyo ".
En ouvrant ce livre, où se mêlent à mes carnets de croquis les photographies de François Folcher et les dessins des Maasaï, je vous invite à me suivre dans le nord de la Tanzanie sur les traces de " l'Engiten " et de l'Olngatunyo " à crinière noire en compagnie des porteurs de l'étoffe rouge. " Etienne Van Den Driessche