Bibliographie

BRUNNER-PATTEY Natalie, Olivier,2007, Rapa Nui, l'île de Pâques, Ed. Georges Naef,128p.

Qui n'a pas entendu parler des formidables statues de l'île de Pâques ? Pourtant, Rapa Nui - le nom que les autochtones donnent à leur île - est aussi célèbre que mal connue. Même si son passé a désormais livré nombre de ses secrets, l'île a gardé bien des mystères et elle continue de fasciner les esprits curieux du monde entier. D'où vient sa population ? Que reste-t-il de son passé ? Comment y vit-on aujourd'hui ?
Enthousiasmés par un premier voyage sur cette île mythique, Natalie et Olivier Brunner-Patthey, photographes et conférenciers, sont retournés y vivre plusieurs mois à la fin de l'hiver austral. Ils nous dévoilent Rapa Nui telle qu'elle se présente aujourd'hui. Terre isolée et sans véritables ressources naturelles, elle rayonne pourtant dans le vent et les embruns, par la magie émanant de ses colosses de pierre et la force d'une communauté qui a retrouvé sa dignité.

 

DIAMOND Jared, 2006, Effondrement : Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie,Gallimard,648p.

La question : « Comment des sociétés ont-elles disparu dans le passé ? » peut aussi se formuler : « Au rythme actuel de la croissance démographique, et particulièrement de l'augmentation des besoins économiques, de santé et en énergie, les sociétés contemporaines pourront-elles survivre demain ? »
La réponse se formule à partir d'un tour du monde dans l'espace et dans le temps – depuis les sociétés disparues du passé (les îles de Pâques, de Pitcairn et d'Henderson ; les Indiens mimbres et anasazis du sud-ouest des États-Unis ; les sociétés moche et inca ; les colonies vikings du Groenland) aux sociétés fragilisées d'aujourd'hui (Rwanda, Haïti et Saint-Domingue, la Chine, le Montana et l'Australie) en passant par les sociétés qui surent, à un moment donné, enrayer leur effondrement (la Nouvelle-Guinée, Tipokia et le Japon de l'ère Tokugawa).

De cette étude comparée, et sans pareille, Jared Diamond conclut qu'il n'existe aucun cas dans lequel l'effondrement d'une société ne serait attribuable qu'aux seuls dommages écologiques. Plusieurs facteurs, au nombre de cinq, entrent toujours potentiellement en jeu : des dommages environnementaux ; un changement climatique ; des voisins hostiles ; des rapports de dépendance avec des partenaires commerciaux ; les réponses apportées par une société, selon ses valeurs propres, à ces problèmes.

Cette complexité des facteurs permet de croire qu'il n'y a rien d'inéluctable aujourd'hui dans la course accélérée à la dégradation globalisée de l'environnement. Une dernière partie recense, pour le lecteur citoyen et consommateur, à partir d'exemples de mobilisations réussies, les voies par lesquelles il peut d'ores et déjà peser afin que, dans un avenir que nous écrirons tous, le monde soit durable et moins inéquitable aux pauvres et démunis.

 
     

GLISSANT Edouard, 1970, La terre magnétique : les errances de Rapa Nui, l'île de Pâques, Seuil.

«Ragots des marins, contes des visiteurs, exposés des ethnographes, confidences des amateurs, il y a un mystère de Rapa Nui, l'île de Pâques, opinion bruissant autour de la planète Terre, et quand on veut en noter plus, on certifie que le mystère tourne autour de ces statues, les moaï : comment ont-ils été fabriqués et transportés et maintenus, d'aussi invraisemblables masses, avec des moyens si rudimentaires ? C'est l'énigme des temples égyptiens ou des monuments incas qui recommence. Ils ne connaissaient même pas la roue. La question suffit en effet à nous rassurer : ce mystère pouvait être ramené à un problème technique, on finirait bien par trouver le procédé, l'explication apaisante. Tout était dans la masse de ces corps. L'allure de ces têtes hautaines, préparées pour le malaise et l'étonnement, nous maintenait là tranquilles au bord de l'incertain.»

 

HEYERDAHL Thor, 2005, Aku-Aku : Le secret de l'île de Pâques ,Phébus, 416p.

Ce classique de l'aventure vécue, suite de l'Expédition du " Kon Tiki " (mais les deux livres peuvent être lus indépendamment l'un de l'autre) , raconte l'histoire de la première expédition archéologique conduite à l'île de Pâques (1955) et qui fut à la source de découvertes appelées à bouleverser nos conceptions du peuplement du monde. Par-delà la chronique d'une mission scientifique, Aku-Aku témoigne de l'affrontement pathétique de deux cultures : aux chercheurs norvégiens affairés à déterrer leur passé, les derniers Pascuans mentent -parce qu'ils hésitent à confier leurs secrets, et notamment celui de leur réseau de cavernes sacrées surveillées par les aku-aku, ces esprits gardiens invisibles. A travers le désarroi de ces hommes oubliés de l'Histoire, mais dépositaires d'une tradition millénaire perpétuée dans l'ombre, se donne ainsi à entendre miraculeusement la rumeur d'un monde perdu.

 
     

LAVACHERY Thomas,2005, Ile de Pâques 1934 : Deux hommes pour un mystère, Ed. Labor,197p.

Depuis sa découverte, l'Île de Pâques intrigue les scientifiques. Comment et par qui ont été construites les fameuses statues géantes ? D'où viennent les Pascuans ? En juillet 1934, une expédition franco-belge dirigée par Alfred Métraux et Henri Lavachery arrive à l'Île de Pâques. Tout oppose ces deux hommes. L'ethnologue Métraux incarne l'esprit scientifique et ne supporte pas l'idée de mystère ; Lavachery, lui, est un archéologue romantique qui ne rêve que de fouilles miraculeuses et de la découverte d'une civilisation grandiose et disparue. Bien que différents jusqu'à la caricature, ils parviendront à s'entendre et à s'apprécier. Après cinq mois d'une enquête scrupuleuse, faite de déceptions, de succès et d'une poignée de divines surprises, ils viendront à bout du mystère de l'Île de Pâques.

 

LOTI Pierre,2006,L'île de Pâques : Journal d'un aspirant de La Flore précédé du Journal intime (3-8 janvier 1872) ,Ed.Christian Pirot,143p.

'Il est, au milieu du grand océan, dans une région où l'on ne passe jamais, une île mystérieuse et isolée ; aucune autre terre ne gît en son voisinage et, à plus de huit cents lieues de toutes parts, des immensités vides et mouvantes l'environnent. Elle est plantée de hautes statues monstrueuses, oeuvres d'on ne sait quelle race aujourd' hui dégénérée ou disparue, et son passé demeure une énigme.J'y ai abordé jadis, dans ma prime jeunesse, sur une frégate à voiles par des journées de grand vent et de nuages obscurs ; il m'en est resté le souvenir d'un pays à moitié fantastique, d'une terre de rêve.' Pierre Loti

 

METRAUX Alfred, 1980,L'ile de Paques, Gallimard.

Depuis sa découverte en 1722, l'île de pâques a été entourée d'un mystère que voyageurs et explorateurs tentaient d'élucider. de nombreuses théories furent élaborées au cours des siècles. alfred métraux, en sociologue et ethnologue expérimenté, s'est attaqué à son tour aux énigmes de l'île de pâques, et ses réponses, basées sur une étude qui a duré plusieurs mois, n'oublient aucun problème soulevé par cette civilisation magnifique et mystérieuse.

 

ORLIAC Michel, Catherine, 2004,L'Île de Pâques, Des dieux regardent les étoiles, Gallimard,144p.

Le 5 avril 1722, dimanche de Pâques, au milieu du Pacifique, les matelots hollandais du capitaine Roggeveen découvrent une terre minuscule et aride sur laquelle vit une poignée d'habitants. Des statues, hautes de 9 mètres, frappent les navigateurs d'étonnement. Le mystère de l'île de Pâques est né. Quelle est
la signification de ces moai, colosses
de tuf dressés par centaines face à l'océan ? Comment ont-ils pu être déplacés alors qu'on ne trouve ni le bois ni la végétation indispensables à leur transport ? Les hypothèses les plus incongrues. Il faudra attendre les travaux d'Alfred Métraux dans les années 1930 pour que le mystère se dissipe. Aujourd'hui, on sait que des marins polynésiens sont arrivés sur l'île aux alentours de l'an mille, que les moai représentaient les grands ancêtres de leurs différentes lignées rivales, que la catastrophe écologique qui vit disparaître les arbres de l'île date vraisemblablement du XVIIe siècle. Catherine et Michel Orliac font revivre cette civilisation originale qui sut ériger des monuments dignes d'un grand peuple et se doter d'une écriture, à ce jour indéchiffrée.

 
     

PETEUIL Marie-Fraçoise, 2004,Les évadés de l'île de Pâques : Loin du Chili vers Tahiti (1944-1958), L'Harmattan, 272p.

Entre 1944 et 1958, à huit reprises, des habitants de l'Ile de Pâques, la terre la plus isolée du monde, ont tenté de rallier Tahiti, à 4 000 km de là. Ils partaient à bord de bateaux minuscules, construits sur place en cachette ou volés aux Chiliens qui administraient l'île. Ils naviguaient sans instruments, en utilisant les connaissances des anciens Polynésiens pour se repérer en mer. Certains firent naufrage. D'autres réussirent. Pourquoi avoir tenté de si périlleux voyages ? L'enquête autour de ces navigations éclaire une période très sombre et mal connue de l'île célèbre, quand les Pascuans étaient prisonniers sur leur propre terre, sous le joug des militaires chiliens.