Bibliographie

Voir aussi les bibliographies:

Apaches
Cherokees
Cheyennes
Comanches
Hopis
Navajo
Sioux

BALDIT Catherine, 2002, L'Art contemporain des Indiens du Sud-Ouest des Etats-Unis, La Renaissance du livre, 160p

Cette étude de l'art contemporain des Indiens du Sud-Ouest des États-Unis est un sujet original en langue française. Les rares ouvrages consacrés à cet aspect de la création artistique sont le fait essentiellement de catalogues d'exposition. L'auteur a réalisé cette étude à l'occasion de plusieurs séjours dans le Sud-Ouest des États-Unis, au sein des populations Apaches, Pueblos et Navajos (régions de l'Arizona et du Nouveau Mexique - Phoenix, Santa Fe, Scottsdale, Taos, Albuquerque... villes phares pour l'art indien). Catherine Baldit a rencontré la plupart des artistes présentés au cours des dix dernières années. L'œuvre picturale des artistes indiens est passionnante pour sa beauté et bien que cet art ne soit pas pris en compte à son véritable niveau, car on reconnaît rarement à ses créateurs le statut véritable d'artistes américains. Afin de dissiper ce malentendu, l'auteur a entrepris de présenter dans cet ouvrage les artistes les plus connus qui ont développé un art individualiste, fondé sur une véritable maîtrise technique, tout en maintenant une référence à leurs origines.

 

BERTHIER-FOGLAR Susanne, 2010, Indiens pueblo du Nouveau-Mexique (Les). De l’arrivée des conquistadors à la souveraineté des nations pueblo, PU Bordeaux, 532p.

Il y a 470 ans, l’Occident «?découvrait? » les Pueblo, des peuples qui étaient alors installés depuis des siècles dans la région qu’ils occupent encore au Nouveau-Mexique, aux États-Unis. L’identité des Nations Pueblo a survécu à la colonisation espagnole, à la domination mexicaine, puis à la prise en main de la région par les États-Unis. Si les Pueblo ont été les perdants d’une histoire qui s’est écrite sans eux, par des peuples qui ne leur ont laissé que d’infimes parcelles du territoire ancestral, ils ont toujours refusé de se considérer comme des vaincus qui devaient se soumettre à l’occupant. Ces peuples de culture et de mémoire orales n’ont laissé de traces écrites qu’à partir de la fin du XXe?siècle. Préférant la politique du secret à celle de la médiatisation, ils acceptent aujourd’hui une visibilité strictement cadrée dans l’État du Nouveau-Mexique et refusent d’être des sujets d’étude. Cet ouvrage retrace la présence de leurs voix dans les textes des vainqueurs, voix souvent violentes qui s’expriment à travers – et malgré – le discours colonial. Loin du manichéisme qui est souvent de mise dans tout discours sur les autochtones, cet ouvrage analyse la voix des peuples pueblo qui affirment leur présence et leur identité.

 

BRODY Jerry J.Les Anasazis : les premiers Indiens du Sud-Ouest américain, Edisud.

"J'ai choisi de considérer les Anasazis en adoptant le point de vue de l'historien d'art plutôt que celui de l'archéologue. Je me suis efforcé de comprendre leur histoire pour interpréter leur art. Toutefois, si la culture des Anasazis est connue et bien définie sur le plan archéologique, ils n'ont pas laissé de documents écrits et ce sont, pour l'essentiel, les vestiges sur les lieux où ils ont vécu, leur "culture matérielle" qui nous renseignent sur eux."

 

CATLIN Georges, 2007, Les indiens d'Amérique du Nord , Hier et aujourd'hui, Albin Michel, 550p.

« Peintre des Indiens » comme, un siècle plus tard, Edward Sheriff Curtis fut leur photographe, George Catlin (1796- 1872) a voué sa vie et son oeuvre à un peuple qu’il pressentait menacé de disparition. Sa rencontre, à Philadelphie, avec une délégation de chefs indiens le marque profondément. Au début des années 1830, il parcourt en tous sens l’Ouest américain, s’aventurant à l’intérieur de territoires inexplorés où il rencontre une cinquantaine de tribus. Pendant huit ans, il observe et note tout, en témoin privilégié. Ce livre est le récit de cet extraordinaire voyage où il dépeint des paysages grandioses, une flore et une faune uniques, mais surtout les Indiens, conquis par « leur dignité, leur beauté, leur indépendance naturelles ». À travers les scènes de la vie quotidienne, de chasse et de guerre, coutumes ou cérémonies religieuses, c'est tout un monde qu’il immortalise. Un document historique et ethnologique inestimable.

 

CATLIN Georges, 2012, La vie chez les Indiens : scènes et aventures de voyage (Éd.1863), Hachette, 404p.

Ce livre est la reproduction fidèle d'une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d'une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l'opportunité d'accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF. Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique. En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d'une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles. Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d'un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d'un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

 

CARLSON Paul, DESCHAMPS Alain, 2004, Les Indiens des plaines, Albin Michel, 320p.

Sioux, Cheyennes, Comanches, Kiowas, Pieds-Noirs ou encore Arapahos : les Indiens des Plaines incarnent toujours, aux yeux du grand public, l'archétype de l'Indien d'Amérique du Nord. Rarement culture aura autant frappé les esprits et les imaginations. De Buffalo Bill à Danse avec les loups, ces cavaliers nomades, chasseurs de bisons, ont été immortalisés dans la littérature et la bande dessinée, au cinéma et à la télévision. Par-delà l'imagerie populaire et les clichés, c'est le portrait d'une culture fascinante que dresse Paul Carlson à travers un récit vivant et érudit, où il est autant question d'organisation sociale, politique, militaire, économique que religieuse. De la préhistoire à nos jours, où les Indiens des Plaines redonnent vie à leur spiritualité et à leurs traditions, l'historien américain retrace les grands moments d'une aventure où le choc des cultures, notamment lors de la conquête de l'Ouest, tient une large part.

 

CHAPMAN, Serle, 2004, Nous, le peuple Voyage à travers l’Amérique indienne, Ed Albin Michel.

Véritable odyssée à travers le continent, de l'Alaska à l'Arizona, du Montana au Texas, ce livre exceptionnel mêle photos et textes de personnalités tribales, religieuses ou politiques, artistes ou descendants de chefs illustres (dont John Trudell, Russell Means, Leonard Peltier ou N. Scott Momaday) pour un voyage inoubliable. Voyage dans le passé et le présent des cultures indiennes nord-américaines, mais aussi au coeur de l'histoire d'une terre sacrée, des commencements du monde à l'Amérique de George W. Bush.

 

COULET DU GARD, René, Vie et mort des indiens d'Amérique du nord, 348p.

Au cours de l'expansion des États-Unis, on assiste à la compression des tribus indiennes, à un exode ininterrompu et cruel qui touche au génocide. Au cours de la lutte pour la survivance de la race amérindienne, de grands chefs virent le jour. Ils se battirent courageusement pour préserver leurs terres et leur héritage contre la convoitise d'un conquérant étranger. Au moyen-âge, la chevalerie avait des règles et des rites avant, pendant et après la bataille. La guerre faisait partie de la vie de l'époque. Similairement en Amérique, la guerre, la petite guerre devrait-on dire, appartenait au développement humain. Pour se distinguer comme "brave", il fallait faire des "coups", coups d'éclats cela s'entend, peu importait le prix d'une vie! Avec ce livre, René Coulet du Gard entraîne dans le sillage du bison tous ceux que l'aventure amérindienne intéresse, intrigue et passionne.

 

CURTIS Edward S;, CURTIS GRAYHILL Florence, BOENSEN Victor, 1992,L'Amérique indienne de Edward S. Curtis, Albin Michel, 121p.

Au début du siècle, Edward Sheriff Curtis entreprend de photographier les Indiens d'Amérique du Nord afin d'immortaliser ce qui peut être sauvé de ces cultures sur le point de disparaître, dans leur forme originelle. Comment cette œuvre monumentale (40 000 clichés) est-elle née dans l'esprit de son créateur et comment l'a-t-il menée à bien ? Tel est le sujet de ce magnifique album pour lequel Florence Graybill Curtis a sélectionné les plus belles photos de son père. Son témoignage et des documents inédits retracent en détail la vie et l'œuvre de celui qui, pendant trente ans, poursuivit avec une passion et un acharnement exceptionnels la mission qu'il s'était fixée. A travers son objectif, Curtis saisit les visages, les attitudes, les rites, les scènes de la vie quotidienne et de l'intimité, mais aussi les paysages, le cadre de vie et l'habitat de quelque quatre-vingts tribus. Le résultat force l'admiration : ses photographies restituent la beauté et la grandeur d'un univers aujourd'hui mythique que ce livre émouvant et rare, en même temps qu'il rend hommage à un immense artiste, ressuscite à jamais.

 

DEBO Angie, 1994, Histoire des Indiens des Etats-Unis, Albin Michel, 542p.

Pour les Indiens d'Amérique du Nord, dont l'histoire sur le continent remonte à près de vingt mille ans, l'arrivée des Européens s'est traduite par une remise en question dramatique de leur culture, de leurs traditions et de leur existence même. Des premières confrontations avec les colons blancs jusqu'à l'époque contemporaine où ils ont réussi à faire valoir leurs droits et à retrouver un héritage ancestral, Angie Debo raconte avec passion quatre siècles d'histoire des Etats-Unis dans laquelle les Indiens ont joué un rôle déterminant. Les événements majeurs, les actes politiques, les combats, les grandes figures, le destin des tribus composent cette impressionnante geste des nations indiennes dont elle célèbre l'esprit de résistance et la volonté de survie. De cette synthèse aussi documentée que passionnante, l'Académie américaine des Sciences sociales et politiques a estimé qu'elle était "sans nul doute la meilleure histoire des Indiens des Etats-Unis".

 

DELANOË, Nelcya, 1996, L'entaille rouge, Ed Albin Michel.

Les deux premiers chapitres condensent en cent pages brillantes l'histoire tumultueuse, de 1776 à nos jours, des rapports entre les colons et les Indiens, peu à peu dépossédés de leurs terres bien qu'ils en fussent considérés comme les propriétaires légitimes. Le chapitre 3 nous donne la vision des vainqueurs, et les trois suivants celle des vaincus, à travers le cas des Delawares et des Cherokees. Les deux derniers traitent enfin du problème de l'exploitation des ressources énergétiques sur les terres indiennes, et du succès des Indiens dans l'industrie du jeu depuis les années quatre-vingt, avec le cas des Péquots et de leur casino, le plus grand du monde.

 

DEE, Brown, 1973, Enterre mon coeur. la longue marche des indiens vers la mort, Ed Stock, 550p.

Du massacre des Navahos en 1861 à l’extermination des Sioux trente ans plus tard, c’est le catalogue effrayant d’un génocide organisé, où disparurent des centaines de tribus ayant pour seul tort d’habiter leur pays, que dresse Dee Brown dans ce récit de la conquête de l’Ouest américain qui, vue du côté indien, perd ses airs d’épopée de pionniers, pour devenir le drame d’un peuple. Les documents d’époque, les rapports compilant les entretiens des chefs indiens avec les hauts fonctionnaires et les généraux américains mettent à jour de nouveaux aspects de l’histoire.

 

DEE, Brown, CUNNINGTON, Nathalie (Traducteur), 2009, Enterre mon coeur à Wounded Knee - Une histoire américaine (1860-1890), Ed Albin Michel, 475 pages.

Largement fondé sur des documents inédits - archives militaires et gouvernementales, procès-verbaux des traités, récits de première main ce livre exceptionnel retrace, de 1860 à 1890, les étapes qui ont déterminé " La Conquête de l'Ouest ". De la Longue Marche des Navajos au massacre de Wounded Knee, il se fait ici la chronique de la dépossession des Indiens de leurs terres, de leur liberté, au nom de l'expansion américaine. Si l'Histoire a souvent été écrite du point de vue des vainqueurs, Dee Brown donne la parole aux vaincus, de Cochise à Crazy Horse, de Sitting Bull à Geronimo, et compose un chant tragique et inoubliable. Publié pour la première fois en 1970 aux Etats-Unis, traduit dans le monde entier où il s'est vendu à plus de six millions d'exemplaires, " Enterre mon coeur à Wounded Knee " est devenu un classique. La présente édition, totalement remaniée, a fait l'objet d'une nouvelle traduction.

 

DELAY florence, ROUBAUD Jacques, 1995, Partition rouge. Poèmes et chants des Indiens d'Amérique du Nord, Seuil, 231p.

La création mythique des peuples indiens, l'usage et l'invention des noms indiens, les métamorphoses animalières, les litanies des chamans et médecins, tels sont les grands thèmes regroupés dans cette anthologie de référence. Poèmes, petites chansons, légendes, incantations, épopées se déploient au fil du livre et tracent une conception toute particulière de la langue, de la parole, de l'écrit. Pour les Indiens d'Amérique du Nord, qui s'appelaient simplement "Les Hommes" ou "Le Peuple", le mot était un acte, le poème agissait, l'art était la vie même. Véritable partition poétique, à la fois cosmogonique et musicale, d'une liberté d'imagination sans pareille, cette anthologie est un formidable hymne à la beauté

 

DORDIS Claude, DELAVAULT Olivier, 1994, Voix des Grands Chefs Indiens, Editions du Rocher, 52p.

Ce petit recueil illustré de photographies sépia regroupe quelques-unes des déclarations les plus remarquables de chefs tels que Joseph, Crazy Horse , Sitting Bull , Géronimo et Victorio. Ces voix, tout droit surgies de la tradition orale, expriment les inquiétudes légitimes des Indiens et leurs principales réflexions face au monde blanc, à la fin du siècle dernier et au début du XXe siècle.

 

DUBOIS Daniel, BERGER Yves, 2007, Les indiens des plaines, Editions du Rocher, 202p.

Cet album de daniel Dubois et Yves Berger est un ouvrage unique, véritable encyclopédie du costume, des moeurs, coutumes, religion et histoire des Indiens des plaines. Outre la qualité des textes, 125 reconstitutions totalisant 1500 personnages, 400 dessins de leur art technique et vestimentaire, 160 photographies, 40 cartes et 40 planches couleurs font que ce livre demeure une référence indispensable à tous ceux qui longtemps ont recherché une documentation irréfutable.

 

FELTES-STRIGLER, Marie-Claude, 2007, Histoire des Indiens des Etats-Unis - L'autre Far West, Ed L'Harmattan, 380p.

Cette histoire des Indiens des États-Unis commence ayant que Christophe Colomb n'ait accosté aux rivages d'un autre Ancien Monde et prend fin sur une tentative d'esquisser un tableau de la vie des Indiens aujourd'hui, au sein de la société majoritaire. Il apparaîtra qu'au fil du temps, la politique fédérale a été contradictoire, passant de périodes d'assimilation forcée, avec la création des réserves, la Loi de Morcellement, la dramatique période de Terminaison, grâce à laquelle l'État fédéral pensait se dégager de son devoir de tutelle, et des périodes de rétablissement tribal avec la Loi de Réorganisation Indienne de John Collier dans les années 1930, et les Droits Civils Indiens de 1968. Quels sont leurs choix pour aujourd'hui et pour demain ? Ils luttent pour faire revivre leurs traditions culturelles tout en participant de la mondialisation. Leur vie et leurs problèmes sont, à bien des égards, semblables à ceux de nombreux autres citoyens américains. Cependant, en dépit de la manne apportée par les casinos indiens pour certaines tribus, la pauvreté règne encore souvent chez des peuples qui ont une relation unique avec le gouvernement fédéral américain.

 

GARRAIT-BOURRIER Anne, VÉNUAT Monique, 2002, Les Indiens aux Etats-Unis : Renaissance d'une culture, Ellipses Marketing, 192p.

L'Indien est celui qu'il a fallu repousser toujours plus loin afin de civiliser " l'espace qu'il occupait. Il est celui que les colons ont cherché à christianiser pour le rendre moins " barbare ", celui enfin que l'on a parqué dans des réserves, abruti de drogue et d'alcool, puisqu'il ne voulait se résoudre à abandonner son identité culturelle d'origine. Mais les Indiens sont également des Américains aujourd'hui intégrés à la population urbaine et fondus dans les diverses classes sociales existantes, des hommes et des femmes modernes refusant le regard condescendant du groupe " dominant ". Quelle force anime donc le peuple indien, pour qu'encore aujourd'hui se jouent des luttes politiques autour de ce que les Américains continuent d'appeler la " question indienne " ? Cet ouvrage envisage d'apporter quelques éléments de réponse. Il s'adresse à tous les lecteurs qui aiment l'Amérique et cherchent à mieux comprendre ses paradoxes, à tous les citoyens sensibles au combat des peuples pour la défense de leur identité.

 

 

GULBRANDSEN Don, GUIOD Jacques, 2008, Edward S. Curtis : Sur la trace des nations indiennes, Editions Fetjaine, 256p.

Edward S Curtis est considéré de nos jours comme l'un des plus grands photographes américains. Son oeuvre magistrale, Les Indiens d'Amérique du Nord, exigea trente années de travail et fut publiée en vingt volumes, entre 1907 et 1930.C'est en 1900 qu'Edward Curtis conçut ce projet grandiose : avant que les Indiens et leur culture disparaissent à jamais, quelqu'un se devait de rendre visite à ces peuples, de gagner leur confiance et de témoigner de leur vie quotidienne. Au cours de ses expéditions, le photographe rencontrera ainsi plus de 80 tribus indiennes, parmi lesquelles les Apaches, les Mohaves, les Blackfoot, les Nez-Percés, les Comanches, les Cheyennes ou encore les Esquimaux. Une biographie de la vie de Curtis, des textes d'introduction à chacun des vingt volumes et plus de trois cents photos légendées composent ce magnifique album. Un témoignage éblouissant, qui rend hommage à ces grandes nations indiennes aujourd'hui disparues.

 

HANSEN, Walter, 1980, Crépuscule rouge, Ed Pygmalion, 186p.

Entre 1750 et 1850, de l'Atlantique aux montagnes Rocheuses, les Indiens manquèrent l'occasion de chasser définitivement de leurs territoires de chasse les envahisseurs blancs. Rassemblés par l'historien américain John Frost, il y a plus de cent ans, voici les meilleurs récits de cette terrible et sanglante épopée des Peaux-Rouges. Rapportés par des témoins oculaires, ils sont tous authentiques et constituent une mine de renseignements sur l'histoire réelle et très colorée du Far West. Ils témoignent aussi de l'effroyable acharnement des combats, de la cruauté et de la noblesse des Indiens, de la loyauté et de la mauvaise foi des Visages-Pâles, de la bravoure des femmes, de l'amitié poussée parfois jusqu'au sacrifice.

 

HOWARD Helen Addison,1995, Joseph, chef des Nez Percés, Editions du Rocher, 428p.

Le premier livre sur les Nez Percés de l'Orégon et le chef Joseph en langue française. Il y avait eu cependant l'ouvrage de chez Nathan pour la ''jeunesse'', répertorié ici et qui reste vu la destinée et l'époque, tout à fait honorable. Ce ''Nuage rouge'' relate en détail l'histoire de Joseph et à travers elle et lui la vie des Nez Percés et leur tragique destinée. Il fait déjà figure de classique.

 

JACKSON Hélène Hunt, Un siècle de déshonneur, 10-18

Journaliste et romancière, Helen Hunt Jackson (1830-1885) s'enflamme pour la cause indienne en 1881 et adresse à tous les membres du Congrès américain ce réquisitoire documenté où elle dénonce le scandale de l'extermination, après les guerres indiennes, des survivants par la misère et l'abandon. Son rapport ne fut bien sûr suivi d'aucun effet comme l'explique Eric Viel dans la riche annotation qui accompagne notre édition de ce texte fondateur.

 

JACQUIN, Philippe, 2000, La terre des Peaux-Rouges, Ed Gallimard, 159p.

Au début, il y avait les Indiens, seuls. Un jour, d'Europe, vinrent les trappeurs. Puis les colons, les missionnaires, les soldats. Dès le XVIIe siècle, ils veulent pour eux la terre d'Amérique. Algonquins, Hurons, Iroquois, puis Cheyennes, Comanches, Apaches, Sioux. les grandes tribus se lancent dans une guérilla sanglante. A Wounded Knee s'achèvent tragiquement trois siècles de résistance indienne. Les vaincus sont enfermés dans des réserves. Aujourd'hui les trois millions d'Indiens d'Amérique du Nord, menacés par la pauvreté et le conformisme culturel, tentent de concilier leur identité avec les bienfaits de la modernité. Anthropologue, Philippe Jacquin retrace l'histoire d'un peuple dont le destin revêt une signification forte pour les autres minorités du monde.

 

JACQUIN, Philippe, 2002, Terre indienne. Un peuple écrasé, Une culture retrouvée, Ed Autrement, 224p.

1890. L'assassinat de Sitting Bull et le massacre de Wounded Knee marquent la fin des guerres indiennes et le début de l'Amérique que nous connaissons aujourd'hui. Cent ans après, au moment où l'Occident prépare activement le cinquième centenaire des Découvertes de 1492, il est important de s'interroger sur ce monde indien d'Amérique du Nord dévasté par ses conquérants. Une civilisation brisée, une culture écrasée. Reste dans nos mémoires d'enfants, dans nos récits et dans nos films, un Indien stéréotypé comme un fantôme qui reviendrait ou disparaîtrait au gré des spectacles et des modes. Depuis cent ans, ce pillage de l'imaginaire indien, cette récupération de ses mots et de ses images (le missile "Tomahawk !) font partie d'une lutte symbolique contre laquelle les Indiens d'aujourd'hui se dressent, aux Etats-Unis comme au Canada

 

JOSEPHY Alvin M.2013, L'expédition fatale, Nuage Rouge.

Pour la première fois, la parole est enfin donnée à des Indiens à propos de la vision qu'ils ont de la célèbre et symbolique expédition de Lewis et Clark, 1802-1804, ordonnée par le président Jefferson, et qui ouvrit dans l'Histoire de l'Amérique du Nord, les "Portes de l'Ouest". Cette expédition qui mena les explorateurs jusqu'à la côte du Pacifique fut, historiquement et symboliquement, fatale au monde indien. Artistes, juristes, écrivains, sociologues, intellectuels, ce sont neuf Natives que l'historien Alvin M Josephy, JR a ici convoqués. Tous descendent des tribus qui ont accompagné, ou encore accueilli le Corps Expéditionnaire de Lewis et Clark. Chacun d'eux remonte dans sa propre mémoire tribale et nous convie à retrouver les fragments de cette histoire tout en la comparant à la condition indienne d'aujourd'hui. Ces histoires anciennes sont rapportées par les Carnets des explorateurs mais aussi par la tradition orale indienne entretenue de génération en génération. Parmi ces neuf personnalités Alvin M Josephy a réuni de grands noms connus de la littérature et des arts amérindiens contemporains dont ceux de Debra Magpie Earling, N Scott Momaday, Vine Deloria, Jr, Mark N Trahant ou encore Bill P Yellowtail. L'exploration de Lewis et Clark est de celles qui ont engendré de grands mythes ; ici, ils ont été véhiculés par la littérature avec l'Indienne shoshone Sacagawea et, indirectement, avec le très inspiré western de Howard Hawks La Captive aux yeux clairs.

 

KROEBER Theodora, 1998, Ishi . testament du dernier indien sauvage de l'amerique du nord, Plon.

le 10 novembre 1908, des ingénieurs chargés d'étudiés la possibilité d'un barrage à la jonction de deux torrents decouvrent par hasard un village caché dans le Chaparal- le maquis californien- et mettent en fuite ses quatre habitants, derniers survivants YAHI de la sous-tribu des YANA. ISHI continue à vivre entièrement seul, dans le plus grand dénuement, jusqu'au 29 août 1911, date à laquelle à bout de forces et d'espoir, hébété, la tête rasée et le visage noirci en signe de deuil, il se rend à la "civilisation". il vivra encore 5 ans pour mourir alors en 1916 de la tuberculose. par chance pendant ses 5 dernières années, deux anthropologues de l'université de Californie Kroeber et Waterman, avec beaucoup d'intelligence , de respect, de discrétion et d'amitié ont étudié cet homme qui venait de faire le bond prodigieux de l'age de pierre à celui de la civilisation technique occidentale. c'est un ouvrage d'une grande tristesse et d'une lecture bouleversante. c'est aussi le livre de la conquète, du racisme, de la sottise, de la cruauté et des occasions perdues- notamment celle d'une fusion entre les indiens et les blancs, dont on ne peut qu'imaginer les résultats si l'on sait ce que le comportement et le code des valeurs des Américains doivent aux indiens. c'est aussi , écrit avec beaucoup d'intelligence, de science et de tact, le livre du courage, de la sagesse et peut-être de l'espoir.

 

LANCASTER Richard,1993, Piegan, chronique de la mort lente : la réserve indienne des Pieds-Noirs, Plon , 221p.

« Avec ce texte, la parole est donnée à l’une des tribus la plus longtemps insoumise dans les Plaines, les Pieds-Noirs du Montana. C'est son vieux chef, son dernier guerrier, White Calf, qui nous fait saisir le sens de son combat. À la fin du XVIIIème siècle, à l'est des Rocheuses, s'est épanouie cette brillante civilisation moderne axée sur le cheval et le bison. Moins d'un siècle plus tard, la rapacité des immigrants, de colons sans scrupules allait la réduire à néant. Ce livre est plus : c'est la chronique de la mort lente d'une tribu cantonnée à une insuffisante réserve. Au fil des jours, le lecteur, peut apprécier les effets d'une action insidieuse des administrations plus soucieuses de désindianisation que de réalités historiques. L'alcoolisme, le sous-emploi sont désormais les compagnons d'indiens déchus et toujours hostiles

 

LAPREVOTTE Gilles, ROCHE Thiérry, 2010, Indian's Song : Des Indiens d'Hollywood au cinéma des Indiens, Yellow Now, 206p.

Si, de nos souvenirs cinéphiliques, ne devaient subsister que quelques images, nul doute qu'émergerait celle d'une horde d'Indiens hurlants et menaçants. Le western appartient à notre imaginaire et l'Indien en est l'une des figures les plus fantasmatiques, aussi visible sur l'écran qu'invisible dans la réalité américaine. Du barbare au bon sauvage, de la victime au rebelle, l'industrie cinématographique a ainsi créé une tribu qui n'a jamais existé : les Indiens d'Hollywood. Cet ouvrage se propose de parcourir l'histoire de ce stéréotype et de faire découvrir le cinéma des Amérindiens eux-mêmes, né au début des années 60, quasi invisible aux Etats-Unis, découvert en Europe au Festival international du film d'Amiens en 1987. Contemporaine des revendications identitaires des nations indiennes, cette cinématographie est le fruit d'une volonté de lutter contre l'imagerie, l'oubli, le racisme ; cinématographie jeune, fragile et marginale, on en analyse ici les oeuvres les plus représentatives.

 

 

MARIENSTRAS, Elise, 2001, La Résistance indienne aux Etats-Unis, Gallimard, 224.p.

Ce livre raconte «une autre histoire» : parcourant cinq siècles, il présente, à partir aussi bien de textes d'une actualité proche que de récits plongeant dans les temps immémoriaux du mythe, la résistance d'un peuple à la négation de son existence.
Le récit de leur résistance tenace à la colonisation et à la tentative d'extermination permet d'entendre directement leur parole, de les observer dans l'action, de les retrouver comme les partenaires d'une histoire commune où Euro-Américains et Amérindiens ont chacun joué leur rôle. Vus sous cet angle, les Amérindiens paraissent exemplaires : ils se sont opposés avec constance au vol de leurs terres, à la violence exterminatrice, à l'anéantissement de leurs structures sociales et de leurs cultures, saisissant les armes les plus propices – guerre, guérilla, recours légal, usage inversé de l'acculturation, ressourcement aux racines de la spiritualité ancestrale.
Exemplaires dans leur refus de séparer la lutte pour la survie du combat pour l'identité, les Amérindiens concrétisent, par l'affirmation de leurs propres valeurs, le doute qui saisit le monde actuel sur le bien-fondé des civilisations technologiques, l'exploitation abusive des ressources naturelles, l'enfermement de l'homme blanc dans une vie consacrée au seul profit matériel.

 

MARIENSTRAS, Elise, 1999, Wounded Knee ou l'Amérique fin de siècle, Ed Complexe, 240p.

Le 29 décembre 1890, dans la crique de Wounded Knee (Dakota), l'armée américaine mitraille le campement des Minneconjous. Trois cents hommes, femmes, enfants périssent dans ce que l'on a appelé "la dernière bataille des guerres indiennes". Cet épisode tragique a reçu un traitement historique particulier. Symbole de l'extermination des autochtones par les Euro-Américains, Wounded Knee est entré dans la légende. En même temps, 1890 ouvre, pour les Etats-Unis, une décennie cruciale. Le pays est à la veille de devenir la première puissance sidérurgique mondiale. Le capitalisme "sauvage" des années précédentes s'organise et se concentre, alors que le pays est frappé par une effervescence sociale sans égale. C'est dans ce contexte que l'épisode de Wounded Knee prend sa signification et donne un sens à l'histoire du moment.

 

MARIENSTRAS, Elise,1988, Nous, le peuple, Les origines du nationalisme américain , Gallimard, 479p.

À la croisée de l'histoire des mentalités et de l'histoire politique, cet ouvrage présente l'action complexe et novatrice des révolutionnaires américains. Simultanément naissent une République fondée sur le contrat social et sur les principes universels, une nationalité établie sur une idéologie et des institutions plutôt que sur une histoire et une culture, et un nationalisme dont la première fonction est de souder le corps des citoyens et de pérenniser la nation. Ce modèle spécifique préfigure moins aux yeux de l'auteur l'Europe des nationalités qu'il ne s'apparente à l'émancipation des nations nées de la colonisation de peuplement. C'est l'originalité du livre de suivre, dans une quantité de matériaux inédits et variés, la formation du nationalisme américain aussi bien dans l'expérience des colons anonymes que dans la politique de leurs dirigeants. Dans quelle mesure et de quelle manière le sentiment d'appartenance des anciens sujets de la Couronne s'est-il enraciné ? De quoi s'est faite, au quotidien, l'allégeance à la nouvelle nation et à ses institutions ? Le livre montre comment la société américaine, depuis la guerre de Sept Ans jusqu'à l'élection du premier gouvernement des États-Unis, s'approprie un sol dont elle fera le territoire national, s'entoure de barrières qui la séparent de deux catégories de populations «étrangères», et fonde un corps civil qui recouvre le conflit social du manteau idéologique consensuel.

 

MARSHALL III Joseph, WEILL Aline, 1999, Au nom du loup et des premiers peuples, Édition du Rocher, 228p.

Cette suite d'essais et d'articles raconte du point de vue indien le long calvaire enduré, depuis cinq cents ans, par les Premiers peuples de l'île de la Tortue : les Indiens d'Amérique du Nord. Elle rend compte de l'exploitation, de l'appropriation de leur culture par les Euro-Américains. Le discours de Joseph Marshall s'inscrit dans une démonstration intelligente et argumentée des divers modes d'acculturation de pans entiers du patrimoine des Indiens. L'auteur propose dans cet ouvrage, relevant de l'anthropologie à la fois religieuse et sociale, l'examen de l'histoire et de la culture indiennes. En nous exposant les contextes et les mécanismes des représentations du patrimoine amérindien, il nous livre le fond de sa pensée quant aux amalgames subis par ce patrimoine. Que ce soit sur les plans religieux, artistique, du chant, de la participation des Indiens dans le cinéma, des objets et autres représentations dans les musées et les galeries d'art, les malentendus sont mis en évidence, et l'auteur nous donne à réfléchir sur nos propres origines, nos propres traditions.

 
MASSON Jean-Robert, MARCELLIN Jean, 1994, Grands chefs indiens : Cochise, Geronimo, Crazy Horse, Sitting Bull, Nathan, 80p.  

McLUHAN, T.-C. (Sous la direction de), CURTIS, Edward C. (Photographies), Pieds nus sur la terre sacrée, Ed Denoël, 188p.

Pieds nus sur la serre sacrée rassemble des textes appartenant au patrimoine oral ou écrit des Indiens d'Amérique du Nord. Cette sélection se propose d'apporter des éclaircissements sur l'histoire des Indiens et de montrer la pérennité de leur civilisation. Le ton de ces écrits, classés par ordre chronologique, est tour à tour celui de la sagesse, du lyrisme, de l'éloquence ou de l'émotion profonde. Portrait de la nature et de la destinée indiennes, ils sont avant tout la preuve de la renaissance d'une civilisation authentiquement indienne.

 

NOIRSAIN Serge, 2011, Les guerres indiennes du Texas et du Nouveau Mexique (1825-1875), Economica, 144p.

La vision schématisée des guerres indiennes du Texas et du Nouveau-Mexique (1825-1875) les réduit d'ordinaire aux conflits entre les pionniers, les Apaches, les Comanches et les Kiowas. Si les réminiscences de ceux qui vécurent les événements sont essentielles pour les situer dans l'espace et le temps, leur exégèse démontre leur déficience en objectivité. Cependant, le manichéisme de ces auteurs ne peut s'effacer en faveur du mythe du bon sauvage. Les Apaches, les Comanches et les Kiowas furent eux aussi des envahisseurs qui, tour à tour ; annihilèrent ou dépossédèrent de leurs terres et de leurs biens les tribus autochtones du Texas avant de razzier les Etats mexicains en deçà du Rio Grande. Le devenir des Comanches, des Kiowas et des Apaches procédait trop de leur addiction à la prédation pour s'installer dans la continuité. Ces hommes du néolithique affrontèrent donc une létale alternative : disparaître ou évoluer. Pour ne pas changer, leurs trois dernières générations résistèrent avec un courage et une endurance hors du commun. Ils étaient comme le vent dans la plaine mais, comme le souligne l'auteur, "ils furent emportés par celui qui souffla sur les Monts Chiricahuas et les Grandes Plaines du Sud".

 

ROSTKOWSKI, Joëlle, 2001, Le Renouveau Indien Aux Etats-Unis. Un siècle de reconquêtes, Ed Albin Michel, 363p.

Le XXème siècle a été marqué par la résistance inattendue et redressement progressif des indiens aux Etats-Unis, sur le plan social, politique, culturel et artistique. Joëlle Rostowski retrace les temps forts de ce renouveau. Elle explique comment les "Premiers Américains", en se fondant sur la spécificité de leur statut territorial et en favorisant l'évolution de leurs droits, ont pu affirmer leur identité vis-à-vis des Etats-Unis. Les organisations pan-indiennes, la presse et la montée du Red Power ont aussi joué, à la faveur du mouvement des droits civiques des années 1960 - 70, un grand rôle. Aujourd'hui, les Indiens "sont de retour" dans leur propre pays et reprennent en main leur destinée.

 

ROSTKOWSKI, Joëlle, NELCYA, Delanoë, 2003, Voix indiennes, voix américaines : Les Deux Visions de la conquête de l'Ouest, Ed Albin Michel, 320p

. De la découverte de l’Amérique à notre époque, voici un livre d’histoire pas comme les autres car il rassemble tous les grands textes de ces cinq siècles où hommes rouges et hommes blancs se découvrent, se rencontrent, s’affrontent et finalement tentent de vivre ensemble. D’un côté, les voix des grands chefs et des grandes figures indiennes, de l’autre des présidents américains, des généraux mais aussi des journalistes qui chroniquent les grands et souvent tragiques moments de ce choc des cultures. Des récits de voyage de Jacques Cartier et Samuel de Champlain au plaidoyer pour la défense des Indiens de Bartolomé de Las Casas, de la révolte des Indiens Pueblos contre les Espagnols à la Déclaration d’Indépendance des Etats-Unis, du Traité de Fort Laramie à la bataille de Little Big Horn, de Wounded Knee à John Kennedy et des militants du Red Power à George Bush, c’est l’affrontement entre deux cultures, entre deux visions du monde, qui s’offre au lecteur et nourrit sa réflexion.

 

ROSTKOWSKI, Joëlle, 1998, La conversion inachevée - Les indiens et le christianisme, Ed Albin Michel, 429p.

Comment peut-on être chrétien, quand on est Indien de la réserve de Pine Ridge ou de Taos ? Telle est la question à laquelle Joëlle Rostkowski tente de répondre par ce vivant récit de l'histoire religieuse et politique de deux des plus importants groupes indiens des Etats-Unis : les Pueblos du sud-ouest et les Sioux du Dakota. Dans les deux cas, J. Rostkowski décrit les étapes successives de leur évangélisation forcée par des missionnaires franciscains, jésuites ou encore épiscopaliens. Ces récits, évidemment tragiques, diffèrent : après une première évangélisation hispanique et une révolte au xviie siècle, les Pueblos optèrent pour une conversion apparente et le maintien de traditions rituelles tenues secrètes.

 

SCHOFIELD Brian, 2013, Ne vends jamais les os de ton père, Histoire de Chef Joseh et des Nez percés, Albin Michel, 432p.

En 1877, les Nez-Percés ont effectué l’un des voyages les plus incroyables de l’histoire de l’Ouest américain. Alors que des vagues d’immigrants européens déferlaient sur le nord-ouest des Etats-Unis, sept cents Indiens, en majorité des vieillards, des femmes et des enfants, durent s’enfuir de leur territoire ancestral pour protéger leur liberté. Pendant des semaines, ils ont tenu en échec l’armée américaine et parcouru plus de deux mille kilomètres dans des conditions difficiles. Cet exode s’est terminé tragiquement alors qu’ils étaient sur le point de trouver refuge au Canada. Tandis qu’il refait à son tour le voyage des Nez-Percés, Brian Schofield dévoile au lecteur l’incroyable histoire de cette tribu qui a rencontré les Blancs très tardivement, au début du XIXe siècle. Dans l’Amérique d’aujourd’hui, il découvre également le coût humain et environnemental de la Conquête de l’Ouest et, à partir de l’histoire remarquable et poignante des Nez-Percés, il fait la synthèse de cette relation cruelle et particulière que les Etats-Unis ont entretenue avec les peuples indiens à travers l’histoire et jusqu’à présent.

 

TEDLOCK, Barbara, 2004, Rituels et Pouvoirs chez les indiens Zunis : Voyage d'un anthropologue au Nouveau Mexique, Ed. Plon, Coll. Terre humaine, 334p.

Le peuple Zuñi (10 000 individus) vit depuis 2 000 ans dans des pueblos du Nouveau-Mexique, où le zuñi est resté la langue quotidienne. Leurs katchinas, ou poupées votives, sont célèbres dans le monde entier. Dans ces réserves indignes tant elles sont de superficie réduite, se juxtaposent des clans totémiques et des confréries religieuses. Ce livre nous fait réfléchir une fois de plus sur ce choc tragique des civilisations, et la résistance de cultures millénaires face à des cow-boys sans la moindre spiritualité. Barbara Tedlock, peintre et anthropologue, est l'une des meilleures spécialistes de la pensée des Indiens d'Amérique centrale.

 

UTLEY Robert Marhall, WASHBURN Wilcomb E., 1992, Guerres indiennes, Albin Michel, 273p.

 

 

WARD Churchill, 2000, Que sont les indiens devenus?, Olivier Delavault.

Plus que la guerre, la maladie, c'est l'imposture qui depuis 1492 s'acharne à détruire les identités des nations indiennes d'Amérique. L'auteur ''Indien'' cherokee/creek, démontre comment les Euro-américains et leurs gouvernements ont spolié ces peuples, dénonçant de fait les subtils agencements linguistiques qui tendent à inférioriser aujourd'hui encore les Indiens. Ainsi de l'utilisation et de la perception voulue de leur image dans l'inconscient collectif occidental par la littérature, le cinéma, la publicité, les médias anciens comme nouveaux, le sport et le droit. Le New Age ainsi que les Hommes-médecines et chamanes de pacotille - Indiens ou non Indiens - ne trouvent pas grâce à ses yeux du fait avéré de mystifications préméditées et/ou parfois issues de l’ignorance. A ce titre, on remarquera que les trois grands hommes-médecine lakotas, Black Elk, Fools Crow et Mathew King ne sont pas dans la ligne de mire du livre, et pour cause : ils n’ont jamais rien vendu, se sont toujours tenus à l’écart des forfanteries qui ne vendent que de l’illusoire. Reconnus unanimement par leur peuple, ils ne sont pas conspués comme certains lorsqu’ils reviennent dans la réserve après un grand tour dans les villes d’Amérique ou d’Europe où souvent, ils font prendre des vessies pour des lanternes à des auditoires ébahis et hélas, persuadés qu’ils sont les seuls à pouvoir représenter , leur tribu, parler au nom de ses membres et bien souvent au nom de toute l’Amérique indienne.

 

WELCH, James, 2000, C'est un beau jour pour mourir, Ed Albin Michel, 299p.

Au début des années 1860, l'Amérique décide d'en finir une bonne fois pour toutes avec les Indiens. C'est principalement dans les Grandes Plaines que des tribus entendent résister à l'avancée des Blancs. La guerre de Sécession terminée, c'est à l'armée qu'incombe la tâche de régler le " problème indien ". Ironie de l'histoire, le 25 juin 1876, le général Custer et son régiment sont anéantis par " l'ennemi " sur les rives de la Little Bighorn. Ce jour-là, Crazy Horse et Sitting Bull infligent à l'Amérique sa plus désastreuse défaite. Et pourtant, elle annonce la fin d'un monde : lors des années qui vont suivre, tous les Indiens finiront parqués sur des réserves. C'est la version indienne de l'Histoire que James Welch s'attache ici à faire revivre. Relatant par-delà les mythes et les malentendus un des épisodes les plus sombres de l'histoire américaine, il dit la fierté et le désespoir d'un peuple privé de ses droits, devenu étranger sur sa propre terre.

 

WILSON, James, 2002, La Terre pleurera, Ed Albin Michel, 520p.

Ce livre révolutionnaire retrace la longue histoire des Indiens d'Amérique du Nord. Couvrant plus de cinq siècles - des premiers contacts avec les Européens aux actions des militants d'aujourd'hui - il fait appel à l'ethnographie, à l'archéologie, à la tradition orale et s'appuie sur les recherches menées par l'auteur des années durant afin de restituer l'épopée d'un véritable affrontement entre deux cultures. Rétablissant une vérité historique trop longtemps ignorée, cet ouvrage passionnant dévoile pour la première fois le regard des Indiens sur le passé et le présent de l'Amérique.