Bibliographie Apache


BETZINEZ Jason 2013, J'ai combattu avec Géronimo, Éditions - Indiens de Tous Pays. Collection « Nuage rouge ». 320 p

J’ai combattu avec Geronimo est l’un des rares témoignages directs en provenance des Apaches chiricahuas, des années 1860 à 1960. De sa prime jeunesse à presque l’avant-dernière année de sa vie mouvementée en 1959, ce cousin de Geronimo que fut le centenaire chiricahua Jason Betzinez, nous relate l’histoire vécue du côté apache des dernières années de liberté, de guerre puis de captivité, en tant que prisonniers de guerre. Sur un ton allant de la chronique au récit – et parfois même relevant de la confidence familiale et ethnographique – nous suivons Betzinez dans les ultimes combats de Geronimo contre les Mexicains et les Américains, jusqu’aux successives assignations à la réserve de San Carlos et de leurs non moins successives et rocambolesques évasions qui, juste après la reddition de Geronimo en 1886, mèneront tout droit les Chiricahuas dans le train de la déportation en Floride. Betzinez se met à écrire durant les dernières années de sa longue existence. Il a tout en mémoire. Il se souvient du grand chef Cochise ; puis du chef Juh ; et des chefs de sa bande à lui, les Chihennes des Sources Chaudes, Loco, Nana et Victorio. Il se remémore, et dans le détail, les courses dans le désert et les montagnes, les performances guerrières de Geronimo, tout comme des coups de folie et de la férocité de ce dernier. De ces années de captivité jusqu’en 1914 puis de son existence jusqu’à l’âge de 99 ans, Betzinez nous conte ce que fut la vie des Chiricahuas, et la sienne comme Apache « intégré » à l’Amérique et lucide sur les temps nouveaux qui broyaient son passé. Né en 1860 à Canada Alamosa, ou Monticello, au Nouveau-Mexique, Betzinez a été dès les années 1920 un excellent fermier et surtout un forgeron réputé de l’Oklahoma où, avec quelques autres Chiricahuas, il avait choisi de rester après la libération de la tribu. Nah-thle-tla, sa mère, cousine de Geronimo, meurt en 1934 au bel âge de 112 ans ; Jason quant à lui meurt à peine une année après avoir terminé d’écrire ce récit, le 1er novembre 1960.

 

CARTER Forrest, 1997, Pleure, geronimo ,Gallimard ,422p.

Nous sommes en 1886, a la réserve de San Carlos, Arizona. Les Apaches Chiricahuas croupissent et s'étiolent sur une terre aride et désolée. Tous les espoirs sont morts. Cochise est mort. Géronimo, chamane de guerre, prépare leur évasion. Et la grande fresque se déploie, renouant avec les rêves et la nostalgie des Apaches... soixante années d'Histoire.

 

 

CAYOL Pierre, Marie, 2006, Apache : le peuple de la Femme peinte en blanc, Éditions du Rocher.

"Ce livre n'est pas un livre sur les Apaches, mais avec les Apaches. Ces témoignages d'aujourd'hui au sein de leurs réserves, mais aussi en dehors, démontrent la permanence de la vie traditionnelle, sociale et spirituelle que les différentes tribus de cette nation indienne a su entretenir, préserver et ce, en dépit de la terrible et accablante pression de l'Histoire. Les photographies de Pierre et Marie Cayol - voyageurs depuis plus de 20 ans au coeur des terres Chiricahuas, Mescaleros, White Mountains et Jicarillas en Arizona et Nouveau-Mexique - accompagnent leurs écrits, mais aussi les mots que les Apaches eux-mêmes leur ont confiés avec leur propre vision du monde." Grands espaces, évocation de cette permanence culturelle, cérémonielle et religieuse, portraits de la vie quotidienne, éducation, économie, cet ensemble exprime ce qu'est être Apache aujourd'hui comme hier ; l'univers Apache est toujours, celui qui intrigue, étonne, inspire nos esprits, celui qui fascine et qui a fait connaître au monde, outre son nom, ceux de grands hommes comme Cochise et Géronimo.

 

COCHISE Ciyé Nino, GRIFFITH Kinney A.1989, Les Cent Premières Années de Niño Cochise, Seuil, 382p.

Niño Cochise est le fils du chef des Apaches Chiricahuas, Tazha (1842-1876), et le petit fils d'un des plus célèbres chef, Cochise (1812-1874). En 1872, suite d'un traité de paix signé entre le chef Cochise, Tom Jeffords et le général Olivier O. Howard, 2 500 Apaches sont déportés dans la réserve Chiricahua (8 000 km2 au cœur du pays apache). Parmi ces déportés, Tazha, chef héréditaire de clan, fils ainé de Cochise et père de Niño Cochise, s'arrange pour que son propre clan de 38 personnes disparaisse en route. Le clan est mené par sa femme, Nod-Ah-Sti (surnommée affectueusement Niome par Thomas Jefford), accompagnée de son fils, Niño Cochise, et d'un chamane, Dee-O-Det. Ils ne figurèrent jamais plus sur les registres d'une réserve et ne furent pas tatoués. Ils se surnommèrent les « sans nom ».

 

COLE Donald C.1993, Les Apaches Chiricahuas : De la guerre à la réserve; Editions du Rocher, 235p.

Pour la première fois en France, un livre d'histoire et d'us et coutumes sur une tribu apache précise : les Chiricahuas. La plus puissante, la plus connue, la plus redoutée, la plus représentative et, qui plus est, ouvrage écrit par un Apache chiricahua lui-même. Un des seuls livre sur ces Indiens qui relate autant leurs origines, leur genèse et leur cosmogonie, leurs traditions, leur économie et enfin l'histoire.

 

DELAVAULT Olivier, 2007, Geronimo, Gallimard,445p.

La conquête et la colonisation du continent nord-américain par les puissances européennes puis par les Américains furent marquées par une longue série de conflits avec les nations indiennes qui peuplaient déjà l'ensemble du territoire bien avant l'arrivée de l'homme blanc. De cadeaux de pacotille en négociations truquées, de promesses jamais respectées en traités violés, de déportations massives en attributions de réserves misérables, c'est par la guerre que les Blancs ont imposé leur vision du Nouveau Monde au nom de la " civilisation " et de la " vraie religion ". Depuis l'arrivée du Mayflower en 1620 jusqu'au massacre de Wounded Knee en 1890 où s'achève la conquête, Robert M. Utley et Wilcomb E. Washburn, spécialistes de la question indienne, retracent les trois cents ans de la dramatique résistance indienne à l'avancée inexorable des colons, sur tout le territoire américain. Des Cherokees, Iroquois, Séminoles, Cheyennes, Apaches, Sioux et des autres tribus, ils font revivre les figures légendaires, Sitting Bull, Géronimo, Cochise, ou moins connues mais tout aussi déterminantes, comme Pontiac, Tecumseh, Black Hawk, chef Joseph... C'est un véritable tour de force d'embrasser ainsi trois siècles de conflits. Passionnant et parfaitement documenté, ce livre qui est une référence aux Etats-Unis est une contribution

 

DEBO Angie, 1994, Géronimo l'apache, Editions du Rocher. Collection ''Nuage rouge'', 458p.

La biographie de Géronimo. Le statut de Géronimo n'était pas celui d'un chef traditionnel. De sa naissance à sa mort en 1909, pour la première fois en langue française voici la vraie biographie de ce célèbre personnage. Jusqu'à la fin de sa vie, Géronimo fit l'objet d'une surveillance étroite, aussi dispose-t'on ici d'une mine d'archives qui révèlent une personnalité complexe. Le vieux rebelle ne cessa de surprendre son entourage : on le voit tour à tour homme d'affaires avisés, showman, excellent fermier ; il est fasciné par la technique, par la découverte d'autres races, d'autres continents ; il se remarie plusieurs fois, se convertit au catholicisme à maintes reprises pour se renier aussitôt... Dernière facétie de celui qui fut en 1886 le dernier indien rebelle à cheval à travers les Etats-Unis, il parade en tête du cortère triomphal organisé pour l'élection du président Théodore Roosevelt...

 

GERONIMO, BARRETT S.M. 2003, Mémoires de Géronimo, La Découverte , 174p.

En 1904, un « inspecteur général de l'éducation » de Lawton (Oklahoma) rencontre un vieil Indien, prisonnier de guerre et déporté, loin de son Arizona natal, à Fort Sill où il terminait ses jours en cultivant des pastèques : il s'agissait du célèbre chef apache Géronimo qui avait tenu en respect victorieusement, des années durant, les meilleures troupes et les plus glorieux généraux des États-Unis. Des liens se nouèrent entre eux, sinon d'amitié (vu la méfiance légitime de l'Apache), du moins de respect mutuel. C'est ainsi que Géronimo accepta de raconter sa vie à S.M. Barrett, ce qui nous permet de lire aujourd'hui ce témoignage sur le génocide qui marqua la « conquête de l'Ouest » . Déjà vendu à plus de 50 000 exemplaires, ce témoignage du célèbre chef apache constitue un document irremplaçable sur le génocide des Indiens d'Amérique.

 

GOODWIN Grenville, 2012, Les guerriers silencieux, Nuage rouge, 395p.

Dans les années 1920, un peuple de fugitifs, les Apaches vit encore, caché sur sa propre terre dans les sierras nord-mexicaines. Il est plus à contre-courant de l Histoire que ne l était Geronimo lorsque celui-ci cesse les combats en 1886. En 1927, la rumeur enfle. N y tenant plus, l ehtno-historien Grenville Goodwin qui travaille dans la réserve de Fort Apache en Arizona, se lance à la recherche des derniers Apaches libres. Quant à lui, Neil Goodwin n a jamais connu son père décédé en 1940. En 1962, une découverte change sa vie. Il trouve dans le grenier de la maison familiale de Nouvelle-Angleterre ce fameux journal dont la lecture l intrigue, l obsède. Si aller là où s est rendu son père est un moyen inattendu de mieux connaître l auteur de ses jours, il y a dans le Journal paternel quelque chose qui l attire : trouver les traces, les preuves que des Apaches chiricahuas libres ont survécu, presque à l état sauvage et en toute autonomie, jusque dans les années 1940 voire plus. Dès 1970, journal de son père en main, Neil retrouve des endroits où il a séjourné. Le livre installe alors un dialogue entre les deux hommes avec pour fil d Ariane le désert, les montagnes et les Apaches. D un journal à l autre père et fils font écho à une histoire demeurée jusqu alors méconnue. En prolongeant la quête de son père, Neil acquiert la certitude de la présence jusque dans les années 1980 de descendants de ces Apaches libres cachés parmi d autres tribus de la région. Les deux journaux nous plongent dans cette aventure où planent l ombre des Chiricahuas, derniers guerriers insaisissables, silencieux, maraudant comme des fantômes, des guerriers silencieux, dans les grands espaces où jadis ils régnaient en maîtres.

 

RIEUPEYROUT Jean Louis, 1987, Histoire des Apaches, Albin Michel, 382p.

Pour la première fois de ce côté-ci de l'Atlantique, voici l'histoire organique d'un groupe indien d'Amérique du Nord, les Apaches, tant décriés, avilis et trahis dans leur vérité sur l'instigation des "médias" américains de la fin du siècle dernier. Or, les Apaches furent avant tout un peuple qui, quatre siècles durant, mena son combat contre les conquérants espagnols (1520-1821), mexicains (1821-1846) puis américains. Une étonnante épopée par laquelle, ni tout à fait coupables, ni tout à fait innocents, ils répondirent aux exactions de leurs adversaires, engagés dans l'exécution de la "solution finale". De ce temps et de ces luttes sans merci, la légende a retenu les noms des plus célèbres de leurs chefs : Mangus Colorado, Cochise, Victorio, Nana, Géronimo. Ils revivent ici, en situation dans leur groupe respectif, dans un récit qui dépasse la seule chronique événementielle pour, d'une part, décrire un mode de vie, et, d'autre part, analyser les tenants et les aboutissants de la politique indienne des gouvernements successifs de Madrid, de Mexico et de Washington. L'auteur expose notamment les aspects de la politique de "désindianisation" systématiquement mise en oeuvre par Washington au préjudice des tribus ruinées jusqu'à l'entrée à la Maison Blanche de Franklin D. Roosevelt (1933). Il souligne enfin les efforts des présidents Kennedy et Nixon pour une "réindianisation" qui subit aujourd'hui les effets de la politique de Ronald Reagan. Mais où en sont, de nos jours, les Apaches des réserves d'Arizona, par exemple, à San Carlos et à Fort Apache?

 

ROBERTS David, 1999, Nous étions libres comme le vent, Albin Michel ,400p.

" A la fin, durant l'été 1886, ils n'étaient plus que trente-quatre, hommes, femmes et enfants, à suivre Géronimo. Le petit groupe d'Apaches Chiricahuas fut la dernière bande d'Indiens libres à poursuivre la guerre contre le gouvernement des Etats-Unis. Cinq mille soldats américains - le quart des effectifs de l'US Army - et trois mille soldats mexicains les traquèrent sans merci. Pourtant, pendant plus de cinq mois, Géronimo et les siens réussirent à échapper à leurs poursuivants. Jusqu'à leur reddition finale, les forces armées de deux nations puissantes ne sont pas parvenues à capturer un seul Chiricahua, pas même un enfant. " Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, le territoire couvert aujourd'hui par le Nouveau-Mexique, l'Arizona et le Nord du Mexique fut le théâtre d'une tragédie marquée par la violence, la perfidie et la cruauté. Dans cette lutte sans merci, les chefs apaches n'auront de cesse de défendre leur patrie, alors que leurs ennemis n'aspirent qu'à leur mort, leur déportation ou leur parcage sur des réserves. Peu de chefs indiens auront exercé une aussi grande fascination que les figures désormais légendaires de Cochise et Geronimo. Sous la plume de David Roberts, écrivain et journaliste, cette histoire, des guerres apaches devient une véritable épopée. Il nous donne à lire une immense fresque épique, remarquablement construite et mise en scène, qui porte un regard particulier sur le rapport entre des cultures différentes et sur les peuples qui combattent pour leur liberté.

 

SOMBRUM Corinne, GERONIMO Harlyn, 2008, Sur les pas de Geronimo, Albin Michel, 311p.

Combattant légendaire, Geronimo (1829-1909) fut l'un des derniers chefs indiens à déposer les armes après avoir tenu en échec près de la moitié de l'armée des Etats-Unis. Malgré les promesses qui lui ont été faites, il ne reverra jamais sa terre natale : les restes du vieux guerrier chiricahua seront ensevelis dans le cimetière militaire de Fort Sill, en Oklahoma. Aujourd'hui, Harlyn Geronimo, son arrière-petit-fils, engagé dans la défense des droits de son peuple, continue de se battre pour honorer la mémoire de son aïeul et pour que soit réalisé son ultime souhait. Né de la rencontre entre une Française, Corine Sombrun, et Harlyn Geronimo, ce livre présente le portrait croisé du héros indien et de son descendant. Au fil d'un voyage vers la Gila River, mêlant le récit intime et l'histoire d'un peuple, les auteurs évoquent la " mémoire apache " mais aussi les défis auxquels cette communauté doit faire face de nos jours.

 

SWEENEY Edwin, 2008, Mangas Coloradas : Chef apache, Édition du Rocher,711p.

Mangas Coloradas (1790-1863), chef de la bande des Apaches chihennes mimbrenos, fut le plus important des chefs chiricahuas du xIxe siècle ; il en fut aussi le plus puissant et le plus adulé jusqu'à l'arrivée de son beau-fils Cochise, chef de la bande des Apaches chokonens. Au faîte de sa puissance militaire et de chef tribal, Mangas Coloradas avait toujours désiré vivre en paix avec les Américains. Cependant, les Apaches étant en guerre depuis des siècles avec le Mexique, Mangas Coloradas ne put tenir les Américains à distance de leurs alliances avec les Mexicains et a fini par devenir à la fin de sa vie l'un des plus redoutés de tous les chefs indiens vivant aux Etats-Unis. Ayant une claire conscience de la réalité, il était naturellement enclin à négocier, ayant déjà cherché à établir des relations pacifiques avec les Blancs. En fin de compte, sa confiance et sa bonne volonté entraînèrent sa mort. Lorsqu'en 1863, il voulut rencontrer les Américains pour confirmer son attitude initiale de paix, le général West le fit capturer par traîtrise pour ensuite le faire torturer au fer rouge pendant son sommeil, l'abattre à bout portant puis le décapiter. A l'instar de Victorio et de Cochise, les deux leaders les plus importants des Chiricahuas durant les deux décennies qui suivirent son assassinat, Mangas Coloradas n'avait pas cherché à combattre les Américains. Si ces dirigeants apaches, avec Geronimo, sont plus connus que lui, Mangas Coloradas fut un véritable chef qui sut user de diplomatie et développer des alliances pour atteindre une réelle position dominante sur une base tribale. Généreux, habile à la chasse comme à la guerre, sage, orateur talentueux, il possédait les qualités essentielles qui font d'un grand chef indien l'équivalent d'un homme d'Etat : Mangas Coloradas était en fait le général en chef des Chiricahuas. Il avait en lui, dans un mélange étonnant de beauté et d'harmonie, toutes les qualités les plus appréciées dans la culture apache. Son histoire est celle d'un peuple naturellement modeste et paisible, rendu cruel et intransigeant par les incompréhensions, les mensonges et l'oppression. C'est une histoire très triste. Il est nécessaire qu'elle soit racontée