Bibliographie mapuche

ARRUÉ Michèle, 1992, Comment peut-on être mapuche? Continuité et adaptation des Mapuche du Chili, thèse de doctorat Paris Université8, 446p.

Cette fin de siècle, a l'heure du contact et de l'acculturation, l'identification des indiens Mapuches du Chili pose problème les analyses passant par des biais d'approches traditionnels tendent à conclure que les Mapuches de nos jours n'existent plus et que toute revendication identitaire indienne n'est que le jeu d'une illusion aliénante poser l'existence Mapuche implique donc un renouvellement de la procédure d'identification. C'est pourquoi, une fois analyses les points d'appui et les manifestations d'une identité distincte, dans l'histoire et la culture Mapuche, c'est-à-dire au travers de repères externes objectivables, est menée dans la these une identification en intériorite du groupe en partant des représentations que les Mapuches ont d'eux-mêmes, représentations extraites des entretiens passés lors d'une enquête de terrain menée au Chili. Les catégories de representation a l'oeuvre permettant aux Mapuches de se penser dans un principe d'unité sont alors reperées et font l'objet d'une étude détaillee. Au terme de l'analyse, un collectif nouveau apparait, un collectif en représentation, convoquant de facon originale l'histoire et faisant de la langue une catégorie de représentation.

   

BARRUE-PASTOR, Monique, 2004, Forêts et développement durable au Chili : Indianité mapuche et mondialisation, Ed. PUM, 286 p.

Le sujet traité s'inscrit dans une brûlante actualité internationale et constitue un enjeu majeur tant sur le plan scientifique que sociétal : la gestion des forêts naturelles à forte biodiversité sur un territoire convoité par les multinationales de la pâte à papier et revendiqué par une population autochtone composée d'Indiens mapuches. Résultat d'une collaboration interdisciplinaire entre chercheurs français et chiliens, cet ouvrage traite des relations contradictoires entre politique publique et groupes d'intérêts privés, respect de l'environnement et exigences économiques, identités ethniques locales et mondialisation. Une fois les termes du débat clairement identifiés et positionnés, il s'agit d'avancer des solutions aux questions vitales qui ont été posées.

 

BLANCPAIN Jean-Pierre, 1996, Les Araucans et le Chili, Ed. l'Harmattan, Coll. Recherches et documents Amériques latines, 282 p.

« Pour l'historien ou pour l'Européen curieux, il ne demeure des indiens Araucans du Chili que des sites, des noms de lieux, de rares témoins du temps colonial, des Mapuches rencontrés au détour d'un chemin ou d'un marché... De plus, la colonisation espagnole a longtemps été considérée comme la véritable naissance de l'histoire chilienne. Lorsque l'on évoque au Chili l'histoire des Araucans, c'est surtout pour mentionner que leur défaite marque la fin d'une frontière, l'achèvement de la construction du territoire national : une histoire de vaincus. Jean-Pierre Blancpain initie le lecteur à cette histoire complexe des liens entre population autochtone et Chili moderne. »

 

BOCCARA Guillaume, 1999, Guerre et ethnogenèse mapuche dans le Chili colonial L'invention du soi. L'identité des Mapuches et les raisons de leur singulière résistance au colonisateur espagnol, Ed. l'Harmattan, Coll. Recherches et documents Amériques latines, 392 p.

Suite à la conquête de l'Empire Inca, les Espagnols poursuivent leur route glorieuse vers le sud, en direction du Chili. En ces terres australes, les attend un destin des plus funestes. Les Indiens guerriers de l'Araucanie s'opposent à eux avec succès. Ils résistent à la mise en place de l'ordre colonial, se révèlent prompts à adopter le cheval, la culture du blé, le fer, etc., et repoussent invariablement les envahisseurs. Qui sont ces sauvages belliqueux, cannibales et inconstants ? "Des Araucans" écrit, au XVIe siècle, le poète Ercilla. Nous savons aujourd'hui qu'ils s'autodénommaient Reche, les "Gens authentiques ou vrais". Ce que nous connaissons moins ce sont les raisons de leur singulière résistance. Car c'est durant près de trois siècles qu'ils défièrent les autorités coloniales sur les terrains de la guerre, du commerce, des missions et de la politique. Cette résistance à la pression espagnole s'effectue au prix de profonds bouleversements. L'économie indienne s'oriente progressivement vers le commerce, la razzia et l'élevage. L'organisation politique et territoriale change d'échelle. C'est de ces restructurations qu'émerge, à la fin du XVIIIe siècle, une nouvelle et puissante ethnie, les Mapuche ou "Gens de la terre". "Ce livre fait d'ores et déjà date et restera comme un modèle de la recherche en anthropologie historique. (Nathan Watchel).

 

COLOANE, Francisco, 1997, El Guanaco, Ed. Seuil, Coll. Points, 192 p.

El Guanaco, c'est le nom espagnol du lama blanc, symbole de liberté pour les Indiens. Cette chronique australe évoque la disparition des indiens Onas, dans l'extrême sud du Chili, à travers le personnage de Men Nar violée par trois Européens. « El Guanaco, qui tire son titre du premier récit, où les hommes blancs qui violent Men Nar, la dernière Indienne Ona, exterminent aussi le guanaco, le lama sauvage, symbole de liberté pour les Indiens. Suivent des histoires de sang, de bagnards d’Ushuaia, de chercheurs d’or, vécues par l’auteur au fin fond du monde. Nul souci de style ni de syntaxe, une prose simple, directe comme l’impitoyable eskilstuna, ce couteau suédois qu’utilisent ses personnages pour économiser leurs munitions. » (extrait d'un article de Ramon Chao, Le Monde, 11 octobre 1995).

 

DEVALPO, Alain, 2007, Voyage au pays des Mapuches : Le peuple indomptable, Ed. Cartouche, 127p.

Il est dit des Mapuches qu'ils sont le seul peuple des Amériques à n'avoir jamais plié devant les conquistadors. Seuls les patriotes chiliens en viendront à bout au dix-neuvième siècle, puis les relègueront dans des réserves. Ils reprennent aujourd'hui la lutte. Les témoignages recueillis dans Voyage au pays des Mapuches, auprès d'une prisonnière politique, au cours d'une cérémonie rituelle ou dans un quartier populaire de Santiago, semblent prendre leur source à la devise du peuple mapuche : " Dix fois nous vaincrons !"

 

FEREY Caryl, 2012, Mapuche, Gallimard, 560p.

Jana, 28 ans, est une Mapuche, ces "gens de la terre" qui vivaient en nomade depuis deux mille ans dans les plaines les plus fertiles de la pampa, avant d'être dépossédés par la Constitution de 1810 et mis au ban de la société argentine. Longs cheveux noirs, yeux en amande, un visage "ravissant", grande (1,75 m) mais pas de poitrine - à l'âge de 11 ans, ses seins ont cessé de pousser suite aux exactions commises sur les siens par des carabiniers argentins -, Jana a rejoint Buenos Aires pour étudier aux Beaux-Arts tout en se prostituant pour survivre. Devenue sculptrice, elle squatte un atelier d'artiste et s'est liée d'amitié avec Miguel, alias Paula, un travesti qui tapine sur les docks. Lorsque le cadavre d'un autre "trav'" est retrouvé émasculé dans le port de la Boca, Jana décide de faire appel à un détective privé, Rubén Calderon : 47 ans, beau brun élégant à la démarche de puma, il a été emprisonné pendant plusieurs mois après le coup d'Etat du 24 mars 1976. Spécialisé dans la recherche des disparus et de leurs bourreaux, venant en aide aux Abuelas de la Plaza de Mayo, cet ancien journaliste finit par accepter de prêter main forte à la jeune Indienne. L'occasion de rouvrir le dossier accablant des cinq cents bébés volés pendant la dictature... Après la Nouvelle-Zélande (Haka puis Hutu) et l'Afrique du Sud (Zulu), Caryl Férey nous entraîne dans une Argentine traumatisée tant par la barbarie des militaires que par le cynisme des profiteurs de la crise économique. D'une plume âpre, inspirée, il signe un polar à la fois poignant et très documenté. Son meilleur livre, assurément. Delphine Peras.

 

GARAY Ana Fernandez, 2005, Parlons mapuche: la langue des Araucans, L'Harmatan, 264p.

Menacée par l'espagnol, surtout en Argentine, la langue des Araucans ou Mapuche est encore parlée par un nombre important d'Amérindiens da Chili. Ce livre présente l'histoire de ce peuple, en décrit la grammaire de la langue (phonologie, morphosyntaxe et lexique) et donne des éléments de conversation courante au travers de textes choisis. Le chapitre sur la culture mapuche décrit les cérémonies les plus importantes de la tradition de ce peuple et évoque divers thèmes comme la médecine traditionnelle, l'habillement ou l'alimentation.

 

GRENIER Philippe, 2003, Des tyrannosaures dans le paradis. : La ruée des transnationales sur la Patagonie chilienne, L'Atalante,347p.

Les Argentins sont-ils trop bavards ou les voyageurs trop crédules ? La Patagonie est autant chilienne qu'argentine. Depuis une trentaine d'années, ce Chili austral, long corridor maritime et montagneux étalé sur 16° de latitude, longtemps marginal et délaissé, a été " saisi " par la mondialisation. Le " modèle " économique mis en place sous Pinochet continue de faire cracher les dividendes, la démocratie n'y a rien changé, et la Patagonie chilienne est devenue une bonne affaire pour toutes sortes d'entrepreneurs. Bout du monde vanté pour sa wilderness, elle est d'abord pillée, polluée et aussi mythifiée pour le touriste haut de gamme - ses habitants menés en bateau -, le tout recouvert par un discours obsédant et parfaitement bidon : le développement durable à la mode transnationale. Cette Patagonie victime d'un néolibéralisme chilien caricatural qui vise à exporter toujours plus vers les marchés solvables des pays riches, Philippe Grenier en parle avec bonheur. Car il dit en même temps la beauté des lieux et la vie des habitants. Dans une corporation de géographes qui vit de plus en plus de la commande publique ou privée, sa liberté de ton, son indépendance lui permettent de réconcilier géographie et écologie. Un livre avec des cartes et un cahier de photographies en couleur.

 
HOUSSE Emile (R.P.), 1939, Une épopé indienne, les araucans du Chili, Plon, 300p.  
JARA, Guerre et societe au chili. transformation guerre araucanie et esclavage indiens, IHEAL.  

LAVANCHY Anne, Les langages de l'autochtonie. Enjeux politiques et sociaux des négociations identitaires mapuche au Chili, MSH.

Cet ouvrage propose une lecture novatrice des politiques d'autochtonie, appréhendées comme un langage qui permet de construire, de gérer et de codifier des altérités. Il analyse les conséquences locales, pour les Mapuche, des dispositifs de reconnaissance chiliens (loi de 1993 sur le statut autochtone), à partir des figures du dirigeant et de la mère, censées préserver la culture de toute influence exogène et la transmettre de manière a-historique. La spécificité de l'approche repose sur l'examen minutieux du fardeau que représente ce nouveau contexte pour les femmes mapuche. L'auteure élargit en outre son analyse en attestant de l'importance de l'accession à la maternité pour comprendre la sociabilité mapuche dans son ensemble. En rendant compte des stratégies des hommes et des femmes mapuche pour accéder à l'autochtonie, et en explorant ses continuelles réinterprétations dans les pratiques quotidiennes, cet ouvrage dévoile la rapidité avec laquelle les fenêtres ouvertes par le processus de reconnaissance se retrouvent grillagées. Il apporte de ce fait une contribution importante à l'étude de l'autochtonie en général.

 

RASPAIL Jean, 1981, Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie, Albin Michel, 297p.

Sur une modeste tombe d'un petit cimetière du Périgord, on peut lire cette épitaphe : Ci-gît Orelie-Antoine Ier, roi de Patagonie, décédé le 18 septembre 1878. La plus étrange épopée qui se puisse concevoir... Durant les vingt-huit années du règne d'Orélie-Antoine, le rêve et la réalité se confondent aux bornes extrêmes du monde, là-bas, en Patagonie, au détroit de Magellan. Qui est Antoine de Tounens, roi de Patagonie, conquérant solitaire, obscur avoué périgourdin embarqué sur les flottes de la démesure, son pavillon bleu, blanc, vert claquant aux vents du cap Horn ? Un fou ? Un naïf ? Un mythomane ? Ou plus simplement un homme digne de ce nom, porteur d'un grand destin qu'il poursuivra toute sa vie en dépit des échecs, des trahisons, des sarcasmes qui peupleront son existence... Es-tu roi de Patagonie ? Je le suis ! Il n'en démordra pas. Roi il fut, quelques jours au moins, et toute une vie. Des sujets, il en eut : Quillapan, cacique des Araucans, Calfucura, cacique des Patagons, mais aussi Verlaine, Charles Cros, le commodore Templeton, le général Chabrier, l'amiral Dumont d'Urville, l'astronome Camille Flammarion, le colonel von Pikkendorff, Véronique, reine de Patagonie, aux multiples visages, et tant d'autres, le coeur débordant d'émotion, qui se déclarèrent un jour ou l'autre, l'espace d'un instant, sujets du roi Orélie-Antoine. Car nous sommes tous des Patagons. Là-bas, en Patagonie, l'homme devient roi. Sa longue nuit s'illumine.

 

STERIN Monique, 2010, Contes des indiens Mapuches du Chili, École des loisirs, 128p.

Épée vole ! Les Indiens Mapuches sont de grands guerriers qui ont résisté à tous les envahisseurs jusqu’au siècle dernier. Aujourd’hui ils ne sont guère nombreux pourtant ils se racontent toujours les exploits de leurs héros préférés : le valeureux Calvumil et son épée magique parti à la recherche de la fleur qui sauvera son père, ou encore Huenchumir le fils de l’Ours. Ce héros là appartient à la fois au monde des hommes et à celui des ours, mais après bien des épreuves il deviendra homme pour de bon. Avec le temps, les Mapuches sont devenus éleveurs puis paysans. Des fermes et des troupeaux apparaissent dans leurs histoires mais on y rencontre toujours les grands fauves mythiques d’autrefois, les ogres et les sorcières des origines. La faune sauvage qui se cache dans ce livre est de toute beauté.

 

VOLLE, Aurélie, 2005, Quand les Mapuche optent pour le tourisme, Ed. l'Harmattan, Coll. Tourisme et société, 227p.

Les activités touristiques développées par les Indiens mapuche dans les campagnes chiliennes constituent un phénomène relativement récent qui peut être appréhendé comme une innovation locale face aux logiques globales dominantes qui s'opèrent sur leur territoire. La grande diversité des réalités socio-spatiales du tourisme en terre mapuche rend difficile une caractérisation selon les catégories touristiques établies (tourisme rural, culturel, ethnotourisme, etc.). Aussi l'approche culturelle de la ressource territoriale (paysages de nature, campagnes, identités et savoirs, histoires) tente-t-elle de conduire à la fois à une analyse renouvelée des impacts du tourisme sur les sociétés locales en se plaçant du côté des acteurs mapuche, et de prendre en compte leurs représentations pour mieux qualifier ce tourisme. En effet, impliqués dans des dynamiques de développement local, ils sont animés par une logique qui leur est propre. Quelles caractéristiques revêt donc le développement local dans ces territoires ? Un retour sur le concept né dans les pays industriels et une réflexion autour de ses spécificités latino-américaines permettent de comprendre que le développement local mapuche dépend du degré de contrôle territorial, autrement dit de la production d'espaces de pouvoir local. Ce tourisme ne saurait être abordé uniquement en termes économiques car il est aussi géopolitique.

 

ZAVALA, José Manuel, 2000, Les Indiens mapuches du Chili. Dynamiques inter-ethniques et stratégies de résistance au XVIIIe siècle, Ed. l'Harmattan, Coll. Recherches et documents Amériques latines, 304 p.

« Une analyse de la complexité de l'histoire des sociétés autochtones et d'une facette ignorée de la colonisation du continent américain. » (Le Monde Diplomatique) « Au Chili, Espagnols et Mapuche entretiennent, tout au long de la période coloniale (1550-1810), des relations étroites et permanentes. Ils construisent une sorte de " partenariat conflictuel " où rapports d'échange et frictions frontalières alternent et cohabitent. Cette dynamique inter-ethnique est mise à profit par les Mapuches qui tirent avantage de la proximité géographique et politique des espagnols tout en gardant jalousement leur autonomie. »

 

ZAMORA Sergio, 2010,Les guerriers de la pluie, Brève histoire des mapuches(1536-1810),Ed.Yvelédition, 188p.

Pourquoi ce livre ? Je crois qu’en dehors de ma curiosité, trois raisons principales m’ont poussé à l’écrire : la première est due à la situation actuelle des Mapuches tant au Chili qu’en Argentine. Et un regard sur passé des Mapuches – à leur histoire et à leur culture – s’avère donc nécessaire pour comprendre leur présent. La deuxième raison est plutôt personnelle, mais néanmoins intimement liée à la première. Je le dis sans prétention : j’aurais aimé trouver un livre de ce genre lorsque j’étais jeune. Livre que, malgré ma curiosité de jeune Chilien, j’ai cherché sans le trouver, ou plutôt dont j’ai fini par trouver le contenu, mais au fil de nombreuses années et éparpillé dans divers textes de différents auteurs. Ma curiosité finit par emboîter le tout comme les pièces d’un puzzle et j’ai obtenu le résultat que vous avez entre les mains. La troisième raison a été ma surprise grandissante à mesure que je découvrais l’univers mapuche, qui provoqua inévitablement le désir de faire partager à d’autres ce que j’avais appris.

 

ZAMORA Sergio, 2011, Les guerrierts du crépûscule- Brève histoire des mapuche (181-1884). Yvelynédition.

La lecture du livre Les Guerriers du crépuscule, qui évoque l'histoire des Mapuche au xixe siècle, nous permettra de mieux comprendre la réalité d'aujourd'hui. Ce livre peut s'ouvrir à n'importe quelle page : la surprise et l'émotion sont assurées. On ne perd jamais le fil conducteur de l'histoire, parce qu il se reconstitue à chaque chapitre, traité parfois comme une véritable « nouvelle » ou « conte ». Le profane qui s'initie à l histoire mapuche comme l'expert des droits des peuples originaires vont être satisfaits par la profondeur à laquelle nous plonge l auteur à chacun de ses chapitres. Bien que rédigé selon une rigoureuse méthodologie dans la compilation de l information, ce livre est structuré par sujets et chapitres pédagogiques et il ne perd jamais de vue l exposition diachronique du processus historique. Ce qui permet au lecteur de repérer les périodes et les contextes dans lesquels les personnages agissent. On peut savoir que le Wallmapu était un seul pays mapuche, divisé artificiellement ou naturellement par la cordillère des Andes, mais grâce à cet ouvrage, on traverse la cordillère en suivant à cheval les traces du grand toki Kallfükura et du lonko Vicente Koñwepang, ou celles des Chiliens José Miguel Carrera et Juan de Dios Montero ou bien celles du roi Orélie-Antoine. On peut également vivre l'attaque des villes argentines de Mendoza ou de Bahía Blanca. Tout cela, raconté par des survivants ou des témoins oculaires, fait des Guerriers du crépuscule un livre à faire circuler sans retenue. Et aussi à garder dans sa bibliothèque, à portée de main, pour le consulter à tout moment. Julian Bastias