Filmographie

Le Projet Médias (PROMEDIOS) nourrit des processus qui, à travers la vidéo et l’informatique, renforcent les indigènes dans la création de leurs propres médias populaires. Ces outils peuvent êtres utilisés pour renforcer la tolérance et la compréhension en abattant les barrières sociales, culturelles et idéologiques. Le pouvoir des médias populaires tient dans sa capacité à démontrer des problèmes et des solutions réels rencontrés et racontés par les communautés indigènes. Les violations des droits de l’homme et la destruction de l’environnement sont maintenant répertoriés par les communautés elles mêmes, brisant ainsi la dépendance aux grands médias pour raconter leur histoire.

http://promediosfr.free.fr/index.php
Liste des films produits par Promédios
http://www.promediosmexico.org/fra/films.html

 

Chronique d'un village Tzotzil, Thierry Zeno, 1991 - 95'

Chroniques ethnographiques d'un village des montagnes mexicaines, de 1984 à 1991. La solidarité collective, l'oppression ancestrale des "ladinos", la pauvreté permanente. A travers quelques personnages du village, Francisco joueur de tambour devenu le photographe du village, José maître des cérémonies pendant les fêtes, Alejandro fils de José qui respecte la tradition plus par obligation que par conviction et le père Miguel missionnaire faisant office de pharmacien, ce film constitue un témoignage unique sur une culture indienne en voie de disparition. Lent et minutieux.

 

Hach Winik, Les Hommes en robes blanches, Pierre Barboni,1999,52'.

Les hommes en robes blanches, plus connus sous le nom de "Lacandons", sont les derniers descendants des Mayas à ne pas être christianisés. Ils vivent dans le Sud du Mexique, au cœur de la forêt tropicale du Chiapas, près des ruines des anciennes cités mayas comme Palenque, Bonampak ou Yaxchilàn. La vie des Lacandons tourne essentiellement autour de la culture du maïs, de la pêche et de la chasse. Cette vie dépend de la relation qu'ils instaurent avec la forêt. Dans l'univers magique qui est le leur, les offrandes et les rituels tissent les liens nécessaires à l'équilibre du monde qui les entoure et dont ils ont la charge. Actuellement, leur société tente de concilier la tradition et l'arrivée de la société de consommation et du confort. Le film montre ce qui relie les Lacandons aux Mayas (au moyen d'images de synthèse) et comment ils vivent entre modernisme et tradition.

 

La Fragile armada, Jacques Kebadian, Joani Hocquenghem, 2005, 2h24'.

Ce matin de 2001, la montagne grouille : un convoi hétéroclite prend la route. Escortés par une caravane de tous les horizons, les zapatistes sortent du Chiapas pour un voyage de 3 000 km jusqu'à Mexico pour exiger l'application des accords sur les droits des peuples indiens...

 

La marche de la dignité indigène, Sylvie Kahane, 2002, 52'.

Au printemps 2001, une marche sur Mexico est organisée par le mouvement zapatiste dont l’objectif est la prise en compte des droits et de la culture indigènes par le gouvernement mexicain. A l’appel du sous-commandant Marcos, porte-parole de l’EZLN (Armée Zapatiste de Libération Nationale), des sympathisants de tous pays forment un convoi d’une cinquantaine de véhicules. Le voyage dure 15 jours, direction : Mexico. Munie d’une caméra, Sylvie Kahane, à bord de l’un de ces autobus, témoigne de l’aventure. Son film est une fenêtre ouverte sur cette mouvance populaire qui vient nous parler de terre, de différence, de tolérance et de combativité

 

Le potager de zapata, Réalisation collective,2002,18'30.

Filmé par des vidéastes indigènes de la communauté autonome Emiliano Zapata, ce documentaire nous permet de mieux comprendre certains des projets communautaires des zapatistes. Un potager collectif rassemble les habitants de ce village comme un acte visible de résistance aux logiques de développement rural imposées par la « globalisation » de l’économie. « Nous ne voulons pas que les choses redeviennent comme avant. Maintenant nous avons notre terre où travailler et avec elle nous pourrons nous nourrir et nourrir nos enfants. »

 

Ya basta! le cri des sans visage, Thierry Zeno,1997,50'.

Au Chiapas, des Indiens et Indiennes ont pris les armes pour exiger du gouvernement mexicain: terre, travail, logement, éducation, santé, alimentation, justice, indépendance, liberté et démocratie. Aujourd'hui, la guerre des mots a remplacé celle des armes, le zapatisme est devenu un mouvement international, mais la situation des Indiens est toujours aussi tragique.

 

Véridique légende du sous-commandant Marcos (La), Tessac Brisac, Carmen Castillo,1995,64'.

Depuis l’insurrection du 1er janvier 1994, pendant laquelle des milliers d’Indiens mayas de l’EZLN, l’armée zapatiste de libération nationale, ont occupé par surprise quatre villes du Chiapas, pour exiger « la justice, la liberté et la démocratie », quelque chose s’est brisé au Mexique. Dans ce film, on découvre de la bouche même du sous-commandant Marcos l’extraordinaire histoire de cette guérilla démocratique et pacifiste : sa « naissance » secrète au fond des montagnes en 1984, sa lente métamorphose au contact de la culture indienne, ses rêves, son désespoir. Et l’on comprend comment un petit groupe issu des guérillas des années 70 s’est transformé en une armée de milliers d’insurgés prêts à mourir pour leur dignité, pour qu’enfin on les écoute, pour que leur pays reconnaisse leur existence et leurs droits. « Malheureusement, la façon de s’exprimer des indiens du Chiapas, lente, posée, très imagée, transposition en espagnol de leurs langues maternelles, exige beaucoup de temps pour être entendue. C’est peut-être l’une des raisons qui explique qu’il existe peu d’images filmées des zapatistes.

 

Viva Mexico, Nicolas Défossé, 2010, 120'.

Los Angeles, États-Unis. Au coeur de la ville, des émigrés mexicains sont pourchassés par la police et luttent pour survivre sans renoncer à leur culture. De l’autre côté de la frontière, dans les montagnes du sud-est mexicain, le jour se lève au milieu de la brume. Nous sommes le 1er janvier 2006, des milliers d’indiens zapatistes fêtent le départ de leur porte parole, le Sous-commandant Marcos. Sa mission : parcourir durant 6 mois le pays pour écouter les paroles de résistance de mexicains et mexicaines qui luttent pour un Mexique plus juste. Ainsi commence un voyage qui se fixe pour horizon d’atteindre la frontière nord avec les États-Unis et qui prend le pari de "commencer à construire le miroir que nous sommes, ceux d’en bas." Ce pari ne va pas sans risques… Ce qui commence comme un murmure isolé grandit comme le cri de centaines de milliers : Viva México ! Quelle sera la réponse du Pouvoir ?