Bibliographie Chiapas -EZLN

BASCHET, Jérôme, 2005, La rebellion Zapatiste, Ed Flammarion, coll. Etude (Poche).

1er janvier 1994. Dans le sud du Mexique surgit un mouvement politique absolument neuf. Ce soulèvement de paysans indiens a pour porte-parole le sous-commandant Marcos, dont les messages circulent sur tous les continents. Leur combat pour la justice sociale et la diversité culturelle s'adresse aux plus démunis mais aussi à tous ceux qui résistent à l'ordre néo-libéral. Au-delà du folklore et du remue-ménage médiatique, le zapatisme ouvre la voie à une autre pensée révolutionnaire. S'il conteste le capitalisme tout-puissant, c'est en prenant ses distances à l'égard des doctrines de Lénine ou de Che Guevara. Entre les " lendemains qui chantent " et le désenchantement postmoderne, entre l'intolérance identitaire et la dissolution des cultures, il met en place une nouvelle pensée critique. 1989 marquait l'écroulement des forteresses dogmatiques. 1994 apparaît comme l'amorce d'une mobilisation mondiale, dont Seattle sera l'une des grandes étapes. Etude approfondie des idées et des valeurs du zapatisme, ce livre est aussi une mise en perspective de ses apports et de ses stratégies au Mexique et dans le monde.

 

BASCHET, Jerôme, 2002, L'Etincelle zapatiste : Insurrection indienne et résistance planétaire, Ed Denoël, Coll. essais, 286p.

1er janvier 1994. Dans le sud du Mexique surgit un mouvement politique absolument neuf. Ce soulèvement de paysans indiens a pour porte parole le sous-commandant Marcos, dont les messages circulent sur tous les continents. Leur combat pour la justice sociale et la diversité culturelle s'adresse aux plus démunis, mais aussi à tous ceux antiracistes, écologistes, féministes, militants antimondialisation - qui résistent à l'ordre néo-libéral. Au-delà du folklore et du remue ménage médiatique, le zapatisme ouvre la voie à une autre pensée révolutionnaire. S'il conteste le capitalisme tout puissant, c'est en prenant ses distances à l'égard des doctrines de Lénine ou de Che Guevara. Entre les « lendemains qui chantent » et le désenchantement postmoderne, entre l'intolérance identitaire et la dissolution des cultures, il met en place une nouvelle pensée critique.
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BERNAL Raul Ornelas:
Mexique, calendrier de la résistance, du sous-commandant insurgé Marcos

   

BLANC Jacques, SOLIS, René, LE BOT,Yvon, HOCQUENGHEM, Joani, 2001, La fragile Armada, La Marche des zapatistes, Ed Métaillé, 223p.

La parole et le sens contre le pouvoir et le sang. Les zapatistes n'avaient jamais dit de manière aussi dense et aussi poétique que lors de la marche sur Mexico en février et mars 2001 ce qui fait l'esprit de leur mouvement et qui en explique le formidable écho. Cette fragilité qui en est la force. Les zapatistes tentent de s'arracher à la fatalité de la violence. Curieux guérilleros qui n'ont combattu que douze jours, en janvier 1994, avant de se transformer en un mouvement armé non violent, qui marchent sur Mexico les mains nues, mais avec leurs passemontagnes. « Nous autres Indiens, nous étions invisibles, il a fallu que nous nous cachions le visage pour que l'on nous voie. » Leurs armes, ce sont les mots. Ceux de Marcos, le passeur, fenêtre entre le monde indien et l'univers des autres Mexicains, le nôtre aussi. Ceux de ses « sueurs et frères » indiens qu'il accompagne dans la fin du silence, la prise de parole.

 

COLLECTIF, 2002, Hommes de maïs, coeur de braise, Ed. L'insomniaque, 160p.

Depuis 1994 avec le succès tactique des escarmouches zapatistes, les Indiens du Mexique sont entrés en effervescence. Cette réaction de défense des communautés a fait tache d’huile, s’appuyant sur la tradition, comme sur l’utopie, échappant presque toujours aux carcans idéologiques. Des voyageurs séduits par ce mouvement, contre l’ordre marchand, laissent conter les hommes et les femmes de maïs qui sont la poésie et la sagesse mêmes. La machette hors du fourreau, ces partisans de la communauté humaine réfutent en actes le nihilisme marchand d’un monde-machines qui s’obstine de plus en plus et partout à traquer la vie !

 

DE LA GRANGE Bertrand, RICO Maite, 1998, Sous-Commandant Marcos: la géniale imposture, Paris, Plon/Ifrane.

Bien que réalisé par deux journalistes – les correspondants au Mexique de Le Monde et d’El País– ce livre s’appuie sur un travail de recherche beaucoup plus rigoureux et exhaustif que celui de nombreux sociologues engagés. À la différence de Carlos Tello – dont le livre est construit comme une narration des faits , les auteurs ont opté pour une structure plus contrapuntique qui leur permet de donner simultanément la parole aux divers acteurs du conflit chiapanèque, de poser ouvertement certaines questions inconfortables et d’adopter, à partir de raisons et de faits, une attitude résolument polémique à l’égard du néo-zapatisme. Passionné autant que passionnant, vendu au Mexique à plus de 40 000 exemplaires, cet ouvrage, qui a modifié les termes du débat politique, est une lecture obligatoire pour tous ceux qui veulent aller au-delà de la version des faits offerte par les communiqués et les interview du sous-commandant Marcos.

 

DUTERME Bernard, Indiens et zapatistes, mythes et réalités d'une rébellion en sursis, CETRI.

La rébellion des Indiens zapatistes du Chiapas, dans le sud-est mexicain, c’est d’abord l’insurrection légitime d’une population trop longtemps bafouée. Mais la rébellion zapatiste, c’est aussi une cascade de lieux communs repris aux quatre coins du monde. Des lieux communs qui évoquent le contexte, l’histoire, l’originalité, l’écho, les leaders, les enjeux et les perspectives de cette guérilla de fin de siècle. Tantôt fondés, tantôt boiteux, les plus répandus de ces clichés sont ici confirmés, infirmés ou tout simplement nuancés. Qui a poussé les Mayas à se révolter ? “Un groupe d’irresponsables démagogues non indiens” ou la pauvreté du Chiapas ? Où se situe l’originalité de la rébellion ? Dans son refus de briguer le pouvoir ou dans ses initiatives “intergalactiques” ? Qui est le sous-commandant Marcos ? Un nouveau Che ou son antithèse postmoderne ? Que vont devenir les insurgés cagoulés ? Les catalyseurs de la démocratisation du Mexique ou un pittoresque épisode de l’histoire des révolutions ? Autant de questions abordées dans cet ouvrage d’une grande actualité. Car le mouvement zapatiste, militairement cantonné aux confins du Chiapas, lance des défis au reste du monde. Celui de la démocratie à l’heure de la globalisation. Celui du respect des particularités et celui de l’universalité du respect.

 

FELLOUS, Damien, MAZARS, Nadège, 2001, Et la forêt se déplaça... En marche avec les Zapatistes, Ed Agnès Vienot Editions, Coll. Moisson rouge, 175p.

La foule répond par des slogans : " Zapata est vivant ! La lutte continue ! " Février 2001. Le sous-commandant Marcos et vingt-trois commandants de l'EZLN (Armée Zapatiste de Libération Nationale) parcourent trois mille kilomètres des montagnes du Chiapas à Mexico afin d'imposer au gouvernement mexicain le respect des droits et de la culture indigènes. Nous quittons l'Etat d'Hidalgo pour le Querétaro, dont le gouverneur a menacé les zapatistes de les faire fusiller pour haute trahison s'ils osaient aventurer. Cela fera le septième Etat que nous traversons en moins d'une semaine. La ville, d'environ cinq cent mille habitants se prépare à recevoir la caravane : centre inaccessible en voiture, multitude en route vers la place centrale, et préparation de banderoles multicolores. Les jeunes, particulièrement nombreux aujourd'hui, conspuent les journalistes de Televisa, accusés de connivence avec le pouvoir de Fox.

 

GUILLERMOPRIETO, Alma, 1988, La guerre des ombres. Les racines de l'insurrection zapatiste au Chiapas, Ed Diagomo-Lezard, 80p.

Complément indispensable aux deux tomes de ¡Ya basta !, ce texte, paru à l'origine dans le New York Review of Books, analyse les origines de l'insurrection indigène du Chiapas qui a ébranlé le Mexique tout entier et secoué les consciences mondiales.

 

HOCQUENHEIM Joan,2008, Le rendez-vous de Vicam - Rencontre de peuples indiens d'Amérique, Rue des cascades,190p.

A l'appel des zapatistes du Chiapas, du Congrès indigène du Mexique et de la communauté yaqui de Vicam se sont réunis pour s'écouter et se connaître, du 11 au 14 octobre 2007, près de six cents femmes et hommes, délégués par soixante-six peuples vivant dans douze pays du continent appelé Amérique par ses conquérants. Récits d'humiliation et d'exploitation, de résistance et de rébellion, toutes d'émotion et de dignité, leurs paroles ouvrent un chemin d'émancipation.

 

HOLLOWAY John,2008, Changer le monde sans prendre le pouvoir: le sens de la révolte aujourd'hui, Syllepse.

Une analyse théorique et politique des changements sociaux depuis le milieu des années 1990, impulsés notamment par la révolte zapatiste de 1994. J.HOLLOWAY, économiste d'origine finlandaise vivant au Mexique, s'interroge sur la manière de reformuler la compréhension de la révolution conçue comme lutte contre le pouvoir et non pour le pouvoir.

 

LE BOT, Yvon, 1997, Sous-commandant Marcos, Ed Seuil, Coll. H.C. Essais, 294p.

« Il y a place pour plusieurs mondes dans le monde que nous voulons ». Dans le rêve zapatiste, chacun peut mettre le sien. Mais au – delà des clichés, des effets médiatiques, des polémiques et des bons sentiments, quelles sont la nouveauté et l’originalité du zapatisme né dans les montagnes du Chiapas, province reculée du Mexique ? Le sous-commandant Marcos a accepté le défi. Pour la première fois, et comme si c’était la dernière, il s’explique dans de longs entretiens sur le mouvement, sa genèse, son évolution. Sans métaphores, sans paraboles, au-delà de l’anecdotique. Avec la gravité, l’urgence, l’angoisse, mais aussi l’humour et le sens de la dérision d’une personne convaincue de sa disparition prochaine.

 

MARCOS, sous-commandant, 1996, Ya Basta ! Tome 2 : Vers l'internationale zapatiste, Ed DAGORNO, 670p.

1996, les insurgés zapatistes du Chiapas et leur désormais célèbre sous-commandant Marcos continuent de défier les autorités mexicaines et le monde. Cette deuxième année est celle du développement de la théorie politique et de l'internationalisation du combat. Voici donc les communiqués de l'année 1995, année charnière pour les indigènes du Chiapas, mais aussi pour les peuples du monde qui ne se résignent pas au triomphe du néo-libéralisme.

À l'heure actuelle, les insurgés zapatistes sont toujours assiégés dans leur jungle, privés de médicaments, de 
vivres et, bien entendu, de liberté.
Cette deuxième année est celle du développement de la théorie politique – notamment par les interventions 
répétées du sympathique Durito – et de l'internationalisation du combat.
Toujours pleins d'humour, de tendresse, et empreints de l'intensité dramatique que leur confère leur caractère 
d'histoire immédiate, voici donc les communiqués de l'année 1995, année charnière pour les indigènes du 
Chiapas, mais aussi pour les peuples du monde qui ne se résignent pas au triomphe du néo-libéralisme.

 

MARCOS, sous-commandant, 1996, Les insurgés zapatistes racontent un an de révolte au Chiapas , Vol1, Ed Dagorno, 483 pages.

Les insurgés zapatistes racontent un an de révolte au Chiapas / VOLUME 1 : Le 1er janvier 1994, les Indiens du Chiapas, un Etat montagneux du Sud-Est mexicain, se soulevaient contre le gouvernement de Mexico. A la surprise générale, les insurgés de l'Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) remportèrent d'incontestables succès

 

MARCOS, sous-commandant, 2007, Mexique, calendrier de la résistance, Éd Rue des Cascades, 384p.

Alternant évocation de mythes fondateurs des peuples indigènes et épisodes de la colonisation espagnole et de la révolution mexicaine, agissements sordides des hommes du pouvoir d’hier et d’aujourd’hui, oppression centenaire et rébellion partout présente des pauvres, « ceux d’en bas », le sous-commandant insurgé Marcos nous propose de feuilleter avec lui les pages d’un calendrier particulier : celui de la résistance, au Mexique, à la phase actuelle d’intensification et de mondialisation du capitalisme.

 

MARCOS, sous-commandant, 2003, Depuis les montagnes du Sud-Est du Mexique, Ed Ecrits des Forges, 231 pages.

Ce livre n'est pas qu'un nouveau résumé des célèbres communiqués du polémique, mais indiscutablement célèbre, Sous-Commandant Marcos. Nous avons essayé ici de regrouper un choix représentatif de ses écrits en tant qu'auteur de fiction et assimilateur de l'espagnol utilisé par une partie de nos autochtones. Il s'agit d'un élément externe qui filtre et influence, par le biais d'un langage qui lui est propre - et, donc, a sa propre façon de penser -, les us et coutumes locaux. Depuis le 1er janvier 1994, non seulement notre vie n'a-t-elle plus été la même, mais encore, les facettes du paysage, les pensées et les présences ont changé elles aussi. La validité de la parole zapatiste est donc incontestable, et nous n'avons que la prétention de publier ces textes en tant que témoignage. " Le zapatisme n'est pas une nouvelle idéologie politique ou un réchauffé de vieilles idéologies. Le zapatisme n'est pas, il n'existe pas. Il ne sert que de pont pour nous aider à traverser d'un côté à l'autre. Par conséquent, le zapatisme est assez grand pour tout le monde, pour tous ceux qui veulent traverser d'un côté à l'autre.

 

MONOD, Aurore, 1994, Feu Maya : Le Soulèvement au Chiapas, Ed Ethnies
, 313p.

Feux allumés dans les vénérables bâtiments de la présidence municipale de la ville coloniale de San Cristobal de Las Casa ; feux de la guerre portée au cœur des instances de pouvoir : armée et le gouvernement ; feu maya : chaleur, vie et fièvre, qui combat le froid de la mort attachée à la condition humaine , cette mort qui prend au Chiapas la forme inéluctable de l’injustice ; feux de la haine surgie de l’histoire, destin auquel nul n’échappe, grands ou petits, riches ou pauvres , métis et indiens. Ce livre décrit le soulèvement des Indiens mexicains de l’État du Chiapas, tel qu’ils ont été perçus à San Cristobal de Las Casas et dans la région qui s’étend entre Ocosingo, Las Margaritas et Chilon.

 
MONTEMAYER Carlos,2001, La rebellion indigène du Mexique,Ed. Syllepse, préface Ignacio Ramonet,189p.

   

MUÑOZ RAMIREZ, Gloria, 2004, EZLN 20 et 10, le Feu et la Parole, Ed Nautilus, 311 pages.

Le 17 novembre 1983 était créée au Mexique l'Armée zapatiste de libération nationale (EZLN). Durant dix ans, dans les villages des montagnes du Sud-Est mexicain, elle s'est forgée dans le silence et le secret, jusqu'au 1er janvier 1994, où plusieurs milliers de combattants de l'EZLN occupent sept villes du Chiapas. A travers les témoignages d'insurgés, ce livre retrace les dix années de préparation puis les très riches heures, de janvier 1994 à la fin 2003, de la rébellion des plus pauvres qui, en proposant aux Mexicains de reconnaître les droits et les cultures des peuples indigènes, en mettant en pratique l'autogouvernement, invitent l'humanité à croire en elle-même.

 

MORUCCI, Bérengère, 2007, Carnets zapatistes. Une expérience de la guerre de basse intensité, Ed l'Harmattan, 206p.

A la fin des années 1990, l'auteur s'installe dans une communauté "zapatiste" de l'Etat du Chiapas (Mexique), pour y réaliser un reportage photographique sur les enfants dans la guerre. Elle va se former à l'ethnologie et aux pratiques pédagogiques et devient institutrice au sein d'une communauté "indigène" toujours victime de la "guerre de basse intensité". Marquée par son côtoiement des femmes et des enfants mais aussi des combattants, elle rapporte notes et photos qu'elle réunit ici.

 

NADAL Maie -José, 1995, À l’ombre de Zapata. Vivre et mourir dans le Chiapas, 272p.

Le 1er janvier 1994, le Mexique chavire : l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) entre en scène. Qui sont ces guérilleros qui, après douze jours de combats seulement, décident de s’engager dans l’arène politique et de confier à la société civile la direction de la lutte pour la démocratie, la justice et la liberté ? À partir des trente-quatre revendications de l’EZLN, À l’ombre de Zapata analyse la situation socio-économique, culturelle et politique du Mexique, en particulier dans l’État du Chiapas, les transformations que la réforme constitutionnelle a entraînées et leurs conséquences chez les populations autochtones. Dans un souci de clarté et d’information - et afin d’appuyer ses observations - Marie-José Nadal a sélectionné et traduit un choix de textes, de communiqués et de lettres de l’EZLN et des autorités mexicaines : ils sont l’indispensable témoignage écrit d’un conflit douloureux et meurtrier qui a éclaté en réponse à un néolibéralisme qui n’a que faire des oubliés de la terre.

 

ORNELAS BERNAL, Raul, 2007, L'Autonomie, axe de la résistance zapatiste : Du soulèvement armé à la naissance des Caracoles suivi de L'Autre Campagne : hypothèse plébéienne, Ed Rue des cascades, Coll. Les livres de la jungle, 125p.

Cet essai (écrit fin 2003 au Mexique et publié en 2004 en Argentine) de Raúl Ornelas Bernal éclaire et complète le Calendrier de la résistance. Donnant au processus social en cours au Chiapas, du soulèvement armé à la naissance des Caracoles, sa dimension historique dans la perspective ouverte par le mouvement paysan insurgé makhnoviste d’Ukraine et les collectivités agricoles d’Aragon, cette étude entreprend l’analyse de la pratique des communautés zapatistes et en constitue, en une centaine de pages, une excellente synthèse. Dans la dernière partie du livre, « L’Autre Campagne : hypothèse plébéienne », l’auteur donne une suite (écrite en avril 2007) à ses réflexions pour l’édition française de cet essai. Il analyse, sans s’interdire la critique, la nouvelle stratégie zapatiste hors du Chiapas, qui se met en place à partir de juin 2005, avec la « Sixième Déclaration de la forêt Lacandone », et avec l’Autre Campagne, mouvement social lancé par le « délégué Zéro » (Marcos) en janvier 2006.

 

ROMANET, ignacio, 2001, Marcos, la dignité rebelle, Ed Galilée, 71p.

Personnage de légende, l sous-commandant Marcos, chef de l'Armée zapatiste de libération nationale (EZLN), lutte depuis 1994 pour la reconnaissance des droits des Indiens au Mexique. Ce chef guérillero du Chiapas n'a jamais commis d'attentat, il honnit la violence et se sert seulement d'Internet, des mots et de son imagination pour mobiliser l'opinion internationale en faveur de la cause sacrée qu'il défend. Masqué par son célèbre passe-montagne, il explique ici les raisons de sa révolte, se penche sur la marginalisation des pauvres du Sud à l'heure de la globalisation économique, tout en rêvant à un autre monde possible. Il parle de sa récente marche sur Mexico, de la mondialisation, de la taxe Tobin, d'ATTAC, de Davos, du Plan Colombie, de Porto Alegre et des nouvelles. résistances.

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STUTZ, Élisabeth, 1998, Irma, femme du Chiapas, entre révolte zapatiste et vie quotidienne, collection l’Esprit frappeur, 124p.

Une femme zapatiste raconte la vie des communautés indiennes dans la zone insurgée du Chiapas, vue de la base. 
Témoignage.

La révolte des paysans du Chiapas (Mexique) a été largement popularisée tant par les écrits du 
sous-commandant Marcos que par ceux de personnalités comme Danielle Mitterrand. 
Cependant, le point de vue de la base a rarement été mis en avant. 
C'est pourquoi le témoignage d'Irma, simple mère de famille indienne, recueilli par Élisabeth Stutz qui a 
passé plusieurs mois chez elle, révèle un aspect peu connu, sinon totalement méconnu, de comment vit et 
de ce que pense une femme se trouvant au coeur d'un conflit dont elle est partie prenante mais qui la 
dépasse.

 

VERGARA Juan F.2004, Mexico et le nouveau zapatisme, Publibook, 420p.

Né dans l’Etat du Chiapas, le nouveau zapatisme est un mouvement dédié à la défense des droits politiques et historiques des indiens mexicains et à la lutte pour la reconnaissance de leur culture et de leur langue. Non-violente depuis 1994, dirigée par un homme charismatique et populaire, le sous-commandant Marcos, l’Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN) milite également pour une démocratie directe et contre la corruption politique qui règne dans le pays ; depuis quelques années, son goût pour l’autogestion, ses aspirations sociales et sa dénonciation de la globalisation en font le fer de lance de l’altermondialisme international. En février 2001, le nouveau zapatisme a connu son apogée avec l’organisation de la Marche de la Dignité Indienne qui parcourut tout le Mexique sous les yeux du monde entier.
Fin février 2001, Juan et Maru partent au Mexique pour des raisons à la fois professionnelles et touristiques. Le destin leur fait alors croiser la route de la Marche de la Dignité Indienne, une cause particulièrement chère à Juan F. Vergara, militant espagnol épris de justice, d’égalité et de liberté. De ce voyage, il nous rapporte un témoignage engagé et captivant, mine inépuisable d’informations sur l’histoire et la culture du Mexique, mais aussi profession de foi d’un citoyen convaincu que le monde peut changer…