Bibliographie amérindiens du Québec

ANDRÉ Anne,Kapech An Antane, 2008, Je Suis une Maudite Sauvagesse - Eukuan Nin Matshimanitu Innu-Iskueu, Léméac, 238p

Qui peut se prétendre le plus civilisé, du Blanc ou de l'Indien? Avec les mots de la simplicité, Anne André (An Antane Kapesh) dresse un constat de la situation des Indiens, plaide en leur faveur, suppute leurs perspectives d'avenir. Monologue inquiétant, cri d'une Indienne qui voit son peuple se laisser assimiler et sa culture se détériorer sous l'action du Blanc. Texte en montagnais et version française..

 

ASSINIWI Bernard, Histoire des Indiens du Haut et du Bas Canada,

tome 1 : Moeurs et coutumes des Algonkins et des Iroquois, Montréal, Leméac, coll. « Ni-t'chawama/Mon ami mon frère »,1973. ; Histoire des Indiens du Haut et du Bas Canada,
tome2 : Deux siècles de « civilisation blanche » : 1497-1685, Montréal, Leméac, coll.« Ni-t'chawama/Mon ami mon frère », 1974. ; Histoire des Indiens du Haut et du Bas Canada,
tome 3 : De l'Épopée à l'Intégration : 1685 à nos jours, Montréal, Leméac, coll.« Ni-t'chawama/Mon ami mon frère », 1974.

 

BEAULIEU, Alain, 1997, Les autochtones du Québec, des premières alliances aux revendications contemporaines, Fides/Musée de la Civilisation, 183p

La première édition de cet ouvrage a été réalisé dans le cadre de l'exposition "Le Québec des Premières Nations", une coproduction de Musée de Bretagne et du Musée des civilisations.

 
BOILEAU, Gilles., Le silence des Messieurs : Oka, terre indienne, Montréal, Les éditions du Méridien, 1991, 282 p.  

BOUCHARD Serge, 2004, Récits de Mathieu Mestokosho, chasseur innu, Boréal.

En 1970, jeune anthropologue, Serge Bouchard recueillait les propos de Mathieu Mestokosho, chasseur montagnais de la Minganie. Grâce à la parole de Mathieu, c’est tout un monde qui revit, celui des enfants de la Terre de Caïn que les colons européens avaient choisi d’ignorer. Heureusement pour nous, la mémoire de Mathieu Mestokosho nous permet de nous réapproprier — bien tardivement — toute une part de notre héritage culturel que nous avons failli laisser perdre. Il y avait parmi les Innus plusieurs Mathieu Mestokosho, des hommes magistraux, et autant de vieilles femmes parlantes, savantes et souriantes. Fut sauvé ce qui fut sauvé. Ils sont morts et elles sont parties. Mais il en reste quelque chose, une philosophie, des chansons, des sons, de la poésie. Ne reste qu’à écouter, entendre, comprendre, apprendre et apprécier. Discours incantatoire de fierté et d’orgueil, représentation de l’humaine humanité, telle que nous la recherchons tant de nos jours. Serge Bouchard

 

BOUCHARD, D., CARDINAL E., PICARD G., 2008, Kebec-Québec. Cinq siècles d’échange entre nous, Québec, Les éditions des intouchables, 205p.

On trouve dans De Kebec à Québec un tableau de la situation contemporaine des peuples autochtones du Québec : conditions socioéconomiques, négociations politiques avec le gouvernement du Québec, questions actuelles et futures relatives aux relations avec les peuples autochtones. Cardinal termine son ouvrage par ces mots qui résument assez bien l’intention générale du projet : «Pour le bien des Premières Nations, pour le bien du Québec, il est aujourd’hui temps de construire des ponts et de faire de cette "rencontre Bouchard-Picard" le début d’une nouvelle alliance. Il y a lieu de reconnaître les alliances passées du Kebec, de les célébrer et de les renouveler dans le Québec actuel.»

 

BOUDREAULT, René, 2003, Du mépris au respect mutuel, clefs d’interprétations des enjeux autochtones au Québec et au Canada, Québec : écosociété, 224p.

Les questions autochtones ne semblent intéresser le public, les médias et les politiciens qu’au moment des crises qui bouleversent le quotidien. La population québécoise et canadienne n’a que faire de ces vieilles histoires et, surtout, d’un mode de vie, d’une culture, d’une vision du territoire et d’un discours différents et dérangeants: ne vit-on pas dans une société tournée vers l’avenir, fondée sur les droits individuels garantis par les grandes chartes des droits et libertés? . Voici donc un ouvrage destiné à ceux et celles qui veulent comprendre la problématique des relations entre autochtones et allochtones au Québec et au Canada. Polyvalent et vulgarisé, il aidera le lecteur à développer sa propre analyse et son propre jugement sur ces questions, dans la perspective de favoriser cette convivialité si nécessaire entre nos peuples.

 

CHAREST Paul, GIRAD Camil, RODON Thierry, 2012,Les pêches des Premières Nations dans l'est du Québec. Innus, Malécites et Micmacs, PU Laval,

Depuis une décennie, la pêche commerciale joue un rôle fondamental dans le développement économique et social et l’affirmation de l’autonomie des nations autochtones établies sur les rives de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent. Depuis toujours, les peuples autochtones pratiquent la pêche tant en eaux douces qu’en milieu marin, mais l’importance de cette activité dans l’économie et la vie quotidienne des nations et des communautés autochtones du Québec est demeurée jusqu’à présent largement méconnue. En faisant connaître la situation des nations innues, malécites et micmaques des zones côtières du Québec actuel, leurs urgents besoins de développement et les efforts qu’elles déploient pour y arriver, entre autres par la pêche commerciale, ce livre veut contribuer à les aider dans leur prise en charge. La mondialisation et la reconnaissance de l’autonomie des peuples autochtones du Québec et du Canada à travers l’activité de la pêche sont les enjeux qui sous-tendent les contributions des auteurs de cet ouvrage.

 
CLÉMENT Daniel, 2012, Le bestiaire innu. Les quadrupèdes,
PU Laval, 548p.

Les Innus, anciennement connus sous le nom de Montagnais, sont des chasseurs, trappeurs, pêcheurs et cueilleurs qui habitent la forêt boréale du nord-est du Canada. Par tradition, les animaux ont toujours occupé dans leur culture une place prépondérante. Les connaissances qu’en ont les autochtones sont donc vastes et variées. Ce volume consacré au bestiaire innu fait état du savoir innu concernant les 20 mammifères les plus connus, de l’ours noir et du caribou jusqu’aux diverses espèces de souris, en passant par le castor, le loup, le lièvre, le chien et bien d’autres. Des dizaines de femmes et d’hommes ont été interviewés sur les animaux depuis plus de vingt-cinq ans. À ces sources orales s’ajoutent des données provenant d’ethnologues, d’historiens, de missionnaires, de naturalistes, de biologistes et même d’aventuriers ayant parcouru au fil du temps le Nord québécois.

 
CLEARY, Bernard, 1989, L’enfant de 7000 ans : le long portage vers la délivrance, Sillery,Les éditions du Pélican/Septentrion, 1989, 284 p.

Que veulent les autochtones du Canada? Sur quoi se fondent leurs revendications territoriales ? Ces questions, et bien d'autres, trouvent réponse dans cet ouvrage. Un livre fondamental pour comprendre le sens réel des négociations entre les autochtones et les gouvernements pour l'obtention d'un nouveau contrat social plus moderne.
 

CIACCIA John, La crise d'oka, miroir de notre âme.Lemeac.

Il est rare qu’un ministre ose dire et encore plus rare qu’il écrive pour « raconter ce qui s’est réellement passé » pendant « qu’il fut au cœur » d’une des crises majeures qui a ébranlé le Québec contemporain. Les faits rapportés sont troublants mais ils ont le mérite de nous montrer le vrai visage des politiciens et des fonctionnaires pour qui l’opportunisme politique et leurs intérêts personnels priment sur le respect des lois et des droits fondamentaux des citoyens. Ils ont aussi le mérite de confirmer la concordance des faits et témoignages évoqués dans les dossiers sur ce site. Ci-après, quelques-uns des passages du livre de John Ciaccia « La Crise d’Oka – Miroir de notre âme », un titre qui ne pouvait pas être plus éloquent sur la vraie culture des politiciens et des fonctionnaires.

 

COLOMB Emmanuel, Premières nations,essai sur une approche holistique en éducation supérieure, PU Québec.

Enseigner, c’est percevoir dans l’autre ce qu’il a en commun avec nous-même?; c’est percevoir son potentiel, son rêve?; c’est prendre le temps d’écouter son expérience et la richesse de sa vie. Ce livre propose des solutions pour réintégrer, dans des modes d’apprentissage eurocentriques souvent axés sur la performance, des approches qui valorisent une vision plus intégrée de la personne. Il précise, à partir de modèles, en quoi les éléments d’une approche expérientielle et holistique d’apprentissage peuvent favoriser la réussite des étudiants des communautés autochtones. L’auteur insiste sur la position humaniste que doit avoir l’éducateur face à la diversité culturelle des Premières Nations. Il montre comment aborder des cultures au passé riche, qui ont su traverser des traumatismes historiques et des processus d’acculturation importants. Il invite surtout le lecteur à une démarche personnelle d’exploration facilitant un rapprochement entre deux réalités qui se côtoient plus souvent qu’elles ne se comprennent. Les pratiques éducatives véhiculées permettront à des étudiants des Premières Nations de retrouver la voie de la réussite dans un établissement postsecondaire. Cet ouvrage est donc dédié à ces jeunes et ces adultes qui ont eu la volonté et le courage de persévérer dans leurs études (certains passages leur donnent d’ailleurs la parole)?; mais aussi à ceux qui ont été capables de voir en eux des hommes et des femmes ayant le potentiel de réussir dans un système éducatif qui les a souvent laissés pour compte.

 
CROWE, Keith; 1979, : Histoire des Autochtones du Nord canadien, Cahiers du Québec, Hurtubise.    
CSONKA, Yvon, Les Ahiarmiuts : à l’écart des Inuits Caribous, Neuchâtel, Les éditions Victor Attinger, 1995, 501 p.  
DAWSON Nelson Martin, 2005, Feu, fourrures, fléaux et foi foudroyèrent les Montagnais, Septentrion, 264p.

La présente étude prend assise sur une exploitation maximale des sources actuellement disponibles et chemine avec les observateurs dans leur compréhension du monde autochtone qu’ils fréquentaient. Sa première prétention est de redonner à l’historien une voix dans la construction d’une véritable tranche d’histoire amérindienne, libérée de la touche attendrie et compatissante de l’anthropologie. Trop souvent au cours des dernières années a-t-on tenté de discréditer le discours historien sur les peuples indiens au profit d’images idylliques fondées sur l’indubitable et infaillible tradition orale, sous prétexte que la documentation écrite laissée par les premiers observateurs était trop fragmentaire, biaisée, voire ambiguë et incompréhensible. Or, ceux-ci firent un troublant constat : pendant qu’elle se peuplait lentement de Français, la vallée laurentienne se dépeuplait rapidement de ses éléments autochtones.
 

DELÂGE Denys, 1991, Le pays renversé, Boréal, 416p.

«[…] Un ouvrage fort documenté sur l'autre dimension de notre histoire, celle de la désintégration de la civilisation amérindienne, suite à son intégration au sein du système économique mondial.» Pierre Venat, La Presse

 

DORAIS Louis-Jacques, 2010, " Être huron, inuit, francophone, vietnamien... Propos sur la langue et l'identité"., Liber, 306p.

" Par-delà l'identité individuelle de chacun, que signifie aujourd'hui être huron, inuit, franco-américain, anglo-québécois, cadien, hawaïen, vietnamien ? Se définit-on par la langue, la culture, la nation ? Dans quelles circonstances ? Cet ouvrage a pour objectif de jeter un regard anthropologique sur les phénomènes identitaires en suivant la place particulière qu'y occupe la langue et le rôle qu'elle y joue. Il examine ainsi le cas d'un ensemble de collectivités minoritaires où, à travers leur portrait sociohistorique, les processus d'identification apparaissent à la fois dans leur résilience et dans leur polymorphisme. En annexe, on trouvera une petite introduction à l'inuktitut du Nunavik, qui permettra de se familiariser avec un idiome réputé difficile d'accès."

 

DUHAIME Gérard, 2001, Atlas historique du Québec. Le Nord. Habitants et mutations, PU Laval,240p.

Le ‘ Nord du Québec ‘ est une réalité composite qui ne saurait être adéquatement définie par la référence aux critères géographiques, puisqu’il n’existe pas de relation obligée et invariable dans le temps entre les caractéristiques du milieu physique et celles des sociétés humaines qui l’habitent. L’adaptation au milieu physique est un trait essentiel des groupements humains, lorsque les groupes sont considérés dans une mince tranche temporelle, mais l’histoire que nous racontons est truffée de migrations, au gré des conjonctures, dans une aire géographique variable. Au XIXe siècle, la politique colonisatrice fait du Nord de Montréal le Nord à conquérir ; au tournant du siècle suivant, cette frontière est transportée en Abitibi, en Gaspésie et au Saguenay - Lac-Saint-Jean ; dans les années cinquante elle est encore repoussée dans la vastitude du pays du fer ; cette frontière s’étend maintenant aux franges de la péninsule du Québec-Labrador, dans la région de la baie James et au nord au 55e parallèle après la réalisation du projet hydroélectrique dans le bassin hydrographique de la baie James. Les populations autochtones du Nord-du-Québec ont traversé ces époques en marquant le territoire de leur présence, en voyageant à l’intérieur des terres ou le long des côtes, y tirant leur subsistance et les produits qu’ils échangent avec les Blancs et, progressivement, en devenant les acteurs d’une des plus fascinantes tranches de l’histoire du Québec.

 

DRAPEAU Lynn, 2011, Langues autochtones du Québec: un patrimoine en danger, PU Québec.

Le présent ouvrage a comme point d'ancrage les effets du contact avec les langues et la culture majoritaires sur les langues autochtones. Il constitue un complément à l'ouvrage Les langues autochtones du Québec, publié il y a vingt ans par le Conseil de la langue française, sous la direction de Jacques Maurais (1992). Depuis ce temps, aucun autre ouvrage n'est venu faire le point sur la situation des langues autochtones au Québec, si bien qu'elles en sont venues en quelque sorte à disparaître de l'écran radar. Cette publication vient rappeler qu'il existe chez nous un patrimoine linguistique précieux et menacé de disparition rapide.

 

DUPUIS, Renée, 1997, Tribus, Peuples et Nations, Les nouveaux enjeux des revendications autochtones au Canada, Boréal, 170p.

Pourquoi les négociations avec les autochtones ne semblent -elles jamais aboutir? Pourquoi les ententes signées avec eux sont -elles systématiquement remises en question? Les tribuneaux leur sont-ils toujours favorables? Lesc autochtones sont-ils au -dessus des lois? Pouqoui se sont-ils si fermement déclarés contre la souveraineté du Québec?

 

DUPUIS, Renée, 2001, Quel Canada pour les Autochtones? La Fin de l'exclusion, Boréal, 174 p.

Le Canada est « le meilleur pays au monde », dit-on. Pourtant, il est une minorité qui perçoit les choses différemment. Les Autochtones trouvent que leurs conditions de vie sont loin d’être enviables. D’où vient cette divergence de perceptions ? Vivons-nous vraiment dans le même pays ? On a enchâssé les droits des Autochtones dans la Constitution et on a engagé des négociations afin de les définir. Celles-ci n’ont jamais abouti. Pour des questions de commodité politique, on a préféré laisser les tribunaux régler les conflits à la pièce, processus interminable et coûteux, qui a semé la grogne ou l’incompréhension dans l’ensemble de la population. On a voulu acheter la paix, et cela se solde aujourd’hui par un échec. Renée Dupuis insiste dans cet ouvrage sur l’urgence de passer à l’action pour transformer en profondeur nos relations avec les peuples autochtones
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DUPUIS Renée,1985, Les revendications territoriales du Conseil Attikamek-Montagnais. Québec : École nationale d'administration publique, 208 p.
DUPUIS, Renée, 1995, L’avenir du Québec et des peuples autochtones, Institut de Recherches en Politiques Publiques.

   

DUPUIS Renée, 2008, Max One Onti Gros-Louis, Constance et détermination, Varia.

Spécialisée dans les droits de la personne et plus particulièrement dans le domaine relatif aux peuples autochtones, Renée Dupuis côtoie Max «One Onti» Gros-Louis depuis plus de 30 ans. À la faveur de la confiance mutuelle qui les lie, le grand chef huron a engagé avec elle une conversation franche et généreuse qui nous permet de mieux saisir la complexité d’un homme d’action devenu figure emblématique de la lutte pour la reconnaissance des droits des peuples autochtones du Canada. Fruit d’une réflexion nourrie par la juriste de renom qui reçut en 2001 le Prix du Gouverneur général pour son essai Quel Canada pour les Autochtones? La fin de l’exclusion, ce livre nous fait connaître un homme passionné, curieux, taquin, en relation étroite avec la nature, un être qui derrière les clichés que l’on associe trop souvent à la quête identitaire qu’il mène inlassablement de front, entretient un lien tenace avec les siens comme avec le monde.

 

EVENO Stéphanie, 2003, Le suicide et la mors chez les Mamit-Innuat, L'Harmattan , 320p.

Contrairement à un discours véhiculé par la plupart des écrits et par les Innuat, nous constatons que les communautés Mamit-Innuat (Amérindiens du Canada ) ne connaissent pas de forts taux de suicide. Nous allons alors étudier cette question par le biais des pratiques mortuaires et des conceptions de la mort, de l'étude des problèmes sociaux (abus de drogue, d'alcool, abus sexuel, violence) que connaissent ces villages et du discours relatif au suicide dans l'ensemble de la population innue.

 

FONTAINE Jean-Louis, 2006, Croyances et rituels chez les Innus, 1603-1650.GID.

«Jean-Louis Fontaine invite les Innus et leurs concitoyens à retourner aux premiers écrits du Régime français. Les premiers y trouveront de précieuses informations pour éventuellement renouer avec les croyances, les rites et les manières du passé, les seconds tout autant que les premiers se passionneront pour cette période fondatrice de notre histoire, celle de la rencontre de l’Europe et de l’Amérique. Outre les Relations des Jésuites, Jean-Louis Fontaine a tiré parti des premiers dictionnaires, et sa connaissance de la langue innue s'avère un précieux atout. Il nous fait voir que l'histoire des Amérindiens a tout à gagner d'une connaissance de la langue de même que d'une compréhension de l'intérieur de ces sociétés animistes où le religieux était omniprésent.» Extrait de la préface de Denys Delâge

 
FRANCEY, Dolorès 
1999, Du local au global: une ethnicité à géométrie variable pour les Cris de la Baie James.Université Laval,

   
GAGNON, Alain G.; ROCHER, Guy. Sous la dir.,2002,Regard sur la Convention de la Baie- James et du Nord québécois. Montréal : Québec Amérique, 286 p.

   

GARDETTE Joëlle, 2008, Les Innus et les Euro-Canadiens. Dialogue des cultures et rapport à l’Autre à travers le temps (XVIIe-XXe siècles), P U Laval, 378p.

" Voici dessiné, dans ce livre, un portrait aussi convaincant que terrible d’une rencontre qui n’en fut pas vraiment une, en même temps qu’elle le fut pour le meilleur et pour le pire. Une rencontre dont on peut dire qu’elle est encore, de nos jours, bien incertaine, tant le legs dont nous héritons comporte d’occultations et de visions déformées. Ce tableau, destiné à notre connaissance, vise notre responsabilité commune de citoyens, et il n’est pas question ici de culpabilité ; il s’agit de la rencontre, d’une part, des Innus, mot qui signifie " les hommes ou les humains ", mais que les premiers explorateurs ont désignés du vocable de " Montagnais ", c’est-à-dire habitants des montagnes et, d’autre part, des Européens et de leurs descendants établis dans l’espace devenu colonial depuis l’arrivée des missionnaires et de ceux que la tradition orale innue qualifie de " chercheurs de terre ".

 

GÉLINAS Claude, 2009.Les Autochtones dans le Québec post-confédéral 1867-1960. Ed. Septentrion, 264p.

En 1867, lorsque les Pères de la Confédération s'entendent sur les principes qui donneront naissance au Canada, les autochtones sont absents. Ces derniers n'auront guère plus de voix au chapitre dans les décennies suivantes, si bien qu'ils semblent dès lors marginalisés, tombés dans l'oubli collectif. Alors que l'imaginaire populaire tend à dépeindre les autochtones comme étant confinés dans leurs réserves et réduits à dépendre du gouvernement fédéral pour assurer leur subsistance, Claude Gélinas présente un portrait beaucoup plus nuancé de leur situation, en faisant ressortir notamment leur degré élevé de mobilité, d'autonomie et de participation dans la société et l'économie nationales. Il tend à confirmer une constante historique, à savoir que l'incompréhension entre autochtones et non-autochtones, au Québec comme au Canada, relève davantage de l'idéologie que des rapports sociaux.

 

GELINAS Claude, 2011, Indiens, euroscanadiens...Septentrion, 220p.

Existe-t-il au Québec des communautés métisses historiques au même titre que celles qui sont reconnues dans l'ouest du Canada? Depuis que la Cour suprême a reconnu en 2003 des droits ancestraux à des Métis de l'Ontario, de plus en plus d'organisations représentant des Métis s'activent politiquement au Québec. S'agit-il d'un simple opportunisme de la part de groupes d'intérêts ou assiste-t-on au retour dans l'espace public de collectivités historiques? A partir de l'étude du cas particulier des personnes métissées du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Claude Gélinas apporte quelques éléments de réponse pour mieux comprendre le métissage biologique et culturel entre Indiens et Eurocanadiens en territoire québécois.

 

GENTELET Karine, BISSONNETTE Alain, ROCHER Guy, 2007,La sédentarisation: effets et suite chez des Innus et des Atikamekw, Thémis.

Il s’agit de notre contribution à un projet plus large du Centre de recherche en droit public de l’Université de Montréal, projet dirigé par Andrée Lajoie, intitulé «Autochtonie et gouvernance» et financé par Valorisation Recherche Québec. L’objectif général de ce projet est « de cerner les caractéristiques de la société autochtone qui seraient susceptibles d’orienter la configuration de modèles adaptés de gouvernance politique, sociale, juridique, économique et locale. » La recherche, pilotée par Guy Rocher et à laquelle ont collaboré Karine Gentelet et Alain Bissonnette, fait partie du volet sur la gouvernance sociale. Son objectif est d’examiner les pratiques d’Innus et d’Atikamekw de quatre communautés autochtones du Québec (Manawan, Pessamit, Ekuanitshit et Nutashkuan) concernant le territoire, la vie politique, familiale et la santé.

 

GIRARD Camil, d'AVIGNON Mathieu, 2009, A-t-on oublié que jadis nous étions « frères » ? Alliances fondatrices et reconnaissance des peuples autochtones dans l'histoire du Québec, PU Laval, 192p

Les célébrations du 400e anniversaire de la fondation de Québec devaient graviter autour du thème de la rencontre. Mais les diverses nations du Québec, qui cohabitent depuis le XVIIe siècle, se sont-elles rencontrées ? Quelle place les Amérindiens occupent-ils lors de ces grandes commémorations publiques (locales, nationales et internationales) au Québec et ailleurs dans les Amériques ? Les filtres du passé, mis en place au temps des premières « découvertes » et « fondations » européennes sur le continent américain, continuent-ils de déformer le regard que nous jetons sur le temps des « grandes fondations » ? Au Québec, Amérindiens et Québécois ont-ils oublié que jadis ils étaient « frères »?.

 

GRAMMOND, Sébastien, 2003, Aménager la coexistence : les peuples autochtones et le droit canadien. Bruxelles : Bruylant; Éditions Yvon Blais, 439 p.

La nécessité de reconnaître les droits des peuples autochtones est une réalité à laquelle font aujourd'hui face de nombreux pays. Le Canada, à cet égard, est souvent cité en exemple. En effet, depuis une trentaine d'années, le statut juridique des autochtones y a connu une évolution fulgurante. Les droits des autochtones font maintenant partie de la constitution du pays et les tribunaux sont appelés à en assurer la prééminence. Le livre de Sébastien Grammond arrive donc à point : il propose une synthèse introductive de la matière qui permet d'en appréhender les axes principaux. Il examine également les dimensions historiques, philosophiques et internationales du droit des autochtones. . L'ouvrage fait apparaître l'originalité des concepts juridiques employés pour définir les droits des autochtones au Canada. Les droits territoriaux des autochtones ne peuvent être assimilés à la propriété privée ; ce sont des droits " ancestraux " qui trouvent leur source dans l'occupation immémoriale du territoire et les systèmes juridiques proprement autochtones. La technique du traité, un instrument juridique original qui n'est ni un simple contrat ni un traité international, a été utilisée dès les premiers contacts entre Européens et autochtones et sert encore de nos jours à définir les conditions de la coexistence entre les deux groupes. Mais c'est l'évolution du statut politique des autochtones qui est la plus remarquable : considérés il y a un demi-siècle comme des pupilles de l'État, les autochtones jouissent maintenant d'un droit à l'autonomie gouvernementale dont on commence à peine à entrevoir la portée. On assiste donc à une transformation graduelle du fédéralisme canadien pour faire une place à ce " troisième ordre de gouvernement " que constituent les autochtones.

GRAMMOND Sébastien,1995,. Les traités entre l'État canadien et les peuples autochtones. Cowansville : Éditions Yvon Blais, 225 p.


 
GROS-LOUIS, Max (collaboration de Marcel Bellier), Le « Premier » des Hurons,Montréal, Éditions du Jour.  
HAMELIN, Louis Edmond, 1995, Le paradigme de l’interculturel appliqué aux relations avec les Autochtones, Paris : l’Harmattan    

KASBARIAN-BRICOUT, Béatrice, 2004, Les Amérindiens du Québec, Les héritiers de la Terre Mère, Ed.: l’Harmattan.120p.

Au XIXe siècle, ethnologues et sociologues se posaient deux questions : - celle de l'origine des Indiens d'Amérique - celle de la genèse de leur pensée religieuse et plus particulièrement de leur idée du Créateur. De vives polémiques en découlèrent. Depuis la seconde moitié du XXe siècle, la tendance est de respecter l'originalité et la complexité conceptuelles des communautés amérindiennes. Après des années d'oubli, historiens et ethnologues ont redécouvert les valeurs initiales des Amérindiens, de ces hommes et de ces femmes héritiers de la Terre-Mère. Cet ouvrage de synthèse a pour but de souligner ces valeurs et de les prendre en compte

 
KURTNESS, Harry, et Camil GIRARD, La prise en charge, Témoignage d’un Montagnais,Chicoutimi, Les éditions JCL inc., 1997, 157 p.  

LACASSE, Jean-paul, 2004, Les Innus et le territoire, Ed.Septentrion, 274p.

L’histoire du Québec a commencé bien avant l’arrivée des Européens alors que les Innus étaient déjà installés sur une vaste partie du territoire qu’ils géraient selon leur propre régime juridique. Un débat se déroule aujourd’hui quant à l’étendue de leurs droits territoriaux et des efforts sont déployés pour en arriver à une entente politique à ce sujet. Ce livre de Jean-Paul Lacasse arrive à point.

Il y examine d’abord, à partir d’une perspective territoriale, des questions comme celles de l’univers de la société innue, de ses valeurs et de son ordre juridique à l’époque de l’arrivée des Européens et de sa transformation subséquente. À la lumière du droit canadien se rapportant au territoire innu, il évoque ensuite des pistes de solutions aux problèmes qui se posent. L’auteur a largement donné la parole aux Innus en la juxtaposant à celle des tribunaux. Ce faisant, il nous amène à mieux comprendre les enjeux du débat actuel

 

LAVOIE Michel, VAUGEOIS Denis, 2010, L'Impasse amérindienne, Sptentrion.

A l'origine de l'actuelle Loi sur les Indiens et de la création des réserves, il y a eu, entre 1828 et 1858, trois importantes commissions d'enquête. Ces trois rapports offrent d'étonnants moments de vérité. La réalité indienne au lendemain des guerres de 1754-1760, de 1775-1783 et de 1812-1814 est peu connue. Les ravages des guerres et surtout des épidémies, l'ampleur du métissage, le désarroi des Indiens sont autant d'aspects que présentent, avec franchise et réalisme, Darling, Bagot et Pennefather. Leurs rapports sont d'une bouleversante actualité.

 

LAJOIE, Andrée. Sous la dir.2007, Gouvernance autochtone : aspects juridiques, économiques et sociaux. Montréal : Éditions Thémis, 246 p.

Ce livre rend compte d'une série de recherches portant sur quatre dimensions de la gouvernance : politique, sociale, juridique et économique de même que sur diverses spatialités chez les Autochtones du Québec. Les chercheurs qui s'engageaient dans la réalisation de ce programme laissaient cependant ouverte la notion même de « gouvernance », quitte à ce qu'elle se précise au fur et à mesure du progrès des travaux. C'est une telle démarche pragmatique qui nous a permis d'en arriver à une définition de la gouvernance qui la pose comme tout processus de prise de décision par une ou des personnes revêtues d'une autorité reconnue ou acceptée comme légitime, touchant des matières d'intérêt commun affectant au moins une partie sinon la totalité des membres d'une collectivité, quelle que soit cette collectivité

 

LAJOIE Andrée, 2001, Conceptions autochtones des droits ancestraux au Québec,Ed.Thémis, 177p.

Les droits ancestraux des Autochtones au Québec ont fait couler beaucoup d'encre, sans pourtant qu'on sache très bien à quoi ils se réfèrent. En effet, beaucoup de juristes, et surtout les positivistes, se reportent à la jurisprudence pour ce qui est de leur définition,la Constitution canadienne indiquant que ces droits ancestraux et issus de traités y "sont reconnus et confirmés". Partant de l'idée que l'on ne peut reconnaître et confirmer ce qui existe déjà, et que, par conséquent, c'est en deçà du droit canadien, dans le droit maintenu depuis la colonisation par les Autochtones du Québec - qui n'ont pas été conquis et ne sont pas soumis -, qu'il fallait chercher cette définition, on a visé à repérer les conceptions respectives des droits ancestraux dans chacune des onze nations autochtones vivant actuellement au Québec. Au-delà de la connaissance de ces droits, cela a permis de dégager un éventuel noyau commun permettant de mettre en rapport chaque corpus avec les traditions orales respectives, chaque fois qu'elles sont disponibles.

 
LAMARCHE Jacques,1990, L'Été des Mohawks - bilan des 78 jours, Stanké, 294 p.    

MAILHOT José, 1999, Au pays des Innus, Les gens de Sheshashit, RAQ.

Les Gens de Sheshatshit sont ces Innus du Labrador qui ont attiré l’attention du monde entier en s’opposant aux exercices de vol à basse altitude des pays membres de l’OTAN.
Mais le présent livre va au-delà de l’image véhiculée par les médias, car son auteure connaît cette communauté depuis trente ans et elle parle couramment la langue innue. Son étude de l’organisation sociale innue est basée sur le point de vue des autochtones, plutôt que sur celui de l’anthropologue.

 

MORIN, Michel, 1997, L’usurpation de la souveraineté autochtone, Boréal, 334p.

L'importante question des droits des autochtones est, à juste raison, de plus en plus étudiée tant au Canada que dans d'autres pays. L'ouvrage du professeur Michel Morin contribuera certainement à faire progresser la réflexion sur ce sujet. Le titre résume clairement la pensée de l'auteur. Pour lui, les peuples autochtones possédaient la souveraineté sur leurs territoires et ce droit leur était reconnu du XVIe au XVIIIe siècles. Au XIXe siècle, toutefois, il leur a été dénié: la souveraineté leur a été «usurpée». La perspective de l'ouvrage est surtout historique, mais l'auteur donne aussi son opinion sur les droits actuels des peuples autochtones.

 

OTIS, Ghislain, 2005, Droits, territoire et gouvernance des peuples autochtones, Presses de l’université de Laval, 212 p.

Dans cet ouvrage, qui est en grande partie le prolon-gement du colloque "Les droits des Autochtones : réalités et mythes" tenu à l’Université Laval le 25 avril 2003, des juristes spécialistes de la question autochtone expliquent les origines et les justifications historiques des droits ancestraux et issus de traités. Ils se penchent aussi sur les difficultés propres à la définition contemporaine des droits collectifs des premières nations devant les tribunaux ou lors de négociations de traités modernes. Ils montrent enfin en quoi ces droits collectifs, dont le droit à l’autonomie gouvernementale, soulèvent des enjeux inédits de gouvernance tant dans les rapports entre les ordres de gouvernement au sein du régime fédéral canadien que dans les relations entre les droits de groupe et les libertés individuelles garanties dans les Chartes des droits.

 
OTTAWA Gilles, 2010, Les Pensionnats indiens au Québec, Ed .Cornac.
Les pensionnats indiens du Québec sont dans bien des esprits synonymes de détresse et d'abus en tous genres. Il est vrai que sous la férule de religieux peu moraux, ces établissements n'ont pas seulement séparé des enfants de leur famille, mais ont aussi été le centre d'exactions psychologiques et physiques aberrantes. Ce qu'on oublie souvent, par contre, c'est que ces pensionnats ont également été à l'origine de l'émergence d'une culture mixte et, il faut l'admettre, d'une nouvelle génération de jeunes éduqués devenus depuis chefs de leur Nation ou encore cols blancs dans le secteur publique. Bref, tout n'est pas noir ou blanc, à l'image des recherches et des photographies inédites ressemblées par l'historien atikamekw Gilles Ottawa. Ce dernier nousinvite dans cet ouvrage à redécouvrir le quotidien des pensionnaires et à poser un oeil neuf sur une époque qui a constitué une étape cruciale dans l'histoire des Premières Nations du Québec.

 

PETIT Jacques-Guy, VIGER BONNIER Yves, AATAMI Pita, ISERHOFF Ashley, 2010, Les Inuit et les Cris du nord du Québec Territoire, gouvernance, société et culture, PU Rennes, 432p.

Les Cris et les Inuit se trouvent confrontés aux difficultés d’une sédentarisation rapide, aux avantages et aux inconvénients de l’irruption de la modernité dans leurs territoires. Comment font-ils face à ces défis en ce qui concerne leur gouvernance, l’environnement et la santé, les problèmes sociaux, le maintien de leur langue, de leur culture, de leur patrimoine ? Quels sont leurs réalisations, leurs revendications, leurs projets ? La question fondamentale que se posent les Cris et les Inuit du Québec nous concerne tous : comment vivre dans un monde nouveau en gardant ses propres valeurs, comment changer en restant soi-même ?

 

PHILPOT Robin, 2010, Oka : dernier alibi du Canada anglais,
Essais Canadiens.

Oka. vingt ans après ! Les lignes de faille révélées lors de la crise d'Oka demeurent aujourd'hui toujours aussi marquées. Voilà pourquoi une réédition du livre Oka : dernier alibi du Canada anglais, nouvellement préfacé par l'auteur, s'impose. Fruit d'un minutieux travail de recherche et d'analyse, cet ouvrage est un incontournable pour qui veut comprendre les causes de la crise d'Oka et les nombreux débats qu'elle a suscités. Robin Philpot y montre, preuves et statistiques à l'appui, que le Québec ne méritait pas le dénigrement dont il a fait l'objet pendant et après cette crise.

 

QUÉBEC (Comission des droits de la personne), Mythes et réalités sy-ur les peuples autochtones.

Cet ouvrage (deuxième édition) porte sur l'histoire du Québec de 1760 à nos jours et a pour objectif de démystifier des idées reçues sur les Autochtones. Sur cette base, il vise en outre à favoriser le développement de meilleures relations entre Québécois et Autochtones. Écrit par Pierre Lepage, agent d’éducation et de coopération à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, cet ouvrage répond à des questions qui ont formé ou forment encore des préjugés à l’égard des Autochtones. Leurs sociétés étaient-elles vraiment primitives ? Les Blancs auraient-ils survécu sans eux ? Ont-ils vraiment été conquis ? Ont-ils signé des traités et des alliances avec les nations européennes ? Et, aujourd’hui, sont-ils des privilégiés du système qui auraient plus de droits que les Québécois ? Ou encore, n’auraient-ils pas des droits distincts, conciliables avec le droit à l’égalité ? Est-ce bien exact qu’ils réclament la possession de la quasi-totalité du territoire du Québec ?

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ROY Bernard, FECTEAU Katia, 2005, Paroles et pouvoir de femmes des Premières Nations, P.U.Laval, 228p.

Les taux de diabète de type II observés dans les communautés autochtones du Québec sont alarmants. Mais si plusieurs membres des Premières Nations souffrent de cette maladie, les femmes sont davantage concernées par ce syndrome associé à l'ère industrielle. Beaucoup plus que les hommes, elles sont porteuses du diabète. Par ailleurs, c'est aux femmes qu'incombe la responsabilité d'assurer le maintien de la santé des membres de leur famille. Ces femmes, détentrices de vastes expertises, sont malgré tout considérées comme des profanes par les professionnels de la santé. Dans les pages de Paroles et pouvoir de femmes, avec des mots de tous les jours, des femmes attikamekw, micmacs et innues se racontent. Plus, elles vont à la rencontre d'une estime quelque peu perdue au fil des relations entretenues avec les experts de la santé.

 

SAMSON, Colin, WILSON, James et MAZOWER, Jonathan, 2000, Un Tibet au Canada, la mort programmée des Innu, Survival, Ethnies 26, 100p.

Ce numéro d’Ethnies dévoile une histoire cachée, bien différente de l’image libérale et bienveillante qu’offre le gouvernement canadien de ses relations avec ‘ses’ peuples indigènes. La version anglaise de ce document a eu un fort impact au Canada et a suscité chez les Innu l’espoir d’un changement. Penote Michel, porte-parole innu a ainsi déclaré : ‘Aujourd’hui pour la première fois depuis vingt ans, je me mets à espérer. Cet espoir nait de la certitude que nous pouvons, ensemble avec nos amis d’ici et du monde entier exercer une pression suffisante sur le Canada pour qu’il modifie son attitude envers les peuples autochtones’.

 

SAVARD Rémi, PROULX Jean René, 1982, Canada, derriere l'épopée les autochtones, L'hexagone.

Au printemps de 1979, l'Alliance Laurentienne des Métis et Indiens sans statut du Québec nous demandait d'examiner le contexte socio-économique, dans lequel s'étaient structurées les relations entre le gouvernement fédéral du Canada et les peuples autochtones. Le présent ouvrage constitue une version quelque peu remaniée de notre rapport. Les auteurs s'en voudraient de passer sous silence le soutien constant et efficace de Robert Laplante, alors directeur de recherches à l'Alliance, ainsi que de tout le personnel de cet organisme. Des remerciements vont aussi à Hélène Jetté qui s'est chargée de la préparation des cartes.

 

SAVARD Rémi:

1979: Destins d'Amérique. Les autoctones et nous
2004, La forêt vive. Récits fondateurs du peuple innu.
1985, La voix des autres.
1977, Le sol américain: propriété privée ou terre mère? L'en-deçà et l'au-delà des conflits territoriaux entre autochtones et blancs au Canada

 

SILBERSTEIN, Jil, 1998, Innu, Albin Michel, 457p.

Les Indiens Montagnais - qui se nomment Innus, "les êtres humains", dans leur propre langue - forment la plus grande nation autochtone du Québec où ils occupaient un territoire qui s'étend jusqu'au Labrador, à peu près aussi grand que la France. Après plus d'un an passé sur leurs réserves et leurs territoires de chasse, Jil Silberstein, grand voyageur et auteur d'une douzaine d'ouvrages, a écrit ce livre pour donner à voir, écouter, entendre la réalité indienne dans sa globalité, entre les injustices, les violences de l'Histoire et la détresse ou les espoirs d'aujourd'hui. Rédigé à la manière d'une chronique, cet ouvrage qui n'est ni un pamphlet ni une étude nous fait découvrir une culture de l'intérieur (vie quotidienne, traditions, récits et légendes...). Dans des situations concrètes - sous la tente, à l'affût du caribou ou au café Bla-bla -, des hommes et des femmes témoignent de leur existence au jour le jour, évoquent la déréliction, les combats politiques, les crises d'identité, la réappropriation culturelle.

 
SIMARD, Jean-Jacques, Tendances nordiques. Les changements sociaux 1970-1999 chez les Cris et les Inuits du Québec, Québec, Université Laval, 1996, 128 p.    

TARDIF Marie-Josée, RANKIN Dominique, 2011, On nous appelait les sauvages, 160p.

Né sur les berges de la majestueuse rivière Harricana en Abitibi, le jeune Dominique Rankin est destiné à succéder à son père à titre de chef héréditaire et homme-médecine, mais l'envahissement des territoires autochtones par les Blancs et l'intégration forcée à leur société change radicalement le cours de son existence. Arraché à ses parents et à sa culture, il grandit dans le pensionnat des petits Sauvages avant de retrouver la liberté, son peuple et ses origines. Autrefois grand chef de la nation algonquine, il ouvre aujourd'hui le livre de ses souvenirs,les plus lumineux comme les plus sombres, et offre un vibrant témoignage sur le respect, le pardon et la guérison qui vous fera découvrir un peuple à la tradition millénaire.

 

 
TÉTREAULT, Daniel,1987, L'autonomie politique des peuples autochtones du Canada : l'expérience des Cris du Québec. Ottawa, 170 p.    

TREMBLAYMarc-Adélar, 1976, Les facettes de l’identité amérindienne, Presses de l’université de Laval, 316p.

Il faut expliquer, je crois, le titre donné à ce compte rendu : les Facettes de l'identité amérindienne. Le thème de l'identité est le seul qui semblait pouvoir regrouper l'éventail complet des éléments qui ressortent tant des exposés que des discussions. Ce facteur est si central et si dynamique dans la configuration culturelle de tout groupe qu'il permet à la fois les références au passé et les visions de l'avenir. . La notion d'Amérindien diffusée par le regretté Jacques Rousseau est de plus en plus acceptée dans les milieux scientifiques. Présente dans tous ces textes est la recherche des composantes de cette identité qui s'exprime dans tous les secteurs de la vie socioculturelle, ce que manifeste d'ailleurs la richesse des conférences et des débats

 

TRIGGER Bruce G , 1995, Les Indiens, la fourrure et les Blancs, Boréal, 542p

L'auteur rompt résolument avec les stéréotypes et entend réexaminer le cadre à l'intérieur duquel on doit envisager cette période de l'histoire du Canada que l'on appelle «ère héroïque» et qui s'étend de sa découverte par les Européens jusqu'en 1663.

 

 

TRUDEAU Jacques, Nations autochtones peuples fondateurs du Québec, Société des écrivains 150p.

Ce document retrace l’histoire des débuts du Québec. Il suggère l’intronisation des Nations Autochtones dans notre histoire. Ces Nations vivaient au Québec, au moins depuis quarante mille ans avant l’arrivée des premiers colons français il y a 400 ans à peine. L’Histoire se comprend mieux, analysée dans un cadre universel. Notre recherche nous a amenés, de 1492 à 1749 environ, au Mexique, puis en Amérique du Sud. Elles fournissent les preuves qui, non seulement accusent, mais culpabilisent les vieux pays explorateurs. Les vieilles monarchies européennes, qui ont animé les explorateurs, et aider à la fondation du Québec. Les monarchies d’Espagne, de France, sans oublier l’Église de Rome, sont les maîtres d’œuvre des découvertes et de la destruction des vieilles sociétés autochtones du Québec, des peuples qui, à l’époque, sont autonomes économiquement, indépendants politiquement, et à la veille d’atteindre l’étape de la civilisation par eux-mêmes. Leur Histoire est accélérée par l’action des Européens. Ces vieilles sociétés communistes, où la terre appartient à tous, et chacun est propriétaire du lopin de terre qu’il ou elle occupe, là où se pratique la vraie démocratie, doivent disparaître pour laisser place à un autre type de société.

 

TRUDEL, Pierre. Sous la dir.,1995, Autochtones et Québécois : la rencontre des nationalismes. Montréal : Recherches amérindiennes au Québec, 228 p

Le colloque Autochtones et Québécois : la rencontre des Nationalismes s’est tenu au Cégep du Vieux-Montréal les 28 et 29 avril 1995. Plusieurs conférenciers ont contribué à mieux faire comprendre les rapports politiques entre les nations autochtones et la nation québécoise. Politiciens et experts ont été mis en présence, devant un public auquel la question autochtone n’était pas étrangère et le dialogue a dénoté un effort réel de compréhension entre Québécois et Autochtones. L’échange qui en a résulté a favorisé une meilleure compréhension des enjeux rées de ce débat de société.
Le texte des Actes reflète le déroulement du Colloque. Trois thèmes y ont été débattus, lors d’ateliers distincts. Le premier concernait le droit international, plus particulièrement le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Le deuxième atelier visait à établir une comparaison entre les politiques fédérales et celles du gouvernement du Québec en matière autochtone. Le troisième atelier portait sur les perspectives d’avenir

   
VACHON, Daniel, L'Histoire montagnaise de Sept-Îles, Sept-Îles, Éditions Innu, 1985.    
VAUGEOIS, Denis (sous la direc.) : Les Hurons de Lorette, Septentrion, Sillery, 1996. -
VAUGEOIS, Denis : La fin des alliances franco-indiennes. Enquête sur un sauf-conduit de 1760 devenu un traité en 1990, Boréal, Montréal, 1995.
 

Articles


CHAREST, Paul,Les barrages hydro-électriques en territoire montagnais et leurs effets sur les communautés amérindiennes”, Recherches amérindiennes au Québec, IX (4),1980, : 323-337.
CHAREST, Paul. Qui a peur des Innus? : réflexions sur les débats au sujet du projet d'entente de principe entre les Innus de Mashteuiatsh, Essipit, Betsiamites et Nutashkuan et les gouvernements du Québec et du Canada. Anthropologie et sociétés. Vol. 27, no 2 (2003). P. 185-206
CHOUINARD, Tommy. L'entente de principe avec les Innus. In L'Annuaire du Québec 2004. Montréal : Fides, 2003.
CLEARY, Bernard. Le long et difficile portage d'une négociation territoriale. Recherches amérindiennes au Québec. Vol. 23, no 1 (Printemps 1993). P. 49-60
CLEARY, Bernard. L'urgence d'un nouveau contrat social. Relations. (Décembre 1990). P. 299-302
CRÉPEAU, R., 1995, « Entrevue avec l’anthropologue Rémi Savard, de la Nation à l’autonomie gouvernementale », Recherches Amérindiennes au Québec, vol XXV, n°4.
DELÂGE, Denys; SAGANASH, Roméo. La Grande Paix de Montréal : 300 ans plus tard. Relations. No 670 (Juillet-Août 2001). P. 30-35
DIONNE, Paul. Quelques réflexions au sujet de la future politique de consultation des peuples autochtones du Québec. Recherches amérindiennes au Québec. Vol. 35, no 3 (2005). P. 111-113
DUFOUR, Jules. Les nations autochtones au Québec : les enjeux de leur développement à l'aube du XXIe siècle. In Le Québec en changement : entre l'exclusion et l'espérance. Sainte-Foy : Presse de l'Université du Québec, 2000. P. 139-179
DUFOUR, Jules. Les revendications territoriales des peuples autochtones au Québec. Cahiers de géographie du Québec. Vol. 37, no 101 (Septembre 1993). P. 263-290
DUPUIS, Renée. Historique de la négociation sur les revendications territoriales du conseil des Atikamekws et des Montagnais (1978-1992). Recherches amérindiennes au Québec. Vol. 23, no 1 (Printemps 1993). P. 35-48
FOREST, Pierre-Gerlier. La structuration des gouvernements autochtones au Québec. In L'institutionnalisation du territoire au Canada. Québec : Presse de l'Université Laval, 1996. P. 185-205
GAGNON, Christian. À propos de l'entente avec les Innus. Action nationale. Vol. 93, no 4 (Avril 2003). P. 15-23
GOURDEAU, Éric. Le Québec et la question autochtone. In Québec : État et société. Montréal : Éditions Québec/Amérique, 1994. P. 329-355
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OTIS, Ghislain. L'évolution constitutionnelle de la relation entre le Québec et les peuples autochtones : le défi de l'interdépendance. In Le Québec, une autre Amérique : dynamismes d'une identité. Paris : Presses universitaires de France, 2005. P. 71-87
OTIS, Ghislain. Territorialité, personnalité et gouvernance autochtone. Cahiers de droit. Vol. 47, no 4 (Décembre 2006). P. 781-814
OTIS, Ghislain. Sur la voie d'un traité « postcolonial » avec les Innus? Qu'est-ce que l'approche commune? In L'Annuaire du Québec 2004. Montréal : Fides, 2003. P. 773-782 PAPILLON, Martin. Mouvements de protestation et représentation identitaire : l'émergence politique de la nation crie entre 1971 et 1995. Revue internationale d'études canadiennes. No 20 (Automne 1999). P. 1-121
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SIMARD, Jean-Jacques. Développement et gouvernement autochtones; l'expérience de la Baie-James et du Nord québécois. Politique et sociétés. No 28 (Automne 1995). P. 71-85 TREMBLAY, Jean-François. L'autonomie gouvernementale autochtone, le droit et le politique, ou la difficulté d'établir des normes en la matière. Politique et sociétés. Vol. 19, no 2-3 (2000). P. 133-151
TRUDEL, Pierre, 1995, « De la négation de l’autre dans les discours nationalistes des Québécois et des autochtones », Recherches Amérindiennes au Québéc, vol.XXV, n°4.
VINCENT, Sylvie. La révélation d'une force politique : les Autochtones. In Québec en jeu. Montréal : Presses de l'Université de Montréal, 1992. P. 749-790
WHERRET, Jill. L'autonomie gouvernementale des autochtones. Ottawa : Bibliothèque du Parlement, Direction de la recherche parlementaire, 1999. 22 p. http://www.parl.gc.ca/information/library/Quarante62-f.pdf

Revue

Revue internationale de langue française éditée au Québec, Recherches amérindiennes au Québec porte sur les premières nations de l'Amérique latine, des États-Unis, du Canada et du Québec. Elle publie trois numéros par année; certains sont à thème, d'autres réunissent des articles hors thème.
http://www.recherches-amerindiennes.qc.ca/

 

Rapport officiel

Rapport de la Commission Royale sur les Peuples Autochtones, novembre 1996, Affaires Indiennes et du Nord Canada,

www.ainc-inac.gc.ca.