Filmographie

Pluie de pierres à Whiskey Trench, Alanis Obomsawin, 2008, 105'.

Le 28 août 1990, un convoi de 75 voitures quitte le village mohawk de Kahnawake et traverse le pont Mercier en direction de Montréal, où il tombe sur une foule en colère qui lui lance des pierres. Les cibles de cet acte de violence sont les femmes, les enfants et les aînés mohawks qui quittent Kahnawake, craignant une avancée éventuelle de la part de l'armée canadienne. Portrait social soigneusement documenté, Pluie de pierres à Whiskey Trench évoque les événements qui ont mené à l'attaque du 28 août et à ses suites. Il fouille également l'histoire de Kahnawake et les conséquences sociales de l'appropriation des parcelles de terrain qui ont réduit progressivement la superficie initiale du territoire mohawk de plus des deux tiers au cours des 300 dernières années.

 

 

 

 

360 degrés, Caroline Monnet, 2008, 18'.

Sébastien Aubin vit dans un loft à Winnipeg et occupe un emploi de graphiste. C'est aussi un Cri francophone de la nation d'Opaskwayak, au Manitoba. Parallèlement à sa vie professionnelle, il poursuit une quête spirituelle et identitaire. Son désir de transcender le concret l'a amené à apprendre la médecine traditionnelle autochtone. Ce court métrage documentaire a été produit dans le cadre du concours Tremplin qui permet à des jeunes francophones, de nationalité canadienne et résidant à l'extérieur du Québec, de réaliser un premier film dans des conditions professionnelles.

 

À la recherche de Dawn, Christine Welsh, 2009, 73'.

Depuis un quartier malfamé de Vancouver où plus d’une soixantaine de femmes ont disparu jusqu’à Saskatoon, où les meurtres de jeunes femmes autochtones demeurent non résolus, en passant par « la route des larmes », dans le nord de la Colombie-Britannique, À la recherche de Dawn rend hommage aux femmes disparues et fait jaillir une lueur d’espoir. Entretenu par les professeures Janice Acoose et Fay Blaney, des militantes en faveur des droits des Autochtones, cet espoir donne lieu à des événements telle la Women’s Memorial March (marche annuelle en mémoire des femmes), à Vancouver, et inspire les communautés résidant le long de la route 16 à se mobiliser pour que les choses changent.

Avant de juger l'Indien, chausse ses mocassins, Charles Chaboud, 1972, 29'.

Bien que dépossédés et humiliés, les Indiens du Québec s'acharnent toujours à survivre et refusent de s'assimiler à leur entourage. Pendant combien de temps encore resteront-ils des Indiens véritables? Telle est la question que pose ce documentaire et à laquelle des Abénaquis, des Hurons, des Cris et des Têtes-de-Boule ont tenté de répondre. Interviewés : Jean-Paul Nolet, Charles Nolet, Jean-Marie Gros-Louis, Alanis Obomsawin.

Club Native, Tracey Deer, 2007, 78’.

Deer
Tracey a grandi à la réserve Mohawk de Kahnawake où deux règles tacites lui ont été profondément inculquées par sa communauté. Deux règles élémentaires qui, si elles étaient enfreintes, avaient de graves répercussions : 1) Ne pas épouser une personne de race blanche; 2) Ne pas faire d’enfant avec une personne de race blanche. Dans Club Native, Tracy Deer retrace l’histoire et fouille la réalité contemporaine de l’identité autochtone. À l’aide de témoignages émouvants de personnes vivant à la réserve de Kahnawake ― des partisans et des détracteurs du degré de sang indien ―, elle révèle l’héritage de discorde laissé par plus de cent ans de politiques gouvernementales sexistes et discriminatoires et met au jour les idéaux liés au sang indien qui subsistent encore, de même que le mépris et le racisme flagrant qui menacent de détruire sa communauté.

L'Erreur boréale, Richard Desjardins et Robert Monderie, 1999, 68'.

Alors que le silence et l'ignorance règnent en maître sur nos forêts, et malgré le discours officiel qui nous assure que le patrimoine forestier demeurera intact, ce documentaire choc soulève la question de la responsabilité collective devant la destruction d'un environnement unique au monde. La forêt boréale, cette importante richesse que l'on croyait inépuisable, est-elle réellement entre bonnes mains?

 

La course autour de la grande tortue, Daniel Bertolino, Catherine Viau, 2007, 12 documentaires.

Une dizaine de jeunes autochtones se réunissent et nous proposent une vision originale de leur place dans cette société. Qui sont ils? Comment perçoivent-ils les autres communautés autochtones? Quelles est leur vision de l’environnement et comment voient-ils le Québec? La série documente ce processus, où des jeunes, en apprenant à regarder les autres, se redéfinissent eux-mêmes. Chaque émission nous montre le parcours de ces prochains cinéastes-documentaires et présente en 13 documentaires, 13 questions dont les réponses sont éparpillées autour de la Grande Tortue.

La survie de nos enfants, Alanis Obomsawin, 2003, 96'.

Dans La survie de nos enfants, la cinéaste et artiste autochtone Alanis Obomsawin démontre la détermination et la ténacité du peuple mi'gmaq de Listuguj qui désire gérer lui-même les ressources naturelles de son territoire traditionnel. La survie de nos enfants offre une perspective contemporaine sur la lutte que poursuit le peuple mi'gmaq et sur sa victoire définitive, dont le point culminant est le «Prix pour la rivière la mieux gérée» accordé à la communauté par le gouvernement même qui refusait de reconnaître ses droits traditionnels.

Le Peuple invisible, Richard Desjardins, Robert Monderie, 2007, 91’.

Richard Desjardins et Robert Monderie ont décidé de tirer la sonnette d'alarme et de faire la lumière sur les grandeurs et les misères de ce Peuple invisible. Invisible surtout aux yeux des Blancs qui continuent de cultiver certains préjugés, non seulement envers les Algonquins, mais envers tous les Amérindiens. Au-delà des clichés, les deux cinéastes ont ratissé leurs dernières parcelles de territoire pour leur donner la parole, et surtout faire entendre

http://www.richarddesjardins.qc.ca/documentaires/peuple_invisible.html

 

Max Gros- Louis Oné-Onti, un huron wendat contestataire, Daniel Bertolino, Catherine Viau,  2005, 49’.

 

Voyage en mémoires indienne, Béranger, Jo et Buttignol, Doris, 2004, 96’.

Du Yukon au Sud de l'Alberta, la quête de Sally réveille le souvenir de plusieurs générations d'enfants autochtones enlevés en bas âge à leurs parents. L'histoire personnelle de Sally lève le voile sur un chapitre méconnu de l'histoire des Premières Nations, éclairant sous un jour nouveau les enjeux du combat actuel pour le contrôle de l'éducation. Acculturation, perte d'identité, souffrances mais également guérison et espoir pour les générations à venir, telles sont les différentes étapes du périple que nous allons vivre avec Sally.

Waban-Aki : peuple du soleil levant, Alanis Obonsawin, 2004, 104’.

Yvonne M'Sadoques se penche vers l'avant dans sa berceuse. Elle relate un souvenir impérissable de sa jeunesse à Odanak - la communauté abénaquise qui est son foyer depuis plus d'un siècle.
«De but en blanc, le prêtre est entré et nous a ordonné d'arrêter de danser et de jouer de la musique. Nous allions tout droit en enfer, disait-il.» Elle fait une pause, se penche vers l'avant, un éclair d'humour dans l'oeil : «Mais tu sais, je n'ai jamais vraiment cru à l'enfer. Y crois-tu?»
M'Sadoques est en grande conversation avec Alanis Obomsawin, une autre des dignes filles d'Odanak - et l'une des plus éminentes documentaristes du Canada. Obomsawin raconte la vie des peuples autochtones du pays depuis presque 40 ans - se taillant une réputation internationale par ses histoires passionnées et méticuleusement reconstruites.


 

 

 

Le temps d'une chasse, Éli Laliberte, 2007,51'.

Dans Le Temps d’une chasse, la caméra du réalisateur accompagne les hommes de La Romaine, petite localité de la Basse-Côte-Nord, lors d’une chasse au caribou, depuis leur départ de la réserve jusqu’au dernier coup de fusil. Une chasse au cours de laquelle tout peut arriver… Au cours de cette chasse, on retourne en effet en arrière pour revenir sur un conflit qui éclata en mars 2004 entre les Innus de différentes communautés de la Basse-Côte-Nord et le gouvernement terre-neuvien ; les médias accusant les Innus de massacrer les caribous, les Innus, eux, prétendant faire ce qu’ils ont toujours fait depuis des millénaires sur leur territoire. Un conflit qui résume, dans sa plus simple expression, l’incompréhension réciproque entre le gouvernement et les Innus.

L'éveil du pouvoir, René Sioui Labelle, 2009,52'.

Sous prétexte de faire des Indiens des citoyens canadiens à part entière, le Livre Blanc de 1969 propose leur assimilation pure et simple. Le film raconte l'élan collectif qui s'en suivit et la naissance de l'actuel mouvement d'affirmation des Premières Nations. Plusieurs étudiants qui fréquentèrent l'éphémère Collège Manitou de La Macaza (1973-1976) figurent parmi les leaders autochtones qui ont émergé lors de cette mobilisation.


Sites web de films sur/par des autochtones du Canada

Visions autochtones contient plusieurs documentaires de l’Office national du film du Canada réalisés par des Autochtones sur des sujets qui concernent les peuples autochtones au Canada
http://www.nfb.ca/enclasse/doclens/visau/index.php?language=french

Terres en vues est le maître d'oeuvre du festival Présence autochtone, faisant de Montréal, durant dix jours en juin, le chef-lieu de la créativité indigène des trois Amériques.
http://www.nativelynx.qc.ca/fr/organisme.html