Bibliographie peul m'bororo

Ouvrages    

BARRY Rasmané,2004, Souvenir d'un pisteur peul, Markhor,205p.

"Souvenirs d'un pisteur seul" par Rasmané Barry. Si l’on veut que « notre Afrique », celle qui nous fait rêver, survivre il ne faut pas oublier ces hommes extraordinaires, paysans, bergers peuls, pisteurs, chauffeurs, cuisiniers…
L’Afrique c’est eux ! Ils nous ont appris tant de choses, ils survivent de rien, ils sont admirables. Ils sont heureux de nous faire aimer ce pays si merveilleux. Sans eux l’Afrique et le Sahel en particulier ne seraient qu’immensité sans âme. Lui, Rasmané, il y a maintenant quatre générations qu’il guide nos pas sur les pistes africaines. Il a presque soixante-dix ans et le voilà au bout du voyage… Son allure est fière et il porte du haut d’un mètre quatre-vingtdix toute l’élégance et la noblesse du peuple peul. Durant ces années d’une vie de nomade, il a tout vu de cette Afrique sahélienne, d’abord coloniale, puis indépendante et sa lente autodestruction… Rasmané Barry a rencontré toutes sortes de blancs, plus au moins recommandables, du fonctionnaire colonial généreux ou étriqué, aux chasseurs de grands gibiers avides de trophées et d’aventures.

 
BEAUVILLAIN Alain, 1977, Les Peuls du Dallol Bosso, INSRH, 274p.  

BOCQUENÉ, Henri, 1986, Moi, un Mbororo : autobiographie de Oumarou Ndoudi, Peul nomade du Cameroun, Kathala, 387 p.

Ce livre est l’histoire d’une vie, d’une société, d’une culture ; c’est aussi le témoin d’un destin qui, par le miracle d’une rencontre, a pu se reconnaître en lui – même. Henri Bocquéné, cet « intrus », devenu, pour Ndoudi un « alter ego », s’en est fait l’interprète, dans une traduction qui, en elle – même, reflète cette complicité amicale – vieille de plus de quinze ans – entre ces deux hommes si éloignés l’un de l’autre par leurs origines et leurs fins, mais devenus si proches dans leurs passions de comprendre et de connaître.

 

BOTTE, Roger, BOUTRAIS, Jean, et SCHMITZ, Jean, 1999, Figures peules, Karthala, 539 p.

Cet ambitieux recueil propose des articles dans lesquels chacun peut trouver une mine d'informations et des analyses pertinentes. Mais cet ouvrage est assez inégal et présente quelques contradictions. Contradictions parfois entre les intentions affichées d'un auteur et leur expression. Décalage, encore, entre l'approche spécifique de chacun des chercheurs. Et enfin, contradictions dans le contenu même de ce que l'on trouve lors d'une lecture générale de l'ouvrage. Et ceci avec les avantages et les inconvénients que cela implique : le lecteur peut se perdre et ne plus savoir que penser, mais il prend également conscience à quel point les contradictions font partie de l'humain, des sociétés. Tel est, entre autres, l'un des mérites de cet ouvrage s'il est approché dans sa globalité : ne pas chercher pour les besoins de la cause à « linéariser », à unifier les résultats, à les modaliser au point de gommer ces contradictions qui sont pourtant bel et bien observables, tant entre les chercheurs qu'au sein des sociétés, en l'occurrence peules, avec lesquelles ils travaillent.

 
BOTTE, Roger et SCHMITZ, Jean, eds, 1994, l’archipel peul, numéro spécial des Cahiers d’Études Africaines, n°133-135, 34 (1-3), 513 p

   

BOUBACAR, Hama Beïdi, 1993, Les Peuls du Dallol Bosso, coutumes et modes de vie, Sépia, 188p.

Établis à travers toute l'Afrique de l'Ouest, les Peuls mènent aujourd'hui encore pour la plupart la vie pastorale, errante et libre de leurs ancêtres. Qu'il traite des relations de parenté, qu'il explique l'organisation du travail ou analyse le système de pouvoir traditionnel, Boubacar Hama Beïdi, Peul lui-même, donne l'exemple, très rare, d'une ethnographie directe, sans filtre théorique, car effectuée de l'intérieur.

 

BOURGEOT, André, (sous la direction de), 1999, Horizons nomades en Afrique sahélienne. Sociétés, développement et démocratie, Karthala, 488 p.

Les vingt-quatre auteurs de ces Actes reflètent ce métissage scientifique qui associe étroitement chercheurs du Sud et du Nord. Cette approche révèle une intention clairement comparative puisque, sauf exception, chaque pays, de l'océan Atlantique à la mer Rouge, a fait l'objet d'une communication. Les thèmes présentés soulignent l'émergence d'une problématique des sociétés pastorales à la croisée de l'anthropologie des sociétés segmentaires ou hiérarchisées, de la géographie des parcours nomades et du droit concernant le foncier pastoral, au carrefour de l'agrostologie et de l'écologie des aires protégées. Quatre thèmes principaux, inscrits dans l'actualité sans pour autant s'y réduire, ont ordonné le déroulement des travaux et la publication des Actes. Ils permettent de prendre la mesure des évolutions qui ont affecté la question du pastoralisme depuis une trentaine d'années.

 

DIALLO, Youssouf et SCHLEE, Günther, 2000, L’ethnicité peule dans des contextes nouveaux, Karthala, 255 p.

L’ethnicité ne se trouve pas dans un centre, comme l’anthropologie l’a longtemps cru et comme certains adeptes d’un discours peul identitaire le proclament encore en Afrique. En fait, c’est aux frontières entre groupes ethniques que les ethnicités se définissent et qu’elles développent les traits qui leur servent d’emblèmes et de symboles différenciateurs. L’ethnicité, comme toute identité sociale, change selon les contextes. De ce point de vue, l’archipel peul, qui traverse l’Afrique d’Ouest en Est, offre un terrain d’étude exceptionnel. Chaque groupe peul, en effet, du fait de sa migration, est ou a été dans un contexte nouveau, et il n’y a pas deux groupes peuls qui soient dans le même contexte. Parcourant l’aire d’expansion peule à partir du Mali jusqu’au Soudan, en passant par la Côte d’Ivoire, le Bénin et le Cameroun, huit spécialistes abordent le concept d’ethnicité dans des contextes changeants qui en sont le lieu privilégié de manifestation.

 

DE BRUŸN, Mirjam et VAN DIJKD, Han, 1997, Peuls et mandingues : dialectique des constructions identitaires, karthala, 286p

   

DUROU, Jean Marc et LONCKE, Sandrine, 2000, Les peuls Bororos Nomades du Sahel, Vilo, 167 p.

Dans leur vie quotidienne comme au cours de leurs somptueuses cérémonies annuelles, les Peuls Bororos du Sahel nigérien perpétuent et célèbrent jusqu'à ce jour un idéal de vie foncièrement ascétique, qui valorise avant tout l'adaptation plutôt que l'emprise sur le milieu, aussi extrême soit-il. Cet idéal presqu'aussi vieux que l'humanité n'est autre que l'élevage nomade. Il est né de l'alliance entre l'Homme et l'animal, qui accepta de se laisser domestiquer. Partout l'on clame aujourd'hui qu'un tel mode de vie est voué à disparaître de la surface de la terre. Au sein du peuple petit, les Bororos en sont les derniers représentants. Par delà les vicissitudes de l'Histoire, ils n'ont jamais cessé de marcher sur la trace de leurs troupeaux.

 

DUPIRE, Marguerite, 1996, Peuls nomades, étude descriptive des Wodaabe du Sahel nigérien, Karthala, 336 p.

La bible concernant l'organisation et le mode de vie des Wodaabé. Réédition d'un introuvable édité en 1962. L'ouvrage de référence sur les célèbres Bororos.
"Sommaire
Introduction: Le Bodaado, son zébu, ses voisins
Première partie: Technique et économie pastorale
Deuxième partie: La famille et les rapports de parenté
Troisième partie: La vie du lignage, le rassemblement annuel de la fraction
Quatrième partie: La structure du lignage. Les rapports entre lignages, la cérémonie Gereol."

 
DUPIRE Marguerite, 1962, Peuls nomades : étude descriptive des wodabe du sahel nigérien, Institut d'ethnologie, 336p.

 

IWGIA, 2011, Les violation collectives des droits humains fondalentaux: Niger: Cas des Régions de Tillabéri et Dosso.
Les Peuls sont principalement des pasteurs nomades et semi-nomades fermement attachés à leur système de valeurs traditionnel et qui migrent à travers l’Afrique de l’ouest avec leurs troupeaux depuis plus de 6,000 ans. Au Niger, ils sont victimes de plusieurs préjugés et stéréotypes négatifs. Ils sont souvent associés au banditisme et leur mode de vie traditionnel est perçu comme archaïque, inadapté aux besoins d’une société moderne, et nuisible à l’environnement et au bon fonctionnement des communautés environnantes. À l’extrême, ce dénigrement du mode de vie pastoral et de l’ethnie peule peut conduire à des violations graves des droits de l’homme, et, comme en fait part ce rapport, résulter dans des violences entre les communautés et des tueries injustifiées. L’objectif principal de ce rapport est de documenter des cas représentatifs, mais non exhaustifs, de violations des droits humains fondamentaux découlant des conflits intercommunautaires au Niger. Etant donné la quasi inexistence de documentation à ce sujet au Niger, ce rapport met l’accent sur les témoignages des victimes et autres acteurs impliqués et donne donc une voix à des personnes qui ne sont normalement pas entendues.

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KOSSOUMNA LIBA'A Natali, 2013, Les éleveurs Mbororo du Nord Cameroun, L'Haramattan, 274p.

A l'insécurité foncière et fiscale affectant la préservation des espaces de pâturage et des pistes à bétail et favorisant une agriculture minière ou extensive, s'est ajoutée l'insécurité physique, avec des prises d'otages et les fortes rançons demandées aux Mbororo. Ces derniers tentent tant bien que mal de s'adapter et/ou d'atténuer de telles contraintes. Tout en sédentarisant habitat et activités, ils maintiennent la pratique de la transhumance, mais en la modifiant.

 

LAYA, Diouldé (traduit et édité par), 1984, La voie Peule. Solidarité pastorale et bienséances sahéliennes, Ed Nubia, 271p.

Une découverte de la culture des bergers et vachers peuls sahéliens et des modes de sa transmission par une série d'entretiens et le recueil de textes oraux en fulfuldé. C'est un véritable Code Pastoral qui est ainsi constitué, apportant un éclairage de l'intérieur sur les fondements de la pulaaku. Ces informations ont été recueillies au Niger à partir de 1967 principalement dans la région du fleuve Niger, en pays haoussa et dans le Djermaganda.


 

LOFTDOTTIR Kristin, 2012, Les peuls woodaabé du Niger, Douce brousse, L'Harmatan, 228p.

Voici un regard très personnel sur la vie des WoDaaBé, nomades du Niger qui tentent de vivre entre la brousse et la ville. Les observations scientifiques sont entrecoupées par les réflexions plus personnelles et les analyses issues de l'expérience de l'auteur, jeune femme blanche immergée dans la vie quotidienne des WoDaaBé.

 
     

 

MALIKI Angelo, 1988, Nomades peuls, Paris :  l’Harmattan, 70 p.

Les WoDaaBe, les «Gens aux interdits» font partie de ce grand groupe ethnolinguistique que l'on appelle peul ou fulbe. Exclusive­ment nomades, ils se déplacent actuellement dans les plaines du Niger. Ils sont plus communément appelés bororos, terme qui signifie en fait l'espèce de zébus bororodji qu'ils élèvent. Transhumant sans cesse dans la steppe aride, ils vivent en symbiose avec leurs troupeaux et ont gardé leurs coutumes ancestrales. Étant une minorité, ils représentent cependant un poids économique non négli­geable. Les récentes grandes sécheresses ont durement affecté leur mode de vie. Sauront-ils trouver les stratégies nouvelles et indispensables qui leur permettront de continuer à être pasteurs nomades?

 

MATHIEU Jean Marie, 1998, Bergers du soleil: L'or peul, Désiris, 235p.

L'auteur qui vécut près de six années au Burkina Faso, se propose, dans cet essai, de mettre en valeur ce qui fit la richesse de la vie pastorale inspirée par les traditions peules traditions très proches, en bien des aspects, de la Révélation biblique. L'abord de la religion musulmane pratiquée par les bergers permet en passant de révéler certains éléments kabbalistes occultes de l'islam.

 

MONÉNEMBO Tierno, 2004 , Peuls, Seuil,379p.

C'est l'épopée des Peuls que Tierno Monémembo raconte et chante à la façon des griots. L'exil de ces adorateurs de la vache, pasteurs et guerriers, leurs errances à travers l'Afrique de siècle en siècle, les combats qui les opposent aux peuples dont ils pénètrent les territoires, les luttes de pouvoir entre clans, les conflits religieux, mais aussi les amours, les filiations, mille histoires violentes et tendres s'entremêlent pour faire de ce roman une sorte de Mahabarata peul

 

PONDOPOULO Anna, 2009, Les Français et les Peuls histoire d'une relation privilégiée, Ed.Les Indes savantes, Paris collection Sociétés musulmanes en Afrique, 314 p.

L'analyse historique du peuple Peul depuis le XVIIe siècle permet de comprendre les problèmes contemporains majeurs en étudiant le cheminement des stéréotypes européens sur l'Afrique. Tantôt rebelles aux Européens, tantôt leurs partenaires, les populations peules, nomades et sédentaires de l'Afrique suscitent, depuis des siècles, la plus grande curiosité des observateurs occidentaux. Le livre explore l'aventure humaine et celle des idées liant les Français aux Peuls. En décortiquant l'origine des stéréotypes et leur fonctionnement, nous comprenons mieux les sources de nos savoirs sur une certaine Afrique où se reflète l'image de nous-mêmes

 

PUGET Françoise, 2000,Femmes peules du Burkina Faso - Stratégies féminines et développement rural, L'Harmattan320p.

Ce livre est une contribution à la compréhension des phénomènes sociaux qui se tissent dans le contact entre les cultures locales et les interventions de développement. Il se veut à la fois une analyse des stratégies de femmes rurales peules du Seno, une zone sahélienne du Burkina Faso, et observation fine de la rencontre entre ces villageoises et les opérateurs de développement.

 

SEYDOU, Christiane, 1997, « Bibliographie générale du monde peul », Études Nigériennes n°43, Niamey : IRSH, 179 p.
SEYDOU Christiane, 2005, Contes peuls du Mali, Karthala, 482p.

Les contes figurant dans ce recueil ont été enregistrés au Mali entre les années 1970 et 1980, lors de soirées informelles et occasionnelles au cœur même des maisons amies qui m'hébergeaient dans les villes ou villages où je séjournais. C'est ce qui explique la diversité des styles de ces textes, narrés par des femmes et des hommes, des adolescents et des personnes d'âge mûr, des mères de famille et de jeunes tisserands, voire même un griot...
Écrits dans une traduction très fidèle au texte peul originel, soixante-sept de ces contes ont été ordonnés grosso modo par thèmes et regroupés en deux tomes suivant deux grands axes. Le premier, centré sur la femme, traite de l'ensemble des problèmes la concernant, de sa naissance et son enfance jusqu'à son mariage et sa maternité, compte tenu de l'ensemble du réseau relationnel, familial et allié, que ces différents stades de sa vie mettent en question ; l'autre, centré sur " l'aventure " - qui privilégie la part masculine de l'humanité -, met en scène les mondes humain, animal, surnaturel, pour illustrer un éventail de situations extraordinaires suscitées par des personnages originaux, au caractère singulier.
Pour clore cette excursion dans le monde de l'imaginaire, une version de Tiânâba, l'un des récits mythiques les plus connus sur l'origine du pastoralisme des Peuls, illustre tout à la fois l'ancrage et la projection des représentations symboliques dans le vécu et l'environnement réel.

 

THÉBAUD, Brigitte, 2002, Foncier pastoral et gestion de l’espace au Sahel. Peuls du Niger oriental et du Yagha burkinabé, Karthala, 318 p.

Fondé sur l'analyse de deux régions où l'auteur a longuement séjourné (le département de Diffa, au Niger oriental, et la province du Yagha, dans le nord du Burkina Faso), ce livre jette un éclairage nouveau sur les sociégés pastorales du Sahel et malmène bon nombre de clichés les concernant. Il permet aussi de réfléchir sur les conditions d'insertion économique et sociale des pasteurs au moment où plusieurs pays sahéliens s'engagent sur la voie difficile menant à la démocratie et à la décentralisation, après plusieurs décennies de régimes militaires autoritaires et centralisé.

 
THÉBAUD Brigitte, 1999, Gestion de l’espace et crise pastorale au Sahel ; étude comparative du Niger orientale et du Yaga burkinabé, EHESS, 473 p.