Bibliographie pygmées

Ouvrages    
ABÉGA Séverin, 1998, Pygmées Baka, le droit à la différence, Inades-Formation Cameroun, 25 p.

   

ABÉGA Séverin, BIGOMBE LOGO Patrice, 2007, La marginalisation des pygmées en question: La disparition programmée des pygmées.AFREDIT, 275p

A l’évidence (et à regret), les politiques forestières mises en place en Afrique centrale n’accordent pas suffisamment d’importance à la situation des pygmées. En s’interrogeant sur une disparition programmée de ces populations, le problème des pygmées devient une question de suivie. Dans plusieurs éditions, le journal Le Messager a publié des articles sur la réforme forestière. Le pygmée était censé en bénéficier en tant que population forestière. Pourtant, lorsque les décideurs ont amorcé la redistribution aux populations des retombées financières issues de l’exploitation forestière au titre de redevances, on a constaté que le pygmée n’en profite pas. Dans bien de cas, on supprime son nom, comme s’il n’était pas digne de toucher à “sa part d’argent”. Comment comprendre cet état de chose ? Les pygmées sont des peuples qui apportent beaucoup à la civilisation humaine. La tradi-thérapie, la connaissance du monde forestier, leurs richesses culturelles (sur le plan musical) en sont quelques illustrations. Dans un contexte où les populations, dites civilisées, pensent et élaborent des trajectoires faites pour les pygmées, on a rarement pris en compte la vision de cette population. Celle-ci est pourtant marquée par la participation à la société politique de leur pays.

BAERISWYL CHOUILLET Sylvie, 2007, Paroles des pygmées Baka du Cameroun, CILF, 104p.

Autrefois libres, heureux, doux et serviables, les Pygmées sont confrontés aujourd'hui plus que jamais au bouleversement de leur univers. Les anciens souffrent de leur impuissance à préserver leurs jeunes générations, éblouies et attirées par une vie qu'elles croient meilleure, désertent peu à peu la forêt..

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BAHUCHET Serge (sous la direction), 2012, Identités "pygmées" dans un monde qui change: questions et recherches actuelles.Journal des Africanistes, 205p.

"Pygmées", mot usuel et historique, est en réalité une "catégorie" englobante, regroupant de nombreuses sociétés différentes. Ces sociétés individuelles interagissent de diverses manières avec les sociétés voisines, mais elles ont également une place insigne dans la mythologie des autres sociétés, qui leur prêtent une image particulière. Elles ont été, dès une époque ancienne précédant leur rencontre physique, artificiellement réunies par les Européens sous le nom Pygmées. Le présent dossier rassemble des études sur le thème 'Identités "pygmées" dans un monde qui change: questions et recherches actuelles'. Contributions: Pygmées ou "Pygmées"? Quelques étapes pour une meilleure compréhension du complexe des communautés sylvestres d'Afrique centrale (Serge Bahuchet); Les Pygmées et les autres: terminologie, catégorisation et politique (Marine Robillard et Serge Bahuchet); Perspectives de la génétique humaine sur l'origine et la diversité des populations pygmées d'Afrique centrale (Paul Verdu); Fierté pygmée et "pygmitude": racismes et discriminations positives (Alain Epelboin); Musiques aka et baka: une parenté de référence (Susanne Fürniss); De la nécessité d'étudier les relations interethniques pour appréhender la dynamique du changement: le cas des Baka et des Fang-Mvè de Minvoul (Gabon) (Marine Robillard); Des Pygmées cultivateurs, les Bakoya: changements techniques et sociaux dans la forêt gabonaise (Beatriz Soengas); L'agriculture itinérante sur brûlis: quelques pratiques particulières des Pygmées du Gabon et les raisons qu'ils en donnent (Jean-Marie Betsch); Sur les traces de l'histoire des Pygmées du Gabon: résultats de cinq ans de prospection (Sylvie le Bomin et Jean-Émile Mbot). Ann., bibliogr., notes, rés. en anglais et en français.

BAHUCHET, Serge, 1985, Les pygmées Aka et la forêt centrafricaine, Selaf CNRS, 638 p.

"Serge Bahuchet a soigneusement récolté le savoir des Pygmées : nomenclatures, classifications, représentations du monde exprimées dans des phrases ou des vocabulaires spécifiques, et il le complète par notre poin tde vue scientifique du milieu forestier et de son écologie. (...) Ce livre est une somme : non seulement du savoir et de l'habileté à vivre dans cette forêt équatoriale d'une ethnie, qu'on craint en voie de disparition comme son milieu, mais aussi de la connaissance qu'a pu en avoir l'un de nous et qu'il nous livre, en s'efforçant d'utiliser au mieux nos techniques scientifiques" (Marie-Paule Ferry).

BAHUCHET, Serge, 1991, Pygmées ? Peintures sur écorces battues des Mbuti (Haut Zaïre), Musée Dapper, 167 p.

Cet ouvrage tente de faire découvrir ce que l'on peut connaître de l'univers artistique et culturel des Pygmées du Haut-Zaïre. Portées ou utilisées dans le cadre de cérémonies rituelles, les acorces battues peintes témoignent de styles différents : les dessins géométriques sont fondés sur des codes graphiques qui affirment un art ancestral extrêmement élaboré.Celui-ci semble puiser aux mêmes structures que le chant polyphonique dont les pygmées sont les maîtres incontestés. Les oeuvres pygmées sont confrontées à des écorces battues de groupes voisins, Meje, Mangbetu, avec lesquelles les analogies sont extrêment troublantes.

BAHUCHET Serge, 1992, Dans la forêt d'Afrique Centrale: les pygmées Aka et Baka, Peeters, 425p.

Les Pygmées.. rarement peuple au monde aura plus attiré l'attention, depuis l'aube des temps. ... Les "vrais Pygmée", chaque jeune voyageur les recherche, aidé par les témoignages de ceux qui savent sur place, qui disent que, là-bas, en pleine forêt, au-dela de la rivière, il y en a encore qui vivent " sans contact avec les villageois".A travers les siècles, les Pygmées suscitèrent des questions, d'abord sur leur existence ( mythe ou réalité?), ensuite sur leur identité ( homme ou singe?), enfin à la fin du XIXeme siècle, sur eux-mêmes. Extrait du chapitre 1

 

BAHUCHET Serge, 1993, La rencontre des agriculteurs les Pygmées parmi les peuples d'Afrique centrale, Ed. Peeters, 344p.

Le premier volume, Dans la forêt d'Afrique centrale, les Pygmées Aka et Baka, en comparant deux groupes Pygmées contemporains, démontrait leur origine commune, et baptisait Baakaa leur population ancestrale. Ce nouveau livre cherche les racines de leurs relations avec les Grands Noirs agriculteurs de la forêt équatoriale, toujours au travers le vocubulaire.On y découvrira avec stupéfaction que les Baakaa n'étaient pas d'essence humaine qet qu'ils procuraient des épouses aux Grands Noirs qui se disaient leurs " beaux frères"...

BAHUCHET Serge, 1979, Pygmées en Centrafrique. Etudes Ethnologiques, Historiques et Linguistiques sur les Pygmées "Ba.Mbenga" (Aka / Baka), SELAF, 179p.

BAHUCHET Serge, PHILIPPART de FOY Guy,1991, Pygmées, peuple de la forêt, Ed.Denoël,120p.

Les pygmées, qui ne pratiquent ni agriculture ni élevage, font partie des rares peuples du monde vivant de l'exploitation des ressources spontanées, par la chasse et la collecte. ces populations de chasseurs-cuilleurs sont disséminées sur de très vaste zones géographiques dans le bloc forestier du bassin congolais, depuis la côte atlantique jusqu'au rwanda. ils forment en réalité plusieurs groupes, différents au point de vue physique, linguistique et dans une certaine mesure également culturel. très difficile à évaluer, le nombre des pygmées d'afrique est estimé entre 100 et 200 000 âmes. les plus célèbres sont les bambuti de l'est du zaïre. deux autres groupes sont répartis dans l'ouest du bassin congolais, les baka au sud-est du cameroun et au nord du gabon, les baaka de centrafrique et du nord-congo. ces trois groupes vivent exclusivement dans la région forestière avec une économie tout à fait comparable (chasse collecte, semi-nomadisme, symbiose avec les agriculteurs). ce livre s'attache à décrire les trois groupes les plus forestiers, montrant leurs similitudes et dans une moindre mesure leurs différences.

BAHUCHET, Serge, M.C.THOMAS, Jacqueline, EPELBOIN, Alain (éditeur), 1993, Encyclopédie des Pygmées Aka, techniques, language et société des chasseurs-cueilleurs de la forêt centrafricaine, Ed Peter-SELAF, Tradition Orale 50, Etudes Pygmée IV.

Cet ouvrage s’inscrit dans une suite de travaux consacrés aux populations forestières d’Afrique Centrale et, parmi elles, plus particulièrement aux Pygmées. Il constitue pour cette ethnie la première partie d’une étude pluridisciplinaire centrée sur l’approche linguistique des différents aspects de la réalité sociale. Dans cette perspective, la langue se situe à la fois comme un aspect de cette réalité sociale et comme le thesaurus et le véhicule de celle-ci.


BAHUCHET, Serge, DE MARET, Pierre et GRENAND, Françoise et Pierre, 2001, Des Forêts et des Hommes,  programme de recherche « Avenir des Peuples de la Forêt Tropicale » (APFT), Université Libre de Belgique (ULB), 180 p.

BALLIF, Noël, 1988, Les Pygmées de la Grande Forêt, Paris : l’Harmattan, 240 p.

En 1946, une équipe de chercheurs de l’Institut d‘ethnologie de Paris (Mission Ogooué-Congo) entreprit d‘aller à la découverte des Pygmées d‘Afrique centrale, peuple dont l’existence semblait déjà, depuis l’antiquité gréco-romaine, relever de la fable et de mythologie. Mais, voilà que, dans son ouvrage, une des plus récentes parutions sur les Pygmées, Noël Ballif vient de restituer la réalité sur la vie de ces peuplades disséminées entre le Congo, la République Centrafrique, le Cameroun et le Zaïre.

BARUME Albert K. « Étude sur le cadre légal pour la protection des droits des peuples indigènes et tribaux au Cameroun », Organisation internationale du travail (OIT), 68p

BISSENGUÉ, Victor, 2004, Contribution à l’histoire ancienne des Pygmées : l’exemple des Aka, Paris, L’Harmattan, 205 p.

L'histoire des Pygmées fascine et trouble aussi bien les spécialistes que les populations qui se différencient d'eux ou qui s'en approchent par curiosité, afin de vérifier le bien-fondé des nombreux clichés accumulés depuis la nuit des temps. Pourtant, on a bel et bien à faire à des hommes dotés de toutes les capacités qui les élèvent au-dessus de l'animal. Au demeurant, les connaissances dont ils font preuve notamment dans les domaines de la biomédecine, de la zoologie, de la cosmogonie, les placent parmi les meilleurs experts. Les Aka furent également des acteurs économiques de premier plan qui prirent largement part aux échanges commerciaux trans-nilotiques avec les populations voisines.

BOURSIER Daniel,1996, Pöli, mémoires d'une femme pygmée, L'Harmattan, 190p.

Si cet ouvrage a un intérêt, il réside en ceci: une femme pygmée se raconte simplement et nous livre son vécu tel quel le voit et le sent aujourd'hui. Beaucoup d'études ou de récits ont été écrits sur les pygmées, mais aucun oiuvrage n'a encore livré le témoignage direct de l'un d'eux exprimant, loin des clichés et des idées toutes faite, son propre regard sur sa vie et sur son monde.

BOURSIER Daniel, 1994, Depuis ce jour là, Contes des Pygmées Baka du sud est du Cameroun, L'Harmattan,218p.

Si la tradition orale d'un peuple peut être définie comme l'essentiel de son patrimoine culturel transmis de bouche à orelle, cet ouvrage reste profondément paradoxal, dans la mesure où il prétendrait figer sur le papier ce qui est vivant par essence. Eternel dilemme entre l'oralité et l'écrit...

BRISSON, Robert, 1999, Mythologie des Pygmées Baka I, Editions Peeters-Selaf , 210 p.

Ici, se trouvent presentees la mythologie et les croyances des Baka. L'auteur a recueilli, au cours de longues annees de sejour parmi eux, l'expression de leurs traditions dans ce domaine d'acces difficile. mythologie (vol. 1) est developpee dans un ordre relativement chronologique, du moins pour la presentation des entites qui la composent, d'apres les entretiens avec des anciens dont les paroles sont fidelement rapportees. Ils vehiculent les grands principes moraux qui regissent l'univers social des Baka et constituent le livre oral de la Loi que se transmettent les generations. Ils sont egalement un reservoir des connaissances acquises au cours des temps, sans exclure l'apport du monde actuel. populaires des noms, surtout de ceux des animaux, egalement explicatives et en rapport avec le contenu des mythes et des contes. Ce trait de recherche du sens des termes est particulier aux Baka. Cette particularite est liee a l'usage de la langue oubanguienne, tres monosyllabique et permettant le decoupage des termes plurisyllabiques ensyntagmes, voire en enonces.

BRISSON, Robert, 1999, Mythologie des Pygmées Baka II, Editions Peeters-Selaf, 210 p.

Ces contes présentent la mythologie et les croyances des Pygmées Baka, peuple de langue oubanguienne qui vit dans l'actuelle République centrafricaine. L'auteur rapporte les paroles des anciens en s'efforçant de ne pas les interpréter. Les contes sont des mythes d'origines qui expliquent les mystères de la nature. Suivi d'études présentant l'étymologie des noms d'animaux.

BRISSON, Robert, 2011, Utilisation des plantes par les pygmées baka, Ed. L'Harmattan,290p.

Pour les pygmées Baka, l'arbre est un être vivant dans cette nature qu'ils connaissent si bien. Ce livre indique la façon dont les Pygmées Baka voient et utilisent les arbres, et les plantes en général. Il fait comprendre aussi l'origine des maladies et la façon de soigner. C'est une autre vision du monde qui ne manque pas d'enseignements et de poésie.

BRISSON, Robert, 2010, Petit dictionnaire baka-français : Sud-Cameroun, L'Harmattan, 642p.

Robert Brisson naît en 1923 en Loire Atlantique. En 1946, il entre dans la fraternité Charles de Foucauld. Son engagement auprès des plus pauvres le conduit chez les pygmées baka au Sud-Cameroun. Pour les rejoindre dans leur univers, il est amené à étudier leur langue. Au cours de ces premiers contacts, il se prend d'amitié pour ce peuple de la forêt. Pendant plus de 30 ans, il va vivre avec eux et il est saisi par la beauté de leur langue, qu'il approfondit de plus en plus, et de leur univers culturel, qu'il découvre en même temps. Il recueille auprès d'eux un grand nombre de contes dont il composera la mythologie. Mais il prend aussi conscience que ce peuple est en danger de mort et souhaite qu'à travers leur langue ils survivent et que leurs descendants puissent retrouver la culture qui les fait vivre. Ce dictionnaire est le fruit de sa vie et de son amitié avec ce peuple.

DEMESSE Lucien, 1978, Changements techno-économiques et sociaux chez les pygmées Babinga (Nord Congo et Sud Centrafrique).CNRS, 258p.

Etude approfondie des facteurs, des mécanismes et des conséquences des changements que subit cette société par suite de ses relations avec les populations noires de langue bantoue| analyse de la crise actuelle. Première partie: étude des populations noires et en particulier les effets de la colonisation| mise en évidence des facteurs qui provoquèrent l'émergence de leurs relations avec les Pygmées. Seconde partie: histoire proprement dite des Relations Noirs-Pygmées et étude de la situation présente des Babinga. En conclusion: la fin de la civilisation babinga, marquée par une grande misère physiologique et une importante pathologie sociale

DEMESSE Lucien,1980,Techniques et économie des pygmées Babinga,Institut d'ethnologie,301p.

Les résultats de trois séjours de terrain réalisés en 1954, en 57-58 et enfin en 62-63 en milieu Babinga. La zone de recherche comprise entre Sangha, Lobaye et Oubangui se trouve sur le territoire de la République du Congo (préfectures de la Likouala aux herbes, de la Lobaye et de la Sangha) et de la République Centrafricaine (sous préfecture de Nola) et confine à celui du Cameroun.

 

DESCAMPS, Bernard et BAHUCHET, Serge, 1997, Pygmées, l’esprit de la forêt, Paris : Marval, 130 p.

Depuis la nuit des temps, les Pygmées sont maîtres de la forêt équatoriale africaine. Chasseurs - collecteurs, cette civilisation de l’éphémère représente un des plus beaux exemples d’équilibre écologique que la terre ait connu. Alors que leur mode de vie est resté un des plus primitifs de la planète, les Pygmées ont traversé l’histoire moderne de l’Afrique, en échappant aux grands cataclysmes : l’esclavagisme, la colonisation, et jusqu’à présent, l’épidémie du Sida. Aujourd’hui, leur territoire est de plus en plus dévasté, et l’échange qu’ils entretenaient avec les “Grands Noirs”, se modifie en leur défaveur, les conduisant malgré eux, vers un statut de sous prolétariat exploité et méprisé. Perdant leur culture, ils deviennent l’Afrique de l’Afrique, mais sont pourtant les ultimes témoins d’un temps où l’homme savait exploiter la nature sans la détruire.

ELSHOUT Pierre, 1963, Les Batwa des Ekonda, Tervuren, Belgique : Musée royal de l'Afrique centrale,63p.

ETOUNGOU Patrice, 2001, Au coeur de la forêt sans arbre. - Les paysans trahis, Cameroun, Ed. Cultures croisées, 188p.

Pourquoi cette ruée vers la forêt du Dja ? Il paraît que les autochtones ne savent pas la gérer... Pourtant, depuis qu'il y a des projets pour la sauver, elle disparaît à un rythme accéléré. L'auteur analyse cette distorsion apportée à la philosophie du développement armée par une frange du gouvernement camerounais et certains bailleurs de fonds. Loin d'être considérés comme les acteurs principaux de leur développement, les paysans sont expropriés de leurs responsabilités : le " progrès " est défini par des outsiders, également concepteurs et maîtres de programmes qu'ils tentent d'imposer au moyen de séances d'" animation " et de " sensibilisation ", la moralisation tenant lieu de connaissance du milieu humain concerné. Une des causes de distorsion est également la marchandisation actuelle du capital forestier qui ne laisse aux villages que des clairières à gérer ! L'ethnologue sait qu'il existe dans les villages forestiers des ressources humaines qui méritent d'être reconnues et de pouvoir agir. Pourquoi sont-ils marginalisés ceux qui savent gérer le visible et l'invisible et tout ce qu'un plan cadastral ne traduit pas ?

 
FRANCESCHI Patrice,1991, Au Congo jusqu'au cou. Expédition "Babinga-Pongo" (Juin-octobre 1975) ou l'aventure initiatique et extrême de quatre Français de 20 ans chez les Pygmées de la forêt équatoriale, Editions Ouest-France,256p.

GUILLAUME, Henri, 2001, Du miel au café, de l’ivoire à l’acajou, Peeters Selaf 393, 784 p.

L'Auteur analyse les fondements, la nature et l'évolution des relations extérieures entretenues par les Aka, relations elles-mêmes conditionnées par la traite atlantique, puis la colonisation européenne. Ces contacts, avec une vingtaine de populations aux économies diversifiées, apparaissent d'ordres techno-économique, social, idéologique et politique. Le caractère inégalitaire de ces rapports, leur influence progressive sur le mode de vie des Aka mais aussi les limites de la domination instituée sont examinés. Des rapprochements sont effectués avec les situations d'autres populations pygmées (Mbuti, Baka). La situation actuelle des Aka, en proie à la sédentarisation dans un contexte de mise en coupe accélérée de la forêt, illustre les enjeux constitués par l'adoption de nouvelles stratégies de gestion des ressources naturelles et de développement pour ces régions.

HOMBERT Jean-Marie, PERROIS Louis, 2007, Cœur d'Afrique. Gorilles, cannibales et Pygmées dans le Gabon de Paul Du Chaillu CNRS Editions,223p.

Paul Du Chaillu, 17 ans, explorateur autodidacte, débarque au Gabon. Il y passera plus de dix ans en trois séjours successifs et s'aventurera seul au plus profond de la forêt équatoriale. Découvrir et chasser les grands singes. Rencontrer et étudier un peuple de " nains " qu'il appellera plus tard " Pygmées " ainsi que des peuples réputés cannibales. Collecter de multiples spécimens de la faune et de la flore africaine. Ecrire des livres à succès sur ses voyages. L'heure est venue pour ce pionnier de l'Afrique, aussi important par ses travaux et ses découvertes que Brazza ou Livingstone, de rencontrer le grand public. Une équipe de chercheurs français et gabonais entreprend, dans cet ouvrage magnifiquement illustré, de rendre justice à ce personnage hors normes du XIXe siècle.

JACKSON Dorothé, 2004, Femmes twas et droits des Twas dans la région africaine des Grands Lacs, Rapport du MRG,52P.

La question foncière est aujourd’hui de premier ordre pour les femmes comme pour les communautés twas. Les Twas étaient traditionnellement dépendants des forêts et des territoires sur lesquelles ils vivaient. Or aujourd’hui, la plupart des Twas sont sans terre. Leur culture et leur existence même sont en danger. Qui plus est, les changements profonds qui affectent aujourd’hui leurs sociétés sont en train de remettre en question le statut traditionnel d’égalité entre hommes et femmes. Ce rapport présente les politiques gouvernementales et les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits humains que les Twas et les organisations qui les soutiennent pourraient utiliser au Burundi, en Ouganda, en République démocratique du Congo et au Rwanda. En guise de conclusion, le rapport offre des recom-mandations aux gouvernements de ces Etats et aux organisations de développement.

JOIRIS Véronique Daou.1997-1998, La chasse, la chance, le chant. Aspects du système rituel des Baka du Cameroun, Thèse de Doctorat, Université Libre de Bruxelles.

JOIRIS Véronique Daou, BIGOMBÉ LOGO Patrice, 2010, Gestion participative des forêts d'Afrique centrale, Quae, 210p.

La forêt est confrontée à la réalité même des sociétés qui la gèrent. La gestion participative est présentée, reconnue et établie comme la référence des politiques publiques environnementales, l'ultime recours des processus de gestion des forêts d'Afrique centrale, mais elle s'avère aujourd'hui difficile à mettre en oeuvre et connaît des fortunes diverses. Comment expliquer ce décalage entre la rhétorique participative et sa mise en pratique localement ? Cet ouvrage collectif propose des réponses à cette question. Il apporte, dans une perspective pluridisciplinaire, un éclairage documenté et critique.

KALUMVUEZOKO Ngimbi, 2011, Le pygmée congolais exposé dans un zoo américain, Ed. L'Harmattan, 136p.

En 1906, un être humain avait été exposé au zoo de New-York, enfermé dans une cage avec des singes. Il s'appelait Ota Benga, un Pygmée, et venait de la région du Kasaï, au centre de la RDC. L'histoire d'Ota Benga couvre les pages les plus honteuses de l'époque contemporaine de l'histoire de l'humanité. Ce livre expose cette histoire par devoir de mémoire historique, et pour en appeler au respect et à la dignité humaine. Il se veut aussi être un plaidoyer pour la protection des Pygmées.

KILIAN-HATZ Christa, 2008, Contes des Pygmées Baka du Cameroun, Peter Lang.

L’ouvrage contient une collection de 38 contes des Pygmées Baka du sud du Cameroun. Il constitue le troisième ouvrage du genre publié par l’auteur qui se consacre à la mythologie fascinante de cette population, qui est probablement la première à habiter la forêt équatoriale africaine. Cet ouvrage, avec 28 nouveaux contes jusqu’alors inédits et dix nouvelles variantes de contes déjà existants, constitue un nouvel apport dans la documentation systématique de ce trésor exceptionnel de mythes baka. Les textes sont présentés en langue baka accompagnés d’une glose interlinéaire (morphématique) et d’une traduction libre en français. Pour une meilleure compréhension les textes sont accompagnés d’illustrations réalisées par un artiste autochtone baka et des commentaires de l’auteur.

KOULANINGA Abel, 2009, L'éducation chez les pygmées de Centrafrique, L'Harmattan,230p.

Société de chasseurs-cueilleurs, les Pygmées ont un mode de vie différent des préoccupations de la vie moderne. Pourtant ils sont manifestement heureux : ils ne connaissent pas le chômage parce que leur système d'éducation est conçu pour préparer les jeunes au mariage et au travail. Comment les Pygmées qui n'ont que la nature comme espace vital parviennent-ils à survivre loin des sciences et des technologies modernes, à protéger et à perpétuer leur culture tout en restant heureux ?

LAVAL-JEANTET Marion, 2005, Paroles d'un enfant du Bwiti : Les enseignements d'Iboga, L'Originel, 165p.

«Voilà la réalité, nous dit Tatayo, le Bwiti permet de toucher la Lumière, et la Lumière est un trésor qui n'est pas transmissible en lui-même, car l'expérience de chacun dans le Bwiti est unique. Donc forcément, c'est un secret. Tout ce qu'on réalise en mangeant le Bois est sacré, la Lumière qui entre en soi est intraduisible par les mots ; on pourrait peut-être la traduire par un chant, une danse, un poème ou même un clin d'oeil... une oeuvre artistique. Oeuvre qui en Afrique n'a pas ce statut, mais est créée, tout simplement.» Ce livre est un document rare, fruit des entretiens de l'auteur, initiée trois ans auparavant à des savoirs traditionnels africains essentiels, et de Tatayo, homme d'expérience qui a construit sa vie dans leur respect. Il permet pour la première fois de percevoir l'expérience vécue à laquelle se livrent les initiés au culte gabonais du Bwiti, souvent assimilé à un chamanisme, à travers l'absorption de l'iboga.

LECLERC Christian, 2002, En bordure de route. Espace social, dynamisme et relation à l'environnement chez les Pygmées Baka du Sud-Est Cameroun, Thèse de Doctorat, Université Paris X-Nanterre

LECLERC Christian,2012, L'adoption de l'agriculture chez les Pygmées baka du Cameroun, Quae, 246p.

Depuis une vingtaine d’années, les économies monétaires et marchandes s’étendent à la majorité des sociétés locales de la planète et l’analyse des processus de transition dans lesquels ces sociétés sont engagées constitue un enjeu majeur. Cet ouvrage décrit et analyse les changements survenus chez les Pygmées baka du Cameroun au tournant des années 1960 avec l’adoption de l’agriculture et une résidence en bordure de route. Le passage d’une économie de chasse et de cueillette vers une économie intégrant l’agriculture offre un cadre propice à une réflexion plus générale sur l’évolution des sociétés et le développement durable. Les dynamiques sociales sont analysées non pas comme une rupture, mais comme la poursuite d’un mouvement, la tradition constituant l’invariant de référence sans lequel un tel changement ne serait concevable

LEWIS, Jerome, 2001, Les Pygmées Batwa de la région des Grands Lacs, Minority Rights Group, 31p.

Les Pygmées Batwa qui font l’objet du présent rapport vivent dans des régions du sud de l’Ouganda, de l’est de la RDC, du Rwanda et du Burundi. On estime que cette population Batwa compte de 70 000 à 87 000 personnes dispersées sur une zone d’environ 100 000 km2. Les Batwa sont minoritaires en nombre et aussi politiquement, rassemblant de 0,02 % à 0,7 % de la population des divers pays qu’ils occupent aujourd’hui. Ils ne constituent ni une force ni un groupe politique important.

 

LEWIS, Jerome et KNIGHT, Judy, 1996, Les Twa du Rwanda, WRM/IWGIA/Survival International France, 118 p.

Ce livre détaillé traite des problèmes qu'ont affrotnés les Twa du Rwanda, un peuple dit Pygmée, dont l'existence a été largement ignorée par la couverture médiatique de la guerre civile dans cette nation déchirée. Le rapport remonte jusqu'aux racines historiques de la discrimination subie par les Twa, relate les horreurs qu'ont traversées ce peuple durant l'année 1994 et expose en détail leur sort actuel. En conclusion il émet des recommandations spécifiques pour redresser ces injustices de manière à permettre aux Twa de trouver leur juste place de membres à part entière de la société rwandaise.

 

MANGA NDJIE BINDZI MBALLA Henriette, 2009, Les Pygmées face à l'Ecole et à l'Etat. Les Baka de l'est du Cameroun
. Ed.L’Harmattan, Coll. Etudes africaines, 370 p.

Nous touchons ici au drame de l'intégration des Pygmées dans le tissu social par le biais de l’école. Le mode de vie des Pygmées les contraint peut-être au refus de la modernité : ce qui n’est pas un mal en soi. La destruction de la forêt, si chère aux Pygmées, cause un préjudice que nous subissons tous car les essences quelle contient sont utiles à la pharmacopée dont dispose le peuple Pygmée Le respect de la tradition permet une affirmation de son identité culturelle sans toutefois impliquer l'aliénation de l'individu.
 Toutes les sociétés sont sujettes à des mutations. Nous sommes parties des sociétés dites « froides » aux sociétés dites « chaudes »à la façon de C.Levy-Strauss.

 
MOLINS, Philippe, 1986, Kapolé, le petit pygmée, Paris. L’Harmattan, 47 p.
   

MOLINS, Philippe, 1993, Feux d’Afrique : chroniques du pays pygmée, Paris : Anako, 207 p.

Dans ce livre, on entend souvent le chant des Pygmées. Les Pygmées chantent toujours au moment où ils se mettent en route pour recueillir le miel sauvage, chasser le porc-épic ou l'antilope naine. Une voix pousse sa note et la module, une autre voix répond qui résonne entre les grands arbres, puis une autre encore pousse une sorte de tyrolienne, chant, contre-chant, peu à peu la polyphonie s'organise. C'est leur façon, à eux, de s'offrir à la grande forêt, de prendre possession d'elle, de dire... c'est nous ! nous arrivons ! FEUX D'AFRIQUE est comme le chant des Pygmées, composé note à note, de touche à tache, une voix par ci, un cri par là.

 

MOTTE-FLORAC Elisabeth, 2004, Contes et histoires pygmées, Flies France, 217p.

Les Pygmées aiment se définir eux-mêmes comme « petits entre les petits, maîtres du temps, de la terre, de tout ». Ce peuple de 250 000 âmes compte différents groupes répartis entre le Congo, le Cameroun, le Gabon, la République centrafricaine, le Rwanda, le Burundi et l'Ouganda. Rois de la forêt dont ils connaissent intimement la faune et la flore, il n'y a rien d'étonnant à ce qu'ils y trouvent, outre leur habitat et leur nourriture, les sources d'inspiration de leurs histoires, contes et légendes. Ce sont ces textes de tradition orale, transmis de génération en génération qu'Élisabeth Motte-Florac (ethnopharmacologue qui enseigne la botanique et la communication orale à l'Université de Montpellier) est partie recueillir auprès des Akas, établis sur la rive droite de l'Oubangui, dans une zone frontalière entre la Centrafrique, le Congo et la RDC. Son livre regroupe plus d'une quarantaine de contes tantôt drôles, tantôt inquiétants, mettant en scène des animaux, des hommes et des plantes. Bangondo l'hippopotame, Bongo l'antilope bleue ou encore Ngômbé le grand arbre en sont parmi les héros. Le cadre en est toujours la forêt, univers merveilleux et fascinant où les arbres et les animaux savent parler et s'adressent aux hommes.

 

NAVARRO Mélanie,2007, Une occidentale initiée à l'Iboga chez les pygmées. La racine doit rester secrète, Editions Alphée - Jean-Paul Bertrand,267p.

Voici le récit de l'exceptionnelle initiation d'une occidentale à l'iboga au coeur de la jungle gabonaise. Racine sacrée, l'iboga fait partie intégrante de l'âme du peuple des Pygmées, gardiens de cette sagesse ancestrale. Elle leur donne accès à une conscience universelle qui relie toute l'humanité. Peu de femmes blanches peuvent témoigner d'une telle expérience spirituelle. Ce pèlerinage vers la simplicité et l'authenticité va au-delà d'une description anthropologique des rituels. Il relate l'évolution de conscience d'une femme ordinaire, loin d'une tendance occidentale qui cherche à s'anesthésier en se réfugiant dans les paradis artificiels. C'est une véritable quête, un retour à l'essentiel. Plus qu'un témoignage, l'ouvrage est l'expression d'une aspiration universelle au bonheur qui conduit le lecteur à réaliser son propre voyage intérieur.

 

KYALONDAWA Nyababa, 2013, Les pygmées face à une modernité économique et religieuse importée, L'Harmattan, 320p.

Cet ouvrage est consacré à la tribu des Batwa : une population nomade, réfractaire tant à la modernité qu'au christianisme, et spoliée d'une part de son territoire. Cet abandon et cette marginalisation sont l'occasion de se réinterroger sur une nécessaire contextualisation du christianisme qui ferait fructifier les héritages africains ancestraux. L'ouvrage revisite notamment les réussites et les revers du kimbanguisme, des théologies africaines ou du tribalisme.

 

 

NELSON John, HOSSACK Lindsay, 2003, Les peuples autochtones et les aires protégées en Afrique : du principe à la pratique -.FPP.

Ce chapitre présent un résumé de plus de deux ans de travaux de collaboration entrepris pour analyser l’impact de 10 projets de conservation sur la vie et l’avenir de peuples autochtones de 7 pays africains. Les 9 études de cas présentées dans ce chapitre et recouvrant ces 10 projets exposent la situation des Batwa de la Forêt naturelle de Nyungwe et du Parc national des volcans au Rwanda, des Batwa des Parcs nationaux de Mgahinga et de Bwindi en Ouganda, des Batwa des alentours du Parc national de Kahuzi-Biega en République démocratique du Congo, des Massaï des alentours de la zone de conservation du Ngorongoro en Tanzanie, des Ogiek de la forêt de Mau au Kenya, des ‡Khomani San du Parc transfrontalier du Kgalagadi (anciennement le Parc national de Kalahari Gemsbok) en Afrique du Sud, des Bagyeli du Parc national de Campo Ma’an au Cameroun et des BakaBaka de la Réserve de faune du Dja et des Parcs nationaux de Lobéké et de Boumba Bek au Cameroun. Dans ce chapitre, l’expérience de ces communautés est comparée aux nouveaux principes de conservation établis par le Congrès mondial de la nature ainsi qu’aux directives connexes publiées conjointement en 2000 par la Commission mondiale des aires protégées (CMAP), l’Union mondiale pour la nature (UICN) et le Fonds mondial pour la nature (WWF, World Wide Fund for Nature).

 

NKE NDIH Jean, 2010, Le pygmée et la camionnette d'émancipation, Ed. Bénévent, 162p.

Grands connaisseurs de la pharmacopée, les Bagielli (groupe faisant partie des peuples appelés péjorativement 'Pygmées' et disséminés dans les forêts d'Afrique centrale) sont sollicités pour des cas désespérés chez leurs voisins Bantu qui, pourtant, les exploitent et les méprisent. Voilà qu'un médecin vit une expérience extraordinaire avec la guérison de son fils malade grâce aux soins d'un guérisseur Bagielli. En guise de remerciement, ce médecin emmène le neveu de ce guérisseur en ville pour apprendre un métier afin de pouvoir aider les siens. Après l'apprentissage de la mécanique dans un garage, le jeune Bagielli reçoit de son bienfaiteur une camionnette. De retour dans son campement, il utilise ce moyen de locomotion pour sensibiliser les Bagielli afin qu'ils deviennent autonomes. Devenu très populaire, il s'engage en politique jusqu'à son élection comme conseiller municipal.

 

OYONO BITOUNOU Martin Valère,2010, Le Patrimoine Culturel Pygmée en question, le cas des Baka et Bagyéli du Cameroun, Editions Universitaires Européennes, 108p.

Par cette étude du cas Pygmée, peuple minoritaire d'Afrique centrale dispersé dans huit pays du bassin forestier du Congo, il est question de participer au débat sur l'héritage de l'Afrique profonde. La démarche aura une double orientation scientifique et patrimoniale: Sur le plan de la connaissance scientifique, il y a lieu de mieux connaître le patrimoine de cette civilisation très ancienne. La question ici est de savoir quelle description on peut faire, sur un plan purement culturel – et donc ethnographique – de la civilisation Pygmée. Sur le plan de la gestion du patrimoine culturel, il convient de réfléchir sur la meilleure option possible face à la problématique Pygmée. La question est de savoir ce qu'il convient au mieux de faire, coté gestion patrimoniale publique – et donc politique - pour sa conservation et sa mise en valeur. C'est sur la base de ces considérations que toute la réflexion a été menée. L'étude n'a aucune prétention de vérité absolue. Elle est à la fois une modeste participation et une invite au débat qui concerne l'héritage de l'Afrique profonde.

 

PHILIPPART DE FOY, Guy, 1984, Les Pygmées d'Afrique Centrale, Parenthèses, 127 p.

"J’ai réalisé en 1970 un premier reportage sur les Pygmées Mbuti (Zaïre) et, quatre ans plus tard, j’ai effectué une expédition entièrement pédestre chez les Pygmées Baka au Cameroun. Durant six mois, j’ai parcouru la forêt entre Bizam, au sud de Lomié, et Yokadouma, à la suite de plusieurs groupes Pygmées. C’est essentiellement au cour de ces mouvements en forêt que j’ai pu étudier les techniques de construction dans de multiples conditions : dans les camps volants, dans les campements de lisière de forêt, dans les « quartiers » à proximités des villages. "

 

PYHÄLÄ Aili, 2012, Cameroun: Quel Avenir pour les Baka?

Ce rapport, publié conjointement par IWGIA, le Plan Finlande et le Plan Cameroun, analyse la situation des moyens de subsistance et des droits humains du peuple Baka et apporte des recommandations d’action. Nous espérons que ce rapport constituera un ouvrage de référence utile pour les communautés baka, le gouvernement du Cameroun, les organisations non gouvernementales et la communauté internationale des droits humains, et qu’il contribuera à promouvoir les droits des Baka dans la prise de décisions futures à tous les niveaux de la société.

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SCHEBESTA, Paul, 1940, Les Pygmées,NRF Gallimard, 200 p.

Ce livre, sur les Pygmées, a été spécialement écrit pour rendre accessible à un large public, les développements d’un intérêt trop spécial ou technique ont été délibérément écartées. Toutefois le lecteur trouvera pour la première fois réunis dans cet essai, le résultat d’études originales, qui se sont multipliées au cour des dernières décades, et qui ont renouvelé un problème auquel s’intéresse désormais le monde entier. Mon témoignage personnel porte sur les Pygmées africains et, parmi ce d’Asie, sur les Sémang ; j’ai vécu plusieurs années chez les uns et chez les autres.

 

SEITZ, Stephan, 1993, Pygmées d’Afrique centrale, Peeters Selaf 338, 253 p.

Dans la conception quelque peu simpliste, sinon fantasmatique des occidentaux, les pygmées d’Afrique Centrale vivent de chasse et de cueillette, isolés dans la grande forêt équatoriale. Ils y nomadisent et leur mode de vie leur a forgé une totale uniformité culturelle. Les Bambuti de l’Ituri sont les plus représentatifs d’entre eux parce que les plus petits et que leur habitat est le plus typique. Ce point de vue doit être fortement nuancé : il n’y a pas lieu de traiter les Pygmées de l’Ituri différemment des autres groupes.

 
THILLE, Frantz, 1960, Au cœur de la forêt vierge, avec les Pygmées Babinga, Paris : Albin Michel, 181 p.  

THILLE, Frantz, 2013, Avec les pygmées au coeur de la forêt vierge, L'Harmattan, 162p.

Frantz Thille s'est pris de passion pour les Pygmées, ce peuple qui essaie encore d'échapper à l'engrenage "civilisateur" et à la domination des "grands Noirs", leurs concitoyens de la république centrafricaine. Pendant plusieurs mois, il a partagé la vie et participé aux activités quotidiennes d'un campement en pleine forêt équatoriale. Il en rapporte ce récit direct, où l'émotion côtoie sans cesse le rire, un témoignage poignant sur une belle aventure.

 

THOMAS Jacqueline M. C. Thom, BAHUCHET, Serge, EPELBOIN, Alain et FÜRNISS Susanne (éds.), 1981-, Encyclopédie des Pygmées Aka, Paris, Editions Peeters (15 volumes)

Cet ouvrage s'inscrit dans une suite de travaux consacrés aux populations forestières d'Afrique Centrale et, parmi elles, plus particulièrement aux Pygmées Aka. Il constitue pour cette ethnie la première partie d'une étude pluridisciplinaire centrée sur l'approche linguistique des différents aspects de la réalité sociale. Dans cette perspective, la langue se situe à la fois comme un aspect de cette réalité sociale et comme le thesaurus et le véhicule de celle-ci. L'ouvrage résulte de la coopération d'un groupe de travail officiellement constitué depuis 1977, mais dont les activités coordonnées de plus ou moins près remontent à 1971. Il rassemble les connaissances acquises sur cette population pygmée et sur son milieu naturel et humain par des chercheurs de différentes disciplines : linguistique, ethnologie, ethnolinguistique, ethno-sciences (ethnobotanique, ethnozoologie, ethnomédecine et ethnopharmacologie), écologie, ethnomusicologie.

 

TUNRBULL Colin, 1963, Le peuple de la foret, Ed Stock.

Colin Macmillan Turnbull (23 novembre 1924 - 28 juillet 1994) est un anthropologue britannique naturalisé américain qui a connu un certain succès avec deux de ses livres, Le peuple de la forêt consacré aux Mbutis, peuple pygmée du Zaïre), et Un peuple de fauves, consacré aux Iks d'Ouganda. Il a été l'un des premiers anthropologues à travailler dans le champ de l'ethnomusicologie

 

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