Bibliographie kanak

Ouvrages    

AMMANN Raymond., 1994, Les danses kanak, une introduction,72p

Trop souvent regroupées sous le terme simplificateur de "pilou", les danse kanak (Nouvelle-Calédonie) présentent en fait une grande variété de formes et de rythmes. A travers l'analyse des danses, la rencontre avec les danseurs et la recherche des témoignages sur les danses des temps anciens, l'auteur, ethnomusicologue, propose une première approche de cet aspect méconny du patrimoine artistique kanak. Plus d'une centaine de photographies viennenty compléter ce panorama, premier du genre..

 
ANGLEVIEL, Frédéric, 2006, Histoire de la Nouvelle-Calédonie: nouvelles approches, nouveaux objets, Ed. L'Harmattan, 350p.

L'histoire de la Nouvelle-Calédonie ayant été profondément renouvelée, tant dans ses approches que dans ses objets depuis les " événements " politiques des années 1984-1989, le premier ouvrage de la collection Portes océanes porte sur la mise en perspective des écrits historiques de Frédéric Angleviel, premier Calédonien à avoir intégré, dès 1993, la faculté des lettres de l'université de la Nouvelle-Calédonie. Les accords de Matignon (1988) puis l'accord de Nouméa (1998) accordant une place privilégiée à l'identité kanak et aux ombres et lumières de la colonisation, il a dirigé la première adaptation officielle des programmes d'histoire en 1989, ce qui l'a amené à se pencher sur la périodisation et sur les non-dits de l'histoire calédonienne.

 

 

 

BARNECHE Sophie,2005, Gens de Nouméa, gens des îles, gens d'ailleurs... : Langues et identités en Nouvelle-Calédonie, L'Harmatan,332p.

Nouméa, ville occidentale au milieu de l'Océanie, offre un espace riche et singulier de contact des langues et des cultures, de distinctions ethniques et de métissage, un espace dans lequel les langues se transmettent, se perdent, se créent, les identités se construisent, se négocient, se revendiquent. Ici comme ailleurs, langues et identités sont indissociables. Les langues vernaculaires sont-elles transmises à Nouméa ? Comment ces langues sont-elles perçues par les jeunes nés en ville ? Par leurs parents ? Comment est perçue la langue française ? Quels usages les jeunes Océaniens font-ils des langues en présence ? Quelles relations établissent-ils entre leurs pratiques langagières et leurs revendications identitaires ? Et que nous apprennent ces pratiques langagières et ces représentations des relations interethniques et des transformations sociales produites par le contact avec le milieu urbain ? Cet ouvrage s'intéresse, au travers de l'étude des pratiques linguistiques et des représentations, à la construction de ces " identités calédoniennes ", multiples et mouvantes.

 

BENSA, Alban, 1995, Chronique kanak, l’ethnologie en marche, Ethnies, 349 p.

[...] Cet ouvrage porte trace du souci de voir une recherche sur des société kanak et leur environnement colonial contribuer à la fois à l’élucidation et au soutien des dynamiques nouvelles impulsées par le projet kanak de décolonisation. En retour, à partir du cas de la Nouvelle-Calédonie, c’est l’ethnologie elle-même qui se trouve questionnée dans sa capacité à comprendre le monde contemporain pour mieux y intervenir. » (Extrait de l’avant-propos d’Alban Bensa)


 

BENSA Alban, GOROMIDO Atéa Antoine,2005, Histoire d'une chefferie kanak (1740-1878) : Le pays de Koohnê, Karthalla,172p.

Ce livre remonte aux origines d'une chefferie kanak. L'histoire se déroule sur plus d'un siècle. Aux environs de 1740, deux clans quittent leur vallée d'origine et établissent, dans une région qu'ils conquièrent, un nouvel ordre politique, non sans susciter des antagonismes. Au terme d'une période troublée, cette chefferie est confortée par le pouvoir blanc avec la nomination en 1870 du " grand chef " du district de Koohnê. La narration de cette aventure collective s'appuie sur quinze récits insérés dans un commentaire chronologique qui analyse les faits rapportés à la lumière d'autres sources historiques et ethnographiques. Au fil de cette histoire, le personnage belliqueux de Goodu nous invite à questionner les relations entre guerre et pouvoir et, avec elles, la figure ambivalente du " chef kanak " avant et après la colonisation européenne.

 

BENSA, Alban, 2000, Ethnologie &architecture, Le centre culturel Tjibaou une réalisation de Renzo Piano, Adam Biro, 207p.

En juin 1988, Jean-Marie Tjibaou demandait au gouvernement français la construction d'un centre culturel à Nouméa, capitale de la Nouvelle-Calédonie. Un grand architecte italien, Renzo Piano, et un ethnologue spécialiste de la culture kanak, Alban Bensa, se sont associés pour créer ce magnifique bâtiment, inauguré en mai 1998. Cet ouvrage retrace l'histoire de la réalisation du Centre culturel Tjibaou et l'étrange aventure politique, architecturale et anthropologique qui a rendu possible un tel événement. " J'ai compris, en arrivant sur le site que le Centre culturel devait être visible tout de suite, et sans ambiguïté. La modestie du lieu ne doit pas faire oublier l'ambition du projet, et l'approche que je propose est de faire du Centre culturel le symbole de la culture kanak. L'un des caractères fondamentaux de la construction kanak est le chantier : le "faire" est aussi important que le "fini". " Renzo Piano.

 

BENSA, Alban, 1999  Nouvelle-Calédonie, Vers l’émancipation, Paris : Gallimard, 175 p.

En 1774, le capitaine britannique James Cook découvre, dans son exploration du Pacifique, une île paradisiaque, qu'il nomme Nouvelle-Calédonie. Au siècle suivant, la France du Second empire annexe le " Caillou " et noue les fils d'une histoire violente et tragique. Terre natale d'une civilisation kanak longtemps repoussée et méconnue. Terre d'exil de milliers de bagnards devenus colons malgré eux. Terre d'aventure pour les éleveurs, planteurs, ouvriers et autres pionniers du nickel. Le cheminement de ces destins douloureusement entrelacés débouche aujourd'hui sur une originale expérience de décolonisation : l'invitation à construire une " nouvelle citoyenneté ", la préparation d'une transition vers une " souveraineté pleine et entière ". Alban Bensa convoque ethnologie, histoire et politique pour donner à comprendre l'archipel calédonien, ses contradictions et ses mutations.

 
BENSA, Alban, RIVIERE Jean-Claude, 1982, Les Chemins de l’Alliance, l’organisation sociale et ses représentations en Nouvelle-Calédonie, Selaf, 586 p.
   
BOUBIN-BOYER Sylvette, 2008, Révoltes, conflits et guerres mondiales en Nouvelle-Calédonie et dans sa région, L'Harmatan, 338p.
 

CAZAUMAYOU Jérome , de DEKKER Thomas ,2000,Gabriel Paita - Témoignage kanak d'Opao au pays de la Nouvelle-Calédonie, L'Hamarttan,274p

Rompant avec la culture orale de son peuple, avec une tradition politique bien établie en Nouvelle-Calédonie, un dirigeant kanak accepte librement de confier ce qu'il sait de son pays afin que l'histoire soit écrite. Faut-il y voir un signe ? Fils du clan Kambwa, né dans l'entre-deux-guerres aux confins de l'empire colonial français, Gabriel Païta fut nourri de la parole des anciens de sa tribu, puis élevé par les pères maristes, et devint en 1957 le benjamin de l'Assemblée territoriale de la Nouvelle-Calédonie. Dès lors, il fut durant un demi-siècle le témoin privilégié d'une vie politique locale singulièrement mouvementée. Dans l'intimité des grandes figures de l'Union Calédonienne, il vécut les aléas de l'évolution institutionnelle de l'archipel, l'autonomie confisquée, l'émergence du nationalisme, la revendication des terres coutumières, l'éclosion des convictions indépendantistes et la montée des périls. A son expérience politique s'ajoute, par conséquent, une dimension humaine et culturelle exceptionnelle..

 

CHRISTNACHT, Alain, 2004, La Nouvelle-Calédonie, Les Études de la documentation Française, 174 p.

L’auteur, qui a exercé en Nouvelle-Calédonie et à Paris des responsabilités aux différentes étapes de ces évolutions, propose des clés pour aborder ce territoire si particulier. Il décrit les étapes de la colonisation, explique les caractéristiques essentielles de la riche culture kanak, montre l’originalité des mécanismes mis en place par les accords de 1988 et 1998. Il s’attache également à analyser les différents secteurs de l’économie de l’île, notamment celui du nickel, à exposer les grandes lignes des politiques éducatives et sociales mises en œuvre tant par l’État que par les autorités locales et à replacer la Nouvelle- Calédonie dans son environnement géographique, celui du Pacifique insulaire, dont il présente l’organisation régionale. Unique désormais par ses institutions, qui en font un quasi-État fédéré dans notre République unitaire, la Nouvelle- Calédonie illustre aussi les difficultés et les succès d’une politique de « rééquilibrage » entre des communautés ethnoculturelles, dans une République qui ne connaît pas, en principe, de telles distinctions. La Nouvelle-Calédonie apparaît ainsi comme un cas bien particulier, en quelque sorte « limite », mais qui peut apporter des enseignements utiles pour d’autres situations.

 

 

DAENINCKX, Didier, 1999, Cannibale, Paris : Folio, 108 p.

1931, l’Exposition coloniale. Quelques jours avant l’inauguration officielle, empoisonnés ou victimes d’une nourriture inadaptée, tous les crocodiles du marigot meurent d’un coup. Une solution est négociée par les organisateurs afin de remédier à la catastrophe. Le cirque Höffner de Francfort-sur-le-Main, qui souhaite renouveler l’intérêt du public, veut bien prêter les siens, mais en échange d’autant de Canaques. Qu’à cela ne tienne ! Les « cannibales » seront expédiés. Inspiré par ce fait authentique, le récit déroule l’intrigue sur fond du Paris des années trente - ses mentalités, l’univers étrange de l’Exposition -tout en mettant en perspective les révoltes qui devaient avoir lieu un demi-siècle plus tard en Nouvelle-Calédonie.

 

DAENINCKX, Didier,2002, Le retour d'Ataï, Verdier,96p.

Lorsque Gocéné pose le pied sur le sol de la « métropole », trois quarts de siècle après son premier séjour forcé, lors de l’Exposition coloniale de 1931, il sait seulement qu’il est venu pour honorer un engagement. Et si, à ce moment précis, on lui posait la question de savoir ce qu’il compte faire à Paris, il répondrait qu’il vient chercher un frère kanak dont la trace s’est perdue cent vingt-quatre ans plus tôt, et qu’il compte bien le ramener parmi les siens.
Aux côtés du héros de Cannibale, le lecteur découvrira une fois encore comment la réalité historique prend parfois de surprenantes allures de fiction.

 
DAUPHINÉ JOËL, 1989, Les spoliations foncières en Nouvelle-Calédonie (1853-1913), L'Harmatan, 347p.  

DE DEKKER Paul, FABERON Jean-Yves,2009, La Nouvelle -Calédonie pour l'intégration mélanésienne, L'Harmattan,288p.

Les cinq pays qui composent la Mélanésie (Papouasie Nouvelle-Guinée, Salomon, Vanuatu, Fidji, Nouvelle-Calédonie) appliquent une dynamique intégrative et, parmi eux, La Nouvelle-Calédonie (comme l'y incite l'accord de Nouméa de 1998) compte y jouer tout son rôle. Cet ouvrage tente d'apporter les réponses aux questions : qu'est-ce que la Mélanésie ? La Nouvelle-Calédonie, terre mélanésienne ? L'intégration mélanésienne sans la Nouvelle-Calédonie ? Quel rôle pour la Nouvelle-Calédonie dans l'intégration mélanésienne

 
DUROY Lionel, 1993, Hienghène, le désespoir calédonien, Bernard Barrault, 319p.  

DOUSSET-LEENHARDT Roselène,

1976, Terre natale, terre d'exil, Maisonneuve & Larose.
1978, Colonialisme et contradictions. Nouvelle-Calédonie,
1978, les causes de l'insurrection de 1878, L'Harmatan

   

ENOKA CAMOUI Luc, Lien et séparation familiale de l’enfant kanak , Édition de la Province nord.

Publié aux éditions de la Province nord, l’ouvrage « Lien et séparation familiale de l’enfant kanak » de Luc Enoka Camoui est un essai pour réconcilier la culture de l’école et celle de la famille. Prendre l’enfant au cœur du système dans le monde socioculturel de Kaala-Gomen. École rime avec parole… Dans la préface Hamid Mokaddem prêche pour une école dont la parole fait destin commun et il pourfend tous les observateurs d’en haut et de loin qui donnent leurs avis sans être vraiment immergés dans le milieu scolaire de la Nouvelle-Calédonie. Place donc aux vrais acteurs, à ceux qui pratiquent et expérimentent et s’appuient sur des contenus réels. Luc Enoka Camoui est de ceux-là, essayant avec cet essai d’articuler les trajectoires d’élèves kanak avec les contraintes des trajectoires scolaires occidentales. Longtemps instituteur, puis directeur d’école dans la région de Pouebo, il a mené un travail d’investigation pour répondre à des questions d’ordre professionnel, l’assaillant sur la réussite scolaire chez l’enfant kanak. La majorité des parents interrogés (dont les enfants ont réussi leur parcours scolaire) s’accorde à dire que cette réussite passe par une séparation bien négociée entre l’enfant et ses parents, son clan ou sa tribu. Cette hypothèse posée répondant à son propre parcours où la franche souffrance émotionnelle générée par sa séparation familiale a permis l’apprentissage d’une autonomie, d’une socialisation, d’une nouvelle filiation (faite des valeurs intellectuelles et comportementales induites par l’école).

 

GABRIE Claude, KERMEL Vincent:
2003,Nouvellelle-Calédonie, la révolte kanake, La Brèche-PEC,  238p.
1988, Nouvelle-Calédonie, les Sentiers de l’Espoir, la Brèche PEC;

   

GORODEY Déwé,
1985, Sous les cendres des conques », Edipop
1994, Utê Mûrûnû, petite fleur de cocotier », Edipop,
1996, L'Agenda, Grain de sable, 1996.
2002, Le Vol de la parole (avec Weniko Ihage): Edipop.
2005, L'épave, Madrépores.
2009, Graines de pin colonnaire, Madrépores
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GUIART, Jean,
1984, La Terre est le Sang des Morts », Anthropos, Paris, 4ème édition.
2007, Du sang sur le sable : le vrai destin de Jean-Marie Tjibaou, épitome d'une tragédie, Ed du Cagou,392p.

   

FAUGÈRE Elsa, MERLE Isabelle, 2012, La Nouvelle-Calédonie. Vers un destin commun ?, Karthala,

Les "événements" qui ont secoué la Nouvelle-Calédonie entre 1984 et 1988 ont profondément remis en cause le lien de cet archipel du Pacifique sud à la France. Ils ont débouché sur la signature en 1988 des Accords de Matignon-Oudinot puis en 1998 sur l'accord de Nouméa, processus inédits d'accès programmé d'une ancienne colonie à l'autonomie, voire à l'indépendance. En France comme à l'étranger, la Nouvelle-Calédonie fait ainsi figure de terrain d'expérimentation d'une "décolonisation réussie" sur la base d'un "pacte fondateur" garant d'un "destin commun" assumé et partagé. Au regard d'une histoire difficile et souvent violente, ce pacte relève d'un formidable défi placé au cœur de cet ouvrage. En privilégiant l'enquête de première main, les recherches ici présentées témoignent de problèmes de fond qui aujourd'hui traversent et travaillent toute la société néo-calédonienne. La citoyenneté, les langues kanak, les rapports de genre et d'âge, l'exploitation minière, la protection de la biodiversité, etc., la diversité des thématiques développées dans ce livre éclairent les enjeux auxquels s'affronte la Nouvelle-Calédonie contemporaine. Enjeux qui dépassent largement le seul cadre néo-calédonien et questionnent à leur manière bien d'autres situations politiques de par le monde.

 

KOLHER Jean Marie, PILLONET Patrick, J.D.WACQUANT, 1985, Jeunesse Canaque et coutume, Institut Culturel Mélanésien, 69p.

KOHLER (J.-M.), WACQUANT (L.),1985, L’école inégale. Éléments pour une sociologie de l’école en Nouvelle-Calédonie, Nouméa, Institut culturel mélanésien-ORSTOM, coll. Sillon d’Ignames,

   

KOTRA Walles ,2009, Conversations calédoniennes - Rencontre avec Jacques Lafleur, An vent des iles,130p.

Ce n'est ni une interview, ni une thérapie, ni des confidences, ni même ces palabres bien de chez nous que nous prenons souvent plaisir à faire durer. En réalité, je crois que c'est tout cela à la fois, mais le mot juste est peut-être : conversations. Echanges de paroles. Silences partagés. C'est d'abord le journaliste qui interroge l'homme politique. Mais, au fil des conversations, il nous arrive de changer de registre. Au détour d'une phrase, c'est un Kanak et un Caldoche qui se rencontrent et s'interrogent sur leur histoire commune et leurs regards partagés. Là, il faut dégoupiller les mots, contourner les non-dits, esquiver les postures pour se dire les choses d'homme à homme. Nous basculons alors dans notre intimité calédonienne. Celle qui fait que nous sommes ce que nous sommes, avec nos excès, nos pudeurs, nos contradictions et ce sentiment très fort d'un destin qui nous dépasse. Enfin, par moments, ce sont deux hommes qui dialoguent tout simplement dans un bistrot de Paris. Scène banale dans cette ville aux mille bistrots.Présentation de l'éditeur

 

LAFARGUES Régis, 2010, La coutume face a son destin - Réflexions sur la coutume judiciaire en Nouvelle-Calédonie, Ed. LGDJ,420p.

L'outre-mer français offre un terrain d'observation privilégié de la rencontre des civilisations.
Les principes qui fondent classiquement notre conception de l'Etat-nation s'y trouvent mis à l'épreuve, de même que notre conception de la citoyenneté. Malgré la difficulté à intégrer la problématique posée par l'autochtonie, l'Etat français a parfois été contraint de sacrifier à cette logique qui bouscule nos principes : ainsi en Nouvelle-Calédonie, à côté du Peuple Français, existe un " Peuple Kanak ".
Cet effort de remise en cause se poursuit au niveau du droit privé, au travers du statut des terres comme du statut personnel. En définissant un statut des " terres coutumières " qui en fait non plus des biens mais un capital social et culturel, le législateur français a donné corps à l'idée d'un " patrimoine transgénérationnel " qu'évoquent tous ceux qui se préoccupent de la responsabilité des générations présentes à l'égard des générations futures, de développement durable.
de maintien de la " sociobiodiversité ".

 
LAFARGUES Régis, 2003, La coutume judiciaire en Nouvelle-Calédonie - Aux sources du droit commun coutumier, PU Aix Marseille, 307p.  

LEBLIC, Isabelle, 1993. Les Kanak face au développement. La voie étroite, Presses universitaires de Grenoble & ADCK, 420 p.

Isabelle Leblic instruit le dossier avec méthode et sans concession. Après un examen systématique des contextes historique, démographique, économique, politique et culturel, elle confronte les discours et les projets officiels – ceux de l'administration comme ceux des politiques kanak – aux actions et aux réalisations sur le terrain (coopératives de pêcheurs, mais aussi opération café, micro-projets d'élevage, reboisement, etc. au sein d'un village de la côte Est : Ponérihouen). Traité comme un révélateur sociologique, le problème du développement est ainsi étudié dans son véritable cadre, non plus celui d'une rationalité économique distincte et largement artificielle, mais celui de l'interaction des cultures, du renouvellement des rapports sociaux au sein de la communauté kanak et des enjeux politiques contemporains. Et si le regard jeté sur la réalité peut apparaître parfois critique, il n'est jamais dépourvu de cette volonté de compréhension qui caractérise au premier chef la démarche ethnologique et sa rigueur scientifique.

 

LEBLIC, Isabelle (sous la direction de), 2003, Nouvelle-Calédonie 150 ans après la prise de possession, Journal de la Société des Océanistes, n°117, 213 p.

Quoi de plus normal, que la société des océanistes consacre aujourd'hui ce numéro au 150e anniversaire de la prise de possession de la Nouvelle-Calédonie. Les 150 dernières années ont été les plus mouvementées sur ce territoire qui a connu un nombre impressionnant de changement de statut. Elles ont été marqué notamment par le réveil politique autochtone. Après la fin du régine de l'indigénat, on insite ainsi à la naissance de l'ensemble des partis politique kanak et à la montée des revendications autonomistes puis indépendantistes et tout ce qui s'ensuivit, que l'in appelle "les évènements". (Isabelle Leblic)

 

LEBLIC, Isabelle, BENSA Alban, 2000, En pays kanak, Paris : MSH, 368 p.

Les seize études rassemblées dans ce volume partagent toutes le souci de donner à voir et à comprendre de multiples facettes de la vie kanak dans le monde contemporain. Elles sont le résultat du programme « Études des sociétés kanak » engagé par Jean-Marie Tjibaou, après les évènements qui secouèrent la Nouvelle-Calédonie et aboutirent à la signature des accords de Matignon (1988).

 

LEENHARDT Maurice , 1947, Do Kamo,la personne et le mythe dans le monde mélanésien, Paris, Gallimard.

L'auteur nous entraîne au long des sentiers canaques qu'il a longuement parcourus, au travers de la pensée des insulaires, de leur notion d'espace, de temps, de société, de parole, de personnage, et jusqu'à leur évolution moderne, où l'on voit, du travail d'individuation de la personne, se dégager les éléments structurels de leur mentalité, qui sont mythe et rationalité. Et l'on comprend alors ce que le Canaque entend lorsqu'il désigne do kamo, l'homme dans son authenticité.

 
LEENARDT Maurice, 1937, Gens de la Grande Terre, Gallimard  
LENORMAND Maurice,1954, L’évolution politique des autochtones de la Nouvelle Calédonie, Société des océanistes, Musée de l’Homme

   

LEQUES Jean, 2009, Gouverner la Nouvelle Calédonie, l'accord de Nouméa à l'épreuve de son premier gouvernement, L'Harmattan, 294p.

La Nouvelle-Calédonie, caractérisée par son originalité et sa complexité institutionnelle, a été dotée en 1999 d'un nouveau statut. Ces textes dérogent à de nombreux principes fondateurs de la République, et le gouvernement est désormais constitué à la représentation proportionnelle. Système sans précédent, il place la barre très haut, exige beaucoup dans un pays qui a connu des affrontements sanglants par le passé. Ce livre brosse la vie politique de la Nouvelle-Calédonie, engagée dans une autonomie croissante, vers son autodétermination.

 

LE BORGNE Jean, 2005, Nouvelle-Calédonie, 1945-1968: la confiance trahie, L'Harmatan, 598p.

L'auteur étudie comment la Nouvelle-Calédonie est passée de l'union et de l'entente entre les métropolitains et la société autochtone après la Seconde Guerre mondiale à la revendication de l'indépendance à la fin des années 1960, jusqu'aux mouvements de violence dans les années 1980. Avec une chronologie.

 

MOKADDEM Hamid,
1999, L’échec scolaire calédonien. Essai sur la répétition du même dans l’autre : la reproduction sociale de l’échec scolaire est-elle une fatalité ?, Paris, l’Harmatan.

2012, Le discours politique kanake, éditions de la Province nord ,188p



 

MOKADDEM Hamid, 2005, Ce souffle venu des ancêtres … : l'œuvre politique de Jean-Marie Tjibaou (1936-1989), 441p.

En 2006, Jean-Marie Tjibaou aurait eu 70 ans. Ce chef historique de la lutte pour l'émancipation du peuple kanak est l'une des personnalités fascinantes du XXe siècle. Son destin tragique — il est mort assassiné en 1989 par un Kanak opposé aux accords de Matignon — pourrait même en faire une légende. Mais ce serait aller contre sa propre personnalité. Son parcours et sa réflexion sont étudiés avec minutie par Hamid Mokaddem dans un essai très dense, Ce souffle venu des ancêtres … Avec nombre d'archives et de documents inédits, il explore la pensée de cet ancien prêtre, qui fit des études à la Catho de Lyon et quitta la prêtrise pour se lancer dans la politique. Il réussit à imposer une ligne revendicatrice et combative tout en prônant la non-violence et le dialogue entre les cultures.

 

 

MONNERIE Denis, 2005, La Parole de notre Maison: Discours et cérémonies kanak aujourd'hui, MSH,288p.

Un siècle et demi après la christianisation et la colonisation de la Nouvelle-Calédonie, un trait fondamental des sociétés kanak demeure : leurs cérémonies, souvent nommées " coutumes ". Ces échanges complexes irriguent, font vivre et réactualisent des relations sociales de toutes sortes : étapes de la vie, accueils, relations régionales, etc. Les discours prononcés par les orateurs sont de véritables chefs d'œuvre. Ces cérémonies, rarement prises en compte par les spécialistes de la Nouvelle-Calédonie, constituent une des armatures de ces sociétés. Au nord de la Grande Terre, dans la région Hoot ma Whaap, les cérémonies de relations régionales peuvent être transformées et adaptées aux relations avec les autorités coloniales, avec l'église catholique et avec la communauté internationale. L'autochtonie des Kanak y est toujours mise en avant. Ce livre décrit, puis analyse ces cérémonies, aussi bien dans leurs formes classiques que dans leurs transformations modernes.

 

NAEPELS Michel, 1998, Histoires de terres kanakes - conflits fonciers et rapports sociaux dans la région de houzïlou, nouvelle-calédonie ; Ed. Belin, 380p.

Ces Histoires de terres kanakes nous proposent une description anthropologique et historique de la Nouvelle-Calédonie contemporaine, et plus précisément de la région de Houailou. Elles nous éclairent sur l'importance sociale et politique de la terre pour les Kanaks.

 L'affirmation indépendantiste kanake s'est enracinée sur la revendication de lieux socialement valorisés, témoins de l'ancienneté des familles kanakes qui les habitèrent jadis - des spoliations foncières massives ayant accompagné la colonisation de la Nouvelle-Calédonie par la France. La réforme foncière mise en place par l'Etat après les événements de 1984-88 a conduit à la restitution aux Kanaks d'un certain nombre de terres mais a aussi donné naissance à des conflits au sein de cette communauté.
 
L'auteur montre sur quels principes s'appuient ces revendications divergentes et explique que les conflits actuels sont plus affaires d'histoire que de droit, de vérité que de norme.

 

NÉAOUTYINE, Paul, 2006, L’indépendance au présent, Identité kanak et destin commun, Syllepse, 190 p.

L'histoire de la Kanaky-Nouvelle-Calédonie ne s'est pas arrêtée il y a vingt ans ou presque à Ouvéa. Aux "événements" sanglants et douloureux des années 1980 a succédé une période de négociations politiques.
En 1998, l'accord de Nouméa signé entre l'État français, le Rassemblement (loyaliste) et le Front de libération nationale kanak socialiste, inaugure un processus de décolonisation original et irréversible qui organise le transfert progressif des attributs de la souveraineté jusqu'à l'indépendance.
Une nouvelle étape s'ouvre, "marquée par la pleine reconnaissance de l'identité kanak, préalable à la refondation d'un contrat social entre toutes les communautés qui vivent en Nouvelle-Calédonie, et par un partage de souveraineté avec la France, sur la voie de la pleine souveraineté".

 

PAITEL, Patrick, 1985, L’enjeu Kanak, France-Empire, 302 p.

 
PAGE Jeanne, 2000, Du partage des compétences , au partage de la souveraineté : des DOM aux TOM, Thèse Université Aix - Marseille.    

PERRON H.,1988, Calédonie sur parole, 304p.

C'est à un périple original qu coeur du Caillou que nous convie Henri Perron, rédacteur en chef pendant plusieurs annés aux Nouvelles Calédoniennes. D'une écriture alerte et imagée, il nous entraïne dans ses rencontres avec la terre, avec ses gens, rencontre surtout avec Auguste Parawi Reybas, ce cantonnier devenu maire de Houailou puis vice-président du Congrès, Maurice Nénou, l'instituteur député et quelques autres...

 
POURAWA Denis, La tarodière, Vents d'ailleurs

Né le 17 avril 1974 à Nouméa, Denis Pourawa est originaire de Canala. Il est le seul garçon d'une famille de cinq enfants. Sa scolarité marquée par des échecs reste inachevée. Adolescent, il s’est retrouvé sur les terres ancestrales de la côte Est secouée alors tout comme sur l’ensemble de la Nouvelle-Calédonie par de graves événements politiques. Revenu dans le quartier de la Vallée du Tir en 1987, il s’implique dans la vie associative et dans des groupes de musique. Ce n’est qu’à vingt ans qu’il découvre à travers les livres la pensée occidentale. Ce qui détermine par la suite son désir d’écrire. L’auteur de « Téâ Kanaké : l'homme aux cinq vies » et de « Entre voir, les mots des murs », se considère avant tout comme poète.
 

MERLE Isabelle, 2000, Expériences coloniales. La Nouvelle-Calédonie, 1853-1920. Ed. Belin. 476p.

Ce livre éclaire la complexité de la situation calédonienne en remontant aux origines du processus qui, au XIXe siècle, fait de cette île la seconde colonie française de peuplement après l'Algérie. Des découvertes à la conquête, de la conquête à l'idée de peuplement, les racines d'un développement colonial. Les "évènements" de l988 en Nouvelle-Calédonie ont brutalement confronté la France à son passé colonial. A travers les affrontements entre Kanaks et "Caldoches", émerge une histoire méconnue évoquant les scènes d'un autre siècle, les révoltes indigènes, les spoliations foncières, le bagne, la Commune mais aussi l'épopée d'une conquête, les espoirs et les déboires d'une colonisation. Ce livre éclaire la complexité de la situation calédonienne en remontant aux origines du processus qui, au XIXe siècle, fait de cette île la seconde colonie française de peuplement après l'Algérie

 

ROLLAT Alain, 1989, Tjibaou le Kanak, La manufacture, 299p.

Ce livre raconte trois histoires qui s'entremêlent tragiquement. Il raconte la vie de Jean-Marie Tjibaou - Puis la Saga du peuple kanak découvert tardivement à la fin du XVIII siècle - Enfin, il raconte l'histoire des événements tragiques des années 1980 jusqu'à l'assassinat de J-Marie

 

ROYNETTE Jacques, 2009, Le piège calédonien, L'Harmattan, 220p.

Voici le témoignage d'un Haut-Commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, élu socialiste devenu représentant de l'Etat, peu sensible aux logiques politiciennes de l'appareil. Il a été l'interlocuteur de tous les acteurs du "théâtre" calédonien et, en particulier, de Jean-Marie Tjibaou quelques années avant son assassinat, mais aussi celui de François Mitterrand. Il a dû faire face à la violence endémique de la société calédonienne, à l'hypocrisie des hautes sphères de l'Etat et à la richesse et la pesanteur de la Coutume...

 

 

SALAÜN Marie, 2005, L'école indigène - Nouvelle-Calédonie, 1885-1945, PU Rennes, 280p.

L'École est au cœur de la revendication dont est porteur le mouvement indépendantiste mélanésien depuis 30 ans en Nouvelle-Calédonie. Les termes dans lesquels la " question scolaire " s'est trouvée posée pendant les " événements " (1984-1988) ont partiellement oblitéré une dimension pourtant essentielle de cette question : son histoire. Objet évanescent, l'institution qui s'est mise en place pendant la colonisation n'était jusqu'ici apparue que par bribes, au gré des témoignages des missionnaires catholiques et protestants. L'historiographie classique se révélant incapable d'éclairer le présent, et notamment les rapports ambigus que les Kanak semblent entretenir avec l'École aujourd'hui, il y avait urgence à renouveler les sources de ce pan méconnu du passé de la Nouvelle-Calédonie. Au croisement des champs de la sociologie, de l'histoire et de l'anthropologie, ce travail a pour objet de restituer la genèse d'une institution coloniale. Son objectif est moins d'agiter le spectre d'un passé douloureux que de comprendre pourquoi la cohabitation de fait des habitants de l'archipel ne s'est pas traduite par ce " destin commun ", que le préambule de l'Accord de Nouméa (1998) appelle désormais de ses vœux. Exhumant un matériel inédit, constitué à la fois d'archives et de témoignages recueillis auprès d'anciens. élèves, l'ambition de ce livre est de restituer ce qu'on peut savoir aujourd'hui des écoles dites " indigènes " de 1885 à 1945, faisant se croiser les subjectivités pour entrer dans la complexité des interactions coloniales.

 

SARASIN Fritz, 2009, Ethnographie des Kanak de Nouvelle Calédonie et des Iles Loyautés (1911-1912), Ibis Press,500p.

L'ouvrage du docteur Fritz Sarasin, paru en allemand en 1929, est une somme de données sur la culture et sur la civilisation kanak du début du XXe siècle. Par la richesse de son iconographie, la précision de son texte et l'objectivité scientifique de son propos, c'est l'ouvrage de référence par excellence. Il y a près de cent ans, Fritz Sarasin et Jean Roux, deux zoologues suisses, qui avaient auparavant fait des voyages d'exploration en Indonésie, se sont intéressés à la Nouvelle-Calédonie et aux îles Loyauté. Leur recherche était centrée sur les fondements premiers de l'histoire de la nature et de la culture. Ils s'intéressèrent d'abord à un large recensement de la diversité naturelle sous différents aspects et se livrèrent à une étude détaillée du phénotype humain répertorié selon les critères de l'anthropologie physique . Nous pouvons aujourd'hui apprécier à sa juste valeur le remarquable coup d'oeil pour les formes et les structures, qui permit aux deux voyageurs formés en sciences naturelles de choisir et d'acquérir des objets de la culture des populations kanak, pour ainsi dire des exemplaires types dans toute leur variété, ainsi que l'attestent les 72 planches d'objets reproduites ici.

 
SPENCER, Michael, WARD, Alan et CONNEL, John, 1989, Nouvelle-Calédonie, Essais sur le nationalisme et la dépendance, Paris : L’Harmatan, 304 p.

   

TJIBAOU, Jean-Marie, 1996, La présence kanak, Paris : Odile Jacob, 326 p.

La présence kanak ressuscite la dimension anticoloniale du combat du FLNKS. Une quête d'identité et de dignité ancrée dans les racines et la coutume, qui fondent l'identité kanake. «A force d'essayer de devenir le modèle proposé par l'école, le modèle proposé par l'Europe, et de ne pas pouvoir atteindre le modèle, on finit, un jour, par se poser la question: qui sommes-nous?», déclare Tjibaou au début des années 80.

 
TJIBAOU, Jean-Marie, MISSOTTE Philippe, 1995,La case et le sapin, Grain de sable.

   

TREPIED Benoit, 201, Une mairie dans la France coloniale. Koné, Nouvelle-Calédonie, Karthala,

En 1946, l'extension de la citoyenneté française aux « sujets indigènes » a profondément bouleversé ce qu'on appelait alors la « France coloniale ». En Nouvelle-Calédonie, un nouveau parti a dès lors occupé le devant de la scène politique des années 1950 à 1970 : l'Union calédonienne. Celle-ci réunissait, selon le vocabulaire de l'époque, « autochtones » et « Européens ». Cette séquence historique apparaît à bien des égards énigmatique. Comment en effet comprendre le triomphe politique d'un parti dont la devise officielle, « deux couleurs, un seul peuple », était apparemment aveugle aux inégalités héritées de l'époque coloniale, moins de dix ans après la fin du régime de l'indigénat ? L'auteur tente de répondre à cette question à partir d'une enquête ethnographique et micro-historique approfondie dans la commune de Koné (Nord-Ouest). Se consacrant à l'étude des acteurs locaux, des conflits et des enjeux municipaux, il décrypte l'Union calédonienne « au ras du sol ». C'est en jouant subtilement de toutes les nuances et ambiguïtés d'un tissu social façonné à la croisée de la civilisation kanak et de la colonisation que l'Union calédonienne est parvenue, à Koné, à nouer une alliance inédite entre ouvriers blancs, tribus kanak et autres outsiders coloniaux. Cet essai de micro-histoire représente une contribution majeure à une compréhension renouvelée de l'économie politique et morale des « situations coloniales ». Il enrichit ainsi le débat qui fait actuellement rage à propos des études postcoloniales. Et il sort de l'oubli une page cruciale de l'histoire du Pacifique Sud.

 
Articles    

BENSA, Alban, FREYSS, Jean, 1994, « La société kanak est-elle soluble dans l’argent… ? », Terrain, Les usages de l’argent, n°23
DEMMER, Christine, 2007, « Une nouvelle stratégie kanake ». Vacarme n° 39, printemps 2007
DUPON Jean François,1989, entretien avec André Gopea, léducation en Nouvelle Calédonie, Ethnie, Renaissance du Pacifique, n°8-9-10.
GUIART, Jean,1985, « Les Kanaks de Nouvelle-Calédonie », Ethnies, Papous Kanak Aborigènes, n°3, pp 6-14.
GUILLEMARD Nicolas,1998, "Terres kanak et identité autochtone" in Recherches Amériendiennes au Québec, n°1,pp.81-86.
MERLE, Isabelle, 2007, « La Nouvelle-Calédonie » dans Rioux, Jean-Pierre (sous la direction de), Dictionnaire de la France coloniale, Paris, Flammarion, pp. 375-381

SALAÜN Marie,
1998, Nouvelle-Calédonie : être kanak à l’école, Ethnies, 22-23, hiver 97-98, (Repenser l’école. Témoignages et expériences éducatives en milieu autochtone) : 51-70.
2000, Histoire et mémoire d’une institution coloniale : la scolarisation des Kanak au temps de l’indigénat, in A. Bensa & I. Leblic (éds) : En pays kanak. Ethnologie, linguistique, archéologie , histoire de la Nouvelle-Calédonie, Mission du Patrimoine ethnologique, collection Ethnologie de la France, 14, Éditions de la Maison des Sciences de l’Homme, Ministère de la Culture, 2000, p. 253-259.
2001, Les moniteurs kanak ou l’impossible élite indigène en Nouvelle-Calédonie, Genèses, 43 : 71-88.
2003, Histoire blanche, histoire noire : la perception de l’école indigène en Nouvelle-Calédonie, in I. Merle & M. Naepels (éds), Les rivages du temps. Histoire et anthropologie du Pacifique, Paris, L’Harmattan (Cahiers du Pacifique Sud Contemporain, 3) : 135-16
2006, Une institution républicaine ? L’école indigène en Nouvelle-Calédonie. 1885-1945, French Colonial History, 7 : 143-164.
2010, (avec Jacques Vernaudon) La citoyenneté comme horizon : destin commun, demande sociale et décolonisation de l’École en Nouvelle-Calédonie aujourd’hui, Anthropologie et Sociétés, Anthropologie de la citoyenneté : terrains et conceptualisations, 33-2: 63-80.
2010, Identité restituée, identité instituée ? L’Académie des Langues Kanak et les enjeux de la normalisation linguistique en Nouvelle-Calédonie, in Faugère, Elsa & Merle, Isabelle (dir.), La Nouvelle-Calédonie, vers un destin commun ? Nouveaux enjeux, nouveaux terrains, Paris, Karthala : 81-100.
2010, Une parentalité disqualifiée ? Être "jeunes parents" kanak en Nouvelle-Calédonie aujourd’hui. in Gagné, N. et Jérôme, L. (dir.), Jeunesses autochtones : Affirmation, innovation et résistance dans les mondes contemporains, Rennes, Presses universitaires de Rennes : 79-96

TJIBAOU Jean -Marie.
1976, « Recherche d’identité mélanésienne et société traditionnelle » in Journal de la Société des Océanistes, n°53, Paris, p.281-292.
1981 , « Etre Mélanésien aujourd’hui », Esprit, n°57,Paris, p.81-93.
1983 , « Mon idée du développement », Trente jours, n°19, Nouméa,p15.
1985 , « Entretien avec Jean –Marie Tjibaou » Les Temps modernes, n°464, « Nouvelle – Calédonie : pour l’indépendance », p.1587_1601.



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