Sélection filmographique

Tjibaou, le pardon,Dagneau, Gilles, 2006, 52'.

Un an après la signature des accords de Matignon en juin 1988, l’assassinat de Jean-Marie Tjibaou par Djubelly Wéa, un militant d’Ouvéa, a été un véritable coup de tonnerre dans la fragile paix retrouvée en Nouvelle-Calédonie. La mobilisation de l’ensemble des forces politiques, à Paris et à Nouméa, avait permis de sauver et de conforter le processus des accords. Mais le geste de Djubelly Wéa a précipité dans le deuil et la douleur deux épouses et deux familles : les Tjibaou et les Wéa. L’incompréhension s’est vite transformée en rejet puis en haine. Avec le temps, un véritable mur s’est érigé entre Ouvéa et Hienghène. Entre les Tjibaou et les Wéa. Quinze ans après, Marie-Claude Tjibaou et Manaky Wéa se retrouvent et s’embrassent. La scène se déroule à Hienghène et plus précisément à Tiendanite, dans le petit village de Jean-Marie Tjibaou. Ce 17 juillet 2004, la famille Tjibaou accepte de se soumettre à la coutume du pardon envers la famille Wéa.
http://www.fipa.tm.fr/fr/programmes/2007/scf_15140.htm

 

Jean-Marie Tjibaou, La parole assassinée, Dagneau, Gilles, 1998, 52'.

A partir d’archives inédites et de témoignages, «La parole assassinée» retrace l’itinéraire du jeune Jean-Marie, du sacerdoce au combat pour l’Indépendance. Un combat politique que Tjibaou a toujours placé sous le signe de la culture. Fondateur en 1984 et leader du FLNKS, vice-président du Conseil du Gouvernement de Nouvelle-Calédonie, signataire des Accords de Matignon, Jean-Marie Tjibaou est assassiné le 4 mai 1989 lors de la cérémonie coutumière en hommage aux victimes de la grotte d’Ouvéa. Le film témoigne d’un engagement sans faille, de la réflexion d’un leader lucide qui tente de jeter les bases de l’économie kanak de demain mais surtout de la solitude d’un homme sage expliquant aux militants le long processus vers l’Indépendance.

 

Le combat des femmes kanak, Anne Lainé, 2004, 52'.

Les femmes kanakes se réveillent et veulent à leur tour "parler", se faire entendre. La tradition, en effet ne leur reconnaissait pas le droit à la parole. Elles se battent donc maintenant, à travers des associations, des prises de paroles publiques pour être entendues, écoutées. L'une d'elle est arrivée en politique et explique son parcours.

 

Emma, tribu kanak aujourd'hui, Emilio Pacull, 1998, 52'.

Dix ans après la signature des accords de Matignon et à la veille du référendum d'autodétermination sur l'avenir statutaire du territoire, le film évoque, au travers d'une chronique villageoise, les aspirations et les attentes des Kanaks. Emilio Pacull s'immerge à Emma, tribu célèbre pour sa combativité dans les années 80 et qui vit dans la mémoire de leur chef sacrifié, Eloi Machoro.
Ce film est l'occasion d'accéder aux logiques politiques qui animent le monde kanak et d'appréhender la conscience identitaire de ce peuple.

 

Les esprits du Koniambo, en terre kanak, Comolli Jean-Louis Koné Koné, 2004, 89'.

Nouvelle-Calédonie. Alban Bensa, ethnologue, revient dans la tribu où il travaille depuis trente ans. Son principal collaborateur kanak, Antoine, est mort depuis deux ans. Samy, le fils d'Antoine, âgé de 33 ans, découvre les cahiers et les enregistrements laissés par son père... Avant de mourir, Antoine a déployé une intense activité coutumière et politique pour faire valoir les droits de son clan sur le massif du Koniambo. Il se trouve que le Koniambo est riche en nickel et que les dirigeants indépendantistes de la Province Nord en ont confié l'exploitation à une multinationale du nickel, la Falconbridge, basée à Toronto. Or, bien avant l'arrivée des Blancs (1853), des clans kanaks avaient habité le massif. Leurs chemins s'y étaient croisés, leurs morts y avaient trouvé refuge, les esprits des ancêtres hantaient ces lieux sacrés.

 

Les médiateurs du Pacifique, Belmont, Charles, 1997, 1h55'.

Avril 1988 : quelque part au bout du monde la violence explose. Prise d'otages, assassinats, milices armées, la guerre menace. Guerre civile, guerre locale, guerre tribale. Comment empêcher la guerre en Nouvelle Calédonie ? Comment empêcher deux communautés de s'affronter ? Comment concilier Kanak et Caldoches qui ont tant de morts à se reprocher mutuellement ? Comment arrêter l'engrenage ? Le nouveau Premier Ministre, Michel Rocard, hérite de ce dossier devenu explosif. Il en fait son absolue priorité. Sept hommes totalement différents seront les Médiateurs du Pacifique. Un prélat catholique, un pasteur protestant, un dignitaire franc-maçon, soit des personnalités issues des trois grandes familles spirituelles qui comptent sur le Caillou. Un préfet rocardien, un préfet barriste, un ancien directeur de la gendarmerie gaulliste, soit trois serviteurs de l'Etat. Vingt-deux jours pour renouer les fils. Vingt-deux jours pour écouter, pour se faire accepter. Pour parler, faire parler. Pour s'imprégner de la culture des uns et des autres. Comprendre leurs inquiétudes, marier leurs espérances. Pour imaginer un projet de vie démocratique dont chacun deviendrait acteur. Pour passer de la confrontation guerrière à l'acceptation mutuelle.

 

Jean-Marie Tjibaou ou le rêve d’indépendance, Lallaoui, Mehdi, 2000, 59'.

À travers l'engagement de Jean-Marie Tjibaou, ce documentaire retrace l'histoire de la marche du peuple kanak en quête de son indépendance. Entre la levée du drapeau kanak en décembre 1984 et le cortège funèbre du leader indépendantiste assassiné par l'un des siens sur l'île d'Ouvéa en mai 1989, s'inscrivent des années de luttes, de drames, de palabres, d'espoirs, dont Jean-Marie Tjibaou fut l'un des principaux acteurs. Avec une question emblématique : la France saura-t-elle gagner le pari d'une décolonisation en douceur d'un des derniers confettis de son empire ?