Bibliographie

AL WARDI, Sémir, 1998, Tahiti et la France, le partage du pouvoir, Paris : l’Harmattan, 312p.

Le statut d'autonomie dont dispose la Polynésie française est unique dans la République. Entre Etat et pouvoir local, les rapports y sont marqués par la complexité. Si les tensions entre les deux pouvoirs sont d'abord d'ordre juridique, on ne peut isoler le juridique de son environnement culturel et politique car il s'agit là d'abord de cohabitation de deux cultures politiques différentes. Comment les polynésiens peuvent-ils percevoir l'appartenance à la république ? Ce fossé qui sépare les cultures politiques explique en grande partie l'incompréhension entre ces deux pouvoirs.

 

AL WARDI, Sémir, 2008, Tahiti Nui, Ou les dérives de l’autonomie, Ed . L’Harmattan, 266p.

Cette étude tente d'expliquer la complexité de la vie politique en Polynésie française de 1996 à 2006. Le concept d'"autonomie", étranger à la culture politique républicaine, n'est compris ni par l'Etat, ni par le pouvoir local. Conséquence, une collusion inconsciente entre les deux pouvoirs maintient la Polynésie en dehors des valeurs et des principes de la République

 
BABADZAN Alain, 1993, Les Dépouilles des dieux, " Essai sur la religion tahitienne à 1'époque de la découverte "Ed.MSH    

BAMBRIDGE Tamatoa,.2009, La terre dans l'archipel des Australes, Ed. Aux vents des iles, 410p.

Cet ouvrage analyse des sujets et des questions souvent abordés de manière indépendante dans la littérature existante. Les questions des identités, de la parenté, du foncier, du pluralisme juridique et culturel et de la construction de l'État sont examinées de manière concomitante. En raison de la méthodologie utilisée (l'observation participante, la recherche d'archives et les indicateurs spécifiques à l'anthropologie du droit) et des thèmes abordés, ce travail monographique constitue un cas d'école. Il permet de restituer de manière dynamique la complexité des rapports entre identité, société et foncier dans le Pacifique. Il confronte ses résultats de recherche avec ceux des travaux anglophones dans le Pacifique (en Papouasie-Nouvelle-Guinée, aux Salomon, en Nouvelle-Zélande, à Fidji, Tonga, Samoa). Ce livre est la première grande synthèse des questions foncières en Polynésie française, analysées sous l'angle de la catégorie des acteurs locaux.

 

BAMBRIDGE Tamatoa, 2009, Actes du Colloque "Le foncier en Polynésie française", Editions Univers polynésiens.

Un colloque consacré au foncier s'est déroulé les 8, 9 et 10 octobre 2008 à Tahiti.
Organisé par l'association de juristes de la Polynésie française (AJPF) et placé sous la responsabilité scientifique de Tamatoa Bambridge, chargé de recherche au CNRS, ce colloque a permis d'établir des constats quant aux principaux enjeux fonciers et de débattre des réformes nécessaires en Polynésie française.

 

BACHIMON Philippe, 1998. – Tahiti, entre mythes et réalités : essai d’histoire géographique. Éditions du CTHS, 378 p.

La grande originalité de ce livre est de décrire non pas la géographie, mais plusieurs géographies : géographie des populations indigènes, géographie des explorateurs, géographie des missionnaires, géographie coloniale, chacune de ces géographies ayant contribué à forger le mythe tahitien à partir de ses propres représentations, de ses propres mythes, monde des maohis, mythe du continent austral, mythe du paradis terrestre antipodique, mythe du bon sauvage originel, mythe de l’excellence du modèle européen...

 

BARÉ Jean-François, 2002, Le malentendu Pacifique , des premières rencontres entre Poynésiens et Anglais et de ce qui s'ensuivit avec les Français jusqu'à nos jours, 274p.

Voici le Tahiti des années 1980, archipels perdus au fin fond de l’immense Pacifique. Qu’est-ce qu’être Tahitien ? « Une souche de cocotier qui sort de la terre », comme le disait un jour son ami Ruroa à l’auteur, sceptique? Parce que des Anglais, des Américains, des Chinois, des Français nés à Tahiti y avaient fait souche, étaient-ils pour autant Tahitiens ? Est-ce appartenir à l’Eglise protestante, paradoxalement dernier rempart de l’identité ? Est-ce être citoyen français ?

 
BARÉ Jean -François,1987, Tahiti, les Temps et les pouvoirs, Paris, ORSTOM, p. 411    
   

BOULAY, Roger, 2005, Houla houla, Pilou pilou, cannibales et vahinés, Paris : Ed. du Chêne.

Ce livre n'est pas une histoire de la découverte de l'océan Pacifique, dit encore « Grand océan » ou « mer du Sud ». À travers les évènements majeurs qui ont marqué l'exploration de cette immensité, il veut montrer comment se sont tissés, dans l'esprit de l'homme venu d'Occident, les idées, les concepts, les rêves et les espoirs qui l'ont poussé à entreprendre ce qui s'impose comme une des plus grandes aventures de l'humanité. Car cet océan colossal fut aussi le plus profond réservoire à chimères de l'Occident. Ce dernier y puisa les preuves qui, selon lui, asseyaient définitivement sa suprématie dans l'échelle des nations, il y découvrit la réalisation de son désir de paradis terrestre, y dénicha la confirmation de ses propres théories sociales et des philosophies qui renouvelèrent sa vision du monde. Le Pacifique fut la pierre philosophale de l'esprit occidental. Elle le révéla à lui-même plus qu'elle ne lui révéla d'autres horizons et d'autres hommes. Avant-propos, p. 6

 
BRAMI-CELENTANO, Alexandrine, 2003, « La jeunesse à Tahiti : renouveau identitaire et réveil culturel » Ethnologie française, n°2002-4, pp 647-661.

   
CERVEAU Marie-Pierre, 2001. – Les îles Marquises : insularité et développement. Pessac : CRET, 274 p    

CHAPMANN, Murray et DUPON, Jean-François, 1989, Renaissance du Pacifique, Ethnies, n°8-9-10.

« Renaissance du Pacifique », ce texte peut sans doute prendre différentes significations ici et là dans le Pacifique si l’on considère la diversité des cultures et des formes d’expression artistique qu’on y rencontre. Cela suffirait à me rendre particulièrement fier et honoré d’avoir à rédiger un avant-propos pour cet admirable recueil.

Mais c’est le thème de l’identité culturelle qui sert de trame à la diversité qu’il révèle : ce que personnellement j’apprécie beaucoup puisque ce thème reflète mes propres sentiments de profond attachement à la culture et aux modes de vie qui sont les nôtres. Je connais si bien l’inquiétude qu’a suscité en nous un passé d’histoire récente qui fut celui du mépris et de la domination coloniale : celui de l’influence de systèmes étrangers d’éducation et de valeurs entraînant dans nos sociétés autochtones des changements qu’elles n’avaient pas voulus. (Extrait de l’avant-propos de Francis Bugotu)

 

CHAROUSSET Aimeho ho ite raravaru, 2009, L’Assemblée des 3 peuples, Editions Univers Polynésiens.

Cette légende polynésienne conte l’histoire des trois peuples : le peuple à écailles des poissons, le peuple à plumes des animaux qui volent dans le ciel et le peuple des animaux terrestres… Trois peuples qui se retrouvent en assemblée afin de savoir s’ ils vont accepter que l’homme vienne dans leurs îles. Cette très belle légende polynésienne, contée par Aimeho Charousset, est illustrée par les magnifiques photographies sous marines de Cécile et de Patrick Dancel, fruit d’une année de travail à Mooréa.

 

CHESNEAUX, Jean (sous la direction de), 1995, Tahiti après la bombe, quel avenir pour la Polynésie ?, Paris : l’Harmatan, 184p

Comment passer de la "dépendance durable", qu’a comme ossifiée le Centre atomique, à un nouveau type de relations entre acteurs locaux, et entre le territoire et la métropole ? La réponse serait faible et sans grand avenir si elle se laissait corseter dans l’analyse réduite aux considérations L’installation du Centre d’expérimentation du Pacifique aura, pour la Polynésie française, provoqué un choc aussi fort que l’ouverture de l’ère coloniale. Outre Jean Chesneaux, Gilles Blanchet, Jean-Jo Scemla et François Ravault entendent présenter "une réflexion démocratique" à partir de dossiers et d’expériences sur le terrain. Ils livrent au lecteur une masse précieuse d’informations sur la société polynésienne (qui peut être européenne ou chinoise) et esquissent des propositions dans la lignée de ce qu’Ignacy Sachs appelle "l’écodéveloppement" (Jacques Decornoy, Le Monde diplomatique, juin 1996).

 

CHEUNG Francis, 1998, Tahiti et ses iles (1919-1945), Etude d'une société coloniale aux antipodes de sa métropole, L'Harmatan, 592p.

Tahiti et sa périphérie se voient dotées d'un appareil institutionnel rigide, résultante de l'instauration du statut colonial à travers lequel la métropole, incarnée par le gouverneur en place, entend marquer sa prééminence, sa présence, son idéal. Aussi, une politique d'assimilation est-elle menée mais son aboutissement n'est pas celui escompté d'autant que les ensembles humains, qui composent la société cosmopolite, évoluent suivant leurs propres activités, mentalités, genres de vie et structures familiales et communautaires.

 
COLLECTIF POUR L'INFORMATION ET LA POPULARISATION DES LUTTES POLYNÉSIENNES,1978, Tahiti: Un Mythe Qui Dure..., Phases du Neocolonialisme et du Capitalisme en Polynesie Francaise  

CONTE Eric,1992, Tereraa, voyages et peuplement des îles du Pacifique, Ed. Au Vent des Iles.

Cet ouvrage fait le point des connaissances actuelles sur ces questions fondamentales de la préhistoire des Océaniens, sans pour autant éluder les nombreuses interrogations qui demeurent. Y répondre constitue l'enjeu passionnant des recherches en cours et à venir. Ces trente dernières années ont vu un essor considérable des recherches archéologiques dans le Pacifique insulaire. Les résultats ainsi obtenus, s'ajoutant à ceux de l'ethno-botanique et de la linguistique notamment, ont considérablement accru les connaissances et renouvelé les conceptions à propos du peuplement des îles du Grand Océan. Dans un même temps, des ethnologues parvenaient à redonner vie à l'art oublié de la navigation, élément déterminant de cette remarquable aventure humaine (l'éditeur).

 

DANIELSON Bengt , 1921, Tahiti autrefois, Hibiscus édition Tahiti, 495p.

Bengt Danielsson s'attache dans cet ouvrage, à reconstituer les grandes migrations anciennes et le mode de vie à Tahiti à partir du travail des archéologues, des Journaux des premiers contacts et des objets dispersés dans les musées du monde entier.

 

DANIELSON Bengt et Marie -Thérèse, Iles oubliées des mers du sud.

Comme l'avait tenté en 1937 Thor Heyerdahl, Marie-Thérèse et Bengt Danielsson veulent s'installer en 1951 aux îles Marquises, mais vivre à Fatu Iva s'avère trop difficile. Ils s'établissent alors dans une vallée proche de Puamau, sur l'île de Hiva Oa – qui avait déjà accueilli Gauguin. Comme Raroia dans l'archipel des Tuamotu, ces "Iles oubliées des Mers du Sud" vont devenir leur réalité vivante.

 

DE BOVIS, Edmond, 1991, Etat de la société tahitienne à l’arrivée des Européens, Société des études océaniennes, 74p.

Une préface de Patrick O'Reilly (auteur de "Tahitiens", une référence bibliographique) permet, après qu'il ait décrit l'homme, qui vécut près de dix ans à Tahiti, de mieux comprendre comment celui-ci s'est intéressé à l'histoire ancienne de Tahiti: "Les peuples dont je vais parler s'en vont, il ne restera bientôt plus d'eux que leur nom. Les vieillards disparaissent, il fallait se presser. La génération actuelle ne sait plus rien de ses ancêtres; deux vieillards peuvent parler entre eux sans crainte d'être compris des jeunes gens qui les entourent; c'est à ne pas le croire ! J'ai vu dans ces dix années un chef revêtir l'ancien costume de guerre, et les Indiens de Papeete se mettre sur leurs portes pour le voir passer, comme on ferait à Paris pour un Hottentot". Le Protectorat de la France sur Tahiti avait à peine un an d'existence....

 
DE DECKKER, P. et LAGAYETTE, P., 1987, État et pouvoirs dans les territoires français du Pacifique, Paris : l’Harmattan, 184p
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DE LA RONCIÈRE Bertrand , 2003, La reine Pomaré : Tahiti et l'occident 1812-1877, L'Harmattan,557p

La reine Pomaré de Tahiti a dominé l'histoire de la Polynésie française au XIXe siècle. Ce livre ressuscite cette magnifique souveraine tahitienne, confrontée à l'arrivée dans son royaume des missionnaires puis des gouverneurs occidentaux : le récit est animé par de nombreux textes et lettres savoureuses, pour beaucoup inédites, des protagonistes

 

DOUAIRE-MARSAUDON Françoise, 1998, Les premiers fruits: Parenté, identité sexuelle et pouvoirs en Polynésie occidentale (Tonga, Wallis et Futuna), MSH,338p.

Pourquoi les femmes du royaume polynésien de Tonga bénéficient-elles d'un statut qu'elles ont rarement dans d'autres sociétés ? Que signifie le geste de l'offrande des premiers fruits, rituel qui lie le frère à la sueur, les tenanciers à leur chef noble, et, autrefois, l'ensemble des Tongiens à leur chef suprême, le Tu'i Tonga ? C'est cette double interrogation qui est à l'origine de cette étude. Pour parvenir à la source d'un prestige féminin quelque peu énigmatique, et plutôt que de s'enfermer dans une problématique centrée sur les seuls rapports hommes/femmes, fauteur explore l'ensemble des relations qui fondent l'ordre social tongien en prenant appui sur le beau geste de l'offrande des prémices. Cet ouvrage est le premier livre d'anthropologie historique publié en français sur la Polynésie occidentale. Conjuguant l'approche comparative et la perspective historique, il a pour objet de montrer comment peuvent s'articuler les ressorts profonds de la construction identitaire et les logiques d'un ordre politique en formation.

 

DURBAN, Jean-François, 2005, Le substrat de la tradition en Polynésie française, Paris : l’Harmattan, 330p

Le substrat est le terreau où la tradition plonge ses racines,ce qui est vu et donné à voir s'inscrit d'abord dans cette tradition fortement marquée par une infrastructure religieuse très présente. Le temple antique, lieu scénique, dresse le cadre d'un théâtre magique où se ressourcent les castes dominantes face à un public dévot.

 

DURBAN, Jean-François, 2005, Les acteurs de la tradition en Polynésie française, Paris : l’Harmattan, 346p

Ce livre, bien qu'il puisse être lu indépendamment du volume intitulé Le substrat de la tradition en Polynésie française, il n'en est pas moins la continuité éclairée par la mise en perspective de ce dernier. Dans le présent volume, l'auteur analyse "les comportements théâtralisés de ceux qui portent, consciemment ou sans le savoir, l'héritage des ancêtres".

 

FER Yannick, MALOGNE-FER Gwendoline, 2000, Tuaroí : réflexions bibliques à Rapa. Conversion et identité, Haere Po, 306p.

Isolée au sud de l'océan Pacifique, à 4 jours de bateau de Tahiti, l'île de Rapa, si lointaine, occupe encore aujourd'hui une place à part dans l'imaginaire polynésien. Au pied de montagnes « si étrangement découpées qu'elles ont l'apparence de montagnes abruptes et de tours crénelées », la culture rapa s'enracine dans une terre préservée, résonne en des chants impressionnants et s'illustre par un tressage d'une grande finesse. Quatre-vingt-dix ans après le séjour d'Eugène Caillot 1, trente ans après celui d'Allan Hanson 2, ce livre nous emmène au cœur de l'identité rapa et donne la parole aux hommes et aux femmes de l'île, par la transcription de dix tuaro'i ou réunions paroissiales consacrées à l'interprétation des versets de la Bible : jeux d'esprit, joutes oratoires, la communauté rassemblée y élabore, par le tressage continu de la religion, de la tradition et du quotidien, une identité à la fois authentique et moderne, comme les trois brins d'une corde qui, à la fin, n'en font qu'un. En analysant ces relations entre l'identité rapa et la Bible, les auteurs proposent des clés pour mieux comprendre la particularité d'un protestantisme polynésien, la profondeur d'une conversion et la préservation de la culture d'une île du Grand océan.

 

FER Yannick , 2005, Pentecôtisme en Polynésie française : l'évangile relationnel, Genève : Labor et Fides.

Le pentecôtisme, phénomène religieux majeur du tournant du XXIe siècle, est envisagé dans ce livre dans le contexte de la Polynésie française. Yannick Fer, en invitant à dépasser le cliché de " l'exotisme au carré ", propose une analyse fouillée de ce mouvement. Elle permet notamment de comprendre de façon saisissante l'attractivité du pentecôtisme, due à son recentrement sur le " territoire de l'intime " et à une articulation particulière entre encadrement institutionnel et émancipation personnelle. L'auteur suit les développements rapides des églises pentecôtistes dans la société urbaine et multiconfessionnelle qu'est devenu le pays adoptif de Gauguin. Il souligne les forces et les faiblesses de ce mouvement, ses contradictions et sa complexité, grâce à une enquête sur le terrain et au travers d'entretiens vivants et passionnants.

 

FEVE Guy, MAGUERON D. RAAPOTO J.M. Polynésie, Polynésiens hier et aujourd’hui, 1997,Ed . L’Harmattan,294p.

Les représentations parcourent la vie de tout un chacun. Nul ne pourrait vivre et agir sans ces représentations qui organisent et structurent la pensée humaine .Quelles sont les représentations, les idées, que se font les Polynésiens du monde qui les entoure, hier et aujourd’hui, pour agir, juger… et donner une image d’eux –même aux autres ? Les 9 études qui composent ce recueil interdisciplinaire sont aussi des représentations de représentations, idées que l’on se fait des scènes de vie de ce bout de monde mythique, qui fait tant rêver de paradis.

 

FERMENT MEAR Florence, 2010,Pour la défence de la langue tahitienne,L'Harmattan,168p.

En Polynésie française, deux langues sont en contact : la langue tahitienne et la langue française. Or, aujourd'hui, nous constatons l'abandon de la langue tahitienne par ses locuteurs. Cette étude veut répondre à plusieurs questions : Pourquoi cette déperdition récente de la langue dominée ? Des planifications linguistiques ont-elles été effectuées pour la juguler ? Quelle serait la politique linguistique "idéale" mais possible, en l'état actuel de la Constitution française, pour sauvegarder la langue tahitienne ?

 

GRAND Simone, 2007, Tahu'a, tohunga, kahuna - Le monde polynésien des soins traditionnels, Au Vents des iles,360p.

Cet ouvrage très complet et écrit de manière fluide évoque tout d’abord les problématiques du sujet, l’identité de chercheuse polynésienne de l’auteure, ses enquêtes, ses grilles de lecture et l’aire géographique sur laquelle porte son travail. Puis, Simone Grand évoque les soignants rencontrés et leurs méthodes, le regard des médecins occidentaux sur la médecine traditionnelle ainsi que le regard de quelques patients. À cela s’ajoute une sorte d’ethno-histoire sur les mots polynésiens, le lien entre la maladie et la société traditionnelle d’ici, ce que, par les mots et les maux, la maladie révèle sur la société ancienne, la religion, le magique, la mort. Elle présente enfin, toujours à partir des mots, les types de traitements traditionnels, en remontant parfois dans le passé surtout quand il s’agit d’expliquer les côtés magiques de la maladie ou du traitement. Elle étend son étude aux soins traditionnels dans le reste de la Polynésie (Cook, Hawaii…) et enfin à la transmission et à la rémunération, ou non, des soins avant et aujourd’hui. La deuxième partie de l’ouvrage évoque des cas judiciaires et des cas traités en ethnopsychiatrie.

 

GUIARD Jean, 2009, Mon Dieu la haut, la tête en bas, "Tahiti aux temps anciens": une oeuvre entièrement coloniale.Ed. Haere Po.

Comment connaître le Pacifique et qui peut le connaître ? L'ouvrage de l'ethnologue Jean Guiart que viennent de publier les éditions Haere Po et Le-Rocher-à-la-Voile, engage le lecteur à mieux saisir les arcanes de la recherche ethnologique et anthropologique dans le Pacifique Sud. Au passage, il égratigne une "icône" des références culturelles anciennes en Polynésie, le fameux ouvrage de Teuira Henry, 'Tahiti aux temps anciens', qualifié de "fausse bible ethnographique". Depuis le XVIIème siècle, une dizaine de générations de voyageurs, puis de chercheurs sont venus compléter la connaissance accumulée tout au long des millénaires par les Océaniens au cours de leurs migrations. Les écrits des ancêtres européens ou américains et ceux qui rendent compte d'une recherche scientifique moderne se fondent en partie sur ceux issus d'une tradition orale, parfois transformée en écrits sacrés. Ce qui peut être source de malentendus ou d'interprétations idéologiques éloignés de la réalité analysée

   

HIRO Henri, 2004,Pehepehe i tau nunaa / Message poétique, nouvelle édition bilingue tahitien-français, entièrement revue et corrigée, Ed. Haere Po.

Henri Hiro […], tant pétri de la tradition polynésienne, dans l'interview qui clôt le recueil intitulé Message Poétique (1990), exhortait les Polynésiens à écrire : "Pour assurer la continuité [culturelle], il faut que le Polynésien se mette à écrire … il doit écrire et ainsi s'exprimer, peu importe que ce soit en reo ma'ohi, en français ou en anglais, l'important est qu'il s'exprime". Il y a là une question fondamentale qui touche à l'identité comme aux formes d'expression de la culture.Daniel Margueron, Une parole de proximité : regards sur la littérature polynésienne anglophone du Pacifique

 

HITIURA VAITE Celestine, 2006,L'arbre à pain, Ed.Au vent des iles,442p.

Materena veut une bague au doigt et un certificat de mariage encadré au mur. Mais Pito, le père de ses trois enfants, pense que quand vous donnez une bague et un certificat de mariage à une femme, elle commence à se comporter comme si elle était le chef. Mais voilà, s'il n'y a pas de bague, une femme peut dire à son homme de faire ses bagages et retourner chez sa mère à chaque fois quelle en a envie. Alors, que veut Materena réellement ? «L'Arbre à pain», premier volet de la trilogie de Materena, suivi par «Frangipanier» (en 2006) et «Tiare» (en 2008), est tendrement drôle, comme une délicieuse tranche de vie de famille à Tahiti. Depuis les excellentes critiques lors de sa parution en Australie, la trilogie est maintenant publiée dans plus d'une dizaine de pays et les droits internationaux de Frangipanieront été vendus aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Canada, en Espagne, en Italie, en Suède, en Norvège, en Finlande, en France, en Polynésie française, en Allemagne, aux Pays-Bas et au Brésil.

 

JOYAU Marc (coordination), 2004, Spécial Polynésie française, Journal de la Société des Océanistes, n°119, 236p.

Ce numéro du JSO comporte plusieurs thèmes abordés tant par des auteurs locaux ou Tahitiens, que par des universitaires non polynésiens (historiens, sociologues, ethnologues..): l'identité ma'ohi, l'avenir de la Polynésie française,etc.Tous les articles ont en effet pour point commun de se pencher, soit sur les relations entre l'État français et ce pays d'outre- mer, soit sur les problèmes d'identité qui se posent à ce dernier. ( extrait de la présentation )

 

LANGEVIN Catherine, 1990, Tahitiennes, de la tradition à l'intégration culturelle, Ed.L’Harmattan.

Il faut se garder de généraliser un stéréotype (le mythe de la vahine) qui a longtemps masqué la véritable identité des femmes maohi et leur place réelle dans la société polynésienne. L'auteur analyse l'évolution historique de la condition féminine à Tahiti et établit une approche sociologique du milieu féminin contemporain

 

LIME Jean -Hugues, 2008, Mangareva, Cherche midi.

Le 7 août 1834, Caret et Laval, deux jeunes missionnaires catholiques de la congrégation du Sacré-Coeur, aidés par le frère Murphy, débarquent à Mangareva, dans l'archipel des Gambier. C'est le plus mal connu et le plus secret des chapelets d'îles situées au sud-est de la Polynésie française. Une île peuplée de " sauvages ". La mission de Caret et Laval : évangéliser les Maoris et édifier un paradis chrétien. Ils s'installent dans l'archipel avec comme seuls bagages quelques soutanes, un ornement de vases sacrés et soixante bouteilles de vin de messe. Par quels moyens deux prêtres sans armes pourront-ils convertir plusieurs milliers de Polynésiens et les convaincre d'abandonner leur culture, leurs croyances ? L'entreprise des missionnaires va si bien réussir que les deux prêtres feront construire aux Maoris une cathédrale en plein coeur de l'océan Pacifique. Le prix à payer consiste en l'effritement puis l'anéantissement d'une civilisation et d'un mode de vie. Et, pour finir, en raison de l'épuisement des ressources naturelles, dans le dépérissement de toute une population. Cette histoire vraie ressemble à un conte cruel et sombre, traversé par de brutales bouffées de comédie. Elle projette à travers le temps une lueur glauque et fantasque qui éclaire d'une splendeur barbare notre histoire religieuse et coloniale. Ce roman décrit l'éradication d'une civilisation par une autre, la destruction d'un écosystème fragile au nom des bons sentiments, de la prétendue supériorité occidentale mais aussi du fanatisme religieux, de la cupidité des colons et de l'ignorance de tous.

 

MALOGNE-FER Gwendoline, 2007,Les femmes dans l'église protestante mâ'ohi,Ed.Kharthala,512p.

L'auteure s'appuie sur des enquêtes et sur son observation de manifestations de l'Eglise évangélique de Polynésie française pour analyser l'institutionnalisation progressive du rôle des femmes dans cette Eglise avant la décision de 1995 de les admettre au pastorat. Puis elle s'intéresse aux parcours des premières femmes pasteures et diacres. Elle aborde enfin les conséquences de la féminisation du pastorat. Cet ouvrage montre comment les femmes polynésiennes se sont appropriées le message biblique et ont conquis leur place en prenant la parole dans les assemblées ainsi que dans leur société.

 

MASSEAU SERGE, 2011, Paroles d'un autochtone - Entretiens avec le sénateur Richard Ariihau Tuheiava, 241p.

Au cours de rencontres qui se sont étalées durant cinq mois, Richard Ariihau Tuheiava, plus jeune sénateur de la République Française a accepté de se prêter au jeu des questions réponses avec le journaliste Serge Massau pour lever le voile sur son cheminement intellectuel et politique, et dessiner sa vision d’une Polynésie du futur. Quelques thématiques abordées: Choix? Couper un cordon ombilical néfaste ou pulvériser un héritage au nom d’une relation enfant-parent qui n’en finit pas entre Tahiti et Paris ? Mais sommes-nous prêts à souffrir une deuxième fois pour en finir une fois pour toutes ? Nouveaux concepts? Entre souverainisme et dénéocolonisation? Comment classer le Triangle polynésien? Faut-il créer une Union du Pacifique et s'ouvrir vers un siècle des lumières Polynésiennes…

 
MAZELIER Philippe, DANIELSON Bengt, DANIELSON Marie-Thérèse, MOND Eric, Le Mémorial polynésien 6 tomes qui vont de 1521 à 1961.Hibiscus édition  
MORDIER Jean-Pierre, 2005, Tahiti : 1767-1842. Des premiers contacts au Protectorat, Service éducatif des archives territoriales de Polynésie française, CRDP, 112 pages.    

PAMBRUN TERA'TUATINI Jean -Marc,2008,Les voies de la tradition, Le Manuscrit,212p.

Les voies de la tradition réunit une trentaine de textes écrits entre 1980 et 2007 — long cheminement marqué par la volonté de raviver les fondements de la société polynésienne, bouleversée par l'irruption de l'Occident à la fin du XVIIIe siècle, déstabilisée par la colonisation, l'évangélisation, l'acculturation et l'hégémonisme des puissances commerciales. En mettant la tradition au cœur de son propos, Jean-Marc Pambrun ne prétend pas ouvrir une nouvelle querelle des anciens et des modernes, il souhaite au contraire éclairer « ceux qui se demandent comment composer avec l'ancien et le nouveau, ou qui sont à la recherche d'une autre vision pour transformer la société actuelle ».

 

PAMBRUN TERA'TUATINI Jean -Marc, 2010, Henri Hiro, Héros polytnésien, Puna Honu,493p.

Poète, dramaturge, cinéaste, éditorialiste, orateur, Henri Hiro a laissé une œuvre considérable, jamais égalée en densité, en qualité et en diversité à ce jour en Polynésie française. Considérable, mais méconnue du grand public car faisant partie d'un temps où les évènements de portée révolutionnaire et les hommes qui en étaient les instigateurs étaient jugés politiquement incorrects et socialement dangereux. Fascinante trajectoire pourtant que celle de ce Tahtien au destin peu ordinaire qui, en l'espace de quinze ans va bousculer sur son parcours le paysage politique, culturel et religieux polynésien, le marquer durablement dans son empreinte et le transformer. Né en 1944 à Mooréa, décédé en 1990 à Huahine, la mémoire contemporaine a fait de ce héro une légende aux contours imprécis et mystificateurs. Il était urgent par cette biographie de le replacer dans l'Histoire de la Polynésie, de faire émerger son œuvre de l'oubli et ainsi de lui rendre justice.

 
PANOFF Michel, 1970, La terre et l'organisation sociale en polynésie, Payot.  

PELTZER, Louise, 2002, Chronologie des évènements politiques, sociaux et culturels de Tahiti et des archipels de la Polynésie française, Au Vent des Îles, 220p.

Plus de 1500 repères politiques, sociaux et culturels, datés pour la plupart, balisent le chemin emprunté par l'Histoire des Polynésiens depuis l'époque des royautés indépendantes et des grandes chefferies jusqu'au gouvernement territorial centralisé d'aujourd'hui. Pour les étudiants et les chercheurs, un document utile avec des tableaux récapitulatifs, des statistiques et la reproduction de documents officiels, comme les procès verbaux manuscrits de la prise de possession de quelques îles, signés par les rois et les chefs de l'époque.

 

PELTZER Louise,1995, Lettre à Poutaveri, Ed. Scoop, 447p.

Après la visite des premiers navigateurs européens, Wallis, Bougainville, Cook … à peine évoqués dans l'ouvrage, le 5 mars 1797, le petit peuple tahitien de la Baie de Matavai se précipite avec enthousiasme sur leurs pirogues garnies de fleurs, de fruits et de vahine pour accueillir selon la tradition le nouveau navire étranger. Depuis des temps immémoriaux, Tahiti vit dans l'intimité des Dieux, gestes et paroles sont les reflets de leurs volontés. Comment l'un des peuples les plus religieux du monde va-t-il recevoir, interpréter, comprendre et finalement adopter l'autre parole dont la poignée de passagers descendus du Duff se disent les interprètes et les messagers ? Avec l'innocence et la curiosité de son âge, une petite tahitienne raconte les détails infimes dont elle est le témoin à son grand ami Poutaveri 1 … nuées d'observations qui dessinent la silhouette d'un moment pathétique de l'histoire d'un peuple qui ne veut pas mourir. Mais sans doute est-il écrit que les peuples doivent souffrir pour avoir un jour le droit d'exister

 

POIRINE Bernard. 1992, Tahiti, du melting pot à l'explosion, L'Harmattan.

Tahiti a longtemps montré l'exemple d'un métissage ethnique et culturel harmonieux. Une culture composite née de métissages s'observe encore dans des domaines divers: musique, cuisine, langue de tous les jours, prénoms donnés aux enfants... Toutefois depuis les années 1960, une émigration massive liée à l'installation du centre d'expérimentation du Pacifique, et le développement du salariat, on fait explosé les inégalités, la délinquance, les grèves, et même des émeutes qui annonceraient la fin du "tahiti métisse". Qu'en est-il vraiment ?

 

POIRINE Bernard. 1996, Tahiti: stratégie pour l'après nucléaire. De la rente atomique au développement, L'Harmattan.

Depuis 1965 jusqu'à 1995, une forte croissance économique a été impulsée en Polynésie française par les dépenses militaires liées à l'activité du Centre d'expérimentation du Pacifique. L'arrêt des essais nucléaires en 1995 a fait prendre conscience de cette forte dépendance de l'économie locale envers les dépenses militaires. Le territoire doit désormais adopter une stratégie économique non plus basée sur la rente militaire, mais sur la compétitivité de ses exportations et du tourisme. Pour cela des réformes importantes s'imposent, telles que l'arrêt du protectionnisme et la remise en question du poids de la fonction publique.

 

PONS Patrick, 2008, Tahiti autonome 1985à 1990, 300p

Après l'achèvement du Mémorial polynésien, qui rend compte en six forts volumes de la vie à Tahiti et dans les archipels de la Polynésie française depuis la traversée du Pacifique par Magellan, Philippe Mazellier (1928-1998) avait entrepris de poursuivre la remontée du temps en ouvrant la démarche à l'histoire proche. Un premier volume, De l'atome à l'autonomie, couvrait la période 1962-1977, suivi de Tahiti autonome, 1977-1984 qui aurait pu clore la série suite au décès en 1998 de Philippe Mazellier. Aujourd'hui Patrick Pons, journaliste à FR3 Télé Radio Tahiti puis à RFO, prend la relève ; le titre qu'il a retenu souligne la continuité avec l'œuvre de son prédécesseur : « Tahiti autonome ** 1985-1990 ». Cette chronique basée sur les articles parus dans la presse quotidienne de l'époque privilégie les faits sur l'analyse, laissant au lecteur le soin d'évaluer la portée des évènements (politiques, sociaux, économiques) rapportés. L'ensemble occupe 300 pages, illustrées de plus de 500 photos..

 

RAAPOTO Turo, 1978, Maohi :Etre tahitien, in Journal des Missions Evangelisites.p.111
RAAPOTO, Turo. Etudes préliminaires pour une grammaire tahitienne, thèse de doctorat de 3° cycle, EHSS, Paris

 

REGNAULT, Jean-Marc, 2003, Pouvanaa a Oopa, victime de la raison d’Etat, Les Editions de Tahiti, 162p.

Pouvanaa a Oopa, personnage majeur de la vie politique tahitienne du XXème siècle, voulait éveiller la conscience politique de ses compatriotes et leur demanda de refuser de continuer à être étrangers sur leur propre terre. Après la Deuxième Guerre mondiale, son affrontement avec la France eut pour conséquence son arrestation, le 11 octobre 1958, et son exil. Etait-il victime de la raison d'Etat L'historien Jean-Marc Régnault (qui a déjà publié en 1996 un livre sur Pouvanaa : "Te Metua : échec d'un nationalisme tahitien") a eu accès à des documents jusque-là non communicables et « qui jettent une lumière nouvelle (ou qui apportent la preuve de ce que l'on supposait généralement) à la fois sur la détermination politique de Pouvanaa dont on ne mesurait ni l'ancienneté, ni la force, et sur l'acharnement dont ses adversaires ont fait preuve », dit l'éditeur

 

 

REGNAULT, Jean-Marc, 2005, Le pouvoir confisqué en Polynésie française, l’affrontement Temaru-Flosse, Les Indes Savantes, 183p

Dans cet ouvrage, Jean-Marc Regnault, maître de conférences à l'Université de la Polynésie française, spécialiste de l'histoire de l'Océanie, auteur de nombreux ouvrages et articles sur cette région du monde, démonte avec rigueur les mécanismes qui ont permis à un homme, pourtant toujours minoritaire en voix — Gaston Flosse — d'établir son pouvoir sur un Territoire de la République. Il raconte l'ascension lente et patiente d'un homme — Oscar Temaru — diabolisé par le précédent. Le combat entre ces deux hommes, c'est aussi le combat pour donner deux images de ce « paradis terrestre » qu'est la Polynésie, mais aussi deux images de la France dans le monde

 

REGNAULT, Jean-Marc, 1996, Te Metua : l'échec d'un nationalisme tahitien, 1940-1964, Ed. Polymages Papeete.

Cet ouvrage explique aussi comment l'État s'est acharné par tous moyens, légaux ou illégaux contre un homme qui avait su comprendre, défendre et captiver la population tahitienne. Il est évident que son succès dérangeait les milieux habitués à faire ce qu'ils voulaient et à profiter de privilèges honteux grâce à la passivité des « masses indigènes ». Le livre démontre ainsi le climat malsain, l'étendue des médisances, des assassinats de caractères et les trahisons du monde politique de Tahiti de cette époque (mais les choses ont-elles vraiment changé ??). Bien que la preuve formelle n'existe pas [encore], l'auteur tisse un fil d'Ariane avec une série de questions liées à des événements chronologiques qui démontre clairement que Pouvanaa a sans aucun doute été la victime d'un vaste complot organisé, pour raison d'État, afin de l'éliminer de la scène politique, complot qui s'est achevé par sa condamnation à la prison et à l'exil.

 

REGNAULT Jean –Marc, VANNIER Catherine, Le Metua et le Général : un combat inégal, Ed. les Editions de Tahiti.

Refonte complète de deux ouvrages aujourd'hui épuisés, 'Te Metua' et 'Pouvanaa victime de la raison d'Etat', le nouvel essai de Jean-Marc Regnault a été complété par les archives auxquelles il a eu accès, entre 2003 et juillet 2009. Il a été écrit en collaboration avec Catherine Vannier, magistrate à Papeete et aux Marquises, qui a soutenu un mémoire de DEA sur les procès de Pouvanaa à l'Université de la Polynésie française. Le livre n'est pas simplement un recueil d'Histoire, concède cependant l'historien qui explique que son objectif est de "fournir un dossier suffisamment solide pour que puisse être engagée une révision de son procès qui pourrait aboutir à une réhabilitation".

 

REGNAULT Jean Marc, 2007, Tahiti malade de ses politiques , Les éditions de Tahiti.

L’autonomie était une idée géniale. « Autonomistes » ! Qu’en avez-vous fait ? D’après la Cour des Comptes : dépenses irréfléchies, clientélisme, un président qui s’affranchit de toutes les règles, utilisation des fonds publics à des fins privées. Aucun des grands problèmes n’a été résolu. Un Pays qui n’a jamais été aussi dépendant de l’argent de la France. Sans compter une fracture sociale qui s’aggrave et la montée d’une autre menace : la fracture culturelle.
Une UPLD mal préparée à sa victoire, incapable de définir une ligne politique claire et de résister aux manœuvres de l’État et du Tahoera’a…
Retournements de veste, trahisons, insultes et petits arrangements entre ennemis…
Tahiti est malade de ses politiques, peut-être davantage de ses syndicalistes et de ses électeurs qui refusent de voir la réalité en face. 
Comment relever le Pays et le guérir d’un empoisonnement prolongé au clientélisme et à l’assistanat hérité de l’époque Chirac/Flosse ?
L’auteur propose quelques solutions. Si elles ne marchent pas, Tahiti restera malade. Tous n’en mourront pas, mais tous seront frappés.

 
RIGO Bernard, 2004. – Altérité polynésienne ou les métamorphoses de l’espace-temps. CNRS Éditions, 350 p    

SAURA, Bruno, 2008, Tahiti Ma'ohi - Culture, identité, religion et nationalisme en Polynésie française, Ed Au vent des îles, 529p.

Cet ouvrage tente de livrer l'essentiel du discours identitaire ma'ohi, qui accorde une grande place à la terre et à la langue dans la définition de l'identité, de l'appartenance. Il restitue les principaux écrits des précurseurs de ce mouvement, notamment Henri Hiro et Duro Raapoto. II aborde ainsi les domaines du théâtre, de la danse, de la marche sur le feu, de la poésie en langue autochtone. Le terme " ma'ohi " et la signification que ses partisans lui donnent sont appréhendés de façon critique à l'aide des données de la linguistique et de l'anthropologie. L'apologie de l'identité mà'ohi est aussi analysée dans l'ordre d'une pensée culturaliste, ce dont témoigne la question de la conception tahitienne du temps, que certains posent comme strictement inverse de celle des Occidentaux. Loin de " l'idéologie ma'ohi " tournée vers la différence, vers les racines, est aussi retracée l'apparition en Polynésie française d'un discours identitaire contemporain valorisant la pluriethnicité et la pluriculture, prônant une identité dite "polynésienne" potentiellement ouverte à tous. II est enfin procédé à un état des lieux des combats identitaires actuels, plus d'une génération après le début du renouveau ma'ohi. Sont étudiés les arts et les lettres, le lien entre religion et culture traditionnelle, ainsi que les questions de droit (reconnaissance des langues polynésiennes, revendications foncières et coutumières liées à l'autochtonie).

 

SAURA, Bruno, 1997, Des tahitiens, des français. Leurs représentations réciproques aujourd’hui, Au vents des Ïles, 157p.

Si la littérature occidentale au sujet des Tahitiens est particulièrement abondante, et si se multiplient aujourd'hui les analyses de la perception que les Occidentaux ont et ont pu avoir des Polynésiens, la démarche inverse n'avait pas, pour l'instant, été entreprise. Cet ouvrage tente de relever ce défi, en proposant de rendre compte de la manière dont les Tahitiens se représentent les Occidentaux (Popa'a), et plus particulièrement les Français (Farani) vivant aujourd'hui en Polynésie française. Pour y arriver, le choix a été fait de procéder par étapes, en commençant par aborder les représentations françaises de l'Autre (polynésien), puis le regard que les Tahitiens posent sur eux-mêmes, pour en venir, in fine, aux perceptions polynésiennes des Occidentaux. (note de l’éditeur)

 

SAURA, Bruno, 1987, Pouvanas a Oopa, père de la culture politique tahitienne, Aux vents de Îles, 476p.

Construite autour d'un texte inédit — le journal de Pouvanaa pendant la seconde guerre mondiale — cette biographie bilingue français-tahitien (traduction de Valérie Gobrait) retrace près d'un siècle d'histoire. Elle restitue les épisodes déjà célèbres de la vie politique du député et s'efforce de combler les lacunes relatives à ses origines familiales, à sa jeunesse, également à son exil en France de 1960 à 1968 et aux dernières années de sa vie. Note de l’éditeur

 

SCEMLA Jean.-Jacques., 1994. – Le voyage en Polynésie : anthologie des voyageurs occidentaux de Cook à Ségalen.Ed. Laffont, 1264 p.

La première partie du présent ouvrage réunit onze récits sur Tahiti écrits entre 1767 (voyage de Wallis) et 1797 (arrivée des premiers évangélistes de la Société missionnaire de Londres). La deuxième partie évoque des aspects de la société et de l'histoire des cinq archipels de Polynésie française, rapportés d'île en île par les voyageurs durant une période à cheval sur trois siècles, les derniers textes cités allant jusqu'aux vingt premières années du XXe siècle, moment où se termine « l'âge d'or de la littérature océanienne » (Jean Simon). L'introduction présente d'une part l'univers océanien des Mao hi, leur territoire d'îles et ce que l'on sait de l'ancienne culture tahitienne, et d'autre part les principales dates de l'histoire de la navigation dans le Pacifique, depuis l'époque où les Polynésiens occupèrent leurs îles jusqu'aux voyageurs européens du XVIIIe siècle.

 

SEGALEN, Victor, 1985, Les Immémoriaux, Plon, 220p.

Victor Segalen, tout jeune médecin de la marine, débarque à Tahiti le 23 janvier 1903. Le projet des Immémoriaux naît presque aussitôt d’un contact physique avec la terre, la langue et les peuples polynésiens. Mais le livre se présente surtout comme le contre-pied absolu d’un certain « mythe tahitien ». Voilà ce qui distingue Les Immémoriaux de toute la littérature exotique : le souci de faire droit, dans la parole, à ce choc en retour. Non plus l’émerveillement du touriste à la Farrère. Non plus l’œil centralisateur que Claudel venait de porter magistralement sur la Chine dans Connaissance de l'Est. Mais une révolution dans le regard comme dans l’écriture : à la fois un déplacement du foyer de la parole et une réforme essentielle de notre être-au-monde. La portée d’un tel projet s’annonce en somme autant littéraire qu’anthropologique.

 

SERRA MALLOL Christophe, 2010, Nourritures, abondance et identité : Une socio-anthropologie de l'alimentation à Tahiti. Au Vent des Iles.545p.

Au-delà de sa dimension biologique, l'alimentation revêt une dimension sociale et culturelle essentielle. Revêtant un aspect symbolique central dans la société polynésienne préeuropéenne, pivot de normes et d'interdits liés au statut social ou au genre, support d'un culte ancien de l'abondance, l'alimentation constitue un véritable " fait social total ". L'impact sur le système alimentaire du changement rapide qu'a connu la société tahitienne au cours des deux derniers siècles est mis en évidence à travers un triple processus d'évolution : la christianisation, la colonisation, la monétarisation. Les mutations historiques du mangeur tahitien sont ainsi traitées sous différents aspects : les modes de production et le choix même des aliments, les prestations et échanges, les types d'alimentation quotidienne comme festive... L'étude des pratiques et représentations alimentaires et du rapport au corps conduit à s'interroger sur les facteurs constitutifs de l'identité ma'ohi contemporaine et sur les conséquences tant sanitaires (obésité, diabète...) que sociales et économiques (stratification sociale, perte du sens lié aux aliments...) des modes actuels d'alimentation - problématiques communes à l'ensemble des territoires insulaires du Pacifique. L'alimentation est ainsi posée comme un facteur structurant de l'organisation sociale, basé sur la transmission et en interaction avec l'évolution du milieu tant écologique qu'économique, social et culturel.

 

SIVADJIAN Eve, 1999, Les îles Marquises, archipel de mémoire Ed. Autrement , 231p.

Descendants des légendaires navigateurs maoris, les premiers habitants se sont installés voici près de vingt-cinq siècles, sur ces îles mythiques, sommets émergés de volcans enracinés à plus de 4000 mètres dans l'océan. Excentrées, isolées, plusieurs fois « découvertes », aussi vite oubliées, les Marquises sont longtemps restées repliées sur elles-mêmes. Elles connurent la brutalité des forestiers en quête de bois de santal, puis des baleiniers. Conquises par les armes, elles furent soumises à la France et évangélisées par l'Église catholique. Décimée par mille fléaux, désespérée, sa population a failli disparaître à la fin du siècle dernier, entraînant dans l'oubli sa richissime culture. Actuellement, la volonté de retour aux racines ressuscite l'esprit de l'ancienne civilisation qui ressurgit avec force. Chants, danses, tatouages, sculptures, légendes, croyances, remèdes, habitudes quotidiennes retrouvées rendent aux Marquisiens leurs racines oubliées. Et leur identité

 

SPITZ Chantal,1991,L'ïle des rêves écrasés, Ed.Les éditions de la plage, 189p.

Enfin un roman polynésien ! Un langage qu'avait pressenti Segalen, un langage « maohi » à la sensualité poétique qui nous rappelle que notre « pito » nous rattache à la Terre Mère. Chantal Spitz nous emmène à la découverte de l'âme maohi en recherche de son identité et de sa culture noyées par l'apport « papaa ». Cette œuvre forte et violente, vibrante de sensibilité, va trouver une place d'honneur dans la liste des livres écrits sur la Polynésie. Un roman enrichissant et captivant.

 

SPITZ Chantal, 2006, Pensées insolites et inutiles, Ed. Te Ite.

Reprise de textes (articles, conférences, poèmes, pensées...)écrits au fil des ans par l'auteur de "Hombo" et "L'ïle des rêves écrasés". Des réflexions autobiographiques se mêlent à une analyse de la société polynésienne. Outre quelques contributions à des colloques et des revues, on y trouve des écrits jusqu'ici dormant dans des cahiers ou griffonnés de-ci de-là. Des moments de pensée vivante et une réflexion sur l'écrire et le dire par l'une des fondatrices de la revue Litterama'oh

 

STASZAK Jean-François., 2003. – Géographies de Gauguin.Ed. Bréal, 256 p

L’auteur y montre comment dans ses séjours à Tahiti (1891-1901) puis aux Marquises jusqu’à sa mort (1903), l’artiste a développé une vision imaginaire de la Polynésie faite d’un mélange de la nostalgie d’un paradis perdu, de l’attrait pour l’exotisme et même de la fascination pour le « sauvage ». La réalité d’une vie quotidienne parfois difficile, voire même un peu glauque, est bien sûr transcendée par le génie du peintre.

 

STEIN ( VON DEN ), Karl, 2005. L’art du tatouage aux îles Marquises, Ed.Haere po, 175p.

D'un voyage autour du monde que j'avais entrepris comme jeune médecin dans les années 1879-1881 et qui m'avait amené du Mexique à la Californie, au Japon, à Java, aux Indes et en Egypte, c'est pourtant des îles polynésiennes que j'ai ramené les impressions les plus fortes et les plus vivantes, celles où l'homme et la nature s'accordent dans la beauté et la joie comme nulle part ailleurs dans le monde. Je l'ai ressenti avec toute la sincérité de ma jeunesse, même si j'y mettais une part d'illusion. […] Ni les petits scrupules d'ethnologue ni aucune des impressions ultérieures, celles de mes voyages dans le centre du Brésil ou en Antarctique n'arrivaient à effacer mon désir de connaître aussi les îles orientales des Mers du Sud. En 1897 le Musée de Berlin me chargea d'une mission aux îles Marquises afin d'y combler une lacune importante dans le domaine ethnologique. […] Le City of Papeete, un voilier me mena […] à Nuku Hiva chez les derniers sauvages auprès desquels je passai six mois.

Avant-propos de l'édition de 1925

 

TAARIA WALKER (dite Pare), 1999,Rurutu, mémoires d'avenir d'une île Australe,Ed.Haere Po,158p.

Comment être Polynésien ? Suffit-il de naître ? Au moment où nous changeons de millénaire, ce qui ne change pas c'est bien l'identité des Polynésiens de l'an 2000 — en attendant leur carte d'identité. Pour réfléchir ensemble, un peu d'histoire et aussi ce premier texte profane de notre siècle en langue rurutu : o vai te Ma'o'i ? C'est avec tendresse et humour que Taaria Walker, née Teinaore à Rurutu, sage-femme et femme pleine de sagesse, écrit et dessine les joies et les peines de son enfance. Elle nous invite à faire sinon le tour des choses, du moins le tour de son île et de ses coutumes, tressant feuille après feuille, ancêtres du monde entier après ancêtres tahitiens et incas, la natte soigneuse, patiente et fière d'une vie quotidienne où se croisent l'antique tradition des grottes et la modernité des temples et des goélettes … Pas de nostalgie, mais des recettes rurutu pour des mémoires d'avenir

 

TAKAU-POMARÉ (princesse), 1971, Mémoires de la reine Marau Taaroa, dernière reine de Tahiti, Paris : Société des Océanistes, 294p.

Autrefois, les femmes de Tahiti étaient le plus souvent tenues dans l'ignorance des récits mythologiques et généalogiques ; un tabu rigoureux leur interdisait l'approche des marae, lieux sacrés par excellence. Ce sont trois femmes pourtant qui ont transmis l'essentiel de ce qui subsiste du patrimoine mythique des îles de la Société et de leur organisation sociale : Teuira Henry dans « Tahiti aux temps anciens », ainsi qu'Arii Taimai, la mère de Marau, et Marau, qui ont toutes deux laissé des Mémoires. Descendante par sa mère d'une des plus illustres familles de Tahiti, la reine Marau occupait un rang qui la mettait en contact direct avec les racines de la civilisation polynésienne ; mais par son père, elle avait reçu le meilleur de l'enseignement occidental, ce qui fait de ses Mémoires une passerelle entre deux mondes que bien des intérêts opposaient et continuent à opposer. Enfin le témoignage de la reine Marau, née en 1860 et morte en 1935, couvre une période capitale de l'histoire tahitienne : mariage avec le prince Ariiaue (futur Pomare V) en 1875, décès de la reine Pomare (1877), annexion de Tahiti par la France (1880), mort de Pomare V (1891), bombardement de Papeete par une escadre allemande (1914), etc.

 

TCHERKEZOFF Serge, 2004, Tahiti-1768 : Jeunes filles en pleurs, la face cachée des premiers contacts et la naissance du mythe occidental, Ed. Au vent des îles, 536p.

Ce livre restitue ce qui s'est réellement passé sur les rivages de Tahiti. Il reprend aussi tout le dossier des interprétations concernant les postures et la « nudité » dans la danse polynésienne, ainsi que le malentendu occidental sur la place de la « sexualité » dans la culture. Mais comment a-t-on pu se tromper à ce point ? Avec la « découverte » de Tahiti (1767-69), les récits de voyageurs inventèrent une société où les jeunes femmes auraient eu pour règle de pratiquer « l'amour libre » et même de le faire « en public ». Le discours fut un point de vue masculin centré sur l'Europe, dissertant sur les variétés humaines et les couleurs de peau, mais aussi sur la supposée nature universelle des femmes.

 

TCHERKÉZOFF Serge, 2001, Le Mythe occidental de la sexualité polynésienne, 1928-1999, Ed. PUF, 225p.

La culture polynésienne valoriserait-elle la liberté sexuelle chez les adolescents ? En 1928, l'ethnologue américaine Margaret Mead a prétendu l'avoir observé aux îles Samoa. En fait, Mead a reproduit un mythe occidental ancien. L'ouvrage présenté ici révèle le mécanisme : comment le mythe a orienté la préparation puis le contenu du travail de Mead. En contrepoint, il fournit les résultats d'une enquête récente et novatrice sur les représentations culturelles de la sexualité à Samoa.

 

TESSIER, Séverine, 2005, Polynésie, les copains d’abord, Le bord de l’eau, 160p.

La Polynésie fait la une des médias. Pourquoi ? Après vingt ans passés à la tête de l'Assemblée territoriale, Gaston Flosse, grand ami de Jacques Chirac, a été battu par une coalition menée par Oscar Temaru aux élections de mai 2004. La nouvelle équipe dirigeante a pris l'initiative de faire réaliser des audits sur la gestion passée et... Alors que les premiers résultats commençaient à apparaître (emplois fictifs en grand nombre, concussion, etc.), ce gouvernement a été renversé par le vote d'une motion de censure par l'Assemblée territoriale grâce au passage d'un des élus de sa majorité dans le camp de l'inamovible sénateur UMP Gaston Flosse. Temaru dénonce les «méthodes mafieuses» utilisées par le clan des chiraquiens. Le Livre de Séverine Tessier décrit « un nouveau système » de financement et d'aides en tous genres aux « amis de Paris »

 

TEISSIER/LANDGRAF Marie-Claude, 2005, Hutu Painu, Ed. Au Vent des Iles

Un roman qui est aussi un témoignage de la vie tahitienne après la seconde guerre mondiale (1945-1955). On y découvre les péripéties souvent cocasses d’une fillette métisse se trouvant confrontée à plusieurs styles de vie, à plusieurs modes de pensée et d’éducation. Entre racines et déchirements, une initiation au monde polynésien

 

TEISSIER/LANDGRAF Marie-Claude, 2006, Atea roa, Ed. Au vent des iles,244p.

Métissage tahitien et identité francophone entre drôlerie et gravité. Sophie la rebelle est expédiée vers la métropole « pour son bien », toute seule, à l'âge de quinze ans. Choc des cultures, des valeurs polynésiennes avec celles de la France provinciale des années 1955-1958. Expériences parisiennes du temps de la guerre d'Algérie. Questionnements et recherche de choix de vie dans un destin bouleversé par la séparation, l'amour, la souffrance, la mort, l'amitié. Jusqu'où doit-on lutter avant de fuir vers d'autres imprévus, vers d'autres découvertes afin de sauvegarder son audace d'exister ? Atea roa est la suite de Hutu Painu, livre le plus lu par les Polynésiens, après L'Arbre à pain de Célestine Vaite.

 

TETIARAHI Gabriel, 1983, Papeete : un exemple de croissance urbaine accélérée, CRET/CEGET, 29p

TETIARAHI, Gabriel, 1989, « Milieu urbain et compétition socio-culturelle dans le Pacifique Sud : le cas de la Polynésie française », Ethnies,, n°8-9-10. Pp.81-87.

 

TEUIRA, Henry, 1968, Tahiti aux temps anciens, Société des Océanistes, 672p.

Au milieu du XIXe siècle, le Révérend John M. Orsmond (1784-1856) a recueilli tout ce qui lui avait été confié des « antiques traditions de la race Tahitienne, les recueillant mot pour mot telles qu'elles ont été transmises de générations en générations par les prêtres et les conteurs » . Ce document d'une valeur inestimable a malheureusement disparu après avoir été confié à l'administration coloniale française. Teuira Henry (1847-1915), petite-fille du pasteur, a consacré une longue part de son existence à reconstituer ce travail en mobilisant ses souvenirs et les notes et documents préparatoires réunis par son grand-père. Le résultat a été publié en 1928 par le Bishop Museum d'Honolulu ; il constitue, avec les « Mémoires » d'Arii Taimai et de Marau Taaroa, l'une des sources les plus précieuses sur la civilisation et l'histoire des îles de la Société.

 

TOULLELAN Pierre-Yves, 1988, Tahiti colonial, 361 pages

Historien, l’auteur resitue l’installation des Français à Tahiti dans le cadre de la vigoureuse lutte d’influence qui met aux prises les deux grandes puissances coloniales du moment, la Grande-Bretagne et la France. On trouve ici bien campé le devenir d’une possession fort lointaine, à laquelle les capitaux de groupes métropolitains ne s’intéresseront, et encore à bien faible dose, que dans les années qui précèdent immédiatement la guerre de 1914; possession de type colonial et non point de type impérialiste.

 
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LITTÉRAMA'OHI, revue littéraire polynésienne  
AUTOCHTONIE ET PEUPLES AUTOCHTONES