Filmographie

Ariipaea Vahine, Henri Hiro,1978.

« Ariipaea-Vahine » est à l’origine un poème de Henri Hiro. Ce poème deviendra une pièce de théâtre jouée plusieurs fois au Grand Théâtre et à Moorea par le Pupu Arioi. En 1978, l’unité cinéma Matarau est créée à la Maison des Jeunes et de la Culture. Le premier film de ce département sera une adaptation de la pièce. Les acteurs sont rodés, reste à écrire l’adaptation cinématographique. Sous la houlette du conseiller technique Pierre Gurgand, la petite équipe composée de Henri Hiro, Harris Aunoa, Hubert Brémond, Do Carlson et Dominique Arnaud se met au travail. Dans son livre « Tahiti autonome », Philippe Mazelier définit ainsi la pièce : « Le thème est classique, la parabole transparente : tant qu’elle fut fidèle aux convictions ancestrales, Ariipaea passait du monde des hommes au monde des dieux, et la culture maohi était vivante. Lorsqu’elle se convertit, les dieux cessèrent de lui parler, et la culture tahitienne mourut. Le faire revivre implique pour Henri Hiro de combattre la culture occidentale. Il appelle au retour aux sources contre la société de consommation alors que celle-ci, au même moment, met les bouchées doubles.

Henua Enana-Les Marquises, Marc E.Louvat,1997,52’.

Dévoilées au monde parce que Herman Melville les a immortalisées, peintes par Gauguin et chantées par Jacques Brel, les Marquises, cet archipel de Polynésie française, demeurent bien méconnues de l'occident. Éloignées de la civilisation moderne, ces îles ont gardé leur authenticité et leur mystère. Terres sauvages encore peu habitées, terres au relief difficile, où cohabitent les hommes et une nature encore vierge et primitive, les Marquises sont avant tout la terre d'un peuple hors du commun : les Enana. 
Alors que les archéologues se disputent l'écriture de leur histoire, les Hommes, les Marquisiens d'aujourd'hui, tentent de sauver ce qui reste de leur culture.

Héritier du paradis, Léon, Jean Luc,2005, 49’.

Au paradis, c'est la guerre entre deux familles. Les Brown Petersen et les Marcantoni sont héritiers de terres sur l'une des îles les mieux préservées de la Polynésie française : l'île de Huahiné. Depuis plus de quarante ans, à coups de poing ou de procès, ces descendants de colons européens se battent pour quelques hectares au bord du lagon. La guerre qu'ils se livrent est un exemple de l'imbroglio qui frappe la propriété des terres en Polynésie française. Les terrains en bord de lagon peuvent valoir une fortune dès que le tourisme de luxe s'en mêle, d'où l'obstination des deux familles. Jean-Luc Leon a filmé les représentants des deux camps, suivi l'audience en référé convoquée par le juge, puis sa visite sur le terrain.

Hiro, Nils Vernaudon, 2008,60'.  
Henri Hiro, cinéaste polynésien, ICA, 2010,26'.  

Hono ( Le lien), Dominique Arnaud,Henri Hiro,1985,1h20.

Avec « Hono », Dominique Arnaud aborde le Tahiti des temps anciens et le thème universel des amours impossibles. Le scénario est écrit par le réalisateur, les dialogues sont signés Henri Hiro. Le film raconte l’histoire d’un jeune homme (fils aîné d'un chef) et d’une jeune femme (fille d’un autre chef) qui s'éprennent l'un de l'autre. Le destin cependant va les séparer. Elle est promise à un guerrier de son clan. Le jour de son mariage, la princesse avoue à sa suivante la raison de sa tristesse : elle attend un enfant de son amour caché. Pendant 9 mois, elles vont vivre hors du royaume et l'enfant naîtra dans la montagne. Son père condamne à mort le jeune homme. A son retour, la princesse découvre la mort de son amant et plonge dans un sommeil profond.« Le film a été tourné à Tahiti (notamment dans la vallée d’Orofero) et sur l’atoll de Tetiaroa.

Le Château, Jean L’Hôte, Henri Hiro, 1978

A partir d’un scénario élaboré collectivement par Henri Hiro et l’équipe de la maison des jeunes de Papeete, Jean L’Hôte évoque les problèmes de la jeunesse tahitienne à la fin des années 70. Henri Hiro y explique son rôle dans la maison de la culture pour garder les traditions. Il est alors le leader incontestable du renouveau culturel en Polynésie. Avec « Le Château » (1979), il aborde les problèmes de la jeunesse tahitienne en perte de repères identitaires. Ce film raconte l’histoire de Paraita, jeune Tahitien, qui ne supportant plus le cadre rigide d’une famille protestante, quitte son île natale, attiré par les lumières de la ville, Papeete, où il espère trouver un travail rémunérateur et des distractions.

Les Immémoriaux, Ludovic Segarra,Henri Hiro,1982, 67'.

Le film est une adaptation libre d’un récit de voyage de Victor Segalen. En 1905, l’écrivain décrivait dans « Les immémoriaux » le passage du monde maori vers un autre monde évangélisé. Marc Giannesine dans un article paru dans le Monde en 1987 écrivait : « Mais attention, l’aventure selon Segalen est un changement total de vie, de peau. Il ne s’agit pas pour lui de singer superficiellement les coutumes des Maori, mais de dépouiller en esprit sa propre culture pour mieux sentir celle des autres. C’est l’exotisme au sens le plus pur du terme, comme Baudelaire l’entendait, un art des correspondances entre les choses les plus diverses. » Henri Hiro, figure emblématique dans le Pacifique, de la défense de sa culture, remonte pour nous le temps en suivant le texte de Segalen. Un leitmotiv dans ses propos : "Je ne reconnais plus ma terre, ma terre ne me reconnaît plus

Le pasteur et la vanille, Jean L’Hôte,Henri Hiro,Hubert Bréond,1978.

Le documentaire "Le pasteur et la vanille" est la deuxième émission de la série « La Polynésie au cœur ». Réalisée en 1978, Jean L'Hôte y aborde principalement trois thèmes: la religion, la recherche d'un retour aux traditions polynésiennes, et l'économie sur l'île de Huahine.

Le rescapé de Tikeroa,Jean L’Hôte,Herri Hiro,1981,1h30.

En 1939 un gendarme français (Jacques Martin) est oublié sur une île polynésienne, lors d'une tournée administrative. Lorsque la guerre éclate, il n'en sait rien et ce n'est que lorsqu'un navire allemand fait escale qu'il apprend la gravité des événements. Sur le ton de la comédie, cette dramatique nous décrit les rapports entre cet ex-gendarme encore tout empreint de sottise administrative et la population de l'île naïve mais joyeuse. La comédie l'emporte sur le drame et le gendarme ne tardera pas à acquérir la joie de vivre des indigène

Marae, Henri Hiro, 1982., 67'.

Ecrit fin 1982 et tourné en juillet 1983, ce film de Henri Hiro retrace la cérémonie d’intronisation d’un jeune roi sur le marae Arahurahu de Paea. Unité de temps, unité de lieu, le film s’attache au détail de cette cérémonie d’antan avec tous les fastes que l’on peut imaginer. Un bon mois a été nécessaire au réalisateur et à l’équipe du Département recherche et Créations de l’OTAC pour filmer cette reconstitution. « Il est vrai, se souvient le chef opérateur Angelo Oliver, que l'emplacement du marae Arahurahu est peu propice au tournage

Moemoea, Dominique Arnaud, 1979,1h20.

Le film est l’histoire d’un rêve. Le rêve d’un prisonnier qui s’évade. Meurtrier en rupture de ban, il viole tous les tabous d’une nouvelle société et s’installe finalement au fin fond d’une vallée luxuriante, solitaire. On est loin du Tahiti traditionnel et idyllique des visions touristiques. « Moemoea » est la première œuvre d’un échappé des Beaux Arts de Genêve, épris de la réalité des îles et de leurs habitants, parmi lesquels il vit depuis 4 ans. Pour produire son film, loin des subventions de la Métropole, il a créé son propre « studio », « Hitimarama Films », ou les « Films de la Lumière ».

Oraraa api: Vie nouvelle, Patrick Auzépy,1992,34'.  

Pacifique justice, Léon, Jean –Luc,2003, 76’.

Des magistrats, issus de la métropole, rendent la justice en Polynésie, au cours de procès en correctionnelles habituellement interdites aux caméras. Une fois par an, les justiciables sont convoqués devant le Tribunal forain, en présence des gendarmes cantonnés dans l’île. La veille de l’audience, le président, deux juges adjoints, un substitut du procureur, un greffier polynésien et un avocat commis d’office prennent l’avion pour se rendre dans l’un des archipels : Tuamotu, Australes ou Îles sous-le-Vent. Le matin de l’audience, les protagonistes se réunissent à la mairie de l’île, les avocats s’entretiennent avec les justiciables qui le souhaitent, et l’audience est ouverte. Du comique au tragique, les débats montrent comment se cherche la vérité. Quelques heures plus tard, après délibération des trois autorités en place, le président signifie les jugements. Il arrive que les questions du président et du procureur, les témoignages des prévenus et des victimes ou les plaidoiries des avocats fassent vaciller quelques "préjugés".

Penei a'e!, Haris Aunoa, Henri Hiro, Pierre Gurgand, 1979-1980, 18'  
Poro'i, Patrick Auzépy, 2000, 72'.  

Rêves polynésiens sur la peau, Walter Tauber, 2003, 43'.

Plusieurs personnages en quête de leur identité polynésienne au travers de la recherche historique et la création artistique, ou au travers de la recherche généalogique de leurs ancêtres. Tous trouvent dans le tatouage la manière de montrer et de déclarer leur identité polynésienne.

Tabu, Robert Flaherty,1931,1h24.

L'île de Bora-Bora, aux Iles Sous-le-Vent est un peu le paradis sur terre. La nature y est généreuse et ses habitants y vivent heureux et insouciants. Reri et Matahi s'aiment. Un jour, le vieux Hitu, apportent un message, Reri a été choisie par le chef de Fanuma pour devenir la nouvelle vierge sacrée. Dès lors, Reri est tabu. « Aucune loi des dieux n’est plus sacrée que celle qui protège l’élue. Aucun homme ne peut la toucher ou la désirer du regard pour son honneur et celui de son peuple. Alors que le village se réjouit de cet honneur, les amants sont désespérés. Matahi et Reri décident de s’enfuir…

Tahiti derriere le rideau de fleurs, Martin Figère, 1981.  
Tarava, Henri Hiro, Angelo Olivier, Harris Aunoa,1983,90'.  

Te ora, Henri Hiro, 1988.Série télévisée de 10 modules