Filmographie

Atanaarjuat, la légende de l'homme rapide, Zacharias Kunuk, , 2001, 2h47.

Atanarjuat est le premier long métrage à avoir été écrit, réalisé et joué entièrement en inuktitut. Le film se déroule à Igloolik, une petite île située dans la baie de Baffin dans la région arctique du Canada. Une communauté nomades d'Inuits vit tranquillement dans le territoire du Nunavut, jusqu'au jour où un chaman étranger au groupe vient perturber leur vie en instaurant une rivalité entre deux familles.

Au pays des jours sans fin,Douglas Wilkison, 1953, 38'

Documentaire sur les Inuits de la terre de Baffin, pendant le court été arctique, qu'ils mettent à profit pour faire leurs provisions en vue du long hiver à venir. Dans la région de Pont Inlet dans l'île d'Alukseevee, les Inuits Tununermiut chassent le phoque ainsi que le narval et le béluga. Nous rencontrons la famille d'un chasseur, dont chaque membre a un rôle à jouer afin de survivre dans cette contrée au climat si rude.

Ce qu'il faut pour vivre, Benoit Pilon, 2008, 102'.

En 1952, Tivii, chasseur inuit atteint de tuberculose, quitte la Terre de Baffin et sa famille pour aller se faire soigner dans un sanatorium de Québec. Sans repères, ne comprenant pas le français, l'autochtone fugue mais est bientôt retrouvé dans une cabane, épuisé. De retour à l'hôpital, il refuse de s'alimenter et exprime son désir de mourir, ce que son médecin ne peut accepter. Sommée de trouver un moyen de le faire manger, l'infirmière Carole décide de transférer au sanatorium Kaki, un orphelin inuit qui, ayant été élevé par des Blancs, peut servir d'interprète à Tivii. Au contact du jeune garçon, le chasseur reprend goût à la vie et guérit peu à peu. Il en vient alors à caresser le projet d'adopter Kaki, afin de lui redonner un foyer ancré dans sa culture d'origine, projet qui ne se réalisera pas suite au décès de l'enfant atteint de la même maladie.

Banquise d'été : côte est du Groenland Scoresbysund,Robert-Lamblin, Joëlle, 2007,19'

Vie quotidienne, en été, des chasseurs arctiques d'une petite communauté du Groenland oriental. A Kap Hope, 125 habitants, dans l'embouchure de l'immense fjord de Scoresbysund (70° de lat.N.), les activités des hommes et des femmes sont, en 1968, toujours tournées vers la chasse aux mammifères marins. Dans une famille, activités de l'homme : chasse au phoque en kayak, déplacements en traîneau, alimentation des chiens ; travaux de la femme : dépeçage du phoque, travail de la peau, préparation du repas familial ; activités communes : partage d'un morse, confection d'un kayak, migration pour la pêche au saumon. La dernière séquence rappelle que le Scoresbysund est l'habitat des boeufs musqués : capture d'un jeune animal dans un troupeau d'adultes

 

Debout sur la terre, Maurice Bulbullan, 1983, 54'23"

Documentaire sur trois villages inuits du Québec, qui luttent pour la survie de leur culture. Voulant demeurer maître de leur destinée, leurs habitants défient la société du développement à outrance, en contestant la convention de la Baie-James qui, selon eux « ouvre la porte du pays inuit aux hommes blancs ». Le film nous présente quelques-uns de ces Inuits dissidents dans leur vie de tous les jours, au gré de scènes de chasse, de pêche et de la vie familiale.

Visionner le film sur le site /www.onf.ca/

Deux vies inuits, Yves Maillard,2012, 52'

Johnny May, premier pilote d'avion inuit, vole depuis plus d'un demi-siècle au-dessus du Nunavik. D'en haut, il a vu son peuple basculer dans la modernité.
En l’espace de soixante ans, Johnny et sa famille ont dû composer avec la profonde métamorphose de leur monde. Leur sédentarisation forcée et le massacre de leurs chiens de traîneaux ont marqué la fin d’une vie traditionnelle basée sur le nomadisme et la chasse. Aujourd’hui, la fonte des glaces due au réchauffement climatique ouvre l’Arctique aux promoteurs et spéculateurs. Face à ces changements profonds, Johnny et ses proches nous montrent comment un peuple essaye de préserver son identité.

Inuit (Groenland, Canada, Alaska, Sibérie), Jean Malaurie, . Sept films 16 mm couleur. Tournage 1974,1976.

Le Cri universel du peuple esquimau. 87 min
Les Groenlandais et le Danemark. Nunarput (Notre Terre). 55 min
Les Groenlandais et le Danemark : le Groenland se lève. 55 min
Les Esquimaux et le Canada : l'incommunicabilité. 55 min
Les Esquimaux alaskiens et les États-Unis d'Amérique : les fils de la baleine. 5 min
Les Esquimaux alaskiens et les États-Unis d'Amérique : pétrodollars et pouvoir. 55 min
Les Esquimaux d'Asie et l'Union soviétique : aux sources de l'histoire inuit. 55 min
 

Je reviendrais comme un enfant, Christian Merlhiot, 2014, 92'.

Une petite communauté inuit de l'Arctique canadien. Nasri est venu rencontrer les habitants d'Igloolik, descendants d'une société de chasseurs aujourd'hui sédentaire. Dans ce village, il découvre que l'esprit des morts est indissociable du monde des vivants et comprend l'importance des noms hérités des ancêtres et transmis de génération en génération.

J'ai révé/Sinnaktulauqpunga, Guy Bordin, Renaud de Putter, 2006, 40'

Mittimatalik, communauté inuit de 1300 habitants, située à 6° au nord du cercle polaire dans le Grand Nord canadien. La température n’y est positive que deux mois par an. C’est là que les réalisateurs ont choisi de poser leur caméra pour y explorer l’influence d’un environnement "extrême" sur l’univers mental et de tenter de comprendre comment cet environnement se réfléchit dans l’imaginaire. Le film, tout à la fois poétique et anthropologique, donne à entendre des récits de rêves des habitants qu’il confronte aux gestes quotidiens et à la vie du village, une vie à nu face à l’immensité d’un monde naturel dépassant l’environnement humain de toute part.


Justice blanche
, Nathalie Barton,Francoise Wera,1986, 60'

 

Kabloonak, Claude Massot, 1994, 110'.

En 1922, le realisateur Robert Flaherty realise le pari insense de filmer pendant un an les esquimaux du Grand Nord au travers de la vie de l'un d'eux, Nanook. Ouvrant la voie au nouveau genre cinematographique du documentaire, le film deviendra legendaire et Flaherty celebre tandis que son ami Nanook et les siens perissent de faim.

Les derniers nomades du Groenland oriental, Robert-Lamblin, Joëlle,Magnusson, Magnus,2007,23'

En quelques décennies, les Ammassalimiut, population eskimo, qui vivent sur la côte orientale du Groenland, ont subi une évolution considérable dans leur mode de vie, devenant des citadins sédentaires. Pourtant, quelques-uns tentent de perpétuer encore les traditions de leurs aînés, et partent loin des centres chasser les mammifères marins durant onze mois d'isolement total.Des interviews d'anciens permettent d'évoquer la quête du gibier, les changements de lieux d'hivernage et les moyens de transports traditionnels. Elles viennent illustrer les résultats d'une recherche sur la mobilité géographique de cette population. A partir de données d'archives danoises couvrant deux périodes (1895-1906 et 1915-1930), une animation par ordinateur permet de visualiser les déplacements annuels entre les différents lieux d'hivernage

 

Les Derniers Rois de Thulé (Nord Groenland).Jean Malaurie, 120 min. ORTF (Télévision Paris), 1970.

En 1951, le géographe et anthropologue Jean Malaurie, mène une expédition de quatorze mois en solitaire, au Groenland, dans la région de Thulé, un hameau de trois cent habitants, la plus au nord de la planète. Là, il est le témoin d'une tragédie irréparable : la construction par les américains d'une base militaire nucléaire en pleine guerre de Corée. En 1968, un avion s'écrase, porteurs de quatre bombes qui se pulvérisent sur la banquise. Jean Malaurie repart immédiatement pour Thulé. Il y tourne un film documentaire pour montrer au monde la vie quotidienne de ce petit peuple légendaire menacé de disparition. Il va vivre au rythme des Inuits et découvrir leurs coutumes et leur mode de vie basé sur la survie.

1re partie : L'Esquimau polaire, le chasseur.
2e partie : L'Esquimau chômeur et imprévisible.

Qallunajatut (Inuk urbain), Jobie Weetaluktuk, 46'

Il y a à peine deux générations, les Inuits vivaient encore dans de petits campements nomades, se déplaçant au gré des chasses à travers le vaste paysage arctique. Depuis les années 1950, ce mode de vie traditionnel a été complètement chambardé, alors que la population inuit était déplacée, souvent par la force, dans des réserves ou, plus récemment, dans les zones urbaines plus au Sud. Inuk urbain suit la vie de trois Inuits à Montréal au cours d’un été chaud et humide. Jayson Kunnuk et son ami Charlie Adams, auteur-compositeur inuk connu, y mènent une dure vie d’itinérance. Au milieu de cette jungle urbaine, ils font la connaissance de Pitsulala Lyta, originaire de Iqaluit, arrivée à l’âge de dix-sept ans à Montréal où elle a connu des années de drogue et de prostitution. Aujourd’hui, elle consacre sa vie à aider ceux et celles qui, comme elle, ont vécu le déracinement social, la perte d’identité culturelle, la solitude et le rejet. À travers leur parcours hésitant, le film réussit à redonner un peu de dignité à ces êtres aujourd’hui sans repères loin de leur terre ancestrale. Grand Prix - Rigoberta Menchu (Festival Présence Autochtone 2006)

Le voyage d'inuk, Mike Magidson (réalisateur), Jean-Michel Huctin (auteur), 2009,1h30.

C'est un voyage du Sud au Nord du Groenland, comme une remontée vers les origines du peuple inuit. C'est le voyage d'Inuk... Inuk, 16 ans, traîne son mal de vivre dans les rues sombres de la capitale au sud du Groenland entre la violence de ses parents alcooliques et ses rêves de créer un groupe de rock inuit. A la suite d'une nuit de galère où il manque de peu de mourir de froid, il est envoyé contre son gré dans un foyer d'enfants perdu dans le Grand Nord. Il y rencontre le vieux Sukkasooq, un grand chasseur d'ours qui s'est mis à douter de lui-même en voyant ses forces décliner et son monde peu à peu disparaître. Car ici, très loin au nord du Cercle Polaire, la banquise fond sous les effets du réchauffement planétaire. Aviaaja, la chaleureuse éducatrice du foyer, croit pourtant encore en Sukkasooq. Elle demande au vieux chasseur d'aider Inuk et ses autres petits protégés en leur transmettant l'ancien savoir esquimau et surtout ses sagesses.

Le voyage de Charlie, Stéphane Bégouin et Maurice Ribière, 2002, 52'.

Chez les Inuit du grand nord Canadien, il n’y a plus de shamans. Les derniers sont décédés et leurs connaissances semblent oubliées. Charlie, un jeune Inuk d’une trentaine d’années, est pourtant persuadé que le chamanisme peut aider son peuple à retrouver ses valeurs, sociales et spirituelles. Mais comment faire alors que tout a disparu ? Charlie décide de partir en Amazonie, chez les indiens Shipibo du Pérou, où le chamanisme est très actif. Il entreprend un voyage de la banquise à la jungle afin d’être initié par Guillermo, l’un des plus importants shamans de la région. L’indien d’Amérique du Sud au secours de l’indien du Grand Nord de l’Amérique…

 

 

La saga des Inuits, Jean Malaurie.4x52'

En 1951, Jean Malaurie, jeune géologue, découvre que Thulé, le village de pêcheurs et de chasseurs qu'il a quitté deux mois plus tôt, est devenu une énorme base militaire américaine. Depuis, il n'a eu de cesse de défendre la cause des Inuit, répartis dans le nord des continents américain et eurasiatique. Cette série propose de revenir sur ces cinquante années de voyages et de travaux menés par le chercheur, en abordant les questions du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et de la préservation de l'environnement, questions résolues différemment selon les pays, enfin en évoquant leur avenir.

(1/4) Un peuple légendaire. A l'installation de la base militaire américaine à Thulé en 1951, s'est ajoutée, en 1969, la chute d'un avion B52 chargé de bombes H, deux événements qui ont bouleversé la vie des habitants comme le montrait le film de 1969 'Les derniers rois de Thulé'.
(1/4) Vers le meilleur des mondes ? (Groenland, Canada)
(3/4) Le futur a déja commencé. (Alaska, Tchoukotka sibérienne) Cet épisode s'intéresse aux Inuit de Sibérie orientale, dont le mode de vie est davantage menacé aujourd'hui par le capitalisme libéral qu'il ne l'a jamais été sous l'ère soviétique.
(4/4) "Le souffle du Grand Nord"(entretien/portrait) Le quatrième volet de la série permet à l'auteur de revenir sur le regard qu'il avait posé à l'époque (les années 70) sur les mutations sociales et culturelles auxquelles étaient confrontés ces peuples.

Netsilik Esquimos, Aasen Balicki, 1965, 35'  

Les noces de Palo, Knud Rasmussen , Frierich Dasheim, 1933, 78'.

Ce film de fiction fut tourné au cours de la dernière expédition du Dr. Knud Rasmussen, le célèbre explorateur danois de l'Arctique (né en 1879 au Groenland, décédé en 1933). En voici le synopsis : C'est l'été au Groenland. Deux jeunes chasseurs, Palo et Samo, sont amoureux de la même jeune fille, la jolie Navarana. Durant une compétition de tambours, ancien rite autochtone, Samo sort son couteau et frappe Palo à mort. Palo échappe de justesse à la mort . Une fois rétabli, il apprend que le frère de Navarana l'a emmenée au campement d'hiver. Palo pagaye son kayak à travers une mer démontée- dans laquelle il semble impossible qu'une petite embarcation puisse survivre- pour atteindre la femme qu'il aime et veut épouser. Ensemble, ils partent à nouveau dans la tempête. Samo, fou de jalousie, les poursuit dans l'intention de les tuer avec son harpon mais il chavire et se noie. Ce film a obtenu le Grand Prix au Festival International du Film de Venise et a été salué avec enthousiasme par la critique internationale, en particulier aux Etats Unis lors de sa sortie.

Mon village au Nunavik, Bobby Kenuajuak, 1999, 46'.

Bobby Kenuajuak a 23 ans. Il habite son village de Puvirnituq, situé sur les rives de la baie d'Hudson au Nord du Québec. Le temps de trois saisons, Bobby dirige sa caméra sur ce qui fonde l'âme de son peuple: son espace, son humour, son histoire. Il refuse d'abdiquer la culture des anciens mais apprécie les avantages des incursions des gens du Sud dans le Nord. De Puvirnituq à Akulivik en passant par Maniitouk et Qikisitarvik, les bernaches font se retourner les têtes, la mer est gorgée de poissons, la toundra s'étend à perte de vue. Ce film propose un regard sans nostalgie, tourné vers le monde, d'un jeune Inuk amoureux de son village au Nunavik.

Nanouk l'esquimaux, Robert Flaherty, 1922, 53'.

La vie quotidienne de Nanouk et de sa famille, esquimaux de la région d'Ungawa, sur la rive orientale de la baie d'Hudson (Nanouk en langue esquimau signifie " ours"). La recherche perpétuelle de nourriture exige une vie nomade. L'été durant, ils voyagent sur le fleuve pour pêcher le sau- mon et le morse. L'hiver, ils trouvent de la nourriture après avoir bien souvent frôlé la famine. La nuit, toute la famille construit l'igloo, puis ils se glissent dans des vêtements de fourrure pour dormir, utilisant leurs habits de jour en guise d'oreiller. Le lendemain, la quête reprend et la vie continue... C'est au cours d'un séjour de quinze mois en Arctique, durant l'hiver 1920, que Robert Flaherty réalisa Nanouk. Le film lui avait été commandé par la maison Révillon Frères, fourreurs parisiens, à des fins publicitaires. Flaherty connaissait bien cette région glaciale et la vie rude qui menaient les autochtones, ayant déjà tourné un film en amateur, dans le Grand Nord, vers 1914 (le négatif fut détruit par un incendie et l'unique positif égaré).

 

 

 

Nawna, je ne sais pas, Nazin Djemaï, 2007,113'.

Cambridge Bay est une ville de l’arctique Canadien où vit une communauté Inuit. Passée récemment du nomadisme à la sédentarisation suite à l’implantation de la Hudson Bay Company, qui a drainé avec elle les forces de l’ordre, les représentants religieux, etc., cette population a subi de profondes mutations. L’écart entre les générations se creuse, et rend improbable la transmission. (…) [Ce film s’emploie à un exercice qui n’a pas seulement valeur ethnologique ou sociologique]. Si l’on y entend différents témoignages, d’Inuits autant que de Blancs venus incarner la force du changement, c’est davantage pour laisser résonner leurs voix dans un espace qui reste le principal objet de l’entreprise. Rare ambition pour un premier film : superposer les espaces et les temps, ceux de l’ample désolation du désert blanc à sa version moderne, toujours aussi désolée, mais tout autre. (d’après Jean-Pierre Rehm)

On the ice, Okpeaha, Maclean, 2011, 96'

Qalli et Aivaaq, deux adolescents de la communauté iñupiaq, mènent une vie sans histoire dans une petite ville isolée du nord de l’Alaska. Un matin, tôt, ils décident de partir à la chasse aux phoques avec James, un de leurs amis. Une dispute éclate entre les trois garçons et se termine par la mort accidentelle de James. Paniqués, les deux amis décident alors de se débarrasser du corps. Liés par leur sombre secret, ils inventent mensonges sur mensonges afin d’éviter d’éveiller les soupçons de la communauté. Rongés par la culpabilité et confrontés à un avenir plus qu’incertain, les deux garçons vont être amenés à explorer les limites de leur amitié et de leur honneur.