Bibliographie

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ALBERT, Bruce, DREYFUS-GAMELON, Simone, RAZON, Jean-Patrick (Responsables éditoriaux), 1992, Chronique d'une conquête, Ethnies n°14, Survival, 128p.

« Trois chapitres historiques, qui sont autant de coupes pratiquées dans la durée et dans l’espace, illustrent à la fois la généralité du phénomène et la diversité de ses manifestations. [...] D’autres textes font entendre la voix des Indiens : certains, ultimes témoins de l’agonie de leur peuple; d’autres réduits depuis longtemps au servage; d’autres encore relativement préservés jusqu’au milieu de notre siècle, et subissant depuis quelques décennies le choc de la conquête qui, dans des recoins isolés de l’Amérique tropicale, les avait miraculeusement épargnés. À des siècles d’écart, ce sont les événements tragiques du temps de la découverte qui se répètent; ou bien, transposée dans le Nouveau Monde, une sombre histoire que l’Ancien avait déjà vécue. » 
(Extrait de l’avant-propos de Claude Lévi-Strauss)

 

ARNAUD Georges,1956, Indiens pas morts, R.Delpire.

"Aux Etats-Unis, Sioux, Apaches, Commanches et tous les grands Peaux-Rouges finissent paisiblement de mourir dans les villages de toile que leur a offert un gouvernement venu sur le tard aux joies de la zoologie. Le pionnier des westerns, courageux au travail et pas très doué pour la patience, a décimé les guerriers au chef ceint de plumes." Georges Arnaud.

 

CARTIER Rachel et Jean-Pierre, 2000, Les gardiens de la terre, Pocket, 412p.

Le temps est venu de nous mettre à l'écoute des Amérindiens, car eux seuls ont les réponses aux questions qui angoissent les Occidentaux. Et d'abord, la plus lancinante de toutes : quel monde laisserons-nous à nos enfants ? Le chef indien Thundercloud nous livre l'unique leçon de sagesse qu'un homme puisse donner à un monde a la dérive : « Regardez l'arbre - c'est un arbre vivant, et, comme tout être vivant, il a un coeur. La sève est le sang de l'arbre, et l'écorce est sa peau. Il a des membres, ses branches, qui montent jusqu'aux cieux. Ses pieds sont ses racines. Comme nous, l'arbre relie le ciel et la terre. Ce lien, sous peine de disparaître, l'humanité doit absolument le retrouver. Nous sommes allés puiser aux sources de la sagesse indienne lors d'un rassemblement dans le Vermont, l'été dernier. Nous l'avons trouvée, mais nous avons aussi trouvé un monde en lutte du Canada à 1a Terre de Feu, des îles du Pacifique aux confins de l'Australie. Partout les Amérindiens retrouvent leur fierté. Les jeunes recherchent leurs traditions, leurs rites et leur culture. C'est pour eux une question vitale. Et pour nous, peut-être, la genèse de l'espérance qui nous fait défaut.

 

DEVERS Sylvie, MALAURIE Jean ( coordonné par), 1992, Destins croisés Cinq siècles de rencontres avec les Amérindiens, Ed UNESCO, Collection Mémoire des peuples, 612 pages.

A travers cinq siècles de confrontations, de résistances et d’échanges, cet ouvrage évoque les destins croisés des conquérants et des conquis, du Yucatan à l’Arctique. Quarante auteurs de renommée internationale, apportent ici la preuve que le Nouveau Monde demeure en chacun de nous, comme l’écrit Yves Berger, « une ferveur et un regret, un bonheur et un remords ».

 

 

DUCOIN David, 2008, Amérindiens, hommages aux fils de la terre, Glénat.

Portraits intimes, paysages grandioses font de ce livre une expérience unique : à la fois ode à la diversité et plaidoyer pour le respect de la nature. Julie Baudin et David Ducoin sont partis durant deux ans à l'assaut du continent américain, sac au dos, guides en poche et l'innocence au fond du cœur. À pied, à cheval, en auto-stop, en bus ou en bateau, à travers seize pays, à la rencontre des peuples premiers, de la banquise du détroit de Béring au grand désert d'Arizona, des plages soyeuses des Caraïbes aux hautes terres des Andes, de la jungle d'Amazonie aux fiords de Patagonie. Inuit et Tlingit d'Alaska, Dene du Canada, Navajos, Havasupai et Hopi d'Arizona, Tarahumaras du Mexique, Mayas du Guatemala, Kunas du Panama, Guambiano de Colombie, Shuar d'Équateur, Quechuas du Pérou, Aymaras de Bolivie et Mapuche du Chili…

 

GALINIER Jacques, MOLINIÉ Antoinette, 2006, Les Néo-Indiens Une religion du IIIe millénaire, Odile Jacob,330p.

Les Inca de Tintin en chair et en os ? En 2001, le président du Pérou Alejandro Toledo s'est fait introniser en Inca à Machu Picchu par des chamanes qui ont présenté des offrandes aux dieux des montagnes. Le président de Bolivie Evo Morales s'est fait introniser dans le temple de Tiwanaku habillé en Aymara. Jacques Galinier et Antoinette Molinié nous montrent comment le 'néo-Indien' qui émerge en Amérique latine ne sort ni d'une monographie ethnographique, ni d'un métissage antiraciste. Mais de notre culture télévisuelle et de Disneyland. Il s'habille en prince aztèque ou en Inca les jours de fête, et ses vêtements traditionnels inspirent les stylistes californiens. Il ne danse plus pour la pluie, mais pour les touristes. Il pille les écrits des ethnologues pour découvrir ses rituels. Un phénomène déconcertant mélangeant tour-opérateurs, nouvelles spiritualités, ethnologie et altermondialisme.

 

GRENAND Françoise, RANDA Vladimir, 1995, Transitions plurielles. Exemples dans quelques sociétés des Amériques, Peeters, 242p.

Contrairement aux idées reçues, loin de subir passivement les assaut de la civilisation occidentale, les sociétés autochtones des Amériques réagissent, chacune à sa manière et selon ses moyens, dans un contexte historique, politique et culturel donné, en acteurs de leur propre avenir. Refusant résolument de se laisser enfermer dans le schéma réducteur et quelque peu stérile de l'opposition entre tradition et modernité, les auteurs de ce recueil – ethnologues et linguistes – ont opté pour une approche dynamique de diverses situations de transition culturelle dans une petite dizaine de sociétés amérindiennes et inuit, entre le Brésil et le Groenland oriental. Ils nous font assister à chaque fois à la construction d'une identité culturelle et linguistique nouvelle, résultat d'un ingénieux « bricolage » d'éléments traditionnels et de faits culturels exogènes.

 
GROS, Christian, STRIGGLER Marie-Claude, 2006, Etre indien dans les Amériques - Spoliations et résistance, Mobilisations etniques et politiques du multiculturalisme, ED IHEAL, 313p.

La situation des Indiens dans les Amériques a connu au cours des trois ou quatre dernières décennies des bouleversements très profonds dont le grand public ne semble pas avoir mesuré l'ampleur, confronté qu'il est à un bombardement d'informations éparses et difficiles à combiner dans une vision d'ensemble " remarque Philippe Descola, ce qui l'amène à conclure qu'il s'agit aujourd'hui " de proposer une analyse lucide et raisonnée de tous ces phénomènes et de leur évolution, à égale distance de ces deux écueils que sont la démagogie "indolâtre" et l'expertise en surplomb, afin d'informer de façon rigoureuse sur le destin de ces peuples que cinq siècles de colonisation ont certes profondément affecté, sans parvenir pour autant à les faire disparaître dans le grand chaudron de l'hybridation américaine.
 

GRUZINSKI Serge, BERNAND Carmern, 1996, Histoire du Nouveau Monde. Tome 1, De la découverte à la conquête 1492-1550 , Fayard, 768p.

Une entreprise colossale dont on a peine à se représenter la démesure : en un demi-siècle, une poignée de conquistadores s'emparent de 2 millions de km² pour y bâtir une réplique de leur société. Les incroyables richesses qu'ils découvrent leur font vite oublier la quête des épices. Une gigantesque machine colonisatrice se met en route. La conquête de l'Amérique nous apparaît aujourd'hui comme le prélude à l'occidentalisation du monde. Mais pour ses acteurs, avides de gloire et de récompenses, elle fut d'abord un face à face quotidien avec l'inconnu. Leurs récits de voyage, leurs lettres nous montrent leur peur de se perdre, leur obsession de la nourriture qui souvent chasse celle de l'or, mais ils nous disent aussi leur émerveillement lorsqu'ils découvrent Mexico, qui leur rappelle Venise, la saveur d'un fruit exotique, le silence des mangroves du Pacifique... Tandis que les cartes se précisent, les protagonistes vieillissent : Colomb, le héros de la première heure, Cortès, le conquérant du Mexique, Pizarre, le gouverneur du Pérou, assassiné dans son palais de Lima... De ces aventures américaines, le Vieux Monde ne reçoit que des échos lointains.

 
GRUZINSKI Serge, BERNAND Carmern,1993, Histoire du Nouveau Monde, Tome 2, Les métissages, Fayard,791p.

Européens, Indiens, Africains et même Japonais, la diversité des peuples qui coexistèrent et s'affrontèrent dans l'Amérique du XVIe siècle illustre le brassage des populations avec lequel, depuis toujours, se confond l'histoire du monde. Quelques personnages exceptionnels incarnent les bouleversements de cette Amérique espagnole : une princesse inca qui séduit les conquistadores, un métis du Pérou venu s'installer en Andalousie où il croise Cervantès et consacre un livre à la mémoire de ses ancêtres. Ou encore ce marchand de Mexico qui écrit à son neveu de Madrid : " Vous trouverez un peu fort mon mariage avec une Indienne. Ici ce n'est pas du tout un déshonneur, car la nation des Indiens jouit d'une haute estime. " Vision trop idyllique, certes. A preuve, les innombrables procès qui évoquent le sort réservé aux vaincus : sorcières indiennes ou mulâtresses que l'Inquisition accuse de vendre des herbes magiques, Juifs envoyés au bûcher, Noirs fuyant l'enfer des champs de canne à sucre, Indiens s'épuisant à extraire des montagnes l'argent dont l'Espagne a tant besoin. Et pourtant l'opulence de Mexico et de Lima émerveille les Européens venus bâtir une société à l'image de celle qu'ils ont laissée. En quelques années, tout se transforme, les rapports entre les êtres, les habitudes, la nourriture, mais aussi les croyances. Fascinante époque où, conscients de la fragilité de leur monde, les métis des nouvelles générations interrogent les anciens pour garder le souvenir de leurs traditions, comme si déjà ils cherchaient leurs racines.

 

HORNA Hernan, La Conquête des Amérique, vue par les indiens du Nouveau monde, Timéli.

« Hernan Horna propose une brève histoire des Amérindiens, qui, sans se détourner entièrement de l’historiographie occidentale, apporte un nouveau regard sur la nature du monde des peuples autochtones précolombiens ainsi que sur leurs adaptations, coexistences et leurs luttes contre la domination coloniale et leur assujettissement par l’Église catholique et l’État après la Conquête… » - Hispanic Outlook

 

JAULIN Robert 1972, Le livre blanc de l'ethnocide en Amérique
, Fayard.

textes choisis, du Canada à la Terre de feu, les civilisations instruisent leur propre procès, les Amériques, les montagnes, le problème indien, du droit des sociétés, en Guyane, l'ethnologie du déshonneur, le mythe de Vendredi, ethnocide et comunauté nationale, l'occident et les barbares, le missionnaire face aux cultures indiennes, folklore et culture vivante, une réflexion en profondeur,

 

LECAILLON Jean-François,1989, Resistances indiennes en Amerique, L'Harmattan218p.

Depuis une vingtaine d'année les Indiens d'Amérique se réveillent. Ils s'organisent d'une façon inédite qui leur permet de revenir sur la scène de l'histoire. Mais s'étaient -ils vraiment endormis? L'étude des comportements et de leur évolution tente de montrer que la résistance indienne n'a jamais cessé: si aujourd'hui, les Amérindiens sont capables d'affirmer leur différence, c'est qu'ils ont su la préserver... Cette synthèse brève, vive et clairement critique ne laissera indifférent aucun de ceux que la question indienne intéresse.

 
MALIGNE Olivier, 2004, Les Nouveaux Indiens. Identification aux indiens d'Amérique du Nord et actualisation de l'indianité à travers le mouvement indianophile. Paris – Québec, EHESS - Université de Laval.

Les indianophiles sont des personnes passionnées par les Indiens d'Amérique du Nord, au point de s'identifier dans une certaine mesure à eux. L'indianophilie est étudiée comme laboratoire de la construction culturelle. L'étude repose sur une enquête de terrain effectuée en France entre 1998 et 2002, avec des données complémentaires provenant d'un séjour au Québec (1999-200).

 

MANN Charles C.2007, 1491 Nouvelles révélations sur les Amériques avant Christophe Colomb, Albin Michel, 471p.

Monumental et captivant, un essai révolutionnaire qui bouleverse notre vision historique et culturelle des Amériques avant Christophe Colomb. Synthèse des découvertes les plus récentes, fruit du travail colossal d'archéologues, d'anthropologues, de scientifiques et d'historiens, le livre de Charles C. Mann nous montre pour première fois le vrai visage des mondes précolombiens. Une mosaïque de peuples, de langues, de cultures, d'empires, de cités puissantes, souvent plus riches et plus vastes que celles d'Europe ; un creuset de civilisations brillantes et évoluées, soucieuses de leur environnement. Et non pas le continent vierge et sous-exploité que l'Histoire officielle a voulu nous présenter. De la forêt amazonienne aux plateaux andins des Incas, du Mexique maya, olmèque ou aztèque aux villages des Iroquois, 1491 rétablit une vérité historique longtemps niée et nous entraîne au cœur d'un voyage fantastique à travers des Amériques que nous découvrons peut-être pour la première fois sous leur véritable jour.

 

REICHLEN Félix, 1987,Les Amérindiens et leur extermination délibérée, Favre, 439p.

L'histoire des Amérindiens est celle de leur disparirtion. Une estimation raisonnable de ce génocide donne le chiffre de 43 millions. Ils avaient franchi des millénaires en s'adaptanrt à tous les environnements, développant leurs communautés, édifiant leurs cités. Puis , brusquement, c'est l'affrontement avec des usurpateurs, la paralysie, la mort. Et la liste s'allonge, jusqu'à nos jours, des spoliations, assimilations forcées, tortures, déportations, assasinats, qui tous tendent vers l'extermination des groupes indigènes et qui ont nom: civilisation blanche, chrétienne, progrès, politique d'intégration, missions, réserves, services de protection, razison d'État...

 

SELLIER Jean,2005, Atlas des peuples d'Amérique, Editions La Découverte, 207p.

" Amérique " évoque à la fois des civilisations disparues, des conquistadores, des puritains et des Français " coureurs des bois ", des planteurs, des esclaves et des flibustiers, des gauchos, des immigrés débarquant à New York, des " barons du café " brésiliens, des Indiens cultivant la coca, etc. Le continent américain mérite son nom de " Nouveau Monde " quand on s'intéresse à ses peuples. Tous, en effet, résultent de la fusion de populations venues en majorité d'ailleurs. L'Atlas des peuples d'Amérique retrace leur histoire : aux Indiens (Olmèques, Mayas, Aztèques, Incas), les premiers arrivés, se sont juxtaposés des Européens colonisateurs, des Africains débarqués en tant qu'esclaves et, pour finir, des immigrants d'origines très diverses. Chacune des trente-six nations indépendantes d'Amérique présente ainsi un profil propre. L'Atlas des peuples d Amérique allie un récit vivant à près de soixante-dix cartes originales, indispensables à la compréhension des grands faits historiques. Il met en lumière une spécificité américaine qui, du Québec au Chili en passant par Cuba et la Bolivie, dépasse le simple clivage entre Amérique du Nord et Amérique latine.

 

SIOUI Georges, 2001,Pour une histoire amérindienne de l'Amérique, Ed. L'Harmattan, 158p.

" Pour la première fois, un Amérindien esquisse les règles qui devraient s'appliquer à l'étude de l'histoire des autochtones. L'auteur démontre que ces lignes directrices doivent correspondre à l'image que les autochtones ont d'eux-mêmes et à leur éthique sociale. Sioui a donc écrit un ouvrage qui non seulement traite de métahistoire, mais qui constitue aussi une réflexion morale. Pleinement conscient des injustices que son peuple a subies, il reste convaincu que la grandeur amérindienne n'est pas qu'un vestige du passé " (extrait de la préface)

 

TODOROV, Tzvetan, 1991 (première édition, 1982), La conquête de l'Amérique, Ed Points, Collection Essais, 339p.

« J'écris ce livre pour essayer de faire en sorte qu'on n'oublie pas ce récit, et mille autres pareils. À la question : comment se comporter à l'égard d'autrui ? je ne trouve pas moyen de répondre autrement qu'en racontant une histoire exemplaire, celle de la découverte et de la conquête de l'Amérique. En même temps, cette recherche éthique est une réflexion sur les signes, l'interprétation et la communication : car le sémiotique ne peut être pensé hors du rapport à l'autre. » (l'auteur)

 
Presse    

"De l'Arctique à la Terre de Feu. Fiers d’être indiens. Politique, identités, culture", Hors-série Courrier International, juin-juillet-août 2007.

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