Chronologie du mouvement mondial autochtone

  1923  
 
Le chef kayoga Deskaheh du Conseil des Cinq Nations (Confédération Iroquoise) approche la Société des Nations pour faire reconnaître la souveraineté iroquoise sur le Territoire de la Grande Rivière au nord du lac Érié attribué par le roi d’Angleterre George V en remerciement d’avoir lutté à ses coté contre les Français. Il n’obtient pas de résultat.
  1940  
 
Premier congrès indigéniste interaméricain à Patzcuaro, au Mexique , où, pour la première fois, la question indienne fut posée à l'échelle continentale et des politiques indigénistes furent systématisées pour tout le continent. Il en résulta notamment la création d'un Institut indigéniste interaméricain ayant son siège à Mexico.
  1944
 

Création du National Congress of American Indians (NCAI), destiné à unir les tribus pour présenter des revendications communes au Bureau des Affaires Indiennes (BIA) et maintenir la spécificité culturelle amérindienne.

  1945  
 
Signature de la Charte des Nations Unies. La Charte est l'instrument constitutif de l'Organisation des Nations Unies. Elle fixe les droits et les obligations des États Membres. Elle fut signé par les 51 États membres originels. Son article 1 fixe comme objectif de « Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l'égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde ».
  1946  
 
Intégration de l’OIT (créée en 1919 avec pour mission principale d’établir et de maintenir la justice sociale comme première institution spécialisée de l’ONU.
 
Création de la Commission des Droits de l’Homme. La Commission des droits de l'homme a été de 1946 à 2006 le principal organe des Nations unies concernant les Droits de l'homme. Elle était composée de 53 membres nommés. En son sein ont été discutés et adoptés de nombreux instruments des droits de l'homme, comme le Pacte des droits économiques, sociaux et culturels, le Pacte des droits civiques et politiques.
  1948  

Eleanor Roosevelt, 1948
 
Adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. La communauté internationale décide de renforcer la Charte des Nations Unies par une feuille de route garantissant les droits de chaque personne, en tout lieu et en tout temps.
 
Création du World Council of Churches / Conseil Mondial des Eglises (WCC), la plus vaste et la plus inclusive des nombreuses expressions organisées du mouvement oecuménique moderne, dont l'objectif est l'unité des chrétiens. Le COE rassemble 349 Églises, dénominations et communautés d'Églises d'une bonne centaine de pays et territoires du monde entier Le COE apportera dés le début, son soutien aux populations autochtones.
  1956  
 
Création par les Saami de la première organisation transnationale autochtone pour lutter contre les politiques d’assimilation des trois Etats (Suède, Norvège et Finlande) où ils résident, le Conseil Nordique Saami. Il obtiendra un statut consultatif auprès du Conseil Economique et social (ECOSOC)
  1957  
 
Adoption par l’Organisation Internationale du Travail de la Convention N°107 relative aux populations aborigènes et tribales qui a été une première tentative de codification des obligations internationales des États en ce qui concerne les populations indigènes et tribales. Il s’agissait de la première convention internationale sur le sujet. La convention n°107 est un instrument de développement complet qui couvre tout une gamme de questions, telles que les droits aux terres, territoires et ressources, le recrutement et les conditions d’emploi, la formation professionnelle, l’artisanat et l’industrie rurale, la sécurité sociale et la santé, et l’éducation et les moyens de communication. La convention n°107 a été ratifiée par 27 pays. Cependant, elle présente une approche intégrationniste qui reflète le discours sur le développement à l’époque à laquelle elle a été adoptée.
  1960  

 

 

Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux qui réaffirme avec vigueur le droit à l'autodétermination, en refusant tout retard dans l'accession ou l'octroi de l'indépendance, sous quelque prétexte que ce soit. Le principe de l'intégrité territoriale, consacré depuis longtemps par le droit international, constitue cependant une limite à l'application du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et au principe d'autodétermination des peuples colonisés. La Déclaration admet cette limite et lui consacre le paragraphe 6 qui stipule clairement que, « toute tentative visant à détruire partiellement ou totalement l'unité nationale et l'intégrité territoriale d'un pays est incompatible avec les buts et les principes des Nations Unies ».

 
Déclaration internationale sur l’élimination de toute forme de discrimination raciale.
  1961  
 
Création du National Indian Youth Council (Etats-Unis) qui obtiendra en 1984 le statut consultatif auprès du Conseil Economique et social (ECOSOC).
 
Création du Comité spécial sur la décolonisation chargé d'étudier la situation en ce qui concerne l'application de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, d'observer et promouvoir le processus de décolonisation de certains territoires. Ce comité suit une liste de 19 territoires classés comme devant accéder à l'autodétermination.
  1964  
   
Création de la Fédération des communautés Shuar en Equateur avec l’aide d’un groupe de missionnaires progressistes salésiens, organisation créée pour la défense des terres et de la culture des Shuars
  1965  
 
  1966  
 
  1968  
 
Walter Dieter Chef Cri, premier Chef national, de 1968 à 1970
 

Création de la Fraternité Nationale des Indiens du Canada (FNI) qui est devenue un groupe de pression très puissant et très articulé voué à la défense des droits des Autochtones au Canada.

 
Création de l’International Work Group for Indigenous Affairs (IWGIA) à Copenhague qui obtient en 1989 le statut consultatif auprès du Conseil économique et social ( ECOSOC).
  1969  
 
Création de Survival International à Londres, qui obtient en 2005 le statut consultatif auprès du Conseil économique et social (ECOSOC).
 
Création du Centre néerlandais pour les peuples autochtones (NCIV) qui obtient en 2002 le statut consultatif auprès du Conseil économique et social (ECOSOC).
 
Création de la Société pour les peuples menacés (SPM) (en allemand: Gesellschaft für bedrohte Völker Schweiz (GfbV), en anglais: Society for Threatened Peoples), est une organisation humanitaire, basée à Göttingen en Allemagne qui obtient en 1993 le statut ECOSOC.
  1971  
 
Symposium à la Barbade réunissant une vingtaine d’anthropologues, témoins des violences accompagnant la colonisation de l’espace amazonien par les États latino-américains. Dans la Déclaration finale, les participants s’engagent à aider les populations indiennes à s’organiser pour revendiquer leurs droits et à servir de médiateurs avec les diverses institutions.
 
Le Conseil Economique et Social autorise le Sous - Commission pour la lutte contre les mesures discriminatoires la protection des minorités à entreprendre une Étude du problème de la discrimination à l’encontre des populations autochtones et en charge José Martinez Cobo, ambassadeur d’Équateur.
  Création de l’Inuit Tapirisat of Canada, organisation pour promouvoir les droits des Inuit du Canada et les représenter au plan national et à l’origine du projet Nunavut.
 
Création de Cultural Survival à Cambridge, (Etats-Unis), qui obtient en 2005 le statut consultatif auprès du Conseil économique et social (ECOSOC).
   
Signature en Alaska de l’Alaska Native Claims Settlement Act (ANCSA), première entente reconnaissant des droits territoriaux à des groupes inuit, donne l’autonomie économique et une indemnisation financière à la population boréale de l’Alaska (64 000 autochtones).
 
Création de l’Aleut International Association (AIA) qui représente les populations aléoutes de l’Alaska et du Kamchatka (Fédération de Russie).
  1972  
 
Marche de l’American Indian Movement sur Washington et occupation du Bureau des affaires indiennes (BIA) pour rappeler les clauses des traités et obtenir des réformes.
 
Création de la Northen Québec Inuit Association / Association des Inuit du Nouveau Québec (NQIA). Le mouvement des coopératives du Nouveau-Québec envisagea à la fin des années 60 de constituer un gouvernement régional, projet qui, lors des négociations de la Convention de la Baie James et du Nord Québequois ( CBJNQ ), fut repris par l'Association des Inuits du Nouveau-Québec qui reçut le mandat de la part de la majorité des Inuits de négocier une entente en leur nom.
  1973  
 
Ière Conférence des Peuples Arctiques à Copenhague qui fut la première occasion où des représentants des peuples de l'Arctique canadien (Inuit, Indiens, Métis et Indiens sans statut), du Groenland et de l'Arctique européen (Saamis) participèrent à une réunion organisée par et pour eux-mêmes. La rencontre eut lieu à une époque où la domination des États nationaux sur ces peuples était encore très importante. Les délégués échangèrent de l'information sur leurs organisations et discutèrent de leurs revendications, territoriales et autres. Une résolution réclama des gouvernements de leurs pays respectifs (Canada, Danemark, Norvège, Suède et Finlande) la reconnaissance de leur droit de négocier comme peuples de plein droit. La rencontre de Copenhague fut une impressionnante démonstration de l'unité des peuples de l'Arctique.
  1974  
 
Création de l’International Indian Treaty Council /Conseil International des Traités Indiens (IITC) par 98 nations indiennes des 2 Amériques réunies dans la réserve sioux de Standing Rock. Organisation qui mènera un combat sur les questions juridiques relatives aux traités qui concernent des organisations autochtones des Amériques et du Pacifique. IITC obtient en 1997 le statut consultatif auprès du Conseil économique et social ( ECOSOC).
 
Création de Tin Hinan au Mali association créée pour l’épanouissement de la femme touarègue dont le siège est à Ouagadougou, a pour objectif la défense d’un développement durable qui soit compatible avec le mode de vie touareg. Principalement basée au Burkina-Faso mais aussi active au Mali et au Niger, cette ONG est confrontée au double défi de défendre les aspirations des femmes et celles de la minorité saharienne ; deux missions qui se renforcent mutuellement.
Création de l’Association Inuksiutiit Katimajiit dont les objectifs sont l’étude et la promotion de la langue, de la culture et de la société inuit.
 
Création de Femmes Autochtones du Québec qui représente les femmes des Premières Nations du Québec ainsi que les femmes autochtones qui vivent en milieu urbain. Elle aide les femmes des Premières Nations à prendre leur place au sein de leurs organisations en participant à l’élaboration et à la modification des lois les concernant ainsi qu’en participant à la création et à la réalisation de programmes qui favorisent l’égalité des chances des femmes autochtones. FAQ est membre de l’AFAC, l’Association des Femmes Autochtones du Canada.
 
Grand Conseil des Cri-Eeyou Istchee. Organe politique, créé en 1974, représente environ 14 000 Cris de la Baie James orientale et de la partie méridionale de la Baie d’Hudson au Nord Québec. Il dirige les relations des Cris avec le monde extérieur. Le Grand Conseil compte 9 membres élus dont un Grand Chef et un Grand Chef adjoint.

Monseigneur Ruiz
 
Au Mexique, premier Congrès indigène du Chiapas, à San Cristobal,
au Chiapas organisé par Mgr Ruiz, lors du 500e anniversaire de la naissance de Bartolomé de las Casas, avec la participation de 2 000 délégués indiens. Ce fut le point de départ d'un long processus d'auto - organisation des communautés mayas : jusqu'aux années 90, il n'y avait pas une seule organisation populaire au Chiapas qui ne se réclamait pas du mouvement issu de ce Congrès.
  1975  
 
Constitution du World Council of Indigenous Peoples / Conseil Mondial des Peuples Autochtones (WCIP) à Port Alberny, en Colombie Britannique, au cours de la 1ere Conférence internationale des peuples autochtones où se rencontrèrent non seulement des autochtones des 2 Amériques mais aussi des Sami, des Inuit, des Maoris, et des Aborigènes australiens. Le Conseil mondial a été créé pour assurer le progrès social, culturel et politique des peuples indigènes. Il conduit des recherches sur des formes alternatives de développement et sur l'impact des projets nationaux et internationaux sur la vie des peuples indigènes. Il obtiendra en 1981 le statut consultatif auprès du Conseil Economique et social (ECOSOC).
 
Promulgation en Nouvelle Zelande de la Loi relative au traité de Waitangi signé en 1840 (Treaty of Waitangi Act) qui reconnaît au Traité un statut officiel au sein de la législation néo-zélandaise, confirme sa validité juridique contemporaine, et établit le Tribunal de Waitangi qui sera mis en place en 1977. Ceci permet aux Māori de porter à l'attention du tribunal toute violation du Traité commise par les autorités pakeha depuis 1840, et d'obtenir réparation.
 
Signature de la Convention de la Baie James et du Nord Québécois par le gouvernement du Québec, le Grand Conseil des Cris du Québec, l'Association des Inuit du Nord québécois et le gouvernement du Canada. Selon cette convention, le Canada et le Québec doivent verser des indemnités aux Cris de la Baie James et aux Inuit du Nouveau-Québec.
  1976  

 
Conférence, au Palais des Nations de Genève, organisée par des ONG internationales, portant sur la « Discrimination à l’encontre des populations autochtones dans les Amériques ». Une centaine d’Indiens, revêtus de leurs costumes traditionnels, vinrent faire entendre leur voix en : - rejetant le statut de minorité, - revendiquant celui de peuple autochtone, - demandant une révision de la Convention 107 de l’OIT, - demandant également la création d’un Groupe de travail spécifique. Cette première rencontre se termina par l’adoption par 100 nations autochtones présentes d’une « Déclaration de principes pour la défense des nations et peuples autochtones de l’hémisphère occidental ». Texte prémonitoire puisqu’il aborde les questions essentielles aux droits des peuples autochtones qui seront débattus officiellement à l’ONU à partir de 1982
  1977  
  Les Inuit divisés par les frontières de quatre pays (Danemark, Canada, Etats-Unis, URSS) se réunissent au sein de l’organisation Inuit Circumpolar Conference (ICC) afin de lutter ensemble pour la préservation de leur environnement, condition de survie de leur peuple.

 
Création de Foundation for Aboriginal and Islander Research Action / Fondation pour la Recherche Aborigène et Insulaire – FAIRA. Une organisation de défense des droits indigènes qui s'occupe des droits humains, en raison de leur influence sur les Peuples indigènes de l'Australie et du monde entier. FAIRA s'engage à encourager l'utilisation pratique de l'étude et de la recherche, sous la supervision des Peuples Indigènes, pour rechercher les droits et l'égalité, en refusant la tendance à examiner les Peuples Indigènes sous des points de vue académiques.
  1978  
 
Conférence au Palais des Nations de Genève consacrée aux « Moyens de combattre le racisme et la discrimination raciale ». Une Déclaration sur la race et les préjugés raciaux reconnut aux peuples autochtones « le droit de conserver leurs structures traditionnelles, économiques et culturelles, y compris leur propre langue » et insista sur leurs liens spécifiques avec la terre et le respect de leurs droits territoriaux.
 
 
 
Création de la Société Makivik chargée de gérer les fonds perçus par les Inuit du Nunavik en vertu de la Convention de la Baie James.
r/
 
Création de l'Indian Law Resource Center – ILRC. Une organisation à but non lucratif et un organisme de défense mis en place et dirigée par des Indiens américains. Il fournit une assistance juridique aux Indiens et aux nations autochtones de l'Alaska et travaille à la protection de leurs terres, de leurs ressources, du respect des droits de l'homme, ainsi que de l'environnement et l'intégrité culturelle.Le Centre fournit aussi une assistance à d'autres peuples autochtones en Amérique centrale et du Sud.
 
Création à Pais, du Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques.
  1980  
 
Premier congrès des Mouvements Indiens d’Amérique du Sud à Ollantaytambo. A l’issue du congrès, est créé le Consejo Indio de Sur America / Conseil Indien d’Amérique du Sud (CISA). Le CISA obtiendra en 1983 le statut consultatif auprès du Conseil Economique et social (ECOSOC)
 
Création du Pacific Concern Resource Center – PCRC qui sert de secrétariat pour le mouvement anti-nucléaire du Pacifique, recueille et diffuse des informations, assure des plaidoyers et anime des campagnes, en mobilisant des ressources à l'intérieur et à l'extérieur de la région sur cinq thèmes: la démilitarisation, la décolonisation, l'environnement, les droits de l'homme et la bonne gouvernance et développement humain durable.
  1981  
 
Conférence au Palais des Nations de Genève consacrée a « La question des relations qu’entretiennent les peuples autochtones avec la terre ». Des Saami de Norvège et des Aborigènes d’Australie avaient rejoint les Amérindiens et, ensemble, ils renouvelèrent leur demande pour qu’un Groupe de travail soit créé à l’ONU. Des représentants des Etats scandinaves, convaincus de l’importance de cette question autochtone, firent pression sur les membres de la Sous-commission pour qu’elle propose une telle création aux instances onusiennes.
 
Création à Inukjuat (Québec - Nunavik) de l’Institut culturel Avataq, organisme consacré à la protection et à la promotion de la langue et de la culture des Inuit du Nunavik.
  1982  
 
La Commission des Droits de l’Homme et le Conseil Economique et Social approuvent la création du Groupe de travail sur les Peuples autochtones, qui se réunira chaque année au Palais des Nations à Genève entre 1982 et 2006.
 
Fondation de l’Assemblée des Premières Nations (APN) au Canada, l’organisation nationale qui représente tous les citoyens des Premières Nations au Canada, peu importe leur âge, leur sexe ou leur lieu de résidence.Elle obtiendra le statut consultatif ECOSOC en 2002.
  Création du Conseil de la Nation Atikamekw.
  1983  
 
Présentation du Rapport Cobo aux membres de la Sous - Commission pour la lutte contre les mesures discriminatoires la protection des minorités. Le rapport aborde les divers aspects des réalités sociales et politiques des autochtones et propose une définition de travail de l’autochtonie.
  1984  
 
Création la Coordinadora de las Organizaciones Indigenas de la Cuenca Amazonica (COICA) lors d’une réunion à Lima, qui mène une action avec les organisations indiennes vivant dans les neuf Etats se partageant l’espace amazonien.
 
Création de la Pacific Islands Association of Non-Governmental Organisations (PIANGO) basée dans vingt-deux pays.
   
Création de Alliance of Taiwan Aborigines / Alliance des aborigènes de Taïwan (ATA), par un groupe d’activistes aborigènes avec l’aide de l’Église Presbytérienne de Taïwan, afin de mettre en lumière les problèmes des aborigènes dans la société taïwanaise.
  1985  
 
Création du Fonds volontaire des Nations Unies pour les populations autochtones afin d’aider les représentants des collectivités et organisations autochtones à participer aux débats du Groupe de travail sur les populations autochtones et / ou aux débats de l’Instance Permanente sur les Questions autochtones. Elle leur apporte une assistance financière, provenant de contributions volontaires de gouvernements, d'organisations non gouvernementales et d'autres entités privées ou publiques.
   
Création à Bordeaux, de Hui Ti’ama (organisation d’étudiants polynésiens fondée )
 
  1986  
 
 
Entrée en vigueur de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples adoptée le 27 juin 1981 à Nairobi, Kenya, lors de la 18e Conférence de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA), après ratification de la Charte par 25 Etats. 49 des 52 membres de l'OUA l'ont ratifié.
  1987  
 
Création de la Fédération des Organisations Amérindiennes de Guyane française qui deviendra la Fédération des Organisations Autochtones de Guyane (FOAG). La FOAG a pour objectifs, outre des actions de reconnaissance des droits des Amérindiens de Guyane au niveau départemental et national, de représenter ceux-ci au niveau européen, au niveau du bassin amazonien.
 
L’Organisation Internationale du Travail entreprend une révision de la Convention N°107 jugée paternaliste et inadéquate.
 
Publication du rapport de José R. Martinez-Cobo : Étude du problème de la discrimination à l’encontre des populations autochtones.
 

Création de M’Bororo Social Cultural and Development Association (MBOSCUDA) qui a pour objectifs le développement agro-pastoral et la protection de l’environnement
http://www.mboscuda.org/

Mililani Trask
 
Création de Na Koa Ikaika o Ka Lahui Hawaii, ONG hawaïenne autochtone qui travaille à l’échelle internationale au projet de Déclaration sur les peuples autochtones depuis 1990.
  1988  
Création de ICRA - Commission Internationale pour les Droits des Peuples Autochtones.
  1989  
    Entrée des Maasaï du Kenya au GTPA
 
Adoption de la Convention 169 de l’OIT relative aux peuples autochtones et tribaux dans les pays indépendants qui inclut désormais un concept fondamental basé sur l'idée que les modes de vie des peuples autochtones et tribaux doivent survivre et survivront. Autre changement fondamental : la proposition qui veut désormais que ces peuples et leurs organisations traditionnelles soient étroitement impliqués dans la conception et dans la mise en œuvre des projets de développement les concernant, ainsi d'ailleurs que dans toutes les mesures prises pour appliquer la convention.
 
Création en Inde du Bindrai Institute for Research Study and Action qui travaille avec diverses organisations qui se sont engagés à garantir l'identité et la survie des peuples autochtones. L'Institut s'est efforcé de fournir les ressources matérielles, et des structures pour promouvoir le développement d'un noyau d'intellectuels autochtones et construire un leadership parmi eux.
 
L’Assemblée Générale de l’Organisation des États Américains demande à la Commission Inter-américaine des Droits de l’Homme de préparer un instrument légal relatif à la protection des droits des peuples autochtones pour adoption en 1992.
  1990  
   
Participation d’un représentant des peuples de Sibérie au GTPA
 
Création de RAIPON, Russian Association of the Indigenous Peoples Of the North dans le cadre de la politique de libéralisation de Gorbatchev et qui représente quarante et un peuples autochtones. RAIPON, participe à faire respecter les droits et qui obtiendra en 2001 le statut consultatif auprès du Conseil Economique et Social
 
Création de l’Aboriginal and Torres Straits Islanders Commission (ATSIC) qui obtiendra en en 1995 le statut consultatif auprès du Conseil Economique et social (ECOSOC) et sera dissoute en 2005.
 
Création du Forest Peoples Program / Programme pour les Peuples des Forêts (FPP) pour promouvoir les droits des peuples des forêts. FPP soutient les efforts des peuples des forêts visant la sauvegarde et la gestion durable de leurs forêts, leurs terres et leurs moyens de subsistance.
 
  1991  
 
Participation au GTPA d’une délégation autochtone de Taiwan, d’un représentant du Conseil Atikamekw et des Montagnais (Québec) et d’un Touareg (Association Survie Touarègue Temoust)
 
Création de l’Agence Kanak de Développement (AKD) qui joue le rôle d’organisation relais entre projets locaux de développement économique et culturel et organisations non gouvernementales.
 
 
Après l’effondrement de l’Union Soviétique, les Saami de la péninsule de Kola ont rejoint le Conseil nordique sami, renommé Conseil Saami en 1995
 
Création en Polynésie française de Te Hui Tiama (Ligue Polynésienne Indépendante des Droits de l’Homme), organisation de défense et de promotion des droits des peuples autochtones du pays Ma’ohi. Après avoir pris des contacts internationaux, Te Hui Tiama a fait porter son effort sur la constitution d’un réseau en Polynésie même et la création de liens qui l’insèrent dans son « bassin naturel », le Pacifique. Ainsi est né le réseau Hiti Tau qui regroupe aujourd’hui une trentaine d’associations (ONG) de tous les archipels.
   
Création à Tizi Ouzou, en Kabylie (Algérie), de l’association Iles Umazigh qui a pour objectif la défense et la promotion de la langue et culture amazighes
 
Création du First People of Kalahari (FPK), organisation qui a eu un rôle principal dans le combat avec le gouvernement depuis plusieurs années.Roy Sesana son président a reçu le Right Livelihood Award en 2005.
  1992  
   
Célébrations du Cinquième centenaire de la « découverte » des Amériques par Christophe Colomb. Contre-manifestations des Premières Nations dénonçant la conquête.
 
Conférence mondiale des peuples autochtones sur le territoire, l'environnement et le développement à Kari-Oca au Brésil. Le but de cette rencontre, qui réunit 850 autochtones du monde entier représentant 82 organisations, fut d'élaborer, quelques jours avant le Sommet de la Terre de Rio, une déclaration présentant le point de vue autochtone en matière d'environnement, de biodiversité, de droits territoriaux, de droits de propriété intellectuelle et culturelle et de droit à l'autodétermination.


 

Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement à Rio de Janeiro. ( Sommet de la terre ). Le Sommet de Rio a donné le coup d'envoi à un programme ambitieux de lutte mondiale contre les changements climatiques, pour la protection de la diversité biologique, ou biodiversité, et l'élimination des produits toxiques dangereux. Il a abouti à la signature de la Déclaration de Rio. Cette déclaration, qui fixe les lignes d'action visant à assurer une meilleure gestion de la planète, fait progresser le concept des droits et des responsabilités des pays dans le domaine de l'environnement. . Les traités et engagements qui ont été dégagés lors de ce sommet sont:

  • le programme « Action 21 » qui comprend environ 2 500 recommandations - dont la plupart n'ont jamais été mises en pratique
  • la Convention sur la diversité biologique -
  • la Convention-cadre sur les changements climatiques
  • la Convention sur la lutte contre la désertification,
  • la Déclaration sur la gestion, la conservation et le développement durable des forêts
 
Création de l’Alliance Internationale des Peuples Autochtones et Tribaux des Forêts Tropicales (AIPATFT) qui couvre neuf régions dans le monde, est un réseau mondial d'organisations représentant les Peuples Autochtones et Tribaux vivants dans des régions des forêts tropicales (Afrique, l'Asie Pacifique et les Amériques). L'Alliance a été fondé, pendant une conférence en Malaisie, où la Charte de l'Alliance a été adopté, et a depuis, fait campagne sans interruption pour les droits des peuples autochtones et tribaux.
 
Création de l’Asian Indigenous Peoples Pact (AIPP) concerne les organisations autochtones de quatorze pays et vise à renforcer la solidarité entre les autochtones asiatiques.
 
   
Création de HITI TAU, Conseil national du pays Maohi, réseau d’une trentaine d’associations de tous les archipels de Polynésie française, en lien avec PIANGO
 
Création à Djanet en Algérie, de l’Association culturelle Tagazt qui a pour objectif la protection, la sauvegarde et la promotion de la culture touarègue, en particulier son patrimoine oral, sa
langue et son écriture en caractères tifinagh
  1993  
 
Proclamation de 1993 : Année internationale des Peuples Autochtones

 

 

 

 

Conférence mondiale sur les droits de l’homme à Vienne. La Conférence mondiale sur les droits de l’homme, dont le but était de consolider les principes du développement durable a permis de prendre des nouvelles mesures, de portée historique, pour promouvoir et protéger les droits des femmes, des enfants et des peuples autochtones. La conférence a décidé la proclamation d’une Décennie internationale des peuples autochtones du monde. Participaient a cette conférence des délégués berbères, qui y découvrent la problématique autochtone et décident de participer au GTPA et de la Ligue polynésienne indépendante des Droits de l’Homme (LPIDH) ou Te Hui Tiama. La conférence se conclu par une Déclaration et programme d’action de Vienne.

 
Participation au GTPA de 2 représentants du Front de Libération Nationale Kanak Socialiste (FLNKS)
 
  1994  
 
Le 1er janvier, jour de l’entrée en vigueur de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena), les indigènes du Chiapas (Mexique) déclenchent une insurrection populaire, sous la conduite de l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN).
 
Adoption par la Sous-commission pour la lutte contre les mesures discriminatoires la protection des minorités d’un Projet de Déclaration sur les Droits des peuples autochtones rédigé par les experts avec la collaboration très active des autochtones et des représentants d’une trentaine d’Etats. Transmission du projet à la Commission des Droits de l’Homme. Ce second groupe fut chargé d’orchestrer les négociations entre les États, plus présents qu’auparavant et les peuples autochtones pour affiner le contenu de cette Déclaration dont il était attendu qu’elle soit adoptée par voie de consensus avant la fin de la première décennie consacrée à la cause indigène (1994-2004).
 
Conférence sur le racisme à Durban, « La discrimination à l'égard des populations autochtones ne peut pas être éliminée en critiquant le tribalisme, en faisant participer tout le monde dans les mêmes écoles ou en déclarant l'égalité à tous les citoyens d'un Etat. Cette approche adoptée en Amérique a échoué bien avant d'avoir été appliquée en Afrique. L'assimilation involontaire constitue l'expression ultime du racisme. Les conséquences en sont mêmes plus profondément préjudiciables. La liberté vise à nous donner le choix et non pas à nous imposer le même modèle » (Déclaration de Mme ERICA-IRENE A. DAES, Présidente du Groupe de travail sur les populations autochtones)
 
Participation au GTPA de représentants berbères de l’Association nouvelle de la culture et des arts populaires (ANCAP-TAMAYNUT) et d’un représentant du réseau HITI TAU de Polynésie française.
   
Création de Tin–Hinan au Burkina Faso
 
Décision par l’Assemblée Générale de l’ONU d’une Décennie internationale des populations autochtones (1995-2004) dont le thème est « Populations autochtones : partenariat dans l’action ».
 
Le 23 décembre 1994, l’Assemblée Générale décide que la Journée Internationale des Peuples Autochtones sera observée, chaque année le 9 août durant toute la Décennie Internationale des Peuples Autochtones. La date correspond au jour de la première réunion du Groupe de Travail, en 1992, sur les Populations Autochtones de la Sous-commission sur la Prévention des Discriminations et de la Protection des Minorités.
 
Adoption par la Sous-Commission de la lutte contre les mesures discriminatoires et de la protection des minorités du projet de déclaration sur les droits des peuples autochtones.
 
  1995- 2004  
 
Première décennie des Peuples Autochtones sur le thème « Populations autochtones : partenariat dans l'action »
  1995  

 

 

 
Conférence sur les femmes à Pékin qui a été une étape majeure dans la reconnaissance et l’affirmation des droits de la femme (et de la femme autochtone) par les États et par les femmes elles-mêmes. Au cours de la conférence, plusieurs gouvernements acceptent la création d’une Instance Permanente sur les Questions Autochtones, proposition soumise à l’Assemblée Générale de l’ONU. Les pays scandinaves et le Danemark, en particulier, suivront le dossier qui aboutira en 2000 à la création de l’IPQA.
  A Saint Rome de Dolan en Lozère, 36 délégations décident de la création d’une structure permanente, le Congrès Mondial Amazigh (CMA) dont le but est de « défendre et de promouvoir l’identité » culturelle de la Nation Amazigh et de soutenir son développement dans tous les domaines, à l’intérieur et à l’extérieur de Tamazgha ».
 
Création de la Communauté des autochtones du Ruanda (CAURWA) structure de coordination entre l’Association pour le développement global des Batwa du Rwanda (ADBR) et l’Association pour la promotion des Batwa (APB). Elle vise à aider les autochtones et particulièrement les Batwa, suite aux ravages de la guerre, à améliorer leurs conditions de vie et à participer plus activement à la politique nationale.
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Création du Centre d’Accompagnement des autochtones pygmées et minoritaires vulnérables (CAMV) qui obtiendra en 2003 le statut consultatif auprès du Conseil Economique et Social (ECOSOC).
   
Création du Conseil National des Droits du Peuple Autochtone en Nouvelle-Calédonie (CNDPA).
 
Création par la Commission des Droits de l’Homme d’un Groupe de Travail intersession ayant pour mandat d’élaborer le projet de Déclaration des droits des peuples autochtones. Il conclura ses travaux en janvier 2006, après onze ans de négociations très serrées entre les délégués des Etats et les représentants autochtones. .
 
Rapport d’Erica Daes sur « la Protection du patrimoine des populations autochtones »

 
  1996  
 
Création formelle par la Déclaration de Ottawa de l’Artic Council, forum intergouvernemental de 8 pays membres auquel participe également le Conseil Saami et l’Inuit Circumpolaire Conférence.
   
Création d’un Réseau d’Actions Concertées Pygmées (RACOPY) au Cameroun. pour promouvoir, entre autres, l’autopromotion des Baka, Bagyeli-Bakola et Bedzan (BBB) et harmoniser les approches des organisations de soutien, intervenant dans la défense des intérêts des BBB.
   
Création à Meknes, Maroc, de l’Association Culturelle ASSID qui a pour objectif de conserver et développer la langue et la culture amazighe comme étant un patrimoine national et universel.et militer pour la reconnaissance de la culture et la langue amazighe
 
Participent au GTPA de l’Association pour la promotion des Batwas (ou Pygmées) du Ruanda et de la Fédération des organisations amérindiennes de Guyane ( FOAG )
 
Rigoberta Menchu, Quiche-Maya du Guatemala, reçoit le Prix Nobel de la Paix, elle appartient à la communauté indienne des Quiché, l’une des plus importantes des 22 communautés indiennes du Guatemala. Sa vie incarne l’oppression et la discrimination auxquelles sont soumis les Indiens du continent américain depuis la conquête espagnole.
 
Création de Tebtebba (Indigenous Peoples' International Centre for Policy Research and Education) (Philippines) qui obtiendra en 2001 le statut consultatif auprès du Conseil Economique et Social (ECOSOC).
 
Création du Working Group of Indigenous Minorities in Southern Africa – WIMSA. à la demande des San en Afrique du Sud, au Botswana, en Namibie, en Zambie et en Zimbabwe, pour fournir une plate-forme pour leurs communautés d'exprimer leurs problèmes, besoins et préoccupations et coordonner les efforts autour des questions San en Afrique australe .
 
Création du Mainyoito Pastoralist Integrated Development Organization - MPIDO, avec pour objectfs de développer l'éducation aux droits humains, à sécuriser les droits fonciers, stimuler le développement communautaire et répondre à l'insécurité alimentaire dans le district de Kajiado, au Kenya. Le siège social est situé à Nairobi.
   
L’EZLN organise au Chiapas une « conférence intergalactique » contre le néolibéralisme ; signature des accords de San Andrés « sur les droits et la culture indigène », au terme d’un dialogue avec le gouvernement de M. Ernesto Zedillo (ceux-ci ne seront pas respectés).
  1997  
 
 
Création de Mandat International qui apporte aux autochtones un soutien logistique à Genève. Cette ONG obtiendra en 2003 le statut consultatif auprès du Conseil Economique et Social (ECOSOC).
 
Création de l’organisation des Minorités Autochtones et Pygmées du Gabon (MINAPYGA).
 
Un projet de Déclaration sur les droits des peuples autochtones (Proposed American Declaration on the Rights of Indigenous Peoples) est spumis au Conseil permanent de l’Organisation des États Américains.
  1999  
 
Déclaration des peuples autochtones à Seattle lors de la troisième conférence ministérielle de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC)
 
Naissance du NUNAVUT, nouvelle entité politique, peuplée en majorité d’Inuit et ayant le statut de territoire à l’intérieur de la confédération canadienne.
  Rapport final de M.A. Martinez sur l’ « Étude des traités, accords et autres arrangements constructifs entre les États et les populations autochtones ».
 
Création au Burundi, Bujumbura, de Unissons nous pour la Promotion des Batwa, (UNIPROBA) orientée vers la promotion des pygmées batwa.
 
Création de l'Aliansi Masyarakat Adat Nusantara – AMAN par plus de 250 représentants autochtones en provenance de tous les coins de l’archipel indonésien réunis à Jakarta pour partager leurs expériences et discuter de leurs préoccupations à l’occasion du premier congrès des peuples autochtones de l’archipel. L’AMAN est une organisation indépendante qui fait partie de la société civile et qui se veut un forum pour les peuples autochtones d’Indonésie. Il s’agit de la seule organisation autochtone nationale.
  2000  


 
Création par le Conseil Economique et Social de l’Instance Permanente sur les Questions Autochtones (IPQA)
 
Création de Tamunt n Iffus, Confédération des associations amazighes du sud marocain qui vise à promouvoir la culture amazigh
  2001  
 
La Commission des Droits de l’Homme nomme un Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme et des libertés fondamentales des populations autochtones. Rodolpho Stavenhagen est choisi pour cette fonction.
 
Création par la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) du Groupe de Travail sur les populations / communautés autochtones auquel participent des membres de la CADHP, des experts représentants les communautés autochtones ainsi qu’un expert indépendant. Il produira un rapport, adopté par la CADHP en novembre 2003, qui présente la conceptualisation officielle de la Commission en ce qui concerne les droits de l’homme des peuples autochtones. Il constitue de ce fait un outil essentiel pour l’amélioration de la situation de leurs droits de l’homme en Afrique.
 
Premier session dans les locaux onusiens à New - York de l’Instance permanente sur les questions autochtones.

 

 

 
 
Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle qui, en particulier fixe l’objectif suivant « respecter et protéger les savoirs traditionnels, notamment ceux des peuples autochtones; reconnaître l’apport des connaissances traditionnelles, particulièrement en matière de protection de l’environnement et de gestion des ressources naturelles et favoriser des synergies entre la science moderne et les savoirs locaux ». ( ligne directrice 14)
 
Rapport de Mme Erica-Irene Daes sur « Les peuples autochtones et leur relation à la terre »,
   
Organisation par les maires amérindiens d’Awala-Yalimapo et Camopi des Ier et 2ème Forums des élus autochtones de Guyane. A cette occasion, l’Association Villages de Guyane s’est constituée. Elle regroupe seize chefs(fes) coutumiers(es) du littoral et de la forêt.
 

Création du Comité Rhéébu Nuu, pour accompagner le projet Goro-Nickel et faire des propositions pour que soient pris en compte les intérêts de la population locale de Goro, de Yaté et de la région.

  2002  
 
Formation du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) qui a pour objectif la promotion de la Kabylie et du peuple Kabyle à l’échelle internationale et la défense et la promotion de la langue kabyle.
   
Création de la Ligue Nationale des Associations Pygmées du Congo (LINAPYCO)
 
Définition de la politique européenne vis-à-vis des peuples autochtones.
« Les questions autochtones sont considérées comme transversales, c’est-à-dire qu’elles doivent être prises en compte dans tous les domaines, comme le développement, les droits de l’homme, la gestion des ressources naturelles ou la santé. L'Union européenne les considère prioritaires ».

 
  2003  
 
Adoption par la Commission des Droits de l'Homme et des Peuples de l'Union Africaine du Rapport sur les Populations / communautés autochtones . Ce rapport sera publié en français et anglais, en 2005, par IWGIA Copenhague.
 
 
Création de la branche francophone d'IWGIA - le Groupe International de Travail pour les Peuples Autochtones (GITPA) - avec pour objectif de développer les contacts avec les organisations autochtones et le public francophone.
  2004  
 
Création de la Coordination Autochtone Francophone (CAF), New- York.
 
Rapport final de E.I. Daes sur la souveraineté permanente des peuples autochtones sur les ressources naturelles.
  Rapport du séminaire sur les Traités, accords et autres arrangements constructifs entre les États et les peuples autochtones, par Wilton Littlechild.
 
Document de travail présenté par M.-A. Martinez sur Les Peuples autochtones et la résolution des conflits.
  2005  
 
Création en Nouvelle Calédonie, à Thio, et par toutes les chefferies concernées par les activités minières du Conseil AUtochtone pour la GEstion des Ressources Naturelles en Kanaky-Nouvelle-Calédonie (CAUGERN)
 
Définition par la Banque mondiale des nouvelles Politiques Opérationnelles concernant les populations autochtones, P.O. 4.10 « Chaque fois que la Banque est sollicitée pour financer un projet affectant directement des populations autochtones, elle exige de l’emprunteur qu’il s’engage à procéder, au préalable, à une consultation libre et fondée sur une communication des informations aux populations concernées. Le financement de la Banque ne sera accordé que, si lors de la consultation libre et fondée sur la communication des informations nécessaires à se faire une opinion, le projet obtient un soutien massif dans la communauté de la part des populations autochtones ».
 
 
Approbation par l'Assemblée générale des Nations Unies d'une Seconde décennie des Populations Autochtones. sur le thème « Partenariat pour l’action et la dignité » .
  2006  
 
Premier congrès mondial de la Coordination Autochtone Francophone (CAF) - Agadir. Le Congrès a rassemblé une quarantaine de représentants de différentes organisations autochtones qui ont le français comme langue de partage, en provenance d’Afrique (Afrique du Nord, de l’Ouest et Afrique Centrale), des Amériques (Canada / Québec et Guyane française) et du Pacifique (Nouvelle Calédonie et Polynésie Française).
 
Adoption en juin, par le Conseil des Droits de l’Homme (Genève) du projet de Déclaration sur les Droits des Peuples autochtones,
   
Création en République Démocratique du Congo, à Bukavu de Dignité Pygmée : une association qui a pour objectif d’alerter la communauté internationale sur la destruction des forêts en RDC et son impact sur les populations autochtones pygmées.
   
Création, en Polynésie française, de Pû Fenua, Pû Métua. Cette association a pour objectifs de faire la lumière sur les traités historiques franco-ma'ohi et d’amener l'État français et le gouvernement local à changer leur politique en matière de justice foncière.
 
Création d’un Conseil des droits de l'Homme (en remplacement de la Commission des droits de l’homme), plus crédible (notamment via son mode d'élection réformée qui serait directement issu de l'Assemblée générale ) avec un domaine de compétence plus vaste.
 
Création de l’Examen Périodique Universel, révision, tous les quatre ans, de l'application des Droits de l'homme dans les 192 États membres des Nations Unies. Placée sous les auspices du Conseil des droits de l'homme cet Examen, pilotée par les États, donne ainsi à chacun l'occasion de faire connaître les actions qu'il a entreprises pour améliorer la situation dans son pays et remplir ses obligations dans ce domaine. Le respect des droits des peuples autochtones est un des volets de cette révision.
 
Elu président le 18 décembre 2005, Juan Evo Morales Ayma est un leader syndical et homme politique de Bolivie né le 26 octobre 1959 dans l'altiplano bolivien. Il est né dans une famille Aymara à Orinoca, une ville de mineurs du département d'Oruro en Bolivie. Leader du Mouvement vers le socialisme.
  2007  
 
Adoption, le 13 septembre, par l’Assemblée Générale de l’ONU de la Déclaration sur les droits des peuples autochtones. A une écrasante majorité de 143 voix pour, seulement 4 voix contre (Canada, Australie, Nouvelle Zélande, Etats Unis) et 11 abstentions, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté la Déclaration des droits des peuples autochtones le 13 septembre 2007. Pendant plus de 20 ans, cette Déclaration a fait l'objet de négociations entre les états-nations et les peuples autochtones.
 
Enregistrement officiel de la Coordination Autochtone Francophone (CAF) à Québec.
 
Création du Mécanisme d’experts sur les drois des peuples autochtones - composé de cinq membres, Ce Mécanisme dote le Conseil des droits de l’homme, le principal organe des Nations Unies en charge des droits de l’homme, d’une expertise thématique sur les droits des peuples autochtones
  2008  
 
Nomination de James Anaya second Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme et des libertés fondamentales des populations autochtones.
 
La Communauté des Autochtones Rwandais (CAURWA) devient la Communautés des Potiers du Rwanda (COPORWA). Et cela, après 4 années des démêlés avec le gouvernement de Kigali qui voyait dans le terme « Autochtone » une connotation divisionniste.
 
Second Congrès mondial de la Coordination Autochtone Francophone à Québec à l’occasion du Sommet de la Francophonie et du 400 eme anniversaire de la fondation de la ville de Québec.
  2010  
 

Union Africaine, Rapport Cadre pour une Politique pastoraliste en Afrique. Sécuriser, protéger et améliorer les vies, les moyens d'existence et les droits des communautés pastorales. Dressé à partir d’expertisesrégionales extensives menées depuis 2007, le Cadre pour une politique du pastoralisme en Afrique est le premier projet, à l’échelle du continent, qui vise à sécuriser, protéger et améliorer les vies, les moyens d’existence et les droits des pasteurs africains. C’est une plate-forme d’engagement, en vue d’une mobilisation et d’une coordination politique pour le développement du pastoralisme africain, qui met l’accent sur la nécessité d’impliquer pleinement les pasteurs, hommes et femmes, dans les processus régionaux et nationaux de développement dont ils sont censés être bénéfic iaires.
Lien vers le Rapport

  2012  
 
Conférence RIO+20. Un grand nombre de représentants autochtones participèrent à la réunion officielle et au Sommet des peuples, évènement parallèle organisé par la société civile. Ils participèrent aux négociations officielles, aux évènements et tables rondes organisés par les gouvernements, les ONG, les grandes entreprises économiques et organisèrent eux-mêmes, hors de la conférence officielle, trois évènements extérieurs. La Conférence s'est par un dicument final : "L'avenir qye nous voulons" dont chacun des 6 chapitres coporte un paragraphe concernant les peuples autchtones.
Lien vers le Rapport

  2014  
 

La première Conférence mondiale sur les peuples autochtones a eu lieu les 22-23 septembre 2014. La réunion a été l'occasion de partager les perspectives et les meilleures pratiques sur la réalisation des droits des peuples autochtones, y compris la poursuite des objectifs de la Déclaration des Nations Unies sur le droits des peuples autochtones.
Lien vers le site de la Contérence
Lien vers la Déclaration finale


 
Création du Groupe de travail sur lea régulation des entreprises transnationales. Le Conseil des droits de l'homme adopte une résolution présentée par l'Équateur et l'Afrique du Sud qui établit un groupe de travail intergouvernemental chargé d'élaborer un instrument international juridiquement contraignant pour réglementer les activités des sociétés transnationales.
  2015  
 

Sommet des Nations Unies sur le développement durable (New York, 25 - 27 septembre 2015)
Ce Sommet a adopté un nouvel ensemble d'objectifs mondiaux pour éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour touś dans le cadre d'un nouveau programme de développement durable. Chaque objectif a des cibles à atteindre d’ici les 15 prochaines années
Lien vers l'accord .

 

Conférence Climat à Paris - COP21 (30/11 au 11/12)
Le Rapport de la COP 20 et les peuples autochtones Après beaucoup d’affrontements et de divisions entre les opinions des pays développés et des pays en développement, les décisions adoptées par la COP 20 mentionnent quatre fois les « peuples autochtones ». De plus, leurs droits sont reconnus dans le préambule aux « Eléments pour un projet de texte de négociation », issu de Lima, point de départ de l’accord prévu en 2015 : "Soulignant que toutes les actions répondant au changement climatique et que tous les processus établis dans cet accord devront prendre en compte la perspective du genre, l’intégrité de l’environnement, la protection de la Terre-Mère et respecter les droits de l’homme, le droit au développement et les droits des peuples autochtones".
Lien vers l'Accord