BENGLADESH

Pétition "Peace for Jummas"


France Libertés,
la Voix des Jummas,
le Groupe International de Travail pour les Peuples Autochtones (GITPA),
Survival International France,
ICRA International,
le Centre Europe Tiers Monde (CETRI)
CEDIDELP
Terres solidaires
International Council of indigenous peoples of CHT (ICIP-CHT),
Kapaeeng Foundation (Bangladesh)
Jummanet Japon
Chittagong Hill Tracts Commision

Noël Mamère, Journaliste et député français
Gilbert Mitterrand, Président de France Libertés
Raja Devasish Roy (Roi des Chakmas)
Yan Yan (Reine des Chakmas)

lancent une campagne pour le respect de l’accord de paix de 1997 au Bangladesh !

Agissez en faveur du peuple Jumma du Bangladesh !

Appelons ensemble la Première ministre du Bangladesh, Mme Sheikh Hasina, à mettre un terme aux violations des droits de l’homme dans la région des Chittagong Hill Tracts et à honorer sa promesse en respectant pleinement les résolutions de l’Accord de paix de 1997. Signez la pétition pour éclairer la situation des Jummas du Bangladesh et faire pression sur le gouvernement.

Les Jummas, peuples autochtones du Bangladesh

Les Jummas, nom collectif donné aux onze peuples autochtones de la région des Chittagong Hill Tracts (CHT) au sud-est du Bangladesh sont ethniquement, culturellement et linguistiquement distincts du reste de la population du pays. Représentant près de 1 million de personnes, ils vivent sur leurs terres ancestrales dans les CHT.

Entre 1979 et 1984, le gouvernement, considérant le territoire jumma comme une terre vierge, a installé entre 350.000 et 450.000 Bengalis sans terre dans la région. La population bengalie a augmenté de 150% entre 1979 et 1991. La colonisation s’est accompagnée d’expulsions, d’incendies criminels et de violences à l’encontre des peuples autochtones. Les agressions sexuelles sur les femmes et filles jummas ont notamment été un moyen pour terroriser les communautés et les obliger à quitter leurs maisons. Privées de leurs moyens de subsistance, les communautés n’ont toujours pas reçu de compensation pour la perte de leurs terres.

Conflit et Accord de paix de 1997

La résistance des Jummas à la colonisation a mené à une guerre contre l’armée bangladaise (années 1970-1997) qui a fait plus de 10.000 victimes. L’Accord de paix, signé en 1997 par le Premier Ministre actuel, Madame Sheikh Hasina, prévoyait : le démantèlement des camps militaires non permanents dans les Chittagong Hill Tracts et la fin de la militarisation excessive de la région ; la restitution des terres confisquées aux Jummas par l’armée et les colons et l’arrêt immédiat du processus de colonisation ; une délégation de pouvoir aux institutions locales afin que les populations jummas puissent jouir d’une plus grande autonomie politique.

Un accord de paix non respecté

Malheureusement, cet accord n’est pas respecté. Minoritaires, les Jummas subissent toujours des violations de leurs droits et ont difficilement accès à la justice pour les faire respecter. Le rapporteur spécial de l'Instance permanente sur les questions autochtones des Nations-Unies, Lars-Anders Baer, a affirmé que les populations jummas étaient victimes "d’arrestations arbitraires, de tortures, d’exécutions, de harcèlement […] et de violences sexuelles».

Les Jummas souffrent particulièrement de violences dans le cadre d’une militarisation excessive de leur territoire. D’après un rapport des Nations-Unies, un tiers de l’armée bangladaise est positionnée dans les Chittagong Hill Tracts alors que la région ne représente qu’un dixième de la superficie du pays et 1% de sa population.

En 2012, l’International Work Group for Indigenous Affairs (IWGIA) estimait qu’il y avait 1 soldat pour 40 civils dans les Chittagong Hill Tracts contre 1 soldat pour 1.750 civils dans le reste du pays. Les Jummas, qui continuent d’être spoliés de leurs terres, sont aujourd’hui majoritaires dans la région mais sont devenus minoritaires dans le district de Bandarban et dans toutes les municipalités urbaines. Privés de leurs territoires et de leurs ressources naturelles, leurs activités traditionnelles comme la récolte, le pâturage, l’élevage ou la cueillette s’en trouvent affectées.

 


Signez la pétition #peaceforjummas !


Rapport adressé au Conseil des Droits de l'Homme des Nations unies
Les informations sur les autochtones du Bengladesh sur le site du GITPA

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