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À la demande urgente ds l'ONG : La Voix des Jumma, le GITPA diffuse cette information .

BENGLADESH

En dépit d'un Accord de Paix qui date de 30 ans (1987)

Les Jummas des Chittagong Hill Tracts continuent de
subir de nouvelles violences.

Le 2 juin 2017, dans la région de Longadu, des incendies criminels massifs, provoqués par des colons bengalis ont détruit au moins 300 maisons jummas.

Le jour précédent, le corps d'un conducteur de motocyclette appelé Nurul Islam Nayan a été retrouvé près de la route de Khagrachari-Dighinala. Celui-ci est un des responsables d’une organisation de jeunesse du parti au pouvoir, l’Awami League. Prétextant que les Jummas étaient responsables de cette mort, une manifestation  a été organisée. Marchant autour du cercueil, un groupe de plus de 1 000 colons bengalis sont partis de Longadu, le 2 juin vers 9h. Vers 10h la foule a entamé des raids dans les villages, le long de la route, pillant et incendiant les maisons, obligeant des centaines de villageois à fuir dans la forêt proche.

Une femme de 70 ans a été brûlée vive dans sa maison. Selon le Centre asiatique des droits de l’homme (ACHR), cinq autres personnes auraient péri de la même manière.

Tout cela s’est passé en présence de la police et de l’armée qui avait autorisé la manifestation malgré les craintes  de débordement exprimées, la veille, par des responsables jummas.

Selon l’organisation Kapaeeng « les gens de la foule étaient armés de couteaux et de bâtons, certains avaient apporté de l'essence, ce qui démontre qu'il s'agissait bien d'une attaque préméditée ». Ce n’est que vers 12h que le couvre-feu a été décrété et mal respecté puisque les exactions ont continué. Le 5 juin, 12 personnes ont été arrêtées et l’État a promis des aides aux personnes qui ont perdu leurs maisons et leur récoltes.
Mais depuis, selon Amnesty international, la police a violemment réprimé « en faisant un usage excessif de la force », une manifestation pacifique d’étudiants jummas qui demandaient que les responsables des incidents de Longadu soient traduits en justice. Les deux organisateurs  jummas de la manifestation pacifique ont été arrêtés et sont détenus.

Une manifestation pacifique d’une organisation féminine Jumma  a subi de la même façon la violence policière et 25 d’entre elles ont été arrêtées selon ACHR.


D’un côté, l’armée et la police assistent sans réagir à une manifestation particulièrement violente d’un millier de colons bengalis, de l’autre elle réprime en faisant un usage excessif de la force, la manifestation pacifique d’une soixantaine de jeunes jummas ou des manifestations organisées par des femmes.

De plus, selon l’ACHR, le lieutenant-colonel Abdul Alim Chowdhury et l'officier en charge du poste de police de Longudu, Mominul Islam, ont prononcé un discours de haine contre les Jummas lors de la manifestation, au point que cette organisation a demandé à l’ONU que ces officiers ne soient pas qualifiés pour participer, à l’avenir, aux missions de l’ONU.
Si l’on ajoute la mort de Romel Chakma, des suites de tortures, en avril 1917, dans les locaux de l’armée, qui peut croire encore, dans cette région, à l’impartialité de l’armée et de la police
 ?

Source des informations : Amnesty International, Kapaeeng fondation, Centre asiatique des droits de l’homme (ACHR), Daily star, New Age,

Des manifestations auront lieu à Paris à ces dates:

- jeudi 15 juin de 15h à 17h: ambassade du Bangladesh.
-  vendredi 16 juin de 10h30 à 12h30: ministère des affaires étrangères françaises.
- vendredi 16 juin de 14h à 16h: siège social de France télévision.


Les informations sur les autochtones Jummas du Bengladesh sur le site du GITPA

www.gitpa.org

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