ÉTATS-UNIS

Solidarité interntionale avec la Reserve Sioix Lakota de Standing Rock

Les banques françaises doivent se désinvestir
du projet d'oléoduc à Standing Rock!

 

 

L’oléoduc Dakota Access Pipe Line doit amener, sur plusieurs centaines de kilomètres, le pétrole de schiste extrait dans le Dakota du Nord vers l’Est des États-Unis. Une portion de cette infrastructure doit traverser, à proximité de la rivière Missouri, des terres ancestrales des Sioux, menaçant leurs sources d’eau potable.

Lettre précédente du GITPA expliquant le contenu du projet

Après des mois de manifestations et d’occupation des terrains, l’administration Obama avait finalement bloqué le chantier et demander l’étude d’un tracé alternatif. lien

Dès son arrivée à la Maison blanche, Donald Trump a cassé cette décision et ordonné la reprise rapide des travaux.
Le nouveau président possède des actions dans Energy Transfer Partners (ETP), l’entreprise qui construit l’oléoduc.

Le 22 février, les forces de l’ordre ont procédé à l’évacuation du principal campement des Sioux et de leurs alliés qui s’opposaient encore à la construction de l’oléoduc Dakota Access, aux États-Unis. Les forces de l’ordre ont procédé à plusieurs arrestations et des incidents ont émaillé l’évacuation.

Aprés cette évacuation "musclée" le combat se poursuit en direction des banques qui financent le projet DAPL

Le GITPA relaie un appel en direction des banques françaises à cesser tout nouveau versement au projet de pipeline « Dakota Access Pipe Line » (DAPL), dans le Dakota du Nord.

4 banques françaises sont engagées dans le projet DAPL: BNP Paribas, Crédit Agricole, Société générale et Natixis

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Des appels au désinvestissement des banques qui soutiennent le projet et ses entreprises retentissent dans tous les Etats-Unis et déjà la ville de Seattle et de Davis California ont rompu leurs relations avec la banque Wells Fargo.

Mais la mobilisation est internationale et les banques européennes sont également appelées à ne plus verser de nouveaux financements à ce projet de 2.5 milliards de dollars

La banque néerlandaise ABN Amro a annoncé le 2 février qu’elle arrêterait toute relation avec Energy Transfer Equity, la maison mère d’ETP, la principale entreprise derrière le projet.

La banque suédoise Nordea a carrément exclu hier les trois principales entreprises du projet.

Malheureusement, jusqu’à présent, les banques françaises n’ont pris aucun engagement similaire, et Natixis et Crédit Agricole ont même récemment refinancé ETP.

En plus de s’être engagée à versé 120 millions de dollars au projet, BNP Paribas, Crédit Agricole et Natixis ont, a minima, financé depuis 2015 les entreprises actives dans le projet, principalement ETP à hauteur de 400, 455 et 402 millions d’euros.

A la mi-janvier, après l’arrivée de Trump au pouvoir et ses déclarations sur le Dakota Access Pipeline, Natixis et Crédit Agricole ont soutenu des financements de 72 et 35 millions de dollars à ETP.

Enfin, toutes les banques françaises hormis Société Générale une fois de plus, ont soutenu un prêt un prêt de 2,2 milliards de dollars ces derniers jours.

Source : Les Amis de la Terre

Dernières nouvelles le 15 mars 2017

Le Crédit Agricole fait un petit pas, les autres banques françaises font profil bas


Crédit photo : Dakota Access Pipeline Day of Action San Francisco @Michael Short / Greenpeace

Le comportement des banques est en contradiction avec les "Principes de l'Équateur"

"Un ensemble de dispositions en vue d'une gestion saine
des problèmes sociaux et environnementaux liés au financement de projets"

qu'elles ont aprouvées :
Société Générale (le 3/09/2007) ,
BNP Paribas ( le 24/10/2008),
Crédit Agricole ( le 4/06/2003)

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Ces banques doivent se désinvestir du projet d'oléoduc à Standing Rock!