Le GITPA vous informe sur 3 évènements " peuples autochtones" à Paris


Le 14 Octobre de 14h à 22 h
37e édition de la Journée internationale de solidarité avec les peuples amérindiens du CSIA-Nitassinan
"Décolonisons les Amériques - Hommage aux protecteurs de l’eau et de la Terre-Mère"

 

Le 26 octobre de 15h30 à 19h30
Rencontre avec les "Gardiens de la Forêt"
au Point Éphémère, 200 Quai de Valmy, 75010 Paris




Le 13 octobre de 14h à 17h


Les paradoxes de la reconnaissance des droits autochtones
Salle Goguel, 56 rue des Saints-Pères (5e étage)


L’école de droit de Sciences-Po a le plaisir d’accueillir Maxime St-Hilaire et Barbara Truffin
autour d’une table ronde sur la reconnaissance des droits autochtones.


Bien que l’avancée représentée par la signature de la Déclaration des Nations Unies des droits autochtones en 2007, après douze années de négociations ardues, soit incontestable, elle n’en a pas moins engendré de nouveaux questionnements. On observe en particulier une montée en puissance mais aussi une diversification des processus de « juridicisation » de la reconnaissance des peuples autochtones, au-delà de la seule « codification des droits coutumiers ». L’émergence de formes de constitutionnalisation des droits autochtones met en jeu des épistémologies juridiques omniprésentes dans les revendications autochtones. Un jeu dialectique complexe s’enclenche, entre imposition, réappropriation et invention de catégories juridiques. L’étude de ces processus est un champ de recherche faisant place à l’interdisciplinarité et à des méthodologies diverses. Nos deux intervenants venant de disciplines différentes et utilisant des méthodologies différentes, leur confrontation sera l’occasion de rendre compte de la complexité des enjeux de la reconnaissance des peuples autochtones.

Maxime St-Hilaire est professeur à la faculté de droit de l’Université de Sherbrooke. Il est l’auteur d’un ouvrage basé sur sa thèse de doctorat intitulé: La lutte pour la pleine reconnaissance des droits ancestraux. Problématique juridique et enquête philosophique (Montréal, Yvon Blais, col. « Prix Minerve », 2015). Maxime St-Hilaire s’attarde ainsi sur la question de la ‘pleine reconnaissance’ des droits ancestraux en soumettant à la réflexion juridico-épistémologique le droit, la théorie du droit mais également la philosophie.
La lutte pour la pleine reconnaissance des droits ancestraux est donc abordée à la lumière de la complexité des ressorts et enjeux politiques, moraux et éthiques. Les logiques actives de fabrication du droit et de ses grilles de lectures, telles que le monisme et le pluralisme, sont explorées pour mieux comprendre les limites inhérentes aux politiques de reconnaissance.

Barbara Truffin est chercheuse au Centre d’histoire du droit et d’anthropologie juridique de l’Université Libre de Bruxelles (ULB). Une partie de sa recherche porte sur le rôle du droit en Amazonie équatorienne où elle évalue en particulier le processus de ‘juridicisation’ des droits des peuples autochtones en Equateur à travers leur constitutionnalisation. Elle examine les paradoxes ainsi que les conséquences politiques, juridiques et culturelles de ce processus dans le contexte particulier de l’Amazonie équatorienne, dont certaines caractéristiques sont l’ineffectivité constitutionnelle liée aux phénomènes de para-juridicité, la complexification des rapports que cela entraine, également intensifié par la privatisation du pouvoir public.

www.gitpa.org