DES AVANCÉES LÉGALES ONT EU LIEU DANS DIFFÉRENTS PAYS
SUR LA RECONNAISSANCE D'UN 3ème GENRE

Le GITPA fait connaitre ici une longue interview de Bernard Saladin d’Anglure, anthropologue, spécialiste de la parenté, du chamanisme et des Inuit, référence internationale sur la question d’un troisième sexe social (ou genre) et membre du Bureau de direction du GITPA qui s’intitule « un pionnier du troisième sexe social ».
Cette interview a été conduite par Madame Lætitia Atlani-Duault, co-rédactrice en chef de la revue SOCIO (MSH PARIS) et fait suite à une présentation de l’interviewé et de son œuvre par Louis-Jacques Dorais - un de ses collègues de l’Université Laval (Québec). Ces deux documents ont été mis en ligne le 19 décembre 2017, dans le dossier «Combien de sexes ?» du numéro 9 de la Revue Socio, MSH, Paris, sur le site :

http://journals.openedition.org/Socio/2898.
© Éditions de la Maison des Sciences de l’homme.

Ils permettent d’éclairer les débats qui agitent aujourd’hui de nombreuses arènes, en France comme à l’étranger, à propos des personnes intersexes :

Quelques avancés récentes


2 avril 2017 : Australie : La plus haute juridiction a décidé qu'une personne pouvait être reconnue par l'Etat civil comme de "genre neutre", et non pas seulement de genre féminin ou masculin, faisant de ce pays un des rares à reconnaître un troisième sexe.
La Haute cour "reconnaît qu'une personne peut être ni de sexe masculin ni de sexe féminin et autorise donc l'enregistrement d'une personne comme étant d'un genre 'non spécifique'", selon un avis unanime de ses juges. Ils ont ainsi rejeté un appel déposé par l'État de Nouvelle-Galles du sud qui réclamait que seuls soient reconnus les genres féminin et masculin.

15 avril 2017 : Inde : La Cour suprême a reconnu, la communauté transgenre comme étant un troisième genre, ni masculin ni féminin.
Cette décision va permettre à plusieurs millions de personnes qui ont subi une opération chirurgicale de changement de sexe ou qui adoptent le mode de vie de l'autre genre sans forcément avoir changé de sexe, sans oublier les eunuques, de faire reconnaître leurs droits. « La reconnaissance des transgenres comme un troisième genre n'est pas une question sociale ou médicale, mais une question de droits de l'homme », a déclaré le juge K. S. Radhakrishnan.

15 octobre 2017, États - Unis, le gouverneur californien Jerry Brown a ratifié ce «Senate Bill», aussi appelé «Gender Recognition Act», qui donne aux Californiens le choix entre trois options sur leurs documents d'identité officiels: «masculin», «féminin» ou «non binaire».

8 novembre 2017 : L’Allemagne sera-t-il le premier pays en Europe à reconnaître officiellement un «troisième sexe» ? Une décision de la plus haute juridiction allemande, rendue publique, va en tout cas en ce sens. La Cour constitutionnelle donne à la chambre des députés jusqu’à «fin 2018» pour voter la légalisation d’un «troisième sexe» sur les registres de naissance, à côté des mentions «masculin» et «féminin». La juridiction basée à Karlsruhe invite les députés à introduire dans les documents concernés une mention telle qu’«inter», «divers» ou tout autre «désignation positive du sexe».

2 janvier 2018 : États-Unis : les personnes transgenres peuvent désormais s'enrôler dans l'armée. C'est un échec pour le président américain Donald Trump qui avait annoncé fin juillet 2017 sa décision d'interdire aux personnes transgenres de servir dans l'armée. Les personnes transgenres désireuses de rejoindre les forces armées américaines peuvent désormais le faire ouvertement. Depuis le 1er janvier 218, le Pentagone autorise en effet les personnes transgenres à s'enrôler, à condition de remplir certains critères physiques et médicaux.

11 questions à Bernard Saladin d'Anglure dans son interview

Pour en savoir plus :

Accès à l'interview et à la présentation de l'interviewé
Schéma de socio-cosmologie inuit

www.gitpa.org