Liste des experts du GITPA
pour la région Arctique

( qui ont formellement donnés leurs accords pour participer au réseau)


Inuit

( Nord Canada, Groenland, Alaska, Est Sibérie)

ANTOMARCHI Véronique, docteure en histoire, enseigne en tant que professeure agrégée d'histoire et de géographie, elle est aussi chargée de cours à l'Université Paris Ouest Nanterre. Diplômée en langue et culture inuit, elle est chercheure associée au Cerlom ( centre d'étude et de recherche sur les littératures et oralités du monde) à l'Inalco à Paris et au G.D.R Mutations Polaires. Thèmes de recherche : Oralité et image, Photographie et construction de la mémoire sociale dans l’Arctique canadien, étude de la photographie au Nunavik, représentation des paysages arctiques du point de vue occidental et inuit, représentation des postures, des parures corporelles du point de vue occidental et inuit, mémoire individuelle, familiale et sociale, imaginaire, tourisme.

 
BORDIN Guy, docteur en océanographie (université de Brest), en ethnologie (université de Paris Ouest Nanterre) et diplômé en langue et culture inuit de l’Institut national des langues et civilisations orientales (Paris). Il est chercheur associé au Cerlom (Centre d’étude et de recherche sur les littératures et oralités du monde –Inalco) et au GDR Mutations Polaires. Il a effectué de nombreux séjours dans l’Arctique inuit. Ses sujets d’étude portent globalement sur les relations entre langue et culture. Il a publié de nombreux articles dans des revues anthropologiques, portant notamment sur la nuit et sur la perception du temps chez les Inuit. Il donne des cours de langue et ethnologie inuit à l’Institut des hautes études de Belgique (Bruxelles) et à l’Inalco (Paris). Il a coréalisé trois documentaires avec Renaud De Putter (J’ai rêvé en 2006, Daphné, éloge du lointain en 2009 et Circe’s Place en 2011), et vient de publier le livre On dansait seulement la nuit. Fêtes chez les Inuit du nord de la Terre de Baffin, Société d’ethnologie, Nanterre (2011).

 

DEVALUY Michelle, professeur d’anthropologie à l’Université d’Alberta. Ethnolinguiste spécialisée dans la langue inuktitut, elle est membre du comité d’organisation de l’École doctorale internationale pour les études des sociétés arctiques, une collaboration unique entre des chercheurs et des habitants du Grand Nord. Elle est l’auteur de nombreux essais et d’un film remarqué,
« Anaulataq, jouer pour ne pas perdre ».

 
DRIEUX Christiane., docteur en anthropologie, a exercé l’orthophonie pendant de nombreuses années avant de reprendre en parallèle des études et soutenir en 2019, à l’EPHE, une thèse consacrée aux chasseurs inughuit de narvals (nord-ouest du Groenland). Depuis 1985, au cours de séjours répétés, tant dans l’Arctique groenlandais que chez les Sames, les Tibétains, les Mongols, elle a constamment été attentive à la transmission des savoirs et des savoir-faire dans des contextes culturels divers. Son étude porte maintenant plus particulièrement sur l’adaptation des Inughuit, chasseurs de mammifères marins, aux changements de leur environnement et sur les préoccupations actuelles de cette communauté. Réalisatrice de documents audio-visuels et d’expositions destinés à mettre à la portée de non-spécialistes des connaissances acquises sur le terrain.

 
HERRMANN Thora Martina est professeure agrégée au Département de géographie à l’Université de Montréal, Canada. Elle étudie les interrelations entre les sociétés et l'environnement et à la façon dont se transforme la nature. À travers ses projets de recherche-action-creation elle travaille à documenter les savoir-faire et les savoir-être des sociétés autochtones dans les régions polaires en lien avec leur environnement, leurs pratiques de chasse, de piégage, de pêche, de cueillette et d'élevage, et leurs adaptations aux changements climatiques et socio-environnementaux. La géographie autochtone et l’écologie politique guident ses analyses sur les enjeux liés à la conservation autochtone de la nature. Elle explore les moyens à favoriser la mise en valeur et la transmission de ces savoirs auprès des jeunes générations en utilisant des méthodes de creation en arts visuels, telles que le cinéma et le PhotoVoice. Thora a travaillé antérieurement aux Nations Unies/département des affaires économiques et sociales, et à l’Agence allemande de développement international (GiZ) sur des enjeux reliés aux politiques de conservation de la biodiversité et à la coopération internationale.

 
HERVÉ Caroline, professeure au département d'anthropologie de l'Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche sur les relations avec les sociétés inuit (Sentinelle Nord). Ses travaux se situent dans le champ de l’anthropologie politique. Elle s'intéresse aux relations de pouvoir, à la nature et aux dynamiques de ces relations et à leurs transformations dans le contexte de situations coloniales.Sa thèse de doctorat a été réalisée en cotutelle entre l'Université Laval et l'École des hautes études en sciences sociales (France) en 2013. Elle y  analyse la transformation des dynamiques du pouvoir et l'émergence de la figure du leader politique chez les Inuit du Nunavik (Arctique québécois). Elle a notamment montré l'étroite relation entre pouvoir et coopération. Formée également en histoire (Université de Rennes 2 et UQTR) et en langue inuit (Institut national des langues orientales), elle porte un grand intérêt à l'épaisseur historique des phénomènes politiques contemporains et à la façon dont la langue véhicule leurs transformations. Elle mis à profit une année d'étude post-doctorale à l'University of Alaska Fairbanks (2015) pour établir des comparaisons entre les dynamiques politiques des Inuit du Nunavik et ceux de l'Alaska, plus particulièrement les Inupiãt. Elle a par ailleurs travaillée comme directrice exécutive de Saturviit, l'association des femmes inuit du Nunavik, de 2014 à 2017. 

 
MERLI Laetitia, anthropologue (Docteur de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris) et réalisatrice de documentaires. Spécialiste du chamanisme en Mongolie et en Sibérie depuis plus de dix ans, elle a réalisé plusieurs films sur ce sujet après avoir été formée en Réalisation Documentaire à l’Université de Manchester et à Paris auprès de Jean Rouch et de Stéphane Breton. Plus tard, elle a été Maître de Conférence à Manchester en Anthropologie Visuelle, puis chercheur associé à l’Université de Cambridge et directrice artistique du Festival International Jean Rouch au Musée de l’Homme. Ses deux derniers films : « Shaman Tour » (2009) (Arte, Sélectionné dans de nombreux festivals, Primé au Jean Rouch 2010 et au Cervino CineMountain en Italie) et « La Revanche des Chamanes » (2011) (Planète, Primé au Jean Rouch 2011, Ministère de la Culture). Travaille actuellement à la réalisation d'un documentaire sur le chamanisme en France "Aujourd'hui les chamanes" produit par Gens de Terrain.

 
PETIT Céline ethnologue Docteur en ethnologie de l’Université Paris Ouest Nanterre et de l’Université Laval, Canada (2009), C. Petit a réalisé une thèse consacrée aux pratiques et aux représentations associées à la notion de jeu chez les Inuit Iglulingmiut de l’Arctique canadien, du XIXe siècle à nos jours. Elle a suivi une formation en ethnologie et en anthropologie visuelle à l’Université Paris X-Nanterre (maîtrise, DEA, doctorat), au sein du Laboratoire d’Ethnologie et de Sociologie Comparative (UMR 7186) et à l’Université Laval (doctorat en cotutelle), au sein du Centre Interuniversitaire d’Études et de Recherches Autochtones (précédemment Groupe d’Études Inuit et Circumpolaires), Canada. Elle a également suivi un cursus de « Langue et culture inuit » à l’INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales, Paris) et est titulaire du Diplôme supérieur « Langues et cultures de l’Arctique oriental » (2005) et du DULCO Inuktitut (2003). Elle a mené plusieurs enquêtes ethnographiques chez les Inuit du Nunavik et du Nunavut, principalement dans la région d’Iglulik et à Iqaluit, Kuujjuaq et Tasiujaq, Canada (2000-2011, 26 mois de terrain), et dans des communautés mayas - tzotziles et tzeltales - du Chiapas, Mexique (1997-1998, 8 mois de terrain : réalisation d’un mémoire de maîtrise).

 
KOPERQUALUK Lisa Qiluqqi est née à Puvirnituq, dans le Nord du Québec (Nunavik).. Titulaire d'un baccalauréat en sciences politiques de l'Université Concordia, Montréal, elle détient une maitrise en anthropologie de l'Université Laval, Québec. Parlant couramment l'inuktitut, l'anglais et le français, Lisa a agi comme agente des communications pour Makivik Corporation pendant sept ans et a participé à divers forums régionaux, nationaux et internationaux tels que les assemblées générales du conseil circumpolaire inuit à Kuujjuaq 2002, à Barrow 2006 (en tant que déléguée) et élue en juillet 2018 à Utqiaġvik en tant que vice-présidente international d'ICC Canada. Lisa est membre de la Commission de la qualité de l'environnement Kativik (KEQC) depuis 2010, un organisme décisionnel indépendant chargé d'évaluer et d'examiner les projets de développement au Nunavik. En tant que cofondatrice et ancienne présidente de l'Association des femmes inuites Saturviit du Nunavik, les questions de justice sociale concernant les femmes et les enfants inuits l'ont amenée à mener une étude sur la situation des femmes inuites au Nunavik en fonction de leur point de vue. Elle travaille pour les intérêts des Inuits dans l'autodétermination en défendant l'autonomie politique et économique des Inuits, la justice sociale (en particulier par le biais du droit inuit) et la protection de l'environnement, de la culture et de la langue.

 
ROBERT-LAMBLIN Joëlle, Directeur de Recherche cl.ex. honoraire au C.N.R.S. Membre associé de l'UPR 2147: "Dynamique de l'Evolution humaine: Individus, Populations, Espèces". Rattachée au thème de recherche: "Histoire et géographie des peuplements humains"La majeure partie des travaux de terrain et de laboratoire de J.Robert-Lamblin a porté sur l'ethnie inuit des Ammassalimiut du Groenland oriental : c'est à dire les populations des communes d'Ammassalik et de Scoresbysund (Ittoqqortoormiit). Dans la continuité des recherches entreprises dans cette région dès 1934-37 par Robert Gessain et Paul-Emile Victor, elle a effectué des enquêtes de longue durée, avec des séjours répétés entre 1967 et 1994, ainsi qu'une nouvelle mission de terrain en 2007. D'autres missions sur le terrain : parmi les Aléoutes du sud-ouest de l'Alaska (en 1971) et plus récemment (à partir de 1991, du fait de l'ouverture du Grand Nord soviétique aux chercheurs occidentaux) auprès des Eskimo/Yuit et des éleveurs de rennes de la Sibérie nord-orientale.

 
SALADIN d'ANGLURE Bernard, Anthropologue social, spécialiste des Inuit de l’Arctique canadien, du chamanisme, et des droits autochtones. Après un doctorat en anthropologie, il a été chargé de recherches (1965-1973) au CNRS (Laboratoire d’Anthropologie sociale), puis professeur (1971-2002) au département d’anthropologie de l’Université Laval (Québec) où il est, depuis 2002, Professeur émérite de l'Université Laval, associé au Département d'Anthropologie et chercheur associé au CIÉRA. Co-fondateur (1973) et président de l’Association Inuksiutiit Katimajiit (Canada) dont les objectifs sont l’étude et la promotion de la langue de la société et de la culture des Inuit. Co-fondateur et membre actif (1988-2004) du Groupe d’Études Inuit et Circumpolaires (Université Laval, Québec) et du Centre Interuniversitaire d’Études et de Recherches Autochtones (CIERA, Université Laval, Québec) (2004) qui lui a succédé. Co-fondateur et co-directeur de la collection « Mondes Autochtones » aux Presses de l’Université Laval (2004). Co-chercheur (depuis 2002) dans le projet interdisciplinaire « Autochtonie et gouvernance » du Centre de Droit Public de l’Université de Montréal. Il est chercheur membre du réseau DIALOG et vice-président du GITPA.Il a reçu en 2011 l' Ordre du Canada.

 
THERRIEN Michèle, maître de conférence à l'Institut national des langues et civilisations orientales, (INALCO) à Paris; elle a enseigné la langue et la culture inuit. Au Collège Nunavut de l'Arctique, à Iqaluit, capitale du territoire, elle a participé aux échanges de savoir entre les Aînés et les nouvelles générations. Elle a été l'auteur de nombreux ouvrages dont Printemps inuit, naissance du Nunavut. Elle est décédée le 16 octobre 2017.Elle a largement contribuée aux activités du GITPA.
 

 

Tribus de langues athapascanes

 

MARTIN Nastassja, anthropologue, spécialiste des sociétés autochtones de l'arctique. Elle a d'abord travaillé chez les chasseurs-cueilleurs Gwich'in en Alaska, dans le cadre de sa thèse (EHESS, sous la direction de Philippe Descola), en s’intéressant aux liens entre colonisation, changement climatique et animisme. (Les âmes sauvages, La Découverte, Paris, 2016). Elle a par la suite déplacé le regard à l'Est, au Kamtchatka, et mène actuellement des recherches auprès d'un collectif Even reparti en forêt à la chute de l'Union soviétique. Elle réalise des films en partenariat avec arte sur son terrain russe depuis trois ans, et monte des projets collaboratifs avec les Even. Elle publie en 2019 un livre de littérature sur le kamtchatka et l'animisme (Croire aux fauves, Verticales, 2019) et prépare actuellement son troisième livre pour La Découverte, une étude comparative entre l'Alaska et le Kamtchatka, qui traite des politiques d'assimilation étatiques, des métamorphoses environnementales et des formes de réponses que formulent les indigènes qui y font face, de part et d'autre du détroit de Béring.

 

Same
( Norvège, Suède, Filande, Russie)

AYAYDIN Eda. politiste, est rattachée à Sciences Po Bordeaux et à l’UVSQ à Paris où elle enseigne la Gouvernance de l’Arctique. Elle a deux axes de recherche: la souveraineté et la gouvernance de la région arctique et ainsi que les droits politiques et fonciers des peuples autochtones, en particulier du peuple sámi de Fennoscandie. Pendant un stage de recherche en 2018 au Centre Arctique de l’Université de Lapland à Rovaniemi, elle a conduit une recherche du terrain en Laponie entre Rovaniemi et Kirkenes, et commencé à travailler sur la question des droits politiques du peuple Sami.
 

PLAQUIN Héloïse
, docteure en droit et a vécu 4 ans en Norvège. Sa thèse, soutenue en 2016 en cotutelle internationale entre les Universités d’Oslo et de Rouen, porte sur le sujet : « Identités culturelles régionales ou autochtones et États unitaires : à la recherche d’une conciliation ». S’intéressant aux relations majorité/minorités au sein des États et à la problématique de la gouvernance, ses travaux lors de colloques, séminaires et articles comparent les droits culturels et fonciers du peuple autochtone sámi et de la minorité linguistique corse dans le cadre du fédéralisme, de la décentralisation et de la régionalisation. Elle a, entre autres, travaillé comme consultante juridique pour l’ONG Rainforest luttant contre la déforestation en RDC et protégeant les ressources naturelles et territoriales des communautés locales et forestières. "
 
ROUÉ Marie,  anthropologue, directrice de recherche CNRS au Muséum,  est spécialiste des peuples arctiques et subarctiques et de  leurs relations à la nature. Après avoir mené ses recherches en  Laponie chez les éleveurs de rennes Samis du nord de la Norvège  (1969-80), elle a travaillé avec les Inuit au Canada (1979-1991), puis  avec les Indiens Cris de la Baie James (Québec, 1994 à 2002), enfin avec les Samis du nord de la Norvège et de la Suède (2005 à aujourd'hui)  Ses recherches portent sur les savoirs  indigènes et locaux, et sur l'épistémologie des savoirs locaux et  scientifiques. Une question récurrente sur tous ses terrains et particulièrement sur les territoires protégés et labellisés (parcs nationaux, site du patrimoine mondial UNESCO) porte sur les savoirs et relations des peuples locaux à la nature, et les conflits des représentations et des pratiques : comment plusieurs groupes  sociaux (y inclus les scientifiques) peuvent-ils gérer un même lieu  ensemble en tenant compte de la diversité et divergence de leurs savoirs, pratiques  et représentations ? Ses travaux concernent également le rôle des ONG  et plus généralement celui de la médiation entre les groupes indigènes  et la société globale. Parmi ses publications : 2002, "Des savoirs  traditionnels pour évaluer les impacts environnementaux du  développement moderne et occidental", dans Revue Internationale en  Sciences Sociales, , publié en 7  langues ; 2003, "Savoirs locaux : l'expertise écologique des Indiens",  Sciences Humaines N° 137, ; 2004, "ONG  environnementalistes américaines et Indiens Cris - Une alliance contre  nature pour sauvegarder la nature ?", RISS 175, publié en 7 langues.

 


Peuples numériquement peu nombreux
(Grand nord - Sibérie)

CHICHLO Boris, anthropologue d’origine russe, spécialiste des peuples de Sibérie. Chercheur honoraire du Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, (laboratoire “Éco-anthropologie et ethnobiologie”), directeur du Centre d’études sibériennes à l’Institut d'études slaves, fondateur et rédacteur en chef de la collection “Questions sibérienne” et membre de la rédaction de la “Revue des études slaves ”. Président de l’association “ France -Sibérie ”, il est également membre du Advisory Committee of “ Anthropology & Archeology of Eurasia ”. Depuis 1965, il a effectué de nombreuses missions sur le terrain chez les peuples autochtones et dirigé plusieurs expéditions en Yakoutie, Tchoukotka, Kamtchatka, et autres régions de Sibérie.

 
LAVRILLIER Alexandra, après avoir étudié le russe aux Langues O, elle découvre la Iakoutie en 1994. Elle sert alors de guide et d’interprète au photographe Marc Garanger, qui prépare son ouvrage Taïga, Terre de chamans. Après ce séjour de trois mois, elle retourne presque chaque année en Sibérie pour poursuivre ses recherches. Elle est docteur en anthropologie du Centre d’études mongoles et sibériennes, à Paris, et poursuit depuis l’obtention de sa thèse sur le nomadisme et les adaptations sédentaires chez les Évenks de Sibérie postsoviétique, des recherches à Leipzig, en Allemagne. Fondatrice de l’association Sekalan (« arc-en-ciel » en évenk), Alexandra Lavrillier a développé, grâce à une ONG allemande, un projet d’école nomade, récompensé en 2006 par le prix Rolex « pour l’esprit d’entreprise ». Mariée à un éleveur évenk des monts Stanovoï, elle maîtrise, en plus du russe, l’évenk et le iakoute.

 
SAMSON -NORMAND DE CHAMBOURG Dominique, est maître de conférences à l’Institut National des Langues & Civilisations Orientales, membre titulaire du Centre de Recherches Europe Eurasie (INALCO, CREE 4513). Docteur en études sibériennes (Prix de la meilleure thèse Inalco 2010), il travaille depuis 1996 avec les peuples de la Sibérie nord-occidentale : Nénètses de Jamal, Khantys septentrionaux et orientaux et Mansis septentrionaux. Il a collaboré à la rédaction de recueils consacrés à la Sibérie et participé à des travaux collectifs, en France comme à l’étranger, sur l’espace arctique, les communautés autochtones de Sibérie et leurs littératures. Il est l’auteur de deux ouvrages, d’articles sur les interactions entre les mondes russe et autochtone (christianisation et soviétisation, notamment) ainsi que de traductions d’écrivains de la Russie (sub) arctique — Eremej Aipin (2005), Tat’jana Moldanova (2007) et Roman Rugin (2008).
 
VATÉ Virginie, chargée de recherche au CNRS et rattachée au GSRL depuis novembre 2007. Elle a soutenu sa thèse intitulée « A bonne épouse, bon éleveur ». Genre, « nature » et rituels chez les Tchouktches avant, pendant et après la période soviétique » en 2003 à l’Université de Paris 10 Nanterre. De 2003 à 2007, elle est chercheur à l’institut d’anthropologie sociale Max Planck.. Depuis 1994, ses recherches portent sur la Tchoukotka, région située à l’extrême Est de l’Arctique sibérien (Russie). Elle y a séjourné en tout environ trois années, principalement chez les Tchouktches éleveurs de rennes, chez les chasseurs de mammifères marins (Vankarem, Noutépelmène, Enmelen), mais aussi à Anadyr, la capitale de la région. Elle a obtenu la médaille de bronze du CNRS en 2009
 

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