1 / 2011 (Accès aux lettres précédentes)

Cette lettre diffuse les informations reçues par le GITPA/IWGIA France
de Janvier à Mars 2011
et mises en ligne sur le site www.gitpa.org

Pour accèder aux informations, cliquez sur les messages ci-dessous,
et pour accéder aux informations en anglais et en espagnol cliquez sur les icônes suivantes :

 

ACTUALITÉS DU MONDE AUTOCHTONE
ACTUALITÉS DES QUESTIONS AUTOCHTONES

Arctique

Amérique du nord

Amérique latine

Pacifique

Asie

Afrique

 

Accaparements de terres

Agrocarburants

Activités politiques des peuples autochtones

Aires protégées

Biopiraterie

Changements climatiques

Droits territoriaux

Femmes autochtones

Forêts

Exploitation gaz et pétrole

Grands et trés grands barrages

Langues

Mines

Pastoralisme

Qui est autochtone ?

Racisme, discrimination

Santé

Savoirs autochtones

ACTUALITÉS DES PROCESSUS INTERNATIONAUX

FAO

RAPPORTEUR SPECIAL SUR LES DROITS DES PEUPLES AUTOCHTONES

INSTANCE PERMANENTE SUR LES QUESTIONS AUTOCHTONES ( NEW YORK)

 

CONSEIL DES DROITS DE L'HOMME
EXAMEN PERIODIQUE DE LA SITUATION DES PEUPLES AUTOCHTONES
(GENÈVE)

Afrique:
Cameroun, Congo, Ethiopie,Nigéria, RCA, RDC, Tchad.
Amérique
Canada, Chili, Costa-rica, Dominique, Equateur, Guatemala, Mexique
Arctique
Fédération de Russie, Norvège.

Asie
Bangladesh, Cambodge, Chine, Inde, Indonésie, Malaisie, Viet nam
Pacifique

Nouvelle zelande

DEUXIEME DECENNIE INTERNATIONALE DES PEUPLES AUTOCHTONES

REDD: PROGRAMME DE RÉDUCTION DES EMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE DUES AUX DÉFORESTATIONS ET AUX DÉGRADATIONS DES FORÊTS







ACTUALITÉS DES PUBLICATIONS

COMMISSION DES DROITS DE L'HOMME ET DES PEUPLES DE L'UNION AFRICAINE et IWGIA
, 2010, Avis de la Commission Africaine des Droits de L'homme et des Peubles sur la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peubles Autochtones, 80p.
La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (Déclaration) marque une étape importante dans la lutte des peuples autochtones dans le monde entier, incluant en Afrique. La Déclaration est l’instrument international des droits de l’homme le plus complet abordant la question des droits des peuples autochtones. Lors de sa 41ième session ordinaire tenue en mai 2001 à Accra, au Ghana, la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (Commission africaine) a adopté un « Avis juridique sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones » qui démontre clairement que les droits contenus dans la Déclaration sont compatibles avec la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et la jurisprudence de la Commission africaine. Afin de démontrer son appui et de faire un plaidoyer en faveur de la Déclaration, le Groupe de travail de la Commission africaine sur les populations/communautés autochtones a publié à la fois la Déclaration et l’Avis juridique. Télécharger le document
DORVAL Brunelle (sous la direction de), 2010, Gouvernance, théorie et pratiques, Ed.IEIM, 307p.
Si le directeur de publication avait pu se prévaloir d'une pratique en vogue au 18e siècle, il aurait coiffé ce livre du titre interminable suivant : «Gouvernance ou études des incidences de la libéralisation des marchés sur les conditions de travail et de vie des femmes dans les Amériques et au Québec, sur la gestion des mines artisanales en Colombie, sur l'exercice du pouvoir dans les communautés autochtones au Mexique, sur les alternatives défendues par les Zapatistes, sur la gestion de l'eau en Argentine, ainsi que sur les promesses et les déboires de la citoyenneté digitale en Argentine et au Venezuela». Cette énumération met en relief les deux fils conducteurs qui lient les contributions rassemblées dans ces pages, la gouvernance bien sûr, mais aussi l'ouverture des marchés, deux pratiques qui se côtoient malaisément, surtout quand il est question de faire porter à la notion de gouvernance une vertu émancipatrice qu'elle n'a pas toujours. Accès au PDF
FONTAINE Guillaume, 2011, Gaz et pétrole en Amazonie, conflits en territoires autochtones, L'Harmattan, 216p.
Avec plus de sept millions de kilomètres carrés, la forêt amazonienne est le nouvel El Dorado pour l´exploitation de pétrole et de gaz naturel. Cependant, cette forêt abrite une richesse biologique unique au monde, par sa densité et la diversité des espèces qu'elle abrite. Elle constitue aussi le cadre de vie de centaines de peuples autochtones, dont les territoires se sont réduits comme peau de chagrin à mesure qu'avançait cette nouvelle forme de colonisation. Les impacts environnementaux et sociaux qui s´ensuivent sont à l'origine d´innombrables conflits opposant des entreprises parfois plus puissantes que des États, à des populations aux intérêts souvent sacrifiés par les politiques nationales de développement. Ce livre traite particulièrement de conflits survenus en Équateur, en Colombie et au Pérou. Il aborde cinq dimensions souvent propres aux conflits environnementaux : la convergence des mouvements autochtones et de l'écologisme, les logiques d´action rationnelles qui opposent les acteurs sociaux aux entreprises et à l'État, les processus de transformation identitaire à l´œuvre, la participation des communautés et organisations autochtones dans la gouvernance énergétique et les tensions entre la conservation de l´environnement, l'exploitation pétrolière et l´administration de territoires autochtones. Il démontre en particulier que l’évolution des pratiques de l'État et des entreprises pétrolières n’est possible que sous la pression continue de mouvements sociaux, dont la nature et les objectifs répondent aux critères d’identité, opposition et totalité déjà identifiés dans d´autres pays d'Amérique Latine, comme le Mexique et la Bolivie.
GATTI Maurizio, DORAIS Louis-Jacques, 2010, (sous la direction), Littératures autochtones, Ed. Mémoires d'encriers, 288p.

Vient de paraître aux éditions Mémoire d'encrier Littératures autochtones, ouvrage collectif sous la direction de Louis-Jacques Dorais et Maurizio Gatti. Chercheurs et créateurs d'horizons divers explorent cet espace littéraire « archipélique ». Le résultat est un regard global sur les communautés et leur littérature. Questions, propositions, jeux/enjeux de ces Nations qui se cherchent dans leurs cris, du Maroc au Québec/Canada, de la Polynésie française à la Nouvelle-CalédonieDans l'introduction, Maurizio Gatti donne le ton :
Les littératures autochtones ne se résument pas à des signes graphiques tracés sur le papier. Elles sont des êtres humains, des écrivains, des villages, des nations, des siècles de culture et d'histoire. Elles sont la vie transmuée en livre. Elles sont à la fois universelles et spécifiques...

GARDELLE Linda, 2010, Pasteurs touaregs dans le Sahara malien - Des sociétés nomades et des Etats, Buchet-Chastel, 214p.
Peut-on rester éleveur nomade aujourd’hui ? La question se pose particulièrement dans un pays comme le Mali où la société pastorale vit géographiquement éloignée du cœur économique et politique du pays et culturellement et linguistiquement en marge. En particulier à l’heure des changements climatiques et de la mondialisation qui vient comme un rouleau compresseur culturel. Pour répondre à cette question, Linda Gardelle a vécu auprès des pasteurs touaregs et a rencontré et interrogé élites politiques touarègues, députés et ministres du gouvernement malien. A l’heure de l’ouverture démocratique du Mali, bien des choses se sont transformées dans la vie des habitants du Sahara : changements climatiques perturbants, attrait du mode de vie urbain, insertion difficile dans l’économie de marché… Ce livre tiré d’une thèse de sociologie consacrée aux relations des pasteurs nomades avec l’état présente leurs difficultés vécues mais aussi leurs sentiments quant à leur vie quotidienne et à un avenir incertain.
HORNA Hernan, préface de GERGAUD Sophie, 2010, Petite histoire de La Conquête des Amériques, Ed. L'échappée, 157p.
L’historien Hernan HORNA est un investigateur hors pair dans son domaine. Son érudition se fonde sur un savoir encyclopédique des archives documentaires laissées par les chroniqueurs des conquérants espagnols, disséminées et conservées en divers musées du monde. C’est cette histoire écrite par les Européens qui a marqué notre connaissance historique et notre conscience de la découverte et de la conquête du Nouveau Monde. HORNA confronte cette connaissance à une autre, également historique et scientifique, léguée par les peuples autochtones amérindiens mais qui avait sombré dans l’oubli. Il ressuscite enfin les passés inca, maya et aztèque d’une manière qui correspond mieux à la réalité de ces peuples, pour les resituer dans un contexte fort différent de la vision faussée, car largement teintée d’incompréhension et de préjugés, du vainqueur européen. S’appuyant sur le travail d’archéologues, d’anthropologues, de linguistes et d’autres spécialistes qui ne cessent d’annoncer de nouvelles découvertes, il fait émerger des éléments qui contestent les vieilles notions présentant les Aborigènes américains comme de « nobles sauvages » vivant dans un paradis perdu, ou des peuples primitifs et isolés, rapidement vaincus par des Européens « supérieurs ». Grâce à ce choc de la confrontation des faits historiques, dans une remise en question des anciennes visions du passé de la Conquista espagnole, Horna nous offre une synthèse historique, aussi belle que nouvelle, de ces magnifiques civilisations trop méconnues.

IWGIA, AIPP, Forest Peoples Programme et TEBTEBBA, 2010, Qu'est-ce que la REDD? Guide à l'intention des communautes autochtones, 97p.
Ce livre présente des informations sur la REDD (Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts dans les pays en voie de développement), l’une des mesures d’atténuation mises en avant actuellement pour combattre les changements climatiques et sur ses implications pour les peuples autochtones. Il vise principalement à aider les peuples autochtones à comprendre les changements climatiques, la REDD et le lien entre ceux-ci et la reconnaissance et l’exercice des droits collectifs des peuples autochtones. Cette publication sur la REDD et les peuples autochtones est divisée en trois parties.
La première partie présente une vue d’ensemble des changements climatiques et de l’adaptation.
La deuxième partie de ce guide porte sur la REDD. On y traite de l’importance et des rôles des forêts, ainsi que de la façon dont est né le concept de REDD.
La troisième partie porte sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DDPA) et sur la manière de l’utiliser pour promouvoir et protéger les droits des peuples autochtones dans le cadre de la REDD et d’autres mesures liées à l’atténuation des changements climatiques et à l’adaptation à ceux-ci. Télécharger le document

LAVOIE Michel, VAUGEOIS Denis, 2010, L'impasse amérindienne, Septentrion,190p.
A l'origine de l'actuelle Loi sur les Indiens et de la création des réserves, il y a eu, entre 1828 et 1858, trois importantes commissions d'enquête. Ces trois rapports offrent d'étonnants moments de vérité. La réalité indienne au lendemain des guerres de 1754-1760, de 1775-1783 et de 1812-1814 est peu connue. Les ravages des guerres et surtout des épidémies, l'ampleur du métissage, le désarroi des Indiens sont autant d'aspects que présentent, avec franchise et réalisme, Darling, Bagot et Pennefather. Leurs rapports sont d'une bouleversante actualité.

POUESSEL Stéphanie, 2010, Les identités amazighes au Maroc, Edition Non Lieu, 202p.
Au Maroc aujourd'hui, la " question " berbère (amazighe) est particulièrement sensible. Depuis l'accession au trône de Mohammed VI, la berbérité des Marocains interroge le royaume chérifien de manière lancinante. Oubliées, les tentatives de folklorisation sous le règne de Hassan II. Aujourd'hui, le pouvoir et les berbéristes s'affrontent, souvent de manière feutrée et subtile, autour de l'identité berbère du peuple marocain. Car les enjeux idéologiques sont extrêmement importants pour l'avenir du royaume chérifien : la reconnaissance du pluralisme culturel est une condition indispensable à l'entrée du pays dans la modernité. A partir des discours sur " la culture berbère ", ce livre retrace l'élaboration politique et historique de cette construction identitaire, il nous permet de comprendre comment les berbéristes structurent leurs propos autour de revendications linguistiques, culturelles et politiques : réhabilitation d'une culture traditionnelle, standardisation des dialectes berbères et passage à l'écrit, interpellation du droit international au nom de l'autochtonie, émergence d'un discours transnational englobant Maghreb et Europe, afro-centrisme ou encore revendication de la laïcité au royaume chérifien de Mohamed VI, c'est-à-dire au royaume du " descendant du Prophète ".
OTTAWA Gilles, 2010, Les Pensionnats indiens au Québec, Les éditions Cornac, 121p.
Les pensionnats indiens du Québec sont dans bien des esprits synonymes de détresse et d'abus en tous genres. Il est vrai que sous la férule de religieux peu moraux, ces établissements n'ont pas seulement séparé des enfants de leur famille, mais ont aussi été le centre d'exactions psychologiques et physiques aberrantes. Ce qu'on oublie souvent, par contre, c'est que ces pensionnats ont également été à l'origine de l'émergence d'une culture mixte et, il faut l'admettre, d'une nouvelle génération de jeunes éduqués devenus depuis chefs de leur Nation ou encore cols blancs dans le secteur publique. Bref, tout n'est pas noir ou blanc, à l'image des recherches et des photographies inédites ressemblées par l'historien atikamekw Gilles Ottawa. Ce dernier nous invite dans cet ouvrage à redécouvrir le quotidien des pensionnaires et à poser un oeil neuf sur une époque qui a constitué une étape cruciale dans l'histoire des Premières Nations du Québec.
DECKER Paul, 2010, Coutume autochtone et évolution du droit dans le Pacifique sud, L'Harmattan, 304p.
Cet ouvrage rend compte de la place de la coutume autochtone dans les règles juridiques applicables dans les trois territoires d'outremer français dans le Pacifique, de l'importance de la coutume autochtone vis-à-vis de la jurisprudence, et, enfin, de l'évolution du droit dans le Pacifique anglophone face aux réalités coutumières que les gouvernements d'Australie, de Nouvelle-Zélande, et de la Papouasie-Nouvelle-Guinée sont forcés dorénavant de prendre en considération dans les domaines miniers et fonciers.
GAGNÉ Natacha, SALAÜN Marie, 2010 (sous la direction de), Visages de la souveraineté en Océanie, L'Harmattan, 214p.
Dans le Pacifique Sud, le recouvrement de souveraineté à la fin de la période coloniale a d’abord été clairement assimilable à la notion d’"indépendance", soit à une pleine souveraineté étatique en regard du droit international. Il semble qu’il n’en est aujourd’hui plus de même.
Opérations de maintien de la paix et conditionnalité de l’aide au développement limitent, en pratique, la souveraineté des jeunes États mélanésiens.
Ailleurs, l’émergence de nouvelles formes de revendications de souveraineté "interne", qu’elles soient autonomistes ou se réclament du droit des peuples autochtones, contribue elle aussi à dissocier de manière inédite "souveraineté" et "indépendance".
Le pari des textes rassemblés ici est de proposer une analyse de la souveraineté en marche, à travers des études de cas de luttes souverainistes telles qu’elles s’affirment au quotidien et se recomposent localement, en Nouvelle-Zélande, à Hawai‘i, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie