1 / 2013

LE COURRIER INTERNATIONAL
DES PEUPLES AUTOCHTONES
www.gitpa.org

Cette lettre diffuse les informations reçues par le GITPA de juillet à décembre 2012. Elle concerne l'actualité des peuples autochtones (selon les critères retenus par le Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, approuvée par l'Assemblée Générale en septembre 2007). Les informations sont présentées par continent/pays et par thèmes (les Questions Autochtones)

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ACTUALITÉS DU MONDE AUTOCHTONE


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PROCESSUS INTERNATIONAUX SUR LES DROITS DES PEUPLES AUTOCHTONES


RAPPORTEUR SPECIAL SUR LES DROITS DES PEUPLES AUTOCHTONES

MECANISME D'EXPERTISE SUR LES DROITS DES PEUPLES AUTOCHTONES (JUILLET 2012 - GENÈVE)

INSTANCE PERMANENTE SUR LES DROITS DES PEUPLES AUTOCHTONES (MAI 2012 - NEW YORK)



ACTUALITÉS DES PUBLICATIONS


BARD Patrick, 2012, Sortir de la longue nuit, Indiens d'Amérique latine, Albin Michel.
Le 12 octobre 1492, vers 10 heures du matin, Christophe Colomb aborda sur une plage des Bahamas et déclencha sans le savoir une révolution planétaire : la découverte d’un immense continent qui allait susciter rêves et passions. Pourtant cette révélation de l’existence des Amériques fut une conquête. Brutale, violente, meurtrière, comme chacun le sait aujourd’hui. Les peuples amérindiens ont bien failli disparaître à jamais, victimes des guerres, des maladies et des déplacements de populations. Mais ils font toujours partie de ce monde qui est le nôtre à force de résistance et de résilience. C’est le sujet du formidable livre de Patrick Bard : 520 ans après Colomb, il nous entraîne dans un incroyable voyage photographique à travers l’Amérique, de Los Angeles à la Patagonie en passant par les Andes et l’Amazonie. Il se fait le chroniqueur de toute une humanité qui a recouvré sa dignité. Son combat a trouvé un écho nouveau auprès de nous et c’est pourquoi ces photographies nous touchent autant.

 

COLLECTIF, 2012, Aborigènes et peuples insulaires ; une histoire illustrée des premiers habitants de l'Australie, Au vent des Iles,422p.
First Australians raconte l'histoire spectaculaire de la collision entre deux mondes qui a façonné l'Australie contemporaine. Racontée du point de vue des premiers habitants de l'Australie, elle permet de revivre de façon frappante les événements qui se sont déroulés lorsque la plus vieille culture humaine vivante fut envahie par le plus grand empire de tous les temps. En s'appuyant sur une multitude de photos et de documents historiques, sept des plus influents historiens australiens nous révèlent la véritable histoire d'individus blancs ou noirs, acteurs d'un drame épique fait d'amitié et de vengeance, de pertes et de victoires, au cours de la période la plus riche de l'histoire de l'Australie. Leur récit démarre en 1788 à Warrane, lieu connu désormais sous le nom de Sydney, avec l'amitié entre le gouverneur britannique Phillip et son prisonnier, le guerrier Bennelong. Il s'achève en 1992, avec le défi juridique de Koiki Mabo à l'encontre des fondements de l'Australie.

 

THOMAS Erika, 2012, Indiens du Brésil, (in)visibilités médiatiques, L’Harmattan, 202p.
Cet ouvrage interroge la circulation des images ambivalentes de l'indien du Brésil. A partir de l'analyse de films documentaires et de grands classiques de la fiction cinématographique brésilienne, l'auteur problématise l'écart entre la représentation stéréotypée et instrumentalisée de l'Autre et l'expression d'un Soi indigène qui questionne l'historiographie, l'ignorance de la société brésilienne et qui se constitue comme une quête de reconnaissance et de visibilité.

 

SIMON Scott, 2012, Sadyaq Balae ! L'autochtonie formosane dans tous ses états, Université Laval, Mondes autochtones, 268p.
À l’instar des peuples autochtones partout sur la planète, les peuples austronésiens de Formose (Taïwan) ont perdu leur souveraineté à cause d’une histoire coloniale. Les Sadyaqs, avec une population de 35 000 personnes, constituaient traditionnellement une « société contre l’État ». Suivant la loi sacrée de la Gaya, qui interdisait toute accumulation de pouvoir ou de richesse, ils étaient jadis des démocrates sans pareils. Ils ont été soumis après 1895 à l’Empire japonais, et ont été intégrés à la République de la Chine à partir de 1945. Les Sadyaqs sont désormais encadrés par plusieurs nouvelles institutions étatiques?: des classifications tribales, des réserves autochtones, des projets de développement, des élections et même un nouveau régime juridique des droits autochtones. Mais l’esprit de la Gaya continue toujours d’inspirer la résistance, autant contre l’État que contre toute forme d’accommodement avec lui. Ce livre est l’une des premières ethnographies de l’autochtonie formosane rédigée dans une langue occidentale.

 

CLÉMENT Daniel,
2012, Le bestiaire innu. Les quadrupèdes, Universté Laval, Mondes autochtones, 548p.
Les Innus, anciennement connus sous le nom de Montagnais, sont des chasseurs, trappeurs, pêcheurs et cueilleurs qui habitent la forêt boréale du nord-est du Canada. Par tradition, les animaux ont toujours occupé dans leur culture une place prépondérante. Les connaissances qu’en ont les autochtones sont donc vastes et variées. Ce volume consacré au bestiaire innu fait état du savoir innu concernant les 20 mammifères les plus connus, de l’ours noir et du caribou jusqu’aux diverses espèces de souris, en passant par le castor, le loup, le lièvre, le chien et bien d’autres. Des dizaines de femmes et d’hommes ont été interviewés sur les animaux depuis plus de vingt-cinq ans. À ces sources orales s’ajoutent des données provenant d’ethnologues, d’historiens, de missionnaires, de naturalistes, de biologistes et même d’aventuriers ayant parcouru au fil du temps le Nord québécois.

 

PESSINA DASSONVILLE Stéphane(dir.), 2012, Le statut des peuples autochtones. A la croisée des savoirs, Paris, Karthala, Cahiers d'anthropologie du droit 2011-2012, 384p.
Cet ouvrage est le fruit de multiples rencontres réalisées durant les deux sessions du Campus international d’été sur le statut comparé des Peuples autochtones organisé à la Faculté de droit de l’Université de Rouen en 2010 et 2011.La notion de « peuples autochtones » est aujourd’hui très souvent au coeur de l’actualité car elle est prise dans les soubresauts d’une conjoncture historique plus ouverte que jamais au multiculturalisme. Cet ouvrage a pour but d’étudier de façon critique différentes réalités autochtones de par le monde. Il existe en effet diverses façons d’être autochtone, de se revendiquer autochtone. Plusieurs problèmes cruciaux sont mis en lumière en recourant à des associations d’idées telles que l’interdépendance toujours plus forte entre les hommes, l’urgente nécessité d’articuler les valeurs occidentales avec les valeurs non occidentales, et l’impressionnante montée en puissance des intérêts privés. Au coeur des réflexions se trouvent les rapports à la terre, au territoire, aux savoirs traditionnels, les rapports à la culture, à la langue, à l’éducation et, en définitive, les rapports au politique.

 

UNESCO, 2012, Patrimoine mondial et peuples autochtones, Patrimoine mondial n°62.
Ce numéro de Patrimoine Mondial est entièrement consacré au lien durable qui unit nombre de sites du patrimoine mondial aux peuples autochtones qui y demeurent. C’est là une question complexe et sensible, pour des motifs tant historiques que culturels et pratiques, mais le fait même qu’elle a su retenir notre attention paraît prometteur. Il est apparu, il y a déjà quarante ans, aux rédacteurs de la Convention du patrimoine mondial de l’UNESCO que les sites naturels et culturels les plus exceptionnels de la planète avaient besoin d’une protection formelle. C’était notamment le cas de tous ceux que menaçaient les transformations soudaines et radicales par lesquelles passait alors (et que subit toujours) notre monde. Dès lors, et au fil des décennies, à mesure que l’Organisation des Nations Unies tirait les conséquences pratiques inhérentes aux principes qu’elle s’était elle-même imposés, d’abord au cours des années quarante et par la suite, en formalisant ces conclusions dans une série de Déclarations, de Résolutions et de Conventions, de nombreuses questions furent identifiées et formellement reconnues et intégrées, à leur tour, dans le processus du patrimoine mondial.

 

LEVACHER Claire, 2012, Les sociétés transnationales minières face aux droits des peuples autochtones, quels acteurs, pour quels enjeux ?, GITPA.
Cette analyse est le fruit d’une année de travail pour le Groupe International de Travail pour les Peuples Autochtones1, association française membre institutionnel de IWGIA ( International Work Group for Indigenous Affairs), fondée par des chercheurs français travaillant auprès de peuples autochtones. Elle vise informer des différents acteurs et mécanismes en jeux dans la réflexion sur les peuples autochtones et les industries extractives, pour saisir au plus près les difficultés de la mise en place des mécanismes de contrôle des sociétés transnationales mais aussi l’importance des mobilisations autochtones dans l’évolution de la gouvernance mondiale et le respect des droits des peuples autochtones tels qui ont été approuvés par l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2007.
Accès au Rapport

 
LAFARGUE Régis, 2012, Le droit coutumier en Nouvelle Calédonie, Maison de Nouvelle Calédonie, Paris, 37p.
L’auteur décrit en deux parties opposées, la coutume indigène d’hier pour parvenir au statut coutumier kanak d’aujourd’hui. Il montre l’égalité des deux statuts civils. Il propose que le statut de droit commun, soit dénommé « statut civiliste », car il n’a plus vocation à être dominant et assimilationniste. Tout individu peut, en prouvant la possession d’état, revenir au statut coutumier, quand bien même son état civil dirait le contraire. Il expose, de manière vivante, les juridictions adaptées avec les assesseurs coutumiers comme les institutions de représentation de la coutume. Il explique les actes coutumiers, qui se décident en dehors de toute intervention publique et qui font simplement l’objet d’une déclaration et d’un enregistrement à l’état-civil coutumier devant les officiers publics coutumiers. En peu de mots, il saisit l’originalité du statut des terres coutumières. La France a longtemps refusé la reconnaissance des peuples autochtones sur son sol. L’Accord de Nouméa a ouvert la voie avec la constitutionnalisation du peuple kanak, aux côtés du peuple français, avec lequel il partage pour une durée indéterminée la nationalité française. Par un grand changement de perspective, la France a voté le 13 septembre 2007 la déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Ceux-ci sont présents sur le sol national, mais parfois le statut de département, comme à Mayotte et peut-être en Guyane, est inapproprié à la défense particulière de leurs droits. Dans la coutume, l’individu compte moins que la continuité et la survie du groupe social. La coutume rejoint ainsi les doutes de la modernité occidentale, qui commence à s’entrouvrir aux obligations des générations présentes à l’égard des générations futures pour la survie même de la civilisation.
 


PYÄLÄ Aili, 2012, Cameroun: Quel Avenir pour les Baka?, IWGIA, 80p.
Ce rapport, publié conjointement par IWGIA, le Plan Finlande et le Plan Cameroun, analyse la situation des moyens de subsistance et des droits humains du peuple Baka et apporte des recommandations d’action. Nous espérons que ce rapport constituera un ouvrage de référence utile pour les communautés baka, le gouvernement du Cameroun, les organisations non gouvernementales et la communauté internationale des droits humains, et qu’il contribuera à promouvoir les droits des Baka dans la prise de décisions futures à tous les niveaux de la société.

 
MATEUS MORA Angelica Maria, 2012, Cinéma et audiovisuel latino-américain, L'indien : images et conflits, L’Harmattan,272p.
Voici une étude de l'image de l'Indien et du monde indien dans l'histoire du cinéma et de l'audiovisuel latino-américains, plus particulièrement, colombiens. Sont mises en évidence les transformations de cette image depuis les premiers films de "découverte" jusqu'à l'appropriation contemporaine du cinéma et de la vidéo par les cultures indiennes, permettant l'expression critique des formes de domination politique, économique, sociale et culturelle.
 
ANGO Stéphane, ESSABE Ghislain, KIALO Paulin, 2012, Parcs nationaux et diplomatie environnementale au Gabon, L’Harmattan, 118p.
La diplomatie gabonaise qui, jusqu'alors, était principalement au service de la paix, s'est progressivement axée, du fait de la réduction des recettes pétrolières, sur le développement, ce qui implique une recherche tous azimuts d'investissements. Le Gabon doit donc s'approprier cette diplomatie environnementale, au sein de laquelle, compte tenu de son potentiel, il dispose d'un avantage certain.
 

JAHAN Sébastien, 2012, Les violences génocidaires au Guatemala, une histoire en perspective, L’Harmattan, 146p.
Ce livre questionne l'origine de cette violence structurelle contemporaine, la guerre contre insurrectionnelle qui ensanglanta le Guatemala de 1960 à 1996 et culmina entre 1980 et 1983 en massacres de masse frappant la population maya. Les contributions rassemblées ici décrivent et analysent les stigmates de l'histoire douloureuse de ce petit pays méconnu d'Amérique centrale tout en mettant en lumière les ressources dont il dispose pour sortir de l'impasse.

 
ROY Joel, 2012, Un témoin en Guyane, Observations, interrogations et réflexions autour d'une société multiculturelle, L’Harmattan, 130p.
La Guyane est une région française d'outre-mer, mais ouverte spécifiquement sur le continent sud-américain. En s'appuyant sur des anecdotes, des témoignages de citoyens, l'auteur répond aussi à beaucoup de questions : comment utiliser le potentiel économique et culturel de la proximité de cette région française ? Quel projet pour la Guyane ?
 
THERRIEN Michele, 2012, Les Inuit, Belles Lettres, 272p.
Cette synthèse ethnologique témoigne des choix culturels et des moyens matériels qui ont permis aux Inuit de se développer dans des milieux exigeants. Au cours des siècles, ils ont ainsi modifié des aspects de leur occupation de l'espace, de leurs technologies, de leur organisation sociale et de leur cosmologie et furent les premiers à rendre compte des changements de leur environnement.
 

OUMAROU Amadou, 2012, Dynamique du pulaaku dans les sociétés peules du Dallol Bosso, L’Harmattan, 290p
Cet ouvrage s'attache d'abord à identifier les conditions de variation des principaux cadres au sein desquels s'exprime le Pulaaku dans les sociétés peules du Dallol Bosso (Niger) et voir en quoi les pratiques socio-économiques ou religieuses contribuent à la réinvention et/ou au maintien du système de culture peule. Il analyse ensuite le "processus de réinvention" de ce système culturel à travers les stratégies d'adaptation et d'intégration des éléments de changement dans son fonctionnement.
 

DINETY Jean –Claude, 2012, Patrimoines polynésiens, L’Harmattan, 194p.
Cet ouvrage traite des principales richesses patrimoniales de la Polynésie française : naturelles – volcan, lagon, flore et faune –, vernaculaires – langues, musiques et chants, planche et pirogues, tatouage –, matérielles – les bâtis maoris, européens et chinois –, immatérielles – les lieux de mémoire – et économico sociale – la perle de Tahiti.
 
MOYRAND Alain , 2012, Droit institutionnel de la Polynésie française, L’Harmattan.
La Polynésie française, qui fut longtemps un TOM, est désormais une collectivité d'outre-mer dotée de l'autonomie. Ce livre présente ses institutions publiques et le régime d'autonomie mis en place en 2004 ainsi que les réformes de 2007 et 2011. Les débats sur l'avenir du pays qui recourent aux notions d’ “autonomie" et d’ “indépendance' reçoivent ici un éclairage indispensable. Un outil pour étudier de manière approfondie le droit d'Outre-mer
 

CARTACHEFF Nathalie, 2012, La vie quotidienne aux îles Loyauté, L’Harmattan
Une littérature abondante a été consacrée aux îles Loyauté, et en particulier à Maré, depuis l'arrivée des premiers missionnaires sur l'île au XIXeme siècle. De nombreux amateurs éclairés et des scientifiques se sont penchés sur ses caractéristiques en tentant d'en expliquer les spécificités. Pourquoi Maré fascine-t-elle autant ses visiteurs ? Cet ouvrage permet de jeter une lumière nouvelle sur les choix qu'a fait l'île de Maré pour trouver la meilleure solution pour sa population.

 
AÏPINE Youri, VELLA Iouri, 2012, Deux écrivains autochtones de Sibérie, L’Harmattan, 378p.
Parmi les écrivains autochtones de Sibérie, Erémeï Aïpine et Iouri Vella sont des figures incontournables de la littérature contemporaine. Nés tous les deux en 1948 dans le même village de la taïga de Sibérie occidentale, ces passeurs de mémoire tentent de trouver une issue face aux contradictions au cœur desquelles l'historie russe les place. De l'Union soviétique à la Fédération de Russie, la modernité la plus prédatrice s'ingénie à dévorer tout ce qui forme l'environnement nourricier de leur culture vivante : quelle place y a-t-il pour la création dans le Nord sibérien ?
 

CNRS EDITION, 2011, Dossier : Sahara en mouvement. Protestations sociales et « révolutions ». Le Maghreb à la croisée des chemins.
Le dossier de recherche de L’Année du Maghreb, coordonné par Dominique Casajus et ancré dans une perspective historique, donne du Sahara l’image beaucoup plus nuancée d’une région en mouvement. Aire géographique nourrissant les utopies techniciennes et littéraires, le Sahara a toujours été pris dans un réseau de relations, inséparables de ses marges. Alors que l’Europe de Schengen s’obstine à voir dans le Sahara un lieu vide dont il faut à tout prix empêcher qu’il ne soit traversé, il est en réalité une zone où poussent les villes, se déploient des réseaux commerçants transnationaux, se développent des échanges licites et des trafics illicites, s’affirment des mouvements politiques qui instrumentalisent les États et/ou sont instrumentalisés par eux.
 
PRICE Richard, 2012, Peuple saramaka contre l’état du Suriname, Karthala, 300p.
Les Saramaka sont un peuple dont la forêt est menacée. En se saisissant des instruments juridiques internationaux des Droits de l'Homme, ils tentent de protéger leur mode de vie. Descendants d'esclaves africains auto libérés qui vivent dans la forêt tropicale de la République du Suriname, ils conduisent eux-mêmes, depuis des années, leur propre campagne de revendications. En 2007, la Cour interaméricaine des Droits de l'Homme a rendu en leur faveur un jugement qui fait jurisprudence. Deux leaders engagés dans cette lutte ont reçu le prix Goldman pour l'environnement (souvent appelé "Prix Nobel pour l'Environnement").

 
PLIEZ Olivier , 2012, Les cités du désert, IRD , Université du Mirail.
« Au fur et à mesure que les circulations de marchandises et de migrants ont augmenté durant les années quatre-vingt-dix, les pistes empruntées se sont elles aussi démultipliées. Il y a des voies de passage classiques et aussi des pistes un peu plus difficiles, mais qui permettaient, elles, d'éviter les contrôles frontaliers. Notamment, dans le grand vide du Ténéré où s'effectue la circulation des armes ». Mali, Niger, Tchad... Depuis un an, ces trois pays essaient vaille que vaille de contrôler le trafic d'armes et de combattants qui provient de Libye. Plus facile à dire qu'à faire... 
Par quelles routes passent les trafiquants ? Comment parviennent-ils à déjouer la surveillance aux frontières ? Le géographe français Olivier Pliez vient de publier «Les cités du désert», à l'Institut de recherche pour le développement et aux Presses universitaires du Mirail.
 

GENTON Anouk, 2012, Musique touarègue, Du symbolisme politique à une singularisation esthétique, L’Harmattan , 278p.
Née dans un contexte politique et social fortement mouvementé, la musique artistique guitaristique touarègue, communément appelée musique ishumar, s'est constituée dans les années 1980 en tant que genre et voix subversive pour toute une génération de jeunes touaregs participant au mouvement de lutte armée contre les États nations malien et nigérien. Ce livre offre un cadre de réflexion sur la place que détient cette musique au sein de la scène locale touarègue actuelle au Niger.

 
GOODWIN Grenville, 2012, Les guerriers silencieux, journaux apaches, Indiens de tous les pays, 395p. Dans les années 1920, un peuple de fugitifs, les Apaches vit encore, caché sur sa propre terre dans les sierras nord mexicaines. Il est plus à contre-courant de l’Histoire que ne l’ était Geronimo lorsque celui-ci cesse les combats en 1886. En 1927, la rumeur enfle. N’y tenant plus, l’ethnohistorien Grenville Goodwin qui travaille dans la réserve de Fort Apache en Arizona, se lance à la recherche des derniers Apaches libres. Quant à lui, Neil Goodwin n’a jamais connu son père décédé en 1940. En 1962, une découverte change sa vie. Il trouve dans le grenier de la maison familiale de Nouvelle-Angleterre ce fameux journal dont la lecture l’intrigue, l’obsède. Si aller là où s est rendu son père est un moyen inattendu de mieux connaître l’ auteur de ses jours, il y a dans le Journal paternel quelque chose qui l’ attire : trouver les traces, les preuves que des Apaches chiricahuas libres ont survécu, presque à l’ état sauvage et en toute autonomie, jusque dans les années 1940 voire plus.

 
HÄMÄLÄINEN Pekka, 2012, L'empire comanche, Anacharcis, 736p.
Ce livre littéralement renversant relate l'histoire d'un empire qui, selon l'histoire conventionnelle, n'a jamais existé. Il rapporte comment, au cours des XVIIIe et XIXe siècles dans le Sud-Ouest du continent nord-américain, les Comanches inventèrent une société nouvelle et prédatrice fondée sur la chasse au bison, l'élevage de chevaux, le commerce, l'esclavage et le pillage. Il démontre l'existence, durant plus de cent cinquante ans, d'un système politique protéiforme indigène qui, au plus fort de l'expansion coloniale européenne, en inversa radicalement le mouvement : l'Empire comanche. Non seulement Pekka Hämäläinen déploie un récit foisonnant qui parvient à restituer leur place d'acteurs de l'histoire aux peuples autochtones - autrefois les "peuples sans histoire" -, mais il invite à repenser l'histoire coloniale grâce à une approche novatrice des dynamiques à l'œuvre dans les mondes frontaliers. En ce sens, L'Empire comanche est plus encore qu'un chapitre inédit de l'histoire universelle.
 
PROFITOS Adrien, 2012, Enjeux fonciers dans la transition agraire en Malaisie. Sabah Borneo. Les paysanneries locales face à l'expansion du palmier à huile, L’Hamattan, 202p.
La transition agraire à Sabah oppose deux systèmes d'exploitation différents : les grandes monocultures commerciales et les petites exploitations familiales de subsistance. En même temps, il existe à Sabah un système juridique foncier caractérisé par le pluralisme juridique. Comment le droit foncier coutumier se voit-il affecté par la transition agraire ? Quels sont ses espaces et ses possibilités d'adaptation face à l'expansion d'un modèle de développement rural ?
 
JOHSON Pierre, 2012, Bio piraterie : Quelles alternatives au pillage des ressources naturelles et des savoirs ancestraux ? Charles Léopold Mayer, 240p.
La Convention sur la diversité biologique a posé en 1992 les bases d’un commerce éthique et durable de la biodiversité. Pourtant, aujourd’hui encore, peu d’instruments existent pour faciliter la prise en compte des questions du biocommerce éthique par les acteurs privés concernés, notamment dans l’industrie cosmétique et dans les secteurs utilisant des ingrédients naturels. L’objectif de cet ouvrage est de présenter les enjeux du dialogue entre entreprises et communautés traditionnelles sur la biodiversité et les savoirs associés. Cette analyse s’appuie sur différents cas pratiques d’entreprises valorisant la biodiversité locale en coopération avec des communautés autochtones ou rurales. Elle permet d’éclairer les notions encore peu connues de bio piraterie et de bio commerce éthique en tentant d’en définir les principes fondateurs. De nombreux États étant encore peu présents sur ce terrain, l’auteur se propose également d’évaluer la pertinence des labels et des systèmes de garantie les plus usités pour garantir le respect de ces nouveaux principes. Enfin, il indique quelques pistes pour l’élaboration de modèles de préservation et de partage des savoirs liés au vivant afin que la lutte contre la bio piraterie puisse se généraliser à travers le monde.

 
CETRI, 2012, Emprise et empreinte de l’agrobusiness.
Architectes et principales bénéficiaires de la libéralisation des échanges agricoles, les firmes de l’agrobusiness ne cessent de renforcer leur emprise sur le système agroalimentaire mondial. Fortes de leur poids économique et de leur influence politique, favorisées par une batterie de normes internationales taillées sur mesure, elles poursuivent leurs stratégies de concentration à l’échelle de la planète, prélevant une part grandissante de valeur ajoutée tout au long des chaînes productives. Dopées par la hausse des prix agricoles et le boom des agrocarburants, elles « gagnent du terrain » au Sud, via l’acquisition de grandes superficies fertiles ou la prise de contrôle des opérateurs locaux. Et y imposent « leur » modèle de développement : productiviste, tourné vers l’exportation, socialement excluant et écologiquement destructeur. L’adhésion des gouvernements et des organismes internationaux au discours des grandes firmes sur la « pénurie alimentaire globale qui vient » n’en finit pas d’étonner. Parées de vertus prométhéennes que leur confèrent leurs avances technologiques, seules ces firmes seraient capables de dynamiser des secteurs agricoles traditionnels « improductifs », en vue de nourrir le monde. Les mouvements paysans dénoncent cette imposture qui occulte les causes structurelles de la faim. Au nom de la souveraineté alimentaire et de la diversité agricole, ils s’opposent à un modèle qui signe la fin des agricultures paysannes et la marginalisation des centaines de millions de personnes qui en vivent.

 
NICHOLSON Paul, 2012, Terre et liberté, a la conquête de la souveraineté alimentaire, CETIM, 192p.
« Terre et liberté ! », c’est avec ce cri que des milliers de paysans mexicains se soulevèrent contre les grands propriétaires terriens. Guidés par Emiliano Zapata, ils occupèrent leurs haciendas, au début du 20ème siècle, revendiquant la réforme agraire et la révolution sociale. 

Plus d’un siècle après, ce cri reste d’une actualité cuisante. L'orientation des politiques économiques imposées, le développement de l'agriculture industrielle et productiviste éjectent les paysans familiaux de leurs terres, les privant de leur rôle millénaire. En se regroupant au sein de La Vía Campesina, des organisations paysannes ont propagé dans le monde le « concept action » de la souveraineté alimentaire. 

A partir des questions agricoles et alimentaires Nord et Sud, la souveraineté alimentaire porte en elle les fondations nécessaires pour construire une autre société et d’autres manières de travailler. Mais elle s'inscrit dans une dynamique, un processus qui se conquiert et qui ne se décrète pas. 

Le but de ce livre est de préciser la portée politique et stratégique de la souveraineté alimentaire. Ce livre s’adresse à toute personne intéressée par l'agriculture, la solidarité internationale, le commerce équitable,... 

Ce livre s'articule autour d’un entretien avec Paul Nicholson, qui a joué un rôle de premier plan au sein de La Vía Campesina. Cette entrevue est complétée par un article de Xavier Montagut (commerce équitable) et de Javiera Rulli (coopération internationale).
 
CAHIER D’ÉTUDE OUEST SAHARIEN , 2012, La résistance sahraouie à Gdaïm Izig, L’Harmattan, 206p.
Dans le triangle saharien formé par le Mali, le Sénégal et le Sahara occidental, des questions complexes surgissent: formation de la société sahraouie, la vie quotidienne des femmes dans les campements sahraouis de Tindouf, l'exode de 20000 d'entre eux à partir d'El Ayoun. Ce numéro consacre également un dossier inédit à la migration et deux études sur le Mali, l'une sur les Touaregs Kel Adagh et l'autre sur la musique contemporaine touareg.
 
SLNG SERVICE DE LIAISON DES NATIONS UNIES AVEC LES ONG, 2012, Renforcer le dialogue. Le SLNG (service de liaison des NU avec les ONG) vient de publier une étude sur l’engagement des Nations Unies avec les organisations de petits agriculteurs et les peuples autochtones. Renforcer le dialogue : l’expérience des Nations Unies avec les organisations de petits agriculteurs et les peuples autochtones démontre qu’il est possible et essentiel d’améliorer les relations entre les Nations Unies et certains secteurs de la société civile, notamment les organisations de petits agriculteurs et les peuples autochtones dont l’accès aux instances internationales de prise de décisions reste limité. L’étude suggère des principes et des pratiques essentiels, ainsi que des initiatives concrètes pouvant être appliqués afin de renforcer cette coopération.Vous pouvez lire ce rapport en pdf en cliquant sur ce lien:
http://www.un-ngls.org/spip.php?page=peoplemovements_fr
 
DOLLFUS Pascale, 2012, Les bergers du Fort Noir, Nomades du Ladakh (Himalaya Occidental), Société d’ethnologie de Nanterre, 344p.
Kharnak, « le Fort Noir », ainsi se nomme l'une des trois communautés nomades du Ladakh, ancien royaume himalayen situé au nord de la péninsule indienne. Éleveurs de yaks, de chèvres et de moutons, ses habitants vivent à plus de 4 200 mètres d’altitude aux confins du plateau tibétain.
 Fruit de nombreux séjours effectués entre 1993 et 2010, ce livre analyse la façon dont cette société pastorale se pense, occupe et définit ce qu’elle nomme son « pays » : un espace aux frontières floues, centré sur un monastère bouddhiste et ancré par des montagnes, palais de divinités protectrices.
 Au fil des pages se dessine l’histoire d’éleveurs nomades qui ne l’ont pas toujours été et, bientôt, ne le seront plus. En effet, cette petite société n’est pas saisie en dehors du temps dans une permanence qui confinerait à l’éternité. Elle vit et se transforme. En quinze ans, elle a perdu plus de quatre-vingts pour cent de sa population qui, désireuse de bénéficier des facilités du monde moderne, est descendue s’installer près de la ville de Leh. Aussi cet ouvrage constitue-t-il, à son corps défendant, le témoignage d’un mode de vie mais aussi de savoirs et de savoir-faire en train de disparaître.
 
DE VALLOMBREUSE Pierre, 2012, Hommes racines, La Martinière.
Le nouveau projet de Pierre de Vallombreuse souhaite mettre en lumière la relation intime qui lie l’homme à son environnement, afin de promouvoir une réflexion sur l'humanité durable dont le corollaire est la protection de la nature. En rencontrant 10 peuples solidement ancrés dans leur territoire, et d'autres, déracinés, qui tentent de retrouver une part de leur identité, le travail photographique de Pierre de Vallombreuse montre la profonde mutation de la nature dans notre monde contemporain. 
Il aborde aussi l'impact des bouleversements écologiques (déforestation, réchauffement climatique, pollution ...) . Vulnérables et souvent en première ligne, les peuples autochtones sont aux prises avec des questions cruciales pour l'ensemble de l'humanité. Ils sont souvent les derniers dépositaires des savoirs essentiels à la préservation de la biodiversité.
 
LOPEZ CABALLERO Paula, 2012, Les indiens et la nation au Mexique, une dimension historique de l’altérité, Kathala, 312p.
Les populations autochtones du Mexique sont souvent regardées comme les dernières des survivantes, ou des résistantes, face à l’occidentalisation et à la globalisation. Cette représentation repose sur l’idée que la frontière censée les séparer du reste de la société va de soi. Or, une enquête d’ethnographie historique menée dans un arrondissement rural de Mexico, considéré du XVIIe siècle aux premières années du XXIe, démontre que la « culture » ou l’« identité » de ces groupes n’est pas une question d’origines, mais de positions dans un champ d’identification qui varie d’une époque à l’autre, et dont l’État nation est un déterminant. Le raisonnement anthropologique permet de dépasser le langage de ce dernier – celui des institutions, de la législation, des politiques publiques – pour traiter des interactions sociales concrètes, historiquement situées, au cours desquelles sont produites les différentes manières de définir (ou d’auto-définir) ce que signifie être autochtone. Sont ainsi rassemblés dans un même horizon analytique deux objets d’étude habituellement pensés de manière indépendante, voire antagonique : l’État nation et les Indiens.

 
SENAT, 2012, L’histoire du Tibet du XVII eme au XXIeme siècle.
Le groupe d'information internationale sur le Tibet du Sénat a organisé au Palais du Luxembourg, le 3 mars 2012, une journée de conférences consacrée à l'histoire du Tibet. Alors que la question du Tibet soulève une émotion croissante dans l'opinion publique française, ses données fondamentales demeurent encore largement méconnues et apparaissent souvent bien compliquées, voire controversées. Pourtant, il existe dans ce domaine des faits établis et des vérités historiques. L'objet de cette journée de conférences était donc de faire connaître au grand public, dans une perspective scientifique et objective, les données de la recherche sur l'histoire politique du Tibet, sur une période allant du XVIIème siècle jusqu'aux événements les plus récents de ce début de XXIème siècle. En raison du grand intérêt de l'ensemble formé par ces sept conférences, le groupe d'information internationale sur le Tibet a jugé utile d'en publier le compte rendu.

 
LAUGRAND Frédéric, SERVAIS Olivier, 2012, Du missionnaire à l'anthropologue, Karthala, 324p. L’engouement du public pour les écrits missionnaires, les journaux ou les récits de voyage alimente de nos jours toute une politique de réédition. Anthropologues et historiens découvrent ou redécouvrent avec un grand intérêt les ressources ethno historiques et ethnolinguistiques des journaux de bord tenus par les missionnaires européens ou indigènes, catéchistes ou évangélistes, répondant tantôt à la demande d’information de l’autorité institutionnelle de leur congrégation, tantôt à leur propre quête et curiosité. De la traduction de la Bible en langue vernaculaire à la production 
de traités savants sur la parenté ou la religion primitive, en passant par l’élaboration érudite de dictionnaires, de nombreux missionnaires ethnologues ont apporté une contribution majeure à l’émergence de la discipline ethnologique. À partir des années 1960, la consécration de l’anthropologie comme discipline universitaire et la professionnalisation du métier d’ethnologue ont amené les générations plus récentes à repenser les liens, les compromis ou les malentendus entre vocation religieuse et carrière d’ethnologue. Depuis lors s’est ouvert un vaste débat méthodologique entre historiens, anthropologues et missiologues.

 
EL MOUNTASSIR Abdallah , DORAIS Louis-Jacques , 2012, L'enseignement des langues vernaculaires - Défis linguistiques, méthodologiques et socio-économiques, L’Harmattan , 291p.
Les neuf chapitres de cet ouvrage dessinent une sorte de fresque planétaire (avec des études de cas européens, africains, océaniens et américains du nord et du sud) des grands défis auxquels se voit partout confronté l'enseignement de langues minoritaires et vernaculaires telles que le catalan, l'amazigh, le wolof, le kanak, l'inuit ou le mapunzugun du Chili. Mettant tantôt l'accent sur les aspects socio-économiques de ces défis, tantôt sur leurs facettes plus proprement linguistiques et méthodologiques, les auteurs (linguistes, pédagogues ou anthropologues) illustrent leur matière à l'aide de données détaillées et originales. La lecture des textes permet de constater qu'au-delà de la situation particulière de chacune d'entre elles, les langues vernaculaires participent toutes d'un même destin : continuer à transmettre l'identité d'un peuple malgré les assauts d'une globalisation langagière qui cherche à les étouffer.
 
CROSSMAN Sylvie, BAROU Jean-Pierre, 2012, La résistance des signes - Peintres aborigènes d'Australie, Ed Indigènes, 126p.
La réédition du catalogue de l'exposition éponyme de la Villette, à Paris (28 novembre 1997 au 11 janvier 1998), devenu un " classique " pour les amateurs et les spécialistes de l'art aborigène, était très attendue. Nombre des acteurs de la révolte des signes, qui vit se dresser l'Australie aborigène dans les années 1970, ont aujourd'hui disparu et le monde de l'art, face à l'emballement pour cette peinture, efface volontiers le combat audacieux, douloureux que menèrent les grands initiés d'un bout à l'autre du continent pour donner le coup de grâce au génocide culturel sans pareil auquel on les soumettait depuis deux siècles. II est ici restitué dans toute sa complexité, à travers des chairs, des formes, des couleurs, des matières, raconté par tous ceux qui ont, d'une manière ou d'une autre, participé à la révélation de ce peuple artiste pour qui créer, c'est résister, et résister, c'est créer.
 
GLOWCZEWSKI Barbara, DUSSARD Françoise, PETITJEAN Georges, MORVAN Arnaud, 2012, Kunga-Les femmes de loi du désert, Skira, 126p.
Alors que l'Australie célèbre les quarante ans de la peinture contemporaine du désert, cet ouvrage propose un éclairage inédit sur la contribution des femmes aborigènes à ce mouvement, dans ses dimensions mythologiques, artistiques et politiques. Cette sélection de plus de quatre-vingts œuvres d'Emily Kame Kngwarreye, Judy Watson Napangardi, Eubena Yupinya Nampitjin, ou Makinti Napanangka, issues de la collection d'Arnaud Serval, donne à voir un patrimoine pictural fascinant et méconnu du grand public.
 
BOUCHARD Alain , 2012, Max Gros-Louis, le corbeau de Wendake, 2012, Ed de la Presse.
Max Gros-Louis est un personnage bien connu du public québécois, canadien, et même international. Celui que l'on nomme Oné-Onti – ou bon pagayeur en huron – a connu une carrière politique bien remplie, ayant été chef de la nation huronne-wendate pendant plus de 25 ans.
Cet homme plus grand que nature a été tout au long de sa vie un ardent défenseur des droits autochtones au Québec et au Canada doublé d'un redoutable homme d'affaires ayant initié l'essor économique de la réserve Wendake.
Dans la biographie signée Alain Bouchard, on apprend à connaître ce personnage qui a connu une vie hors de l'ordinaire ayant fait mille et un métiers : boxeur, professeur de danse, fondateur et directeur d'une troupe de danse huronne ayant connu des tournées triomphales en Europe, champion vendeur de machines à coudre, chasseur et pêcheur exceptionnel…

Le portrait bouleversant et intime d'un homme, d'un mari, d'un père, d'un leader fier de ses racines.
 
KAMBEL Ellen –Rose, 2012, Guide des droits des femmes autochtones en vertu de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination a l’égard des femmes, FPP.
La 2ème édition de la 'Guide des droits des femmes autochtones en vertu de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination a l’égard des femmes' est maintenant disponible en français, anglais et espagnol. Cette version révisée du Guide a été réalisé pour aider les femmes autochtones dans leur combat pour la reconnaissance et la protection de leurs droits humains à travers l’utilisation de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW).
 
BERTRAM Robert, 2012, Bipolarisation politique de la Nouvelle-Calédonie depuis1975,L’Harmattan.
La bipolarisation politique de la Nouvelle-Calédonie est un thème qui permet d'évoquer l'évolution politique et institutionnelle de la Nouvelle Calédonie contemporaine, ce pays dont la situation est si singulière aujourd'hui. Il explique que la recherche de consensus, animée aujourd'hui par toutes les bonnes volontés, résulte d'une fracture du pays, née avec l'apparition du mouvement indépendantiste.
 
MOKADDEM Hamid, 2012, Le discours politique kanak, Édition de la Province nord.
Le discours politique kanak (Jean-Marie Tjibaou, Rock Déo Pidjot, Eloi Machoro, Raphaël Pidjot), mars 2012, les éditions de la Province Nord, prix public 2900 XFP (distribué par Book’in et en vente dans les librairies de Nouméa).

L’étude porte sur la politique, l’anthropologie et l’histoire d’une période décisive et incontournable que l’auteur préfère dénommer séquence d’événements révolutionnaire plutôt que par l’euphémisme des événements. Comment des acteurs politiques kanak ont-ils contribué à constituer le peuple national kanak et par quelles pratiques et discours ont-ils provoqué des actions majeures ? Sans entrer dans les récupérations actuelles, l’essai explique les articulations entre discours ou paroles et conjoncture politique.
 
PLOMMÉE Gérard, 2012, Tanna, Kwerya, Itonga, histoires océaniennes au Vanuatu, L’Harmattan ,288p.
Tanna, située au sud de l'archipel du Vanuatu, témoigne des apports successifs mélanésiens et polynésiens. Sa singularité demeure encore vivace en ce début de XXIeme siècle, ses habitants continuant de perpétuer fièrement leurs coutumes au travers de fêtes traditionnelles exceptionnelles dans les chants, les costumes et les danses. Récits des îliens, histoire, géopolitique et témoignage de l'auteur alimentent cet essai sur cette terre du bout du monde.
 
FER Yannick (coordinateur), 2012, Christianismes en Océanie / Changing Christianity in Oceania, EHESS, 157p.
Au cours des trente dernières années, le christianisme a évolué en Océanie, dans un contexte de profond changement social marqué notamment par l’urbanisation et l’intensification des migrations et sous l’effet d’une confrontation croissante entre des églises héritières des missions du 19ème siècle et les formes concurrentes du christianisme mondial – en particulier les plus récentes, évangéliques et charismatiques. L’anthropologie du christianisme a changé, elle aussi. Les auteurs de ce numéro cherchent à prendre la mesure de cette double évolution, en associant l’exploration des christianismes d’Océanie et une réflexion collective sur les méthodes et les approches théoriques par lesquels nous en rendons compte. Ils mettent ainsi en lumière l’intérêt que représentent ces terrains océaniens dans la perspective d’une anthropologie du christianisme et pour une compréhension approfondie des rapports entre christianisme et cultures. Des montagnes de Papouasie Nouvelle-Guinée jusqu’aux communautés polynésiennes des banlieues urbaines de Nouvelle-Zélande, en passant par la Polynésie française ou Fidji, l’analyse des transformations contemporaines du christianisme océanien invite à dépasser une compréhension trop univoque en termes d’acculturation ou de domination culturelle occidentale, pour prêter davantage attention aux conditions de la rencontre entre une histoire chrétienne locale et les dynamiques actuelles de la globalisation religieuse.

 
DURAND Frédéric, 2012, Catalogue de l’exposition : Timor-Leste : un nouvel État enraciné depuis des siècles dans l’histoire mondiale (deux versions trilingues : français-portugais-anglais ; portugais-anglais-tetum), éditions Arkuiris/Timor Aid, 72 p. Ce catalogue a été réalisé à l’occasion d’une exposition présentée en 2012 à l’occasion du 10ème anniversaire de l’indépendance de Timor-Leste à Timor même, au Parlement européen à Bruxelles, et au Consulat du Portugal à Paris. Il présente les grands traits de l’histoire de Timor-Leste, de la préhistoire à l’époque contemporaine, en s’attachant à montrer l’importance de la culture dans la construction nationale.
 
ACTUALITÉ DES ARTICLES PUBLIÉS PAR LE RESEAU DES EXPERTS DU GITPA

VIDÉOS

Le droit coutumier en Nouvelle Calédonie. Le 28 juin 201, la Maison de la Nouvelle-Calédonie a organisé une soirée à l'occasion du lancement du livret LE DROIT COUTUMIER EN NOUVELLE-CALÉDONIE édité par la Maison de la Nouvelle-Calédonie à Paris. L'auteur, Régis Lafargue, juriste anthropologue, Docteur en droit et diplômé en sciences politiques, a donné une conférence : « La coutume en Nouvelle-Calédonie : le droit d'être soi-même ». Avec les interventions de Daniel Rodriguez, juge à Koné, Samuel Goromido et Pascal Sihaze, président et membre du sénat coutumier. accès à la vidéo

Indiens d'Amazonie en sursis. Ce film, réalisé par Daniel Schweizer, s'inscrit dans le cadre du projet de parrainage de l'OMCT "Défendre les défenseurs".Le film suit une mission de l'OMCT au Brésil, menée en compagnie de la marraine et actrice Noémie Kocher, à la rencontre des défenseurs des droits des populations autochtones, Megaron et Davi Kopenawa Yanomami.
Le documentaire illustre les défis et menaces auxquels sont aujourd'hui confrontés les populations autochtones Yanomami et Kayapo et leurs défenseurs face à la construction de la centrale hydroélectrique de Belo Monte et l'exploitation minière illégale. accès à la vidéo
Un monde moins vert, Dans l’Etat du Mato Grosso do Sul en Brésil, près de 27.500 Guarani-Kaiowá sont victimes de violations constantes de leurs droits. Ils ont perdu plus de 90% de leur territoire ancestral au profit du bétail, du soja et de la canne à sucre destinée à la production d’éthanol. Voici, le film documentaire "Une monde moins vert" (en anglais "The Dark Side of Green") montrant leur situation difficile. accès à la vidéo
Situation au Mali, entretien avec Pierre Boiley.Nous revenons aujourd'hui sur la situation au Mali, en remontant un peu dans le temps pour tenter de comprendre comment le pays a pu si rapidement se retrouver dans cette situation. Pour en parler nous avons rencontré Pierre Boilley, Historien, professeur à paris 1 Panthéon-Sorbonne et également directeur du centre d'Etude des mondes africains. accès à la vidéo


ACTUALITÉ DES FILMS

Le pêcheur, Balyksyt ( sur une idée d'Émilie Maj), 2012.
En pays sakha, au coeur de la forêt sibérienne, un vieux pêcheur vit sur la rive d’un lac oublié. Fuyant les hommes, tel un ermite, il loue chaque jour les esprits pour la nourriture que la nature lui donne. Un jour, alors qu’il relève ses nasses, il aperçoit la tête d’un homme qui dépasse de l’eau. D’abord terrifié par la vision de cette tête coupée, il se rend compte que l’homme est vivant. Il décide de lui venir en aide…
Un projet complet de 36 pages contenant : - un DVD du film "Le Pêcheur" du réalisateur iakoute Viatcheslav Semionov, en iakoute sous-titré français - la nouvelle "Le Pêcheur" de l'écrivain iakoute Nikolaï Neoustroïev - une interview du réalisateur - une préface par Emilie Maj, ethnologue, spécialiste de la culture iakoute - des photos du film - des dessins de Natalia Semionova
chez BORELIA : www.borelia.eu

 

Furigraphier le vide: art et poésie touareg pour le 3eme millénaire, Hélène Claudo-Hawad.
Comment exister hors des modèles hégémoniques imposés par la mondialisation ? Comment être touareg aujourd'hui ? Comment poursuivre la marche nomade qui multiplie les horizons ? Comment occuper le vide ? Ces questions douloureuses se posent avec une violence accrue dans les espaces arides du Sahara et du Sahel à l'économie asphyxiée, à la population criminalisée et aux territoires âprement convoités pour leurs richesses minières.Ce film s'attache à saisir les émotions et la logique des acteurs en action. Il présente une facette ignorée du monde touareg, celle qui provient de l'intérieur de la société et fait découvrir la richesse insoupçonnée des productions poétiques et artistiques de cette culture originale et de ses cheminements esthétiques et éthiques dans la modernité. Accès au film

 

Sarayaku, le peuple du milieu du jour, Eriberto Gualinga, 2012.
DVD puissant et rare sur le combat pacifique du Peuple Kichwa de Sarayaku en Amazonie équatorienne. Ce vibrant témoignage retrace la longue lutte de ce peuple indien pour la vie, face aux compagnies pétrolières. Leur résistance exemplaire interroge au 21e siècle notre capacité à respecter le Vivant dans son ensemble et à construire ensemble des alternatives guidées par le « Bien vivre en Harmonie ».
Réalisés par Eriberto Gualinga, les 3 documentaires de ce DVD, permettent de vivre les instants forts de la lutte de ce peuple pour la préserver leurs territoires ancestraux contre la menace des compagnies pétrolières depuis plus de 25 ans. Malmenés par les successifs gouvernements équatoriens au profit des compagnies pétrolières, oubliés des grands médias, c’est avec persévérance et dignité que le peuple Sarayaku poursuit inlassablement ce combat exemplaire pour la vie.
En vente au profit du projet » Frontière de Vie » du peuple Sarayaku. Ecrivez à sarayaku@parolesdenature.org

 

La era del buen vivir, Aline Dehasse , Jeroen Veroheven, ,2011, 52'
«La Era del Buen Vivir» raconte l’histoire de Mayas d’aujourd’hui qui, en mettant en pratique leur propre definition du développement, construisent leurs propres solutions pour demain. Pourtant, les défis qui se présentent à eux sont épiques. Après 500 ans de colonisation et une guerre civile sanglante dans leur histoire récente, les Mayas font aujourd’hui face à la globalisation de la société de consommation, à des difficultés d’accès à la terre, au pillage des ressources naturelles, à la destruction des écosystèmes et aux impacts du réchauffement climatique. La survie des communautés indigènes Mayas et leur souveraineté alimentaire s’en trouvent menacées. Des communautés, des associations, des paysans résistent et transforment leur conditions de vie en créant leurs propres dynamiques locales ancrées dans l’identité culturelle du peuple Maya et dans les liens sociaux, en harmonie avec la terre et porteuses d’autonomie : défense des semences de variétés anciennes, formation de promoteurs en agroécologie, promotion de systèmes d’agroforesterie hérités de la civilisation Maya, lutte collective pour l’accès à la terre… Au-delà de ces alternatives concrètes, se dessine aussi une tout autre conception du développement que celle imposée par l’Occident aux peuples indigènes.

 

Sharqiya, Guy Ofran, 2012,1h25.
Kamel, un jeune Bédouin, travaille comme agent de sécurité à la gare routière de Be’er Sheva. Il habite dans un petit village illégal, perdu au beau milieu du désert. Son frère Khaled, chef du village, travaille dans la construction et est marié à Nadia. La relation entre les deux frères est compliquée, Khaled n’approuvant pas le métier de Kamel. Un jour, en rentrant chez lui, Kamel apprend que les autorités ont ordonné la démolition du village. Dès le lendemain, Khaled quitte son emploi et décide de rester au village, pour repousser les autorités qui tenteraient de les déloger. Kamel, quant à lui, continue d’aller travailler....

 

Expédition Mapaoni, l'inacessible frontière, François-Marie Le Tourneau.

Au cœur de l'Amazonie, le géographe François-Michel Le Tourneau, membre du CNRS, part explorer une région hostile, aux confins du Brésil, du Surinam et de la Guyane française, tombée dans l’oubli depuis plus de quarante ans. Ici, près des sources du fleuve Jari, les moyens modernes destinés à recueillir des informations géographiques peinent à percer la couverture nuageuse permanente des monts Tumucumaque. Même les optiques haute définition des satellites ne fournissent que des images déformées par le relief tourmenté.
Située à la croisée d'anciennes routes de commerce des ethnies amérindiennes, cette région a pourtant fait l’objet de nombre de convoitises pendant trois cents ans. Aux XVIIIe et XIXe siècles, certains y ont cherché le mythique Eldorado décrit par les conquistadors. C'est sur les traces de ces grands explorateurs du passé qu'en août 2011, l’expédition Mapaoni entreprend de marcher, en suivant également le chemin emprunté en 1937, sous le régime nazi, par une expédition naturaliste allemande. Une remontée sur plus de 750 kilomètres du fleuve Jari, affluent méconnu de l'Amazone, jusqu'à la borne marquant la frontière entre les trois pays. L'objectif ? Cartographier la région. Avec vingt hommes et trois pirogues, la mission va tenir un mois en autonomie complète dans cette forêt tropicale réputée inaccessible.

 
Le nord au coeur, Serge Giguère,
Sortie d'un nouveau long-métrage de Serge Giguère. Fidèle à sa réputation, dans Le Nord au Coeur, il nous offre une fois de plus un personnage plus grand que nature, un pionnier québécois de la géographie nordique et de sa terminologie, ainsi qu’un ardent défenseur de l’autochtonie : Louis-Edmond Hamelin. Intellectuel de haut niveau, reconnu internationalement, comme les Pierre Dansereau, Guy Rocher ou Fernand Dumont, Hamelin est un « inconnu célèbre » à découvrir grâce aux images toujours pleines de vérité, d’humour et de sensibilité de Serge Giguère. Ce géographe, économiste, linguiste, fondateur du réputé Centre d’études nordiques, est en effet un homme discret, mais son oeuvre est publique. Inventeur du terme nordicité et de dizaines d’autres, qui manquaient à notre vocabulaire. Le réalisateur Serge Giguère saisit le prétexte du retour, après 40 ans, de Monsieur Hamelin à la Rivière George, au mythique Mushuau-Nipi, comme point de départ de son documentaire pour nous faire découvrir un homme exceptionnel mais nous dévoiler aussi un être simple, un homme d’émotions et de racines. Au moment où le développement du Nord soulève autant de spéculations que de préoccupations, ce film est incontournable. Le Québec arrivera-t-il, comme le souhaite Hamelin, à joindre le Sud et le Nord dans la conception qu'il se fait de lui-même et à reconnaître l’importance historique des nations autochtones pour devenir enfin ce qu'il appelle le « Québec total »? Le contact officiel pour le film est distribution@rapideblanc.ca

 

Les Saphirs, Wayne Blair, 2012, 1h40.

Australie, 1968, trois sœurs aborigènes : Gail, Julie et Cynthia et leur cousine Kay, sont découvertes par Dave, musicien irlandais au caractère bien trempé, amateur de whisky et de soul music. Dave remanie le répertoire du groupe, rebaptisé "The Sapphires", et organise une tournée dans les zones de guerre du Vietnam du Sud. Dans le delta du Mékong où elles chantent pour les marines, les filles déchainent les foules, esquivent les balles et tombent amoureuses.

 

Les derniers traqueurs, Eric Elena, Vanassa Escalante, 2012, 52'

Les Aborigènes pratiquent l’art de la traque depuis des milliers d’années. Mais à l’heure des hélicoptères, des 4x4 et du GPS, les polices d’Australie les emploient de moins en moins souvent, avec le risque actuel de voir se perdre cet art complexe basé sur l’intuition, les capacités d’écoute et d’observation et le lien intime entre l’homme et la nature.
Les traques nous mènent dans des aventures fascinantes à travers la diversité de l’Outback australien, des gorges magnifiques aux déserts rouges et aux jungles luxuriantes, à la poursuite des secrets de ces techniques ancestrales qui pourraient bientôt disparaître.
En versions française et anglaise.

 

Des dérives de l'art aux dérives du pétrole, le maya ancien est -il plus intéressant que le maya vivant? Grégorie Lassalle, 2012, 47'.

Alors qu’à Paris, les multinationales du pétrole, musées et autres institutions publiques célèbrent et valorisent la civilisation Maya pré-hispanique, au Guatemala, les descendants de ces mayas sont les premières victimes des politiques néolibérales. Entre autre sous la pression des compagnies pétrolières françaises, comme l’entreprise Perenco, et des projets touristiques.
Deux poids, deux mesures : le maya ancien est-il plus intéressant que le maya vivant ?
"Des dérives de l’art aux dérivés du pétrole" documente l’histoire du pétrole au Guatemala, pose la question de l’accaparement privé de la terre, des ressources et de l’histoire. L’extraction du pétrole guatémaltèque se conjugue avec l’extraction de la civilisation maya hors de son contexte historique et de la réalité des conditions de vie de ses descendants, éludant ainsi les injustices que subissent les populations locales.

 

Quand la terre brille. Mines d'or et violences sociales au Guatemala, Philippe Goyvaertz, 2012,93'

Grâce aux volcans, le Guatemala regorge de richesses enfouies sous la terre. Dans la région de San Marcos s’est installée la grande mine d’or Marlin de Goldcorp. Dans une autre région, à Jutiapa près du Salvador, le grand projet de mine d’or à ciel ouvert appelé Cerro blanco se met en place. Le documentaire montre les réactions des habitants face à ces entreprises d’extraction minière. Il recueille les témoignages de défenseurs des droits humains, de leaders mayas, d’ouvriers des mines et d’autorités religieuses présentes dans ces régions. Philippe Goyvaertz, réalisateur du film l’Essence de la Terre projeté à Filmar en 2011, nous ouvre à nouveau les yeux sur une thématique cruciale : les conséquences de l’implantation de grandes multinationales au Guatemala.

 

Nous sommes Wichi, Andrew Buckland, 2012, 45'.


Au nord de l’Argentine, le peuple Wichi, acculé par l’agro-industrie dévastatrice qui lui ôte ses ressources traditionnelles, lutte pour garder son identité, sa spiritualité, le peu de forêt qui lui reste, et pour accéder à une scolarité. Ses forces : la dignité et le ʺhusekʺ, refus ancestral de l’attaque frontale et bonne volonté au-delà de tout, comme vérité suprême de l’art de vivre.

 

Veuillez noter que la nouvelle adresse courriel du GITPA est : gitpa@orange.fr

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