1/2019

LE COURRIER INTERNATIONAL SEMESTRIEL
DES PEUPLES AUTOCHTONES
www.gitpa.org

 

Les peuples autochtones traversent une sombre période
avec la montée des nationalismes et des idéologies extrêmes
qui remettent en cause leurs droits reconnus aux niveaux international et nationaux.


Trump (États unis), Bolsonaro (Brésil), Modi (Inde), Xi Jinping (Chine), Poutine (Russie), Dutertre (Philippines)..

Nous craignons que se développent en 2019 les agressions sur leurs territoires,
dues aux industries extractives et aux agro-industries, la violation de leurs protections lorqu'elles existent
et les assasinats des défenseurs des droits des peuples autochtones et de l'environnement.

Le GITPA et ses 7 réseaux d’experts par région :
Arctique/ Amérique nord/ Amérique centre et sud/ Afrique /Asie/Pacifique/ Europe-Russie
continuera d’apporter en 2019 sa contribution au respect de leurs droits par :

- la participation aux réunions du système onusien dédiées à leurs droits;
- les contacts avec et les soutiens aux ONG autochtones;
- les publications voir la liste des publications en cours
- la diffusion d'informations sur les agressions que subissent ces peuples et les campagnes associées ....

Le GITPA vous remercie pour le soutien que vous apportez à cette cause et vous souhaite

une trés Bonne Année 2019


 

NOUVEAUX MEMBRES DES RÉSEAUX D'EXPERTS DU GITPA

Afrique: LUEONG Glory M.; Amérique Nord : KURTNESS Jacques, SALÉE Daniel;
Amérique Latine: DE ROBERT Pascale, SEPULVEDA Bastien;
Pacifique : MUNOZ Diégo.

Accès aux CV


LETTRES ÉLECTRONIQUES ENVOYÉES DURANT LE 2eme SEMESTRE 2018

Inde Cachemire-Jammu : Assassinat d'une fillette gujjar
Malaisie-Sarawak: Lutte sans fin des Penan
RDC : 3eme Festival Internartional des Peuples Autochtones - FIPA ( septembre 2018)
Brésil: Rupture du barrage sur le Rio Doce et indiens krenak
Brésil: Le favori à l'élection présidentielle, Bolsonaro menace l'Amazonie et ses habitants
Brésil: Mise en application des annonces du candidat Bolsonaro (1)
Rapport Mondes Autochtones 2018 ( les évènements marquant de l'année 2017)
Sortie du film RUMBLE The Indians who Rocked the World
Anniversaire des 50 ans d'IWGIA: International Work Group for Indigenous Affairs
Anniversaire 40 années du CSIA: Comité de solidarité avec les indiens des Amériques
Émissions France Inter:Voyage en terres indigènes: Une histoire oubliée des peuples francophones
Papouasie: Annonce d'une Mission d'information du GITPA
Liens d'accès à toutes les Lettres



ACTUALITÉS DES PUBLICATIONS
( livres, rapports)



ABOUBACRINE TALKALIT Wallet, 2017, Théories et pratiques de la décentralisation:
Les Touaregs du Mali entre promesses et réalité
. EUE, 264p.

Le Mali, a connu plusieurs fois les révoltes des populations touarègues. Par le biais du dernier soulèvement (1995-1996), elles réclamèrent un statut particulier pour le Nord du Mali qui exige une décentralisation. L’Etat malien, sous la pression de la population civile en général, des institutions internationales (Banque Mondiale, FMI) et des organisations de coopération au développement (Coopération Française, Suisse, Néerlandaise etc.), n’a pas rejeté cette revendication. Dans la perspective de la décentralisation, la société civile et les Touaregs redeviendraient maîtres de leurs territoires et de leur développement. Pour les organisations internationales, la décentralisation serait, la potion magique pour sortir le pays du sous-développement. Pour l’Etat malien, la décentralisation est une stratégie pour retrouver sa légitimité, pour mettre fin au conflit touareg et pour recevoir des fonds de la part des institutions. Ainsi tous les acteurs trouvent leur compte dans l’intention d’adopter ce processus.Le développement des populations nomades touarègues du Nord Mali se heurte en effet à des obstacles permanents que la décentralisation n’arrive toujours pas à résoudre.


BACON Joséphine
, 2008, Uiesh. Quelque part. Mémoire d'encrier.128p.

J’ai tant de plis sur mon visage. Chacune de mes rides. A vécu ma vie. Aujourd’hui je suis la femme digne. Qui raconte. Quelque part, une aînée avance. Elle porte en elle Nutshimit, Terre des ancêtres. Une mémoire vive nomadise, épiant la ville, ce lieu indéfini. La parole agrandit le cercle de l’humanité. Joséphine Bacon fixe l’horizon, conte les silences et l’immensité du territoire. BIO : Joséphine Bacon est une poète innue originaire de Pessamit, née en 1947. Réalisatrice et parolière, elle est considérée comme une auteure phare du Québec. Elle a travaillé comme traductrice-interprète auprès des aînés, ceux et celles qui détiennent le savoir traditionnel et, avec sagesse, elle a appris à écouter leur parole. Joséphine Bacon dit souvent d’elle-même qu’elle n’est pas poète, mais que dans son cœur nomade et généreux, elle parle un langage rempli de poésie où résonne l’écho des anciens qui ont jalonné sa vie.


BOUCHARD Serge, LEVESQUE Marie-Christine, 2017, Le peuple rieur, Hommage à nos amis Innus, LUX Editeur.320 p.

Le livre que vous vous apprêtez à lire raconte la très grande marche d’un tout petit peuple, il refait à la fois le chemin de sa joie et son chemin de croix. Présente aux premières lignes du journal de voyage de Champlain, aujourd’hui aussi familière que mystérieuse, la nation innue vit et survit depuis au moins deux mille ans dans cette partie de l’Amérique du Nord qu’elle a nommée dans sa langue Nitassinan : notre terre. Au fil des chapitres, vous allez accompagner le jeune anthropologue que j’étais au début des années 1970, arrivé à Ekuanitshit (Mingan). Vous le devinez, ces petites histoires sont prétextes à en raconter de plus grandes. Celles d’un peuple résilient, une société traditionnelle de chasseurs nomades qui s’est maintenue pendant des siècles, une société dont les fondements ont été ébranlés et brisés entre 1850 et 1950, alors que le gouvernement orchestrait la sédentarisation des adultes et l’éducation forcée des enfants. Ce récit commence dans la nuit des temps et se poursuit à travers les siècles, jusqu’aux luttes politiques et culturelles d’aujourd’hui.


CNCDH -
COMMISSION NATIONALE CONSULTATIVE DES DROITS DE L'HOMME,2018,
LEffectivité des Droits de l'Homme dans les Outre-mer.481p

La France n'est pas hexagonale, la France oublie trop souvent qu'elle n'est pas hexagonale. Trois océans et deux mers tiennent lieu de frontières sur des milliers de kilomètres. Le littoral national français est un des plus longs au monde et peu le savent. Les ultramarins contribuent au pluriethnisme et au multiculturalisme au sein de la République française, chance et richesse indéniables pour celle-ci. A l'occasion du 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme (DUDH), la CNCDH a décidé de consacrer une étude à l'effectivité des droits de l'homme dans les outre-mer français, territoires trop souvent oubliés des politiques publiques nationales, avec des spécificités qui leur sont propres et peu ou mal appréhendées. Grâce à plus d'une centaine d'auditions et des travaux conduits pendant un an, la CNCDH a adopté successivement neuf avis abordant des thématiques centrales dans les Outre-mer. Certaines peuvent être spécifiques à ces territoires, d'autres sont similaires à celles auxquelles la métropole est confrontée. Ainsi, la CNCDH s'est concentrée sur le respect des droits civils et politiques autant qu'économiques, sociaux, culturels et environnementaux. Notre institution a mis en lumière des violations et discriminations à l'égard des peuples autochtones, mais aussi de l'ensemble des citoyens ultramarins. Des thématiques transversales ont été étudiées telles que la pauvreté et l'exclusion sociale, l'accès à l'éducation, l'environnement et les industries extractives, l'accès à la santé, les violences de genre, le droit des étrangers et le droit d'asile, la situation pénitentiaire et l'accès au droit et à la justice. La Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) est l'Institution nationale française de promotion et de protection des droits de l'homme de statut A, accréditée par les Nations unies.

Le rapport comprends 2 chapitres spécialeùent dédiés aux peuples autochtones:
Chapitre 3 : La place des peuples autochtones dans les territoires ultramarins français: la situation dexKanaks en Nouvelle Calédonie ert des Amérindiens de Guyane.
Chapitre 4 : Le droit à un environnement sain dans les outre-mer, la question des activités extractives en Guyane et en Nouvelle-Calédonie.

Lien vers achat du Rapport

COTÉ Jean-François, CYR Claudine, 2018, La renaissance des cultures autochtones: enjeux et défis de la reconnaissanc.
PUL.267p.

Cet ouvrage met en relief le nouvel essor des expressions culturelles autochtones et les conditions de leur réception. Il s’appuie sur des études et des analyses qui mettent en relief la manière dont nos sociétés se transforment, grâce à une véritable renaissance des cultures autochtones ayant cours depuis quelques décennies, et les enjeux et les défis que cela représente du point de vue de leur reconnaissance. Ce sont avant tout les relations entre sociétés autochtones et non autochtones qui sont appelées à être reconsidérées dans ce contexte, à travers des expressions littéraires, cinématographiques, théâtrales, performatives et politiques, qui appellent des interprétations susceptibles de changer les perceptions culturelles qui sont mises en cause des deux côtés de ces relations. Cet ouvrage table sur des rencontres qui permettent de nous reconnaître mutuellement selon de nouvelles avenues, plus respectueuses des conditions permettant de concevoir comment vivre en commun une expérience de réelle réconciliation.

DELON Erwan, 2018, Carnet de recherche : Tinghir, des Berbères du Maroc Identité Amazigh et langue tamazight dans le Todgha. L'Harmattan, 182p

Cette recherche de trois mois en "immersion" dans une région montagneuse et rurale du Sud-Maroc permet à l'auteur de présenter des éléments concernant l'écosystème (la palmeraie, les croyances et pratiques liées aux végétaux et aux animaux) ; l'architecture (casbahs et ksour) ; la langue tamazight et ses spécificités ; les différents constituants de la population du Todgha (les tribus et rapports inter-tribaux).

DELSAHUT Fabrice, 2018, Les jeux des Indiens d'Amérique du Nord. Etude ethno-historique. L'Harmattan , 358p.

Les Indiens d'Amérique du Nord n'ont pas échappé au plaisir du jeu. Ces pratiques physiques recouvrent des dimensions ludiques et des fonctions de remémoration des mythes indiens, de dynamisation du lien communautaire et d'éducation des jeunes hommes. L'émergence des sports du Nouveau Monde modifia le paysage ludique amérindien et les pratiques sportives furent utilisées pour assimiler les Amérindiens. Ceux-ci, dès lors, tentèrent de coloniser à rebours ces sports selon leurs propres croyances et finalités culturelles afin de trouver au Stade un nouveau terrain d'expression privilégié.


FONTAINE Naomi, 2017, Manikanetish, Mémoire d'encrier, 140p.

Une enseignante de français en poste sur une réserve innue de la Côte-Nord raconte la vie de ses élèves qui cherchent à se prendre en main. Elle tentera tout pour les sortir de la détresse, même se lancer en théâtre avec eux. Dans ces voix, regards et paysages, se détachent la lutte et l'espoir.


GODELIER Maurice, 2018, Suivre Jésus et faire du Business. Une petite société tribale dans la mondialisation. Thierry Marchaisse.;170p

Les Baruya de Nouvelle-Guinée sont l'une des dernières sociétés tribales découvertes par l'Occident. Comment ont-ils réussi à passer, en quelques décennies, du néolithique à la modernité ? Que sont devenus les « secrets des hommes », dont la trahison redoutée eût sapé un ordre social fondé sur la subordination des femmes ? Avec un art exceptionnel de conteur, Maurice Godelier retrace ces transformations en s'appuyant sur un demi- siècle d'observations quasi ininterrompues de plusieurs générations d'anthropologues. Car depuis son séjour pionnier dans les années 60 beaucoup de choses ont changé, et aujourd'hui les Baruya (hommes et femmes) jouent gros aux jeux de cartes, tout en suivant les cours du café à la radio. L'histoire de cette petite société offre un exemple particulièrement clair des effets conjoints du christianisme et du capitalisme mondialisé. On peut y lire en miniature les caractéristiques de notre monde et y voir tout à la fois l'occidentalisation forcée d'une socièté tribale et la resistance de ses valeurs traditionnelles.



GUILDO Rousseau, 2018, La légende de l'Iroquoise : aux sources historiques de l'imaginaire québécois. GID. 516p

L’Iroquoise, une légende pour laquelle Guildo Rousseau a consacré 30 années de recherche. Sa découverte, en 1984, du texte de la version américaine de la légende, parue dans The Thruth Teller de New York, le 14 juillet 1827, l’encourage à poursuivre ses recherches à propos de l’auteur toujours anonyme de la légende. Ses efforts sont récompensés en août 2010 quand, enfin, il découvre en la personne de la romancière américaine Catharine Maria Sedgwick (1789-1867), l’auteure véritable de la légende publiée pour la première fois en 1825 sous le titre The Catholic Iroquois. Ces deux découvertes majeures, résultats de la ténacité de Guildo Rousseau, lui permettent de parachever l’écriture de cette fresque historique. Son titre est déjà une invite à suivre le travail de fond de l’auteur sur l’histoire narrative et comparée de cette légende, dont le récit constitue la première des grandes veines mythiques de l’imaginaire québécois nord-américain.Au départ et au cœur de ce récit légendaire, la figure mythique et symbolique de l’Iroquoise Françoise Gonannhatenha — l’héroïne martyre de cette légende — porteuse d’un tragique destin. La suivent, dans sa fatale indianité féminine, ses sœurs indiennes (Abénaquises, Algonquines, Cries, Huronnes, Mi’kmaques, Montagnaises, etc.), les unes, figures emblématiques de la conquête des Amériques : La Malinche, Pocahontas, Sacagawea, etc.; les autres, tout autant célèbres, par leurs pérennes figures d’héroïnes qu’elles tiennent dans l’imaginaire collectif et littéraire des XIXe et XXe siècles : Atala, Azakia, Céluta, Madawisa, Petsémine, Tahmiroo, et toutes ces autres Indian Princess, partout présentes dans les six chapitres de cette saga, sans oublier l’illustre Catherine Tekakwitha, la sainte Iroquoise.

 

JACQUEMOUD Clément, 2017, Les Altaïens : Peuple turc des montagnes de Sibérie. Somogy Édition d'art.199p.

La République de l'Altaï est située dans une région montagneuse des confins de la Sibérie, à la frontière de la Chine, de la Mongolie et du Kazakhstan. Elle abrite le petit peuple turc des Altaïens, réputé dans l'ethnographie pour son chamanisme, et pour avoir développé au début du XXe siècle un mouvement millénariste de grande ampleur, le bourkhanisme. Dans le contexte post-soviétique actuel, les Altaïens renouvellent leurs pratiques religieuses, qui se sont diversifiées, allant du "néo-chamanisme" au "néo-bourkhanisme", en passant par le bouddhisme et le christianisme évangélique. De grandes cérémonies collectives, fondées sur le cycle saisonnier, ont refait surface, tandis que le chant de gorge, autrefois employé dans la récitation rituelle de poésies épiques, résonne maintenant bien au-delà des frontières du petit territoire, et véhicule paradoxalement l'image de traditions exemptes de toute influence extérieure. Cet ouvrage, tout en faisant ressortir les enjeux sociaux, politiques et environnementaux auxquels les Altaïens doivent aujourd'hui faire face, apporte un nouvel éclairage sur cette situation religieuse à la fois complexe et composite, alimentée par de multiples tensions, et qui n'avait pas retenu jusqu'à présent toute l'attention qu'elle mérite.

JÉROME Laurent, BOISSIÈRE Nicolas, ARAUJO LUCAS Christine Favia, RIBEIRO de MORAES Manel Junior, JOSIAS de COSTAS Junior, 2018, Natures et Sociétés. Identités, cosmologies et environnements en Amazonie brésilienne. L'Harmattan, 416p

À partir d'une approche pluridisciplinaire, cet ouvrage éclaire les multiples relations qui s'établissent, en Amazonie brésilienne, entre natures et sociétés. S'appuyant sur les réflexions qui ont émergé au cours d'un programme d'étude sur le terrain entre le Québec et le Brésil, il expose les différentes manières dont les sociétés locales pensent leurs rapports à l'environnement et développent des discours, pratiques et savoirs environnementaux en lien avec leurs cosmologies et leurs identités.

MANUEL Arthur, 2018, Décoloniser le Canada Cinquante ans de militantisme autochtone.Écosociété, 352p

«Je ne souhaite pas célébrer un Canada qui vole nos terres.» Ainsi s’exprimait Arthur Manuel à la veille des célébrations du 150e anniversaire de la Confédération canadienne. Cette déclaration illustre bien le réveil autochtone actuel: il est temps d’en finir avec la nature coloniale de l’État canadien. Fruit d’une collaboration unique entre deux grands défenseurs des droits des Premières Nations, Décoloniser le Canada est d’abord le récit de près d’un demi-siècle de militantisme autochtone. Narré au «je», il retrace le parcours personnel et militant d’Arthur Manuel et dresse du même souffle le portrait du renouveau des mouvements de lutte autochtone au pays depuis les années 1970. De la Paix des Braves à la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, en passant par le rapatriement de la Constitution et les importants jugements de la Cour suprême, cet ouvrage revisite de grands pans de l’histoire canadienne récente. Pour Manuel, la reconnaissance des droits autochtones est le meilleur gage pour assurer la défense de nos territoires devant l’appétit vorace des intérêts privés qui cherchent à faire main basse sur nos ressources naturelles. Dans l’esprit du mouvement Idle No More, il invite aussi à en finir avec l’apathie et l’inaction qui ont caractérisé les relations entre le gouvernement fédéral et les Autochtones. Ce livre est un vibrant appel à la résistance, mais aussi un message d’ouverture invitant à bâtir des ponts entre les communautés autochtones et allochtones.

 

MONCONDUIT Daniel, 2018, Anthrpologie du Silence Polynésien. "Gémir n'est pas de mise aux Marquises..." L'Harmattan, 270p

L'impact de l'influence missionnaire et coloniale en Polynésie au XIXe siècle a été considérable. La modernité et les expérimentations nucléaires du XXe siècle ont renforcé ce choc culturel à un point tel que beaucoup pensent que la culture polynésienne traditionnelle a disparu, alors qu'il n'en est rien. La tradition polynésienne est restée vivante, opérante grâce à sa culture du silence. Il n'y a pas un, mais des silences, la dureté polynésienne est avérée mais ne pas se plaindre n'est en rien une absence de souffrance. L'absence de plainte a permis à Tahiti de rester ancrée au mythe du paradis, mais le silence polynésien reste à entendre.


OMPI, ORGANISATION MONDIALE DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 2017, Comment protéger et promouvoir votre culture : Guide pratique de la propriété intellectuelle pour les peuples autochtones et les communautés locales

La propriété intellectuelle peut être un outil puissant au service des peuples autochtones et des communautés locales. Utilisée de manière stratégique, elle peut vous aider à promouvoir vos propres produits et services et à prévenir l’appropriation illicite de vos savoirs et de votre culture traditionnels. Ce bref guide vous explique comment faire, avec de nombreux exemples de peuples autochtones et de communautés locales qui ont su tirer parti au mieux de leurs droits de propriété intellectuelle.

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OTIS Ghislain, 2018, Contribution à l'étude des sstèmes juridiques autochtones et coutumiers. 200p

Cet ouvrage collectif sur les systèmes juridiques autochtones et coutumiers est publié au moment où la connaissance de ces systèmes, restés jusqu’à aujourd’hui largement invisibles aux yeux de la majorité, est plus que jamais nécessaire à ceux qui réfléchissent aux voies d’une nouvelle relation entre autochtones et non-autochtones, qu’ils soient juristes, décideurs ou universitaires. La reconnaissance des traditions juridiques autochtones est en e!et devenue un thème central dans la quête d’une « réconciliation ». Les auteurs livrent les résultats de recherches réalisées en partenariat avec des communautés dans di!érentes régions du monde. Ils expliquent et comparent les aspects fondamentaux de plusieurs ordres juridiques autochtones et coutumiers afin d’éclairer leur spécificité, mais aussi leur degré d’ouverture au dialogue avec les cultures juridiques occidentales. En plus de mieux faire comprendre les modes de production du droit chez les peuples autochtones, cette publication permet au lecteur de découvrir comment ces peuples abordent le droit de la famille, le règlement des conflits et le rapport au territoire.

RAQ Reherches Amérindiennes au Québec, 2018, Récits de Savoirs partagés par l'Art et la Création en milieux autochtones

 

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COMMISION DE DÉVELOPPEMENT DES PREMIÈRES NATIONS DU QUÉBEC ET DU LABRADOR, 2018, Portrait de l'Économie sociale chez les Premières Nations au Quebec.

En 2015, dans son Plan d’action gouvernemental en économie sociale 2015-2020, le gouvernement du Québec souhaite que les milieux locaux et régionaux puissent s’appuyer sur l’économie sociale comme levier de mobilisation collective et de développement socioéconomique. Pour ce faire, il : « (...) soutiendra un projet de pôle d’économie sociale pour les Premières Nations en collaboration avec le Secrétariat aux affaires autochtones, un investissement de 500 000 $ sur cinq ans. Ce projet sera mené en partenariat avec la Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador (CSSSPNQL), la Commission de développement économique des Premières Nations du Québec et du Labrador (CDEPNQL) et le Réseau [sic] des centres d’amitié autochtones u Québec (RCAAQ) » (gouvernement du Québec, 2015 : 39).

VIGNE Daniel , 2018, La Maison des hommes. Récits de Papouasie Nouvelle -Guinée, Les Éditions du Pacifique 296p.

Tandis que les gratte-ciel poussent à Port Moresby, capitale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, la société papoue et les peuples qui la composent sont en pleine confusion. Comment profiter des bienfaits du monde moderne sans participer à sa propre acculturation ? Le réalisateur Daniel Vigne, auteur de deux documentaires tournés dans la vallée et sur les hauts plateaux du Sepik, nous entraîne à la découverte des traditions guerrières de tribus sempiternellement en conflit les unes avec les autres, de leurs arts, de leurs croyances. Il nous fait pénétrer au cœur des secrètes maisons des hommes et des rites initiatiques de scarification. Il nous emmène aux abords d’une exploitation aurifère, parangon de l’activité minière qui ravage la Papouasie, son écosystème et ses populations. À la croisée des genres, La Maison des hommes nous conduit dans un pays en pleine transition qui voit s’évanouir ces sociétés dites primitives, poussées à la déliquescence par les messies miniers et les ingénieurs de la foi. Tous ceux qui, au prétexte d’apporter salut et civilisation, n’ont pour ambition que d’élargir l’horizon de leur emprise et de leurs intérêts.


FILMOGRAPHIE


Aga
, 2018, Milko Lazarov, 1h37'

La cinquantaine, Nanouk et Sedna vivent harmonieusement le quotidien traditionnel d’un couple du Grand Nord. Jour après jour, le rythme séculaire qui ordonnait leur vie et celle de leurs ancêtres vacille. Nanouk et Sedna vont devoir se confronter à un nouveau monde qui leur est inconnu.
Six après Aliénation, le réalisateur bulgare Milko Lazarov, épris de grands espaces et de découvertes, consacre son deuxième long-métrage à la description de la vie toute d’humilité et d’isolement d’un vieux couple de nomades et signe une histoire d’amour à la singularité émouvante en même temps qu’il rend hommage au chef-d’œuvre Nanouk l’esquimau, de Robert J. Flaherty, documentaire sorti en 1922. C’est d’ailleurs cette forme très documentée qu’adopte le film, au moins dans sa première partie, qui se concentre sur les tâches répétitives nécessaires à la survie dans ces contrées glaciaires que nombre d’habitants ont depuis quelques années désertées. Il faut dire que le gibier se fait de plus en plus rare et que la glace fond de plus en plus tôt, compliquant davantage chaque jour une existence déjà précaire.

Alambre etcetera, 2018, Maïté Maskens, Monie Millanguir.

Eduardo Paillacan est chanteur, argentin et mapuche-tehuelche. A travers ses chansons, il décrit la difficile réappropriation d’une identité fragile mais toujours vivante : celle des habitants mapuche-tehuelche de la Patagonie argentine. D’abord décimés par milliers au 19èmesiècle, les survivants de son groupe seront expulsés et déplacés jusqu’à aujourd’hui pour faire place aux migrants venus d’ailleurs. Alors que d’autres acteurs racontent le destin tragique de leurs grands-parents et dessinent un avenir pour leurs enfants, le paysage défile, à perte de vue. Les terres sont immenses et vides, les fils barbelés règnent en maîtres et séparent les humains de leur histoire pourtant partagée ». 

 

Kanata: Aujoud'hi la colonisation. 2017 Ian Jacquier, 53'.

Ian Jaquier est entré dans le monde des langues, des traditions et des cultures autochtones du Canada par hasard. C’est son amitié improbable avec Quentin Condo de Gesgapegiag, une communauté micmaque de la Gaspésie, au Québec, qui a été le début de l’aventure pour découvrir, 150 ans après la création de la Confédération canadienne, la vie des Autochtones du pays. « KANATA : Aujourd’hui la colonisation » est un cri d’alarme de ce jeune réalisateur qui, au cours de la production de son documentaire, a compris que le territoire est le fondement même de l’identité autochtone. Pour Ian Jaquier, sans des lois qui protègent cette relation unique des Autochtones avec cette terre traditionnelle jamais cédée, il ne peut y avoir de réconciliation.

Nous sommes l'humanité, 2018, Alexandre Dereims,1h30'

Quelque part sur notre planète, il existence un endroit caché qui est resté isolé du reste du monde jusqu’à aujourd’hui. Le dernier paradis encore intact où les premiers humains vivent toujours au commencement de l’humanité. Ils s’appellent les Jarawas. Ils vivent sur les îles Andamans, en Inde. Ils ne sont plus que 400. Aujourd’hui, notre monde est sur le point de les faire disparaître. Les Jarawas n’ont jamais accepté d’être filmés, il nous ont ouvert les portes de leur monde oublié.

Sami, une chronique lapone, 2017, Armanda Kernell, 1h50'

Sami – Une chronique lapone se déroule dans les années 30 et raconte l’histoire d’une fille Lapone qui s’occupe de rennes et subit régulièrement des examens biologiques de nature raciste dans son pensionnat. Elle se met alors à rêver d’une nouvelle vie, mais elle va devoir devenir une autre personne et rompre tous les liens avec sa famille et sa culture si elle veut accomplir son objectif

 

Unti, les origines, 2018, Christophe Pierre, 57'

“Unti, les origines”, raconté en langue Kali’na et sous-titré en langue française pendant 57 minutes, est une quête identitaire ancrée dans la terre et l’histoire du peuple Kali’na dont l’histoire est un voyage qui emmène de la plage d’Awala aux mythiques Tumuc-Humac. Ce film-documentaire aborde plusieurs problématiques comme “l’alcoolisme, le suicide des jeunes”et il vient à point nommé alors que la question des peuples premiers est clairement posée par Yanuwana Tapoka (Christophe Pierre), membre du Grand Conseil Coutumier, porte-parole de la Jeunesse Autochtone, fervent opposant au projet de la Montagne d’Or et acteur dans la deuxième saison de la série Guyane.

 

 

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