2 / 2013

LE COURRIER INTERNATIONAL
DES PEUPLES AUTOCHTONES
www.gitpa.org

Cette lettre diffuse les informations reçues par le GITPA de janvier à fin juin 2013. Elle concerne l'actualité des peuples autochtones (selon les critères retenus par le Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, approuvée par l'Assemblée Générale en septembre 2007). Les informations sont présentées par continent/pays et par thèmes (les Questions Autochtones)

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ACTUALITÉS DU MONDE AUTOCHTONE


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Afrique

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Amérique latine

Asie





ACTUALITÉS DES PUBLICATIONS


AGUINDA Maria, 2012, Un brin d'herbe dans le goudron, Michel Lafon,188p.

En janvier 2012 s'est achevé un procès historique : la compagnie pétrolière Chevron-Texaco a été condamnée à verser 19 milliards de dollars pour avoir pollué la forêt amazonienne. En face du géant américain, Maria Aguinda et les trente mille victimes équatoriennes de cette pollution. Maria a toujours vécu au coeur de l'Amazonie. Quand l'exploitation du pétrole a commencé, personne ne s'est méfié. Mais les puits se sont multipliés et des résidus de cette pâte noire ont contaminé les sols et les rivières. Les animaux sont morts, les plantes ont dépéri. La nourriture est venue à manquer. Puis les hommes sont tombés malades : les pathologies cutanées et les infections respiratoires ont décimé les habitants de la forêt. Maria a vu mourir son mari et deux de ses enfants. En 1993, elle refuse la loi du plus fort et porte plainte, aux côtés de trente-neuf victimes. Après des années de procédure, l'incroyable se produit : Maria et les autres ont gagné ! Grâce à ce jugement historique, les indigènes amazoniens, si longtemps méprisés par les multinationales et par leurs propres gouvernements, ont retrouvé leur fierté. Cet ouvrage est écrit avec la collaboration de Patrick Bêle, grand reporter au Figaro.

 

BELLIER Irène (sous la direction), 2013, Peuples autochtones dans le monde, Les enjeux de la reconnaissance. L'Harmattan, Collection Horizons autochtones, 369p.

Cet ouvrage a été conçu à partir d'un atelier international consacré aux peuples autochtones, à leur reconnaissance  et aux enjeux de l’autodétermination. Leur reconnaissance internationale ouvre toute une série de questions sur la place des peuples autochtones dans le monde aujourd’hui, sur les luttes menées pour les respecter comme êtres humains, comme citoyens, comme peuples, égaux et différents. La première partie du livre porte sur le legs colonial et les enjeux politiques et sociaux des processus de catégorisation, la seconde aborde les évolutions du champ juridique et des constitutions à travers des contributions d’anthropologues, de sociologues, de juristes et d’acteurs autochtones portant sur les cinq continents.

 


BOSA Bastien, 2013, Itinéraires aborigènes. Histoire des relations raciales dans le Sud-Est australien, Karthala, 664p.

Fruit d’une longue enquête menée tant sur le terrain que dans les archives, cet ouvrage donne une image inédite des Aborigènes d’Australie, bien au-delà des clichés éculés qui continuent de prévaloir. À rebours des conceptions primitivistes qui situent cette population hors du temps et l’enferment dans une altérité radicale, il montre comment elle est au contraire prise dans l’histoire. L’auteur place au coeur de son analyse les contradictions, les ruptures et les à-coups de la vie sociale que tend à éluder l’ethnologie, dans un mouvement d’épuration du réel.
S’appuyant sur l’étude de destins singuliers et sur la description de cas concrets, il rend compte du caractère crucial du rapport colonial dans lequel ont été insérés les Aborigènes par le truchement de la coercition et de la violence institutionnelle. Il incite à repenser les questions des minorités, de la subalternité, de la race et de la domination, dans le double contexte d’une société industrielle et d’une situation postcoloniale. Ce faisant, il enrichit la réflexion sur les politiques de discrimination positive et sur la capacité d’action des assujettis. Mais surtout il nous fait rencontrer des personnes et partager des existences concrètes, là où trop souvent l’ethnologie nous enferme dans une vision holiste, organique et volontiers misérabiliste des Aborigènes australiens.

 


FELTES -STRIGLER Marie -Claude
, 2013, Mythes et légendes des Indiens Navajos, L'Harmattan 192p.

La mythologie navajo est peuplée de créatures animales ou humaines qui changent de nature au gré des circonstances, où le naturel et surnaturel n'ont pas de limites bien définies. Leurs aventures expliquent comment le monde dans lequel nous vivions a été créé et pourquoi il est tel qu'il est. Ces histoires sont transmises oralement, donc varient au fil du temps et selon les narrateurs.

 


DUHARD Jean -Pierre, 2013, La soumission des Touareg de l'Ahaggar, L'Harmattan , 534p.

L'auteur brosse avec minutie et objectivité un historique de la soumission des Touareg de l'Ahaggar, qui furent les derniers à s'opposer à la conquête du Sahara. Le cadre chronologique retenu va de la conquête de l'Algérie à partir de 1830 à la mort du général Laperrine dans un accident d'avion au sud de l'Ahaggar en 1922. Avant de soumettre le bastion central du Sahara, il fallait le cerner, et ce fut à partir du Soudan français et de l'Algérie.

 

Etudes et Documents Berbères, 2013, La Boite à documents, 226p.

Au sommaire : Chanson kabyle en France et mémoire de l'immigration / Structure syllabique du touareg / Rrays Eli Chouhad / Mouvement et orientation en berbère / De l'ambivalence linguistique / Chronique

 

GALY Michel, BADIE Bertrand, 2013, La guerre au Mali : Comprendre la crise au Sahel et au Sahara : enjeux et zones d’ombre, La Découverte, 144p.

Le 11 janvier 2013 au matin, les autorités françaises lançaient une opération militaire au nord du Mali. Cette intervention baptisée « Serval » surprit nombre d’observateurs, français et étrangers. La sidération ne fut pas moins grande lorsque, cinq jours plus tard, un groupe armé opéra une spectaculaire prise d’otage dans un complexe gazier près d’In Amenas, en Algérie. Les médias du monde entier braquèrent subitement les projecteurs sur le Sahel et le Sahara, qui d’ordinaire n’attirent guère l’attention. Des « terroristes » dont on ignorait jusque-là presque tout surgirent sur la couverture des magazines sous des titres tapageurs. Et l’on découvrit soudainement l’importance stratégique d’une zone où les enjeux économiques, politiques et sécuritaires semblent inextricablement mêlés. C’est à un ambitieux travail d’analyse et de mise en perspective que s’attèlent les auteurs de ce livre. Spécialistes de la région et des mouvements qui y agissent, ils rappellent le contexte général d’une crise qui dépasse largement le simple théâtre malien. Ils identifient les enjeux soulevés par le conflit et clarifient les positions, officielles et officieuses, des différents acteurs. Que se passe-t-il réellement au Mali ? Pour quelles raisons la France a-t-elle envoyé son armée dans son ancienne colonie ? Comment expliquer l’apparente passivité de ses partenaires internationaux et africains ? Qui sont ces fameux « touaregs » dont on parle tant mais que l’on connaît si mal ? Qui se cache derrière cette galaxie « djihadiste » particulièrement nébuleuse ? Quelles seront les conséquences, notamment humanitaires, de ce conflit protéiforme ? Alors que la crise est loin d’être arrivée à son terme, et parce que les conséquences de l’opération « Serval » se feront durablement sentir, il est urgent de comprendre ce qui se joue actuellement au Sahel et au Sahara. C’est à cette tâche nécessaire qu’invite cet ouvrage clair et synthétique.

 

GAUDICHAUD Frank (dir.) 2013, Amériques latines. Émancipations en construction , Paris, Syllepse (en partenariat avec France Amérique Latine), collection « Les cahiers de l’émancipation.

Depuis plus d’une décennie, l’Amérique latine apparaît comme une « zone de tempêtes » du système-monde capitaliste. La région a connu d’importantes mobilisations collectives contre les conséquences du néolibéralisme, avec parfois des dynamiques de luttes ayant abouti à la démission de gouvernements considérés comme illégitimes ou à la remise en cause partielle du pouvoir des transnationales. Le changement des rapports de forces dans l’arrière-cour des États-Unis et ce qui a été qualifié de « tournant à gauche » (en Bolivie, Équateur ou Venezuela notamment) sont le produit d’une crise d’hégémonie des élites traditionnelles, mais aussi de mouvements sociaux créatifs, qui ont combiné revendications démocratiques et orientation anti-néolibérale et anti-impérialiste. Cette conjoncture révèle de nombreux acteurs en résistance (indigènes, chômeurs, sans-terre, syndicalistes, féministes, etc.), ainsi qu’une multiplicité d’expérimentations démocratiques « par en bas ». Dans des contextes variés, surgissent des pouvoirs populaires qui cherchent à tâtons les chemins d’une émancipation en actes, ceci souvent contre les pouvoirs constitués, mais aussi, parfois, en lien avec des politiques publiques progressistes. Une réflexion sur un laboratoire latino-américain qui mène expériences démocratiques, autogestionnaires et participatives, potentiellement anticapitalistes, à une échelle locale, régionale ou nationale.

 

GWYNNE S.C., 2013, L'empire de la lune d'été : Quanah Parker et l'épopée des Comanches, la tribu la plus puissante de l'histoire américaine, Albin Michel, 420p.

Le livre de S C Gwynne retrace l'ascension et le déclin des Comanches, qui régnèrent sur les Grandes Plaines du Sud pendant plus de deux siècles. Cavaliers et guerriers hors-pair, craints par les Espagnols, les Français et plus tard les Mexicains et les Américains, ils ont mené une lutte acharnée pour défendre leur territoire face à l'envahisseur blanc. Un homme incarne par-dessus tout cette résistance : Quanah Parker. Dernier et plus grand chef de la tribu, il est le fils d'un guerrier indien et d'une femme blanche, Cynthia Ann Parker, enlevée par les Comanches à l'âge de neuf ans, qui inspirera à John Ford l'un de ses plus beaux films, La Prisonnière du désert. Mais l'arrivée du chemin de fer et la destruction des troupeaux de bisons dans les années 1870 auront raison de la liberté et du courage des Indiens. Résigné à vivre sur une réserve, Quanah se transforme alors en éleveur prospère et gagne une stature politique en devenant l'ami de Theodore Roosevelt, ce qui lui permet de défendre les droits des siens. Plus qu'une biographie, ce livre passionnant, qui se lit comme un roman, a connu un succès phénoménal aux États-Unis. Il est actuellement en cours d'adaptation pour le cinéma. Destiné à devenir un classique, il apporte une contribution essentielle à l'Histoire des Indiens d'Amérique.

 

HIBON Nicolas, 2013, Amigolo, chaman des abeilles, ELP.

Les derniers aborigènes de la jungle de Guyane française perpétuent, bon an mal an, leur mode de vie ancestral. Ils le font le plus sereinement qu’ils peuvent, en dépit des orpailleurs brésiliens brutaux et insensibles qui gorgent les rivières de rejets de mercure, et en dépit des hélicos de la Gendarmerie qui survolent les pirogues pour prétendument inspecter l’état de santé de ceux qui cherchent à les faire nager sur le torrent nouveau des rivières anciennes. Le jeune Amigolo est le petit-fils de la vieille chamane des abeilles de son village. Celle-ci connaît le fin et subtil secret curatif des miels et sait contourner le dard des terribles ouvrières pour faire agir les reines et leurs essaims selon ses desseins. Amigolo vient tout juste, de par l’affront de douleurs cuisantes, d’accéder au statut de jeune guerrier. Il passerait bien le reste de sa douce vie à jouer avec les abeilles de sa grand-mère. Mais une quête inattendue l’attend, une quête terrible et mystérieuse qui mettra justement au défi, comme si de rien n’était, sa connaissance de la nature, mais surtout, par-dessus tout, son mystérieux ascendant savant sur les insectes de la jungle.

 

ICMM, International Council, on Mining and Metal, Guide de bonnes pratiques: les Peuples Autochtones et l’exploitation minière, ICMM,

Le Conseil international des mines et métaux (ICMM) est heureux de présenter son Guide de bonnes pratiques : Les peuples autochtones et l’exploitation minière (le Guide). L’ICMM est une organisation qui représente 19 parmi les plus grandes entreprises de mines et métaux au monde, ainsi que 30 autres
associations minières régionales, nationales et de produits de base.
L’ICMM et ses membres cherchent, ensemble, à améliorer les pratiques de l’industrie minière en équilibrant les différents besoins sociaux, culturels, environnementaux et économiques de toutes les parties concernées par les opérations minières.
Le Guide part d’un engagement de nos membres à garantir une extraction et une production responsables des minerais et des métaux. Il est fondé sur un engagement à créer des relations et des contacts positifs avec les peuples autochtones.
Cet engagement figure dans la Déclaration de position de l’ICMM de mai 2008, sur l’exploitation minière et les peuples autochtones .
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KOSSOUMNA LIBA'A Natali, 2013, Les éleveurs Mbororos du Nord Cameroun, Une vie et un élevage en mutation, L'Harmattan 274p.

A l'insécurité foncière et fiscale affectant la préservation des espaces de pâturage et des pistes à bétail et favorisant une agriculture minière ou extensive, s'est ajoutée l'insécurité physique, avec des prises d'otages et les fortes rançons demandées aux Mbororo. Ces derniers tentent tant bien que mal de s'adapter et/ou d'atténuer de telles contraintes. Tout en sédentarisant habitat et activités, ils maintiennent la pratique de la transhumance, mais en la modifiant.

 


KITOUNI Hosni, 2013, La Kabylie orientale dans l'histoire, Pays des Kutuma et guerre coloniale, L'Harmattan, 272p.

Qui sont donc ces Kabyles parlant "arabe", sans doute descendants des fameux Kutuma, mais qui refusent obstinément de se revendiquer de cette ancestralité ? Pourquoi une population montagnarde, enclavée, réputée berbère s'est-elle arabisée, pourquoi son arabe est-il si dissemblable de celui parlé dans le reste du pays ? Que devient la Kabylie orientale après la conquête coloniale ? Pourquoi, plus qu'ailleurs, la résistance à l'occupation française a-t-elle duré aussi longtemps (1839-1871) ?

 

LAJOIE Andrée, 2012, Ghislain Picard et le cheminement des Autochtones dans le Québec comptemporain, Thémis, 162p.

Comme l'indique son titre, c'est sur l'arrière-plan des relations entre les Autochtones et les autorités canadiennes et québécoises que je compte situer cette biographie de Ghislain Picard, qui se déroule par ailleurs en deux parties. Il s'agira tout d'abord de la présentation à la vie publique d'un jeune homme
prometteur.

 

LATAPIE Didier, 2013, Une Amérique indienne : Des terres sauvages à la réserve, Indiens de tous les pays, 446p.

Des Indiens d'Amérique du Nord, on retient ordinairement des images précises - le calumet par exemple -, des événements majeurs comme la bataille de Little Big Horn et des caractéristiques géo-culturelles à l'égal du fameux triptyque bison/guerrier/cheval pour les nomades qui parcouraient les Grandes Plaines. Mais il y a bien plus que cela, tant ces Peuples Premiers ont fait preuve d'innovation, d'interactivité et de dynamisme, même face à leurs conquérants. Cet ouvrage s'appuie sur un large corpus de textes américains, canadiens et français, études classiques croisées à des contenus récents. Plusieurs sujets, souvent considérés comme incontournables sont résolument élargis comme le tatouage, le scalp, les wampums des Iroquois, la quête identitaire des Cherokees, les tapis navajos, les guerriers apaches, les secrets hopis, les gens des Forêts et des Grands lacs, les cultures des Grandes Plaines. Un ballet de figures emporte le lecteur sur des chemins variés, précédant la "découverte" de Christophe Colomb jusqu'à la fin du XIXe siècle. Il trouvera une prédominance pour la spiritualité, l'art et la proximité de l'environnement. Il est peut-être temps de renouer avec "l'univers chaleureux de la nature". D'ailleurs, cette "Amérique indienne" se ponctue par un sujet d'actualité brûlant : les Indiens traditionnels étaient-ils des écologistes ? De nombreux passages de cet ouvrage ont connu une première vie dans la revue Big Bear.

 

MÉTRAUX Alfred, textes présentés par Mickaël Brohan, Jean-Pierre Goulard, Patrick Menget, 2013, Écrits d'Amazonie Cosmologies, rituels, guerre et chamanisme, CNRS Édition ,528p.

Connu pour ses ouvrages sur l’île de Pâques et le culte vaudou, Alfred Métraux (1902-1963) est une des grandes figures de l’ethnologie française, et un personnage inclassable. Chartiste, ami de Georges Bataille et de Michel Leiris, responsable à l’UNESCO de programmes, partagé entre l’Amérique du Sud où il a passé son enfance, la France où il a étudié, l’Amérique où il a enseigné et travaillé au Handbook of South American Indians, il a construit une œuvre multiple, prodigieusement documentée, rigoureuse et nourrie, écrit Lévi-Strauss, de « la richesse d’une expérience telle qu’aucun ethnologue n’en a probablement possédé de semblable ». La sélection, inédite en français ou inaccessible aujourd’hui, de ses travaux et de ses synthèses, met ici en valeur ses recherches américanistes sur les Indiens d’Amazonie et du Chaco. Le lecteur y trouvera ses contributions les plus novatrices : ses synthèses sur les cosmologies, les rituels et les systèmes chamaniques des Indiens des basses terres mais aussi sa défense de la civilisation des autochtones amérindiens. Une œuvre d’une rare fécondité intellectuelle à redécouvrir.

 

MORICETTE Réjean, 2013, Les Autochtones ne sont pas des pandas, Cahiers du Québec, 408p.

Cet essai s’inscrit en rupture avec la conception convenue de l’Autochtone chassé de son territoire ancestral par l’Européen et par la civilisation. Il suggère plutôt que la présence autochtone sur le territoire du Québec, à l’exception notable des Mohawks dans le sud, serait à la fois liée et tributaire de l’occupation graduelle du territoire et de son développement par les Canadiens français et les Anglais, et ce, à peu d’exceptions près. La nouvelle perspective qu’avance l’auteur ‒ entre autres appuyée par une expérience unique sur le terrain et une étude historique approfondie ‒ mène à une fondamentale proposition, un audacieux projet de cohésion de grande envergure pour la nation québécoise : il nous incombe aujourd’hui, Autochtones et non-Autochtones, de nous réapproprier le droit de réfléchir librement sur les relations entre les Autochtones et la société civile québécoise. Juristes, historiens, géographes, politicologues et anthropologues, de concert avec les Autochtones, doivent ainsi repartir à zéro et construire une nouvelle relation entre les peuples ‒ et ce, sur la base de l’histoire véridique de chacun ‒ et dans laquelle les Autochtones trouveront leur place comme citoyens à part entière de la société québécoise.

 

NYABABA Kyalondawa, 2013, Les pygmées face à la modernité économique et religieuse importée.L'Hatrmattan , 320p.

Cet ouvrage est consacré à la tribu des Batwa : une population nomade, réfractaire tant à la modernité qu'au christianisme, et spoliée d'une part de son territoire. Cet abandon et cette marginalisation sont l'occasion de se réinterroger sur une nécessaire contextualisation du christianisme qui ferait fructifier les héritages africains ancestraux. L'ouvrage revisite notamment les réussites et les revers du kimbanguisme, des théologies africaines ou du tribalisme.

 

PERON Xavier, 2013, Les neuf leçons du guerrier maasaï, Jouvence.

En rencontrant Kenny un jour de mars 1983, en plein coeur du pays maasaï, au Kenya, Xavier Péron
ignorait qu’il allait bouleverser sa vie. Au bout d’une incroyable initiation qui a duré trente ans, l’auteur a triomphé de ses peurs, de ses doutes, mais aussi de ses chagrins amoureux.
Sans qu’il le recherche, sa révélation lui a permis de rencontrer de façon quasi magique le véritable
Amour, et devenir, tel son alter ego maasaï, un authentiqueguerrier pacifique. Ce roman initiatique s’adresse à tous ceux qui aspirent à la Liberté, à la Sagesse, et à l’Amour. Il dévoile pour la première fois l’héritage spirituel unique de ce peuple
emblématique d’Afrique.
Pour les Maasaï, chacun a la capacité d’être son propre maître. À la lecture de ses neufleçons de vie, le lecteur possédera toutes les clefs pour se retrouver en paix avec lui-même.(Xavier Peron).

 

 

RECHERCHES AMÉRINDIENNES AU QUÉBEC, Relocalisation » et résilience autochtone.225p.

À la surface de la planète, les déplacements forcés de populations existent en si grand nombre et dans une telle variété qu'une vatégorie générique demeure difficile à trouver. Par ailleurs, les différences qui permettent de distinguer " la relocalisation" de "la migration forcée" ou même "d'un déplacement volontaire" sont parfois ténues. Plutôt que de se perdre en conjectures ou dans une typologie stérile, nous avons choisi de retenir, pour les cas amérindiens et inuits qui nous intéressent, la notion de" relocalisation", en la définissant comme une opération au cours de laquelle un groupe se déplace dans un espace-temps donné, sous la pression plus ou moins forte d'un autre groupe, habituellement maître du pouvoir. Introduction par Frédéric Laugrand.

 

 

SALAÜN Marie, 2013, Décoloniser l’école? Hawai’i, Nouvelle-Calédonie.Expériences contemporaines,
PU Rennes, 304p.

Comment penser une éducation postcoloniale ? Cet ouvrage analyse empiriquement deux cas de décolonisation inachevée dans le Pacifique, et deux modèles nationaux a priori incomparables : celui des États-Unis d’Amérique à Hawai’i et celui de la France en Nouvelle-Calédonie. L’institutionnalisation récente d’un enseignement des langues et cultures autochtones est un angle privilégié pour saisir la portée du mot d’ordre d’une « décolonisation » de l’école.


 

SCOTT James C., 2013, Zomia ou l'art de ne pas être gouverné, Seuil, 530p

Depuis deux mille ans, les communautés montagneuses d’une vaste région d’Asie du Sud-Est refusent obstinément leur intégration à l’État. Zomia : c’est le nom de cette zone d’insoumission qui n’apparaît sur aucune carte, où les fugitifs – environ 100 millions de personnes –, se sont réfugiés pour échapper au contrôle des gouvernements des plaines. Traités comme des « barbares » par les États qui cherchaient à les soumettre, ces peuples nomades ont mis en place des stratégies de résistance parfois surprenantes pour échapper à l’État, synonyme de travail forcé, d’impôt, de conscription. Privilégiant des modèles politiques d’auto-organisation comme alternative au Léviathan étatique, certains sont allés jusqu’à choisir d’abandonner l’écriture pour éviter la consignation, synonyme d’appropriation de leur mémoire et de leur identité. Poursuivant les intuitions et travaux de Pierre Clastres et Michel Foucault, l’auteur nous propose une étonnante contre-histoire de la modernité. Car Zomia met au défi les délimitations géographiques traditionnelles et les évidences politiques, et pose des questions essentielles : que signifie la « civilisation » ? Que peut-on apprendre des peuples qui ont voulu y échapper ? Quelle est la nature des relations entre États, territoire, populations, frontières ? Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la disparition de la rebelle Zomia paraît inéluctable. Mais son histoire nous rappelle que la « civilisation » peut être synonyme d’oppression, et que le sens de l’histoire n’est aussi pas univoque qu’on le croit.

 

TSHIYEMBE Mwayila, 2013, Quel est le meilleur système politique pour la RDC: Fédéralisme, Régionalisme, Décentralisation ? L'Harmattan, 122p.

Qu'est-ce que le fédéralisme apporterait de plus à la RDC que le régionalisme politique et la décentralisation en vigueur ? L'auteur privilégie une analyse comparée et s'attache à dégager les fondements de ces différents systèmes politiques aux USA, en France, en Espagne, en Italie, au Canada et en Belgique; il autopsie le régionalsime politique et la décentralisation de l'Etat congolais en examinant les atouts potentiels de ce système.

 

UNION AFRICAINE, 2013, Manuel sur la promotion et protection des droits des populations / communautés autochtones à travers le système africain des droits de l'homme, 85p

Depuis les dix dernières années, la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (commission africaine) a pris des mesures audacieuses pour comprendre, expliquer et aborder la situation des droits humains des communautés autochtones en Afrique. Le Groupe de travail de la Commission africaine sur les populations/communautés autochtones (Groupe de travail) a été le point d’ancrage institutionnel de ces efforts. À travers différents séminaires de sensibilisation, missions/pays et visites d’étude, le Groupe de travail a engagé les acteurs étatiques et non-étatiques dans les défis spécifiques auxquels sont confrontées les communautés autochtones sur le continent. Bien que ces initiatives aient considérablement contribué à une large sensibilisation sur la thématique, la Commission Africaine n’en reste pas moins préoccupée par la capacité limitée des groupes autochtones à se servir des normes émergentes en matière des droits de l’homme, face aux violations des droits auxquelles sont confrontées leurs communautés. Le manque d’informations de qualité, bien synthétisées et simplifiées sur la manière dont fonctionne la Commission africaine pour défendre les droits collectifs et individuels, à travers son mandat de promotion et de protection persiste encore. Le présent Manuel de formation est conçu pour pallier cette insuffisance. Ce manuel est appelé à être un outil de formation à l’intention des militants des droits des populations autochtones en Afrique. Il est également destiné à être un instrument pratique à utiliser dans la formation des praticiens du droit, des journalistes activistes et des fonctionnaires travaillant sur les droits des populations autochtones en Afrique. L’utilité de ce manuel ne se concrétisera que lorsqu’il sera mis en application, en faveur du renforcement des capacités des populations autochtones à s’engager de manière constructive et durable dans le système africain des droits de l’homme.
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UNION AFRICAINE /IWGIA, 2013, Séminaire de sensibilisation aux droits des populations/communautés autochtones en Afrique centrale et de l'est, 51p.

Cette publication donne un aperçu des présentations faites lors du séminaire régional de sensibilisation organisé par le Groupe de travail de la Commission africaine sur les populations/communautés autochtones en République du Congo du 22 au 25 août 2011. Un des objectifs de ce séminaire était d’informer les acteurs clés d’Afrique centrale et de l’est sur l’approche de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples pour la promotion des droits des peuples autochtones.
Le séminaire visait aussi à identifier les principaux problèmes auxquels sont confrontés les peuples autochtones d’Afrique centrale et de l’est et comment leurs gouvernements respectifs peuvent mieux y remédier. Le séminaire a également donné l’opportunité aux participants de développer des stratégies pour une meilleure collaboration entre la Commission africaine, les gouvernements, les organisations de la société civile, les communautés autochtones dans les deux régions.
Le séminaire s’est penché, entre autres, sur les points suivants:
- Le rôle du Groupe de travail de la Commission africaine dans la promotion et la protection des droits des populations/communautés autochtones en Afrique et la jurisprudence pertinente de la Commission africaine sur la question.
- Les développements positifs et les défis rencontrés pour la reconnaissance et la protection des droits des populations/communautés autochtones en Afrique centrale et de l’est.
- L’impact du changement climatique sur la vie et le bien-être des populations/communautés autochtones en Afrique centrale et de l’est.
- La contribution économique du pastoralisme en Afrique.
- Le rôle des différents acteurs dans la promotion et la protection des droits des populations/communautés autochtones.
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ZAMORA Sergio, 2013, Brève histoire des Mapuches,- Première partie, Les guerriers de la pluie (1536-1810) Yvelinédition, 185p.

Ce livre raconte la résistance héroïque du peuple mapuche - un des peuples originaires du sud du continent sud-américain - face à la puissante armée de l'envahisseur espagnol. Lutte qui va durer presque trois siècles. Le livre de Sergio Zamora constitue une nouveauté parce qu'il mêle rigueur scientifique et éclairage littéraire. C'est une oeuvre de documentaliste, d'historien, mais aussi d'écrivain.
Il est le résultat d'une longue recherche et de la consultation de travaux d'anthropologues, ethnologues et historiens. L'auteur s'approprie et le climat et les accidents géographiques, comme s'il construisait le "décor" d'un roman, mais en respectant scrupuleusement les faits historiques. Il réussit l'exploit d'intéresser n'importe quel lecteur, connaisseur ou non du sujet traité, sans oublier l'essentiel s'agissant d'un livre d'histoire : il met en avant la singularité des individus et des faits.
Ainsi, par la qualité de ses explications, il se rapproche du récit historique de Michelet. Tel le grand historien français du XIXe siècle, Zamora s'introduit en témoin et en observateur dans la vie quotidienne de l'époque, en s'imprégnant des faits racontés. Comme il l'a déjà démontré dans ses précédents ouvrages, Zamora, par sa faculté à souligner l'inattendu ainsi que le côté paradoxal de l'être humain, captive le lecteur qui dévore son livre sans s'en rendre compte.

 
 


LETTRES ELECTRONIQUES ENVOYÉES AU COURS DU PREMIER SEMESTRE


NOUVEAUX MEMBRES EXPERTS DU RÉSEAU GITPA
(voir les CV à l'adresse : ici)
  • BELO Ernesto
  • DESBIEN Caroline
  • DEYCARD Frederic
  • DOVERT Stéphane
  • JOHNSON Pierre
  • PARIZET Raphaëlle
  • PRICE Richard
 

Veuillez noter que la nouvelle adresse courriel du GITPA est : gitpa@orange.fr

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