2/2017

LE COURRIER INTERNATIONAL SEMESTRIEL
DES PEUPLES AUTOCHTONES

GITPA
GROUPE INTERNATIONAL DE TRAVAIL POUR LES PEUPLES AUTOCHTONES
www.gitpa.org

Le premier semestre 2017 est marqué par 3 évènements :

le BILAN RÉALISÉ PAR LES NATIONS UNIES DES 10 ANNÉES DE LA
DÉCLARATION DES NATIONS UNIES DES DROITS DES PEUPLES AUTOCHTONES

le RAPPORT DE LA COMMISSION NATIONALE CONSULTATIVE
SUR LES DROITS DES PEUPLES AUTOCHTONES FRANÇAIS


la Publication des 2 derniers ouvrages du programme de recherche SOGIP (voir ci - dessous)


ACTUALITÉS DES PUBLICATIONS

( livres, revues, rapports)


BELLIER Irène, CLOUD Leslie, LACROIX Laurent, 2017, Les droits des peuples autochtones. des Nations unies aux sociétés locale. L'Harmattan, 455p

Réalisé à partir d'une étude menée aux Nations unies sur quatre continents, ce livre interroge les interprétations de la Déclaration sur les droits des peuples autochtones (DDPA) de 2007 au sein des systèmes régionaux de droits de l'homme. Afin de comprendre au mieux comment les droits de ces populations autochtones sont visés ou négligés, l'étude propose une lecture qui repose sur trois catégories de droits : la première étant relative à l'espace politique de la gouvernance, la deuxième au rapport à la terre, aux territoires et aux ressources naturelles, la troisième aux droits culturels, économiques et sociaux

BELLIER Irène, HAYS Jennifer, 2016, Quelle éducation pour les peuples autochtones?. L'Harmattan, 290p.

De nombreux mécanismes internationaux sont censés garantir un droit à l'éducation pour chacun. Les peuples autochtones sont partout en lutte pour une place dans les systèmes éducatifs. La remise en cause de l'éducation formelle, associée à la disparition des cultures et des langues locales, permet ainsi de proposer une nouvelle approche garante des savoirs autochtones. Des anthropologues, des praticiens de l'éducation et des leaders autochtones mobilisent des stratégies autonomes de transmission des savoirs et promeuvent leurs systèmes de valeurs. Quel type d'approche produit les meilleurs résultats pour les peuples autochtones ? Comment l'éducation peut-elle mieux préparer les autochtones à exercer leurs droits ?

BLANGY Sylvie, 2017, Co-construire le tourisme autochtone par la recherche-actionparticipativr et les technologies de l'information. L'Harmattan, 664p.

Les Peuples Autochtones sont confrontés à de nombreux défis cumulatifs : changements climatiques, extraction minière, dépendance économique, érosion des savoir-faire, perte de la langue et des cultures. Pour y répondre, des opérateurs autochtones ont développé des activités touristiques, dans le but de faire entendre leur voix, d'appuyer leurs revendications territoriales, de générer des revenus financiers et de maintenir les liens avec leur territoire. En vue de revisiter la recherche-action participative et de l'adapter au contexte autochtone, des collaborations de recherche ont ainsi été développées avec treize communautés du Nord Canada (Cri et Inuit Saami) et du Nord Scandinavie utilisant des outils du web collaboratifs en ligne via Internet.

BONGOYA -BOKOLE Ado-Dieumerci, 2017, Le défi de l'autodétermination Africaine, L'Harmattan, 240p.

À l'encontre d'une approche afropessimiste, l'auteur de ce livre pense qu'il y aurait plutôt en Afrique noire un grave problème d'organisation à résoudre, dans le sens de la rationnalisation des actions et modes de vie en société. Pour sortir de l'impasse, l'organisation émancipatrice implique qu'au-delà de la logique formelle de l'action rationnelle en vue d'une fin utile ou pratique, les acteurs intéressés soient capables de se libérer des préjugés, habitudes et illusions ancrés dans leur monde vécu socio-culturel.

CORNUT Bérengère, 2016, Née contente à Oraibi. Le Tripode, 304p.

Née contente à Oraibi conte le destin d'une jeune Amérindienne d'Arizona. Le peuple hopi vit depuis des siècles sur un plateau aride, dans des conditions de dénuement extrême. Soumis aux contraintes d'une région désertique, il a développé une cosmogonie extraordinaire et des croyances qui font communier la vie et la mort, la lumière et la nuit, les esprits, les animaux et les hommes. À travers la quête d'une jeune orpheline qui salue le Soleil en riant, c'est la beauté de ce monde aux antipodes du nôtre qui se révèle, et demeure.

DEMMER Christine, TREPIED Benoit, 2017, La coutume kanak dans l'État. L'Harmattan, 276p.

La Nouvelle-Calédonie approche désormais du référendum d'autodétermination de 2018 devant décider de son avenir politique. Vingt ans après l'accord de Nouméa, ce scrutin clôturera un processus de décolonisation dans la République, qui incluait la création d'une citoyenneté néo-calédonienne fondée sur la reconnaissance préalable de l'identité kanak. L'inscription progressive de la "coutume" dans les domaines du droit, de la justice et de la politique a eu pour effet de cliver le débat sur les formes possibles de l'émancipation kanak. Cet ouvrage éclaire les enjeux et tensions. Le cas calédonien renouvelle la réflexion sur l'unicité de l'Etat et ses limites en situation coloniale et postcoloniale.

GUAY Chritiane, 2017, Le savoir autochtone dans tous ses états. Prologue, 153p.

Le présent ouvrage propose une réflexion sur les formes contemporaines d'intervention sociale par des Autochtones dans un milieu autochtone. Grâce à l'exploration de sept récits de pratique recueillis auprès d'intervenants sociaux innus de la communauté d'Uashat mak Mani-Utenam, sur la Côte-Nord, l'auteure jette un éclairage singulier sur le sens, la nature et la portée des modes d'intervention des intervenants sociaux de la nation innue. Loin d'être le simple reflet de la pratique du travail social conventionnel et sans pour autant être enfermée dans la tradition, la pratique des intervenants innus est plutôt le résultat de choix réflexifs et pragmatiques basés principalement sur des connaissances tacites et des valeurs innues. Ainsi, les intervenants innus aménagent au quotidien des modes d'intervention compatibles avec leur désir de perpétuer et de promouvoir la langue, la culture et la fierté d'être innu.

 

HAREL Simon, 2017, Place aux littératures autochtones. Mémoires d'encrier, 100p.

Point de vue de l’éditeu: r Place aux littératures autochtones, à la fois histoire littéraire, essai et pamphlet, restitue quelques moments des littératures des Premières Nations en langue française. Simon Harel propose un parcours critique pour ces littératures, trop souvent reléguées en marge de l’espace littéraire. À partir de son parcours d’intellectuel, d’écrivain et de théoricien, l’auteur invite à la réflexion et à une plongée à l’intérieur de nous-mêmes en vue de repenser le territoire et les récits d’origine. Harel nous amène aussi à questionner un courant de la littérature québécoise contemporaine, axée sur le retour au terroir. Point de vue de Simon Harel: En retournant la terre de mes mains, j’ai trouvé maintes pépites de la littérature des Premières Nations. Révélées au grand jour, elles ont beaucoup de choses à nous apprendre sur la qualité de ce sol québécois, sur sa composition également. C’est toute la fondation symbolique du Québec, aujourd’hui dans une impasse, qu’elles nous invitent à réexaminer.

 

KALULAMBI Pongo, 2017, Tourisme autochtone et développement en pays batwa. un Nouveau Defi pour la R.D. Congo ? Kharthalla, 232p.

L'activité touristique sur les sites de l'espace pygmée en RD Congo est, depuis quelques années, « vendue » par les opérateurs touristiques comme une expérience de découverte d un monde perdu, « primitif » ou même « non contaminé ». Le triangle Mbandaka Bikoro Inongo, sur lequel cet ouvrage projette le regard, dévoile la manière dont les communautés pygmées batwa répondent aux besoins touristiques de leurs visiteurs en mal de découverte culturelle. Elles n'exhibent ni monuments ni littérature, mais plutôt des objets symboliques, des savoirs et des savoir-faire traditionnels en matière de pêche et de chasse, d'artisanat, d'utilisation culturelle des végétaux et de conservation de la forêt. Elles s'évertuent avec fierté à la présentation des sites naturels, des arts culinaires et vestimentaires, des merveilleux attributs du pouvoir traditionnel, des cosmogonies, des rituels, des chants et des danses, y compris diverses variétés linguistiques. À ce jour, la rencontre touristique entre les visiteurs et les Batwa est réduite à des visites de sites et aux diverses expressions culturelles. Elle n a débouché ni sur un tourisme culturel durable ni sur la « commodification » qui transforme ces ingrédients culturels en marchandises touristiques consommables et rentables. De quelle manière les peuples pygmées de la RD Congo pourraient-ils enclencher un tourisme viable et bénéfique sur un marché touristique congolais, aujourd'hui disputé par les opérateurs touristiques, les voyagistes étrangers et congolais ?

MASSON Delmottte, GAUTHIER Émilie, GREMILLET David, HUCTIN Jean-Michel, SWINGEDOW Didier, 2017, Le Groenland, Climat, écologie, société, Alpha, 336p.

Le recul actuel de la banquise ouvre une ère géopolitique inédite pour l’Arctique et le monde, dans lequel le Groenland joue un rôle incontournable : nouvelles routes maritimes et commerciales qui passent le long de ses côtes, accès aux ressources naturelles de son sous-sol jusqu’alors inexploitables, coopération plus grande avec les nations arctiques, mais aussi modifications en profondeur des conditions de vie de ses habitants. Ceux-ci, en grande majorité inuit, se nomment eux-mêmes Kalaallit ou Groenlandais : ils possèdent une culture originale qui reflète l’héritage complexe de leur origine autochtone et de leurs interactions avec le Danemark, ainsi qu’avec le reste du monde. Leur autonomie politique récemment renforcée préfigure ce que pourrait être leur indépendance future.

BOUCHARD Serge, 2017, Récits de Mathieu Mestokosho, chasseur innu, Boréal Compact, 196p.

Il y avait parmi les Innus plusieurs Mathieu Mestokosho, des hommes magistraux, et autant de vieilles femmes parlantes, savantes et souriantes. Fut sauvé ce qui fut sauvé. Ils sont morts et elles sont parties. Mais il en reste quelque chose, une philosophie, des chansons, des sons, de la poésie. En 1970, jeune anthropologue, Serge Bouchard recueillait les propos de Mathieu Mestokosho, chasseur montagnais de la Minganie et du Labrador, décédé en 1980, presque centenaire.
« L’homme moderne trouvera dans [ce livre] matière à renouer avec ses origines, et une occasion de se réconcilier avec un humanisme autochtone qui fait cruellement défaut dans notre monde contemporain. »
Le Libraire

RECHERCHES AMÉRINDIENNES AU QUÉBEC, 2017, Nouveaux regards sur l'histoire autochtone

Au Sommaire: Nouveaux regards sur l’histoire autochtone Brian Gettler . Les autochtones et l’histoire du Québec : au-delà du négationnisme et du récit « nationaliste-conservateur » Brian Gettler. La dénomination des nations autochtones selon l’ethnonymie abénakise Philippe Charland. La transformation historique des désignations de personnes chez les Algonquins : un nom pour la vie?. Leila Inksetter. Les mariages entre autochtones et Blancs : luttes d’intérêt et définition d’une frontière identitaire à Kahnawake (1830-1851).Marie Lise Vien etc

RELATIONS: Dossier : Amériques : la longue marche des peuples autochtones

Les peuples autochtones des Amériques résistent depuis des siècles à la dépossession, à l’assimilation et à la violence coloniale sous toutes ses formes. Ces dernières années, leurs luttes ont toutefois pris une ampleur inédite à la faveur de nouvelles convergences à l’échelle continentale, dans un contexte de mondialisation et de crise écologique. Du Québec au Canada en passant par les États-Unis, le Mexique, l’Amérique centrale et la région andine, elles s’enracinent dans des revendications territoriales, politiques, écologiques, culturelles et spirituelles qui cherchent à rompre avec le colonialisme. Ce dossier en propose un survol nous incitant à décoloniser notre regard et à repenser notre modernité occidentale capitaliste.



SEIGNOBOS Christian, 2017, Des mondes oubliés. Carnets d'Afrique. IRD Éditions/Parenthèses.

En près de cinquante ans passés au coeur du bassin du lac Tchad, le géographe Christian Seignobos a vu son terrain et son métier se métamorphoser. Nourri par ce parcours, cet ouvrage rassemble un vaste corpus de dessins et de textes originaux, comme autant de témoignages d’une pratique personnelle et professionnelle de la recherche. Architecture, agriculture, élevage, pêche, faune sauvage, mais aussi arrivée et progression des insécurités entre Cameroun, République centrafricaine et Nigeria : l’extrême variété des thèmes abordés traduit les différentes manières de faire et d’écrire les sciences humaines. Replaçant toujours l’homme au centre de son histoire et de son environnement, ces pages sont aussi et surtout, à travers les voix et les visages des informateurs et des interprètes, la chronique d’une Afrique qui se raconte.

 

WALTER Emmanuelle, 2017, Le centre du monde. Une virée en Eeyou Istchee Baie-James avec Romeo Saganash. Lux, 145p.

Au début de l’été 2015, Emmanuelle Walter a sillonné la Baie-James québécoise, guidée par un enfant du pays, le leader cri Romeo Saganash. Ce rescapé des pensionnats, négociateur de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, artisan de la Paix des Braves et député d’une circonscription presque aussi grande qu’un continent s’est raconté et a raconté sa région sur fond de musique country. Récit d’une virée en pick-up, de Val-d’Or à Radisson et retour, avec des escales dans une douzaine de villes et de communautés, ce livre dépeint un vaste territoire, essentiel pour le Québec et pourtant inconnu. Se révèle une terre défigurée par l’extractivisme et la crise climatique, mais repensée, partagée, négociée activement par un gouvernement régional paritaire unique au Canada, formé de Cris et de Jamésiens. Grâce à son guide, l’auteure découvre un paysage en mutation, un laboratoire politique insoupçonné, des personnages étonnants : celles et ceux qui bâtissent, sur le socle minéral du bouclier canadien, une nouvelle cohabitation complexe et effervescente. 

 


FILMOGRAPHIE



Goldstone
, Ivan Sen, 2016,1h50.

Jay Swan, inspecteur de police aborigène à la recherche d’une jeune fille disparue, arrive dans la petite localité minière de Goldstone, perdue au cœur du désert australien. Il est aussitôt arrêté pour conduite en état d’ivresse par Josh, le jeune policier du cru. Peu après, lorsque sa chambre de motel est attaquée au fusil à pompe, Jay comprend que quelque chose d’illégal se trame dans la région et que sa présence en dérange plus d’un. Malgré les réactions hostiles de l’ensemble de la communauté, Jay va s’acharner à découvrir la sordide vérité. Lorsqu’il met au jour un vaste réseau de crime, de cupidité et de corruption impliquant le maire, la mine et le Conseil des terres aborigènes, il devra affronter ses démons, mais aussi faire de Josh son allié s’il veut rétablir la justice à Goldstone et préserver la terre de ses ancêtres.

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Le Vénérable W, Barbet Schroerder, 2017, 95'

Les ethnies musulmanes de Birmanie sont depuis longtemps victimes de violences. Des moines bouddhistes extrémistes, dont le célèbre Wirathu, attisent, par leur discours, la haine vis-à-vis de cette communauté. Un paradoxe alors cette religion pacifique est fondée sur la tolérance et la non-violence. Barbet Schroeder a décidé de s'entretenir avc le personnage pour mieux décortiquer son discours xénophobe et haineux...
Il a la haine. Son voisin a fait couper les vieux arbres qui gardaient ses plus beaux souvenirs, à côté de chez lui. Pour oublier ce crime, Barbet Schroeder part à Mandalay, en Birmanie, où il découvrit, à 20 ans, le bouddhisme. Religion qui enseigne à vivre sans haine. S'il n'a pas perdu la foi, le cinéaste ne croit plus aux miracles. Le but de son voyage est de rencontrer un moine qui allume des incendies, attise les flammes d'un fanatisme meurtrier : le vénérable et pourtant détestable Wirathu. Derrière la silhouette du bonze, c'est une sorte d'héritier de Hitler qu'on découvre, voué à la persécution et à l'extermination d'une population : celles des musulmans de Birmanie, et particulièrement la minorité des Rohingyas. Wirathu les compare à des animaux sauvages qui se reproduisent comme des lapins, se dévorent entre eux et détruisent l'environnement. Monstrueux et glaçant, son discours cherche à susciter chez les Birmans bouddhistes « la peur de la disparition de la race », titre d'un de ses livres. Il faut éliminer les musulmans, ou bien ils seront, eux, éliminés...

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Martírio, Vincent Carelli, Ernesto de Carvalho et Tatiana Almeida. 2016, 162'.

Quand en 1988, Vincent Carelli filmait au Mato Grosso do Sul la lutte des Guarani-Kaiowa pour la restitution de leurs terres, il ignorait que, vingt ans plus tard, la violence se serait aggravée et que les droits acquis seraient menacés sous la pression des lobbys de l’agrobusiness. De retour avec ses collaborateurs Ernesto et Tita, il fouille l’histoire coloniale. Les rares octogénaires qui ont survécu aux expulsions et aux meurtres sont la mémoire vive des vagues successives de persécutions. Martírio tire sa force de son insistance à solliciter tous les supports de parole, des archives télévisées à l’entretien avec des descendants de colons martelant qu’il n’y a jamais eu d’indigènes sur leur propriété : « Un anthropologue a dit que c’était un village indien... un cimetière... Ils inventent ! » Déracinés à plusieurs reprises, tués par balle ou écrasés par des voitures, les interlocuteurs du cinéaste montrent les tombes qu’ils ont construites, les terres qui leur furent arrachées. Carelli suit aussi les débats judiciaires et politiques dans lesquels la Funai, organisme gouvernemental créé pour mettre en œuvre les politiques relatives aux indigènes, se trouve prise en tenaille, peut-être parce qu’elle est issue de la « garde indigène ». L’anime surtout une fidélité à ces communautés rétrécies, à leurs rituels, à leur mode de vie. La persévérance des réalisateurs est une ode à cette résistance endurante et non-violente. (Charlotte Garson).

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Navajo Songline, Bruno Vienne, 2017, 62'

« Quand tu retournes dans ton pays, dis-leur qui nous sommes… » À la demande des Frères Navajo, ce road movie nous invite à la rencontre des Diné, le Peuple, en langue navajo. Laissez-vous embarquer dans un incroyable voyage initiatique au cœur de la culture et de la philosophie d’une tribu hors du commun. Avec la présence de Lorenza, ce film nous emmène à la croisée d’une double réalité : celle des chants, des rituels, et des paysages désertiques et sauvages, et celle de la face obscure faite d’une surexploitation des ressources, d’une lutte pour la reconnaissance et la survie. Le projet se présente comme un road movie de 52’. Notre objectif est de vous faire découvrir de l’intérieur la pensée Navajo, le peuple de la terre, et comme le définit Pierre Rabhi, les derniers gardiens de l’humanité. Il s’inscrit dans la réalité navajo d’aujourd’hui.

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Pupille de femme, regard de la terre.
Flor Copley, 2011, 52

“Pupila de mujer, mirada de la tierra” est une histoire réalisée comme un road movie. Moira Millán, militante mapuche des droits humains et membre des peuples originaires de Chubut, est l’auteure et l’actrice du film “Pupila de Mujer, mirada de la tierra” (Prunelle de femme, regard de la terre). Il raconte l’histoire de quatre femmes autochtones qu'elle part rencontrer aux quatre coins de l'Argentine. En entreprenant ce voyage, elle s’interroge sur la façon de maintenir une identité originaire dans l’Argentine d’aujourd’hui. Elle découvre en visitant des femmes d’autres peuples originaires des formes de préservation de la culture ancestrale qu’elle partage avec elles. On suit son parcours dans les communautés de Chubut de Vuelta del Rio, de Corcovado et d’Esquel ; dans les provinces de Santa Fé, Misiones et Jujuy où elle écoute les histoires d’Ofelia, enseignante Qom ; d’Isabel, guérisseuse Guarani et de Maria, poète et compositrice Kolla. Chaque histoire de ces femmes originaires est représentée par un élément : le feu, l’eau, le vent et la terre. C’est ainsi que le peuple Qom est représenté par le feu et le thème abordé est celui de l’éducation ; le peuple Guarani est représenté par l’eau avec pour thème la santé ; le peuple Kolla est représenté par le vent et on y conte une histoire liée à la musique. Le peuple mapuche est représenté par la terre avec pour thème les conflits territoriaux.

Visionner le film ( en espagnol)

Putahi Kotahinanda, Are Raimbault, 2016, 35'

Créé en 2010, le Pūtahi ou Kotahitanga est un rassemblement d’artistes et d’étudiants en arts du Pacifique (Tahiti, Aotearoa ou Nouvelle-Zélande, Tonga, Nouvelle-Calédonie, Hawaii, Fiji), dont le but est l’échange de savoirs et savoir-faire afin d’inscrire les cultures océaniennes sur la scène artistique internationale au-delà de l’idée euro-centrique que les Océaniens n’ont pas de terme pour désigner le mot art au sens occidental. Tourné en Nouvelle-Zélande en 2016, ce documentaire se penche sur la création artistique contemporaine et la vie en communauté lors de la quatrième rencontre du Pūtahi. Les artistes livrent au travers de questionnements et réflexions, leurs pratiques, leurs doutes et leurs processus créatifs.
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Servant or Slave, Steven McGregor, 2016, 57'

Quand l’Australie s’est instituée comme nation dotée d’une constitution, les peuples autochtones n’en étaient pas citoyens. Des lois discriminatoires ont été mises en place avec « protection » des Aborigènes. Politique de contrôle absolu, elle incluait travail forcé, abus sexuels, familles séparées, enfants enlevés, maltraités… À présent Rita, Violet et Adélaïde demandent justice pour se reconstruire et faire connaître une partie de l’histoire proche de leur pays.

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Trading Paradise, Daniel Schweizer, 2016, 78'

Après avoir révélé l’envers du décor de l’exploitation aurifère avec Dirty Gold War, Daniel Schweizer s’attaque à un autre dossier qui pourrait éclabousser la Suisse d’un nouveau scandale : les pratiques des négociants en matières premières. Une grande partie de ce commerce mondial est pilotée par des entreprises installées à Zoug ou Genève, 20 à 30% des matières premières échangées dans le monde le seraient par des sociétés suisses. Elles sont connues pour le peu d’impôts qu’elles y paient et pour leur mépris des politiques environnementales en vigueur dans les pays d’extraction. Par une enquête de terrain menée aux quatre coins du monde, Trading Paradise révèle les dessous de ces activités, alerte le public et ouvre le débat nécessaire sur la responsabilité éthique de ces entreprises dans le contexte du néo-libéralisme globalisé. (Mourad Moussa)

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NOUVEAUX MEMBRES DES RESEAUX D'EXPERTS DU GITPA

Amérique latine: Schmidt Anna
Afrique: Duda Romain, Fois Marisa
Asie: Bourdier Frédéric
Transversal : Burelli Thomas,

Accès aux CV



LETTRES ELECTRONIQUES ENVOYÉES
DURANT LE 1er SEMESTRE 2017
(accès aux lettres electroniques sur la page d'acceuil du site)

 

Amérique du nord
Canada: Bilan des 500 jours de gouvernement Justin Trudeau
États - Unis: Conflit Pipeline Data Acces vs Sioux Lakota de Standing Rock
États-Unis: Standing rock: protestation contre la destruction des camps de "Water Protectors"
États -Unis: Contre le financement par les banques françaises du DAPL

Amérique latine
Argentine-Chili: 2 évènements mapuche à Paris
Brésil: Visite du cacique Guarani-Kaiowa, Ladio Véron
Équateur: Communauté Shuar. Urgence dans la Cordillère du Condor
Mexique: Luttes des peuples nahua et totonaque contre les industries minières

Arctique
Finlande, same, évènement au Quai Branly( 03/2017)

Asie
Bengladesh: Regain de violence contre les Jummas 06/17
Inde: Web doc de la mission d'information du GITPA au Nagaland
Palestine: Israël s'apprete a raser une communauté bédouine

Afrique
RDC: Violence entre pygmées batwa et bantous luba dans la province du Tanganyka

Pacifique
Polynésie française-Tahiti. Extension d'un hôtel sur un site sacré ma'ohi
Rapa Nui (Île de Pâques), cycle d'évènements au Muséum

Évènements
Annonce de sortie du jeux Otoktonia
Bilan de 10 années de la DDPA (04/17)
Rapport de la CNCDH sur les droits des peuples autochtones français

Publications
Quelle éducation pour les peuples autchtones?
Les droits des peuples autochtones. des Nations unies aux sociétés locales




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