6/2020

LE COURRIER INTERNATIONAL SEMESTRIEL
DES PEUPLES AUTOCHTONES
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Lettres electroniques envoyées durant le premier semestre 2020
Nouveaux membres des réseaux d'experts
Actualité autochtones ( janvier - juin 2020)
Actualité publications
Actualité films


LETTRES ÉLECTRONIQUES ENVOYÉES DURANT LE 1er SEMESTRE 2020



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NOUVEAUX MEMBRES DES RÉSEAUX EXPERTS DU GITPA




ACTUALITÉS AUTOCHTONES

(Janvier-juin 2020)

Chili : Ouverture du procès du leader mapuche et défenseur de l'environnement Alberto Curamil, en détention provisoire depuis 14 mois

 

Canada-Nunavut: La députée d'origine inuite Mumilaaq Qaqqaq:
"Un symbole puissant"

Audrey Azoulay: «L’Unesco défend les droits des peuples autochtones»

États Unis : Nouvelles atteintes à l’intégrité des San Francisco Peaks


ACTUALITÉS DES PUBLICATIONS
( livres, rapports)


 

ALLAMEL F.2020. Écoréfugiés au pays des bayous. Les Indiens houmas face au golfe du Mexique


Au cœur des bayous de Louisiane vivent les Indiens houmas, une société francophone aujourd’hui menacée. Dépossédés de leur territoire ancestral, puis spoliés de leur terre d’asile par les colons, les Houmas se réfugièrent au xix e siècle dans les marécages du delta du Mississippi. Mais cet écosystème est en danger. Induite par l’industrie pétrolière et une mauvaise gestion de l’espace, l’érosion côtière fera bientôt disparaître ce paysage que le golfe du Mexique submerge inexorablement, un phénomène aggravé par la hausse du niveau de la mer liée au réchauffement climatique. La résilience cède déjà le pas à l’exode et à la dislocation communautaire, un état des lieux alourdi par des catastrophes à répétition (marée noire, ouragan Katrina, zone morte au large des côtes, déchets toxiques à Grand Bois). Peuple autochtone bientôt déraciné et campant aux avant-postes d’un écocide planétaire, les Houmas préfigurent les migrations environnementales qui marqueront l’histoire de ce siècle.

 

DESCHÈNE É.2020, La gestion de l'éducation dans les écoles des communautés autochtones du Québec La confiance au premier plan

Le présent ouvrage propose une réflexion sur des modèles contemporains de gestion des écoles en milieux multiculturels et autochtones. Dans ces établissements, l’interculturalité influence presque toutes les actions des directions. Allant au-delà des aspects habituels de la recherche en gestion de l’éducation, l’auteure aborde des dimensions nouvelles qui mettent en lumière la nature, le sens et la portée des interventions et des pratiques des directions dans ces environnements singuliers, marqués par l’histoire de la colonisation et de la scolarisation, de même que par des enjeux liés à l’appartenance et à l’identité des élèves comme des membres du personnel. L’auteure se penche sur les défis particuliers de ces milieux, méconnus et peu documentés, rapportés par des directions d’écoles autochtones, dont: la confiance interpersonnelle et les conditions de sa création; la fonction et les rôles de la direction d’établissement; les effets et les facteurs de réussite et d’échec des initiatives ainsi que des pratiques locales. Ces défis les limitent dans leurs activités au quotidien. Pourtant, leur rôle est déterminant dans ce système scolaire du point de vue de l’efficacité de l’enseignement, de la réussite éducative des élèves et de la persévérance scolaire. Notamment grâce à la collaboration de plus d’une vingtaine de directions d’école exerçant en contexte autochtone, l’auteure propose une incursion au cœur de cet environnement, où les enjeux culturels, éducatifs ou communicationnels sont nombreux.

  DUMONT G.,F.2018. Géographie des populations Concepts, dynamiques, prospectives
Depuis le début du XXIe siècle, quatre grandes tendances démographiques s’observent à l’échelle mondiale : la généralisation de la transition démographique, la mondialisation des migrations, la montée de l’urbanisation, le vieillissement de la population ; et l’idée d’une évolution homogène et convergente des populations semble s’imposer. Pourtant, derrière la réalité incontestable de ces quatre processus, des analyses précises montrent qu’il n’en est rien. Leur déploiement est non seulement varié selon les territoires, mais il connaît également une forte diversification géographique en fonction de leurs intensités et de leurs calendriers. Si bien que, contrairement aux idées reçues, il n’y a aucune convergence démographique selon les pays, ni donc de mondialisation en démographie. Les études prospectives laissent même entrevoir des divergences accrues. Pour le démontrer, cet ouvrage propose une étude fine et totalement renouvelée de la géographie des populations du monde, en expliquant clairement les grands concepts, en analysant les dynamiques locales et en présentant les scénarios du futur. Un ouvrage assorti de nombreuses figures originales et d’un cahier cartographique présentant les grands indicateurs à l’échelle mondiale.

MAHEUX G.et al.2020. La décolonisation de la scolarisation des jeunes Inuit et des Premières Nations.
Sens et
défis.

Au Québec, les difficultés institutionnelles à scolariser les jeunes Inuit et ceux des Premières Nations jusqu’à la fin du secondaire ne peuvent plus être ignorées. Il en est de même pour la formation postsecondaire. Au Chili, les conditions institutionnelles nécessaires à la mise en pratique de la politique d’éducation interculturelle bilingue sont souvent absentes. Ces entraves, voire ces échecs systémiques, sont mises en évidence par de nombreux rapports émanant d’organismes autochtones, de gouvernements et de travaux de chercheurs. Les auteurs du présent ouvrage souhaitent mettre au jour une diversité d’approches et de perspectives d’analyse, de compréhension et d’action développées par des universitaires et leurs partenaires des Premiers Peuples favorisant la réussite scolaire et éducative de tous les jeunes. Ce livre offre un examen tant de la situation générale de l’éducation des populations autochtones que de situations particulières de travail en collaboration université-communauté pour le développement de projets éducatifs. La question de l’articulation des savoirs du patrimoine culturel des Premiers Peuples et des savoirs valorisés par les sociétés englobantes et dominantes est au coeur des réflexions et des récits d’actions de ce collectif

COLLECTIF D'ÉCRIVAINS.2020.« This Place » : 150 ans d’histoire canadienne d’un point de vue autochtone

This Place – 150 Years Retold est un nouveau roman graphique réalisé par un collectif d’écrivains et d’illustrateurs autochtones qui à travers une dizaine de récits racontent 150 ans d’histoire du Canada d’une perspective autochtone. Cette anthologie de l’histoire canadienne parle de la résistance et du renouveau des Premières Nations et aussi de leur confrontation à ce qu’elles appellent le « colonialisme canadien ». Cette collection est toujours pertinente compte tenu des défis permanents que doivent relever les peuples indigènes pour protéger leurs droits face au racisme, à la cupidité et aux pratiques coloniales des entreprises et du Canada. Comme l’indique l’avant-propos d’Alicia Elliot: "nous, les peuples indigènes, vivons dans un monde post-apocalyptique provoqué par le contact et le colonialisme". Karl Hele, professeur agrégé en études autochtones à l'Université Mount Allison. Dans la critique qu’il a faite du livre pour le site AnishinabekNews.ca, Karl Hele, membre de la Première Nation de Garden River, dit croire que dans son ensemble, ce roman graphique est un
« voyage émotionnel » à travers des événements clés de l’histoire du Canada racontés selon des perspectives indigènes par le biais d’illustrations et de textes".

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QUEBEC Science.2020, Dossier spécial: Recherche autochtone, aller de l’avant

Dans ce dossier spécial, découvrez comment les activités de recherche menées « par », « pour » et « avec » les Premiers peuples progressent au Québec. Il y a 30 ans, l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) a mis sur pied son Centre des Premières Nations Nikanite. Ce mot signifie « va de l’avant » en langues innue et atikamekw, et il incarne très bien le sentiment qui semble animer à la fois les communautés autochtones et le monde universitaire, dont le regard est résolument tourné vers l’avenir. Dans un esprit de dialogue, de réparation et de réconciliation, les universités se mettent au diapason des étudiants autochtones afin de mieux les accueillir dans les classes, les laboratoires et les groupes de recherche. Leur nombre est ainsi appelé à grandir, tout comme leur contribution à la science. Il en va de même pour les communautés disséminées aux quatre coins du Québec, de mieux en mieux intégrées aux projets de recherche. Désormais, les chercheurs s’engagent à ne plus mener leurs travaux « sur » les Premières Nations et les Inuit, mais bien à faire des activités de recherche « par », « pour » et « avec » ces peuples en les impliquant dès le début du processus. En somme, le milieu universitaire accorde du respect et de la valeur aux forces, aux idées, aux besoins et aux savoirs des Autochtones.

 

TEMBO NZEMBE G. 2020. Le défi du multiculturalisme en Afrique. La question des minorités autochtones.L'Harmattan, 256p.

En revisitant la problématique du multiculturalisme, l'auteur interroge les États africains sur la situation des droits humains de leurs « premiers peuples » ou « peuples autochtones », notamment les Amazighs, les Pygmées, les Massaï et les Boschimans. Quel avenir assurent-ils à ces peuples ou minorités autochtones, en particulier à ceux vivant ou ayant vécu de chasse, de cueillette et du pastoralisme transhumant ? Pour permettre à tous les Africains de jouir de droits égaux et de respect, ne devraient-ils pas mettre fin à la marginalisation politique et économique ainsi qu'aux multiples discriminations dont sont victimes ces peuples ?

WRM,2020, Que pourrait-il y avoir de mal à planter des arbres ? La nouvelle offensive visant à multiplier les plantations industrielles d’arbres dans les pays du Sud.

Cette publication WRM cherche à alerter les groupes communautaires et les activistes sur l’offensive menée par les entreprises pour lancer une nouvelle vague d’expansion des plantations industrielles d’arbres. Elle révèle également pourquoi la plantation d’arbres à une si grande échelle peut être extrêmement néfaste, malgré des campagnes de marketing aguicheuses affirmant que ces plantations seront ou pourraient être une « solution » à la crise climatique.

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