Personnalités autochtones des First Nations

Lien vers les personnalités des Premières Nations du Quebec

L’établissement de ces listes a pour objectif de faire connaître des personnalités autochtones qui sous une forme ou une autre ont fait progresser la reconnaissance au niveau national, intergouvernemental ou international des droits des peuples autochtones. Les personnes peuvent être : des figures éminentes de la lutte pour les droits et la justice, des leaders politiques avisés et reconnus, des négociateurs, des dirigeants d’organisations autochtones, des élus, des artistes, écrivains, poètes, cinéastes, avocats, juristes, universitaires, historiens, enseignants etc

BLONDIN –ANDREW Ethel, fut la première femme autochtone élue en 1988 au Parlement canadien comme représentante Dene du district de l’Arctique occidental des Territoires du Nord-ouest. Elle fut ré élue en 1993 et nommée Secrétaire d’état pour la formation et la jeunesse, première femme autochtone à être membre du Conseil privé et du Cabinet. Elle fut une des premières enseignantes autochtones avant d’entrer dans la carrière politique.

CALDER Franck Arthur, 1915-2006, était un homme politique Nisga’a, le premier qui, ayant un statut d’Indien, eut un mandat législatif au Canada. Calder est célèbre pour le procès « Calder vs. le procureur général de Colombie britannique » qui fut plaidé par Thomas Berger. En se pourvoyant devant la Cour suprême du Canada, Calder a montré que la qualité d’autochtone existe dans le droit canadien moderne. Cette décision eut des répercussions nationales et internationales; elle fut, en outre, à la base du traité nisga’a de la Colombie britannique.

DEER Kenneth, est membre du clan de l’Ours de la communauté mohawk de Kahnawake. Il est directeur de The Eastern Door, un journal indépendant qui a reçu un prix et est au service de cette communauté mohawk située sur l’autre rive du St. Laurent, face à Montréal, au Québec. Il a travaillé dans les domaines de l’éducation, des loisirs et des droits autochtones, pendant des années au niveau communautaire. Durant 16 ans il fut conseiller pour l’éducation, directeur de l’enseignement secondaire et co-président du Conseil national indien pour l’éducation au Canada. Durant les 13 dernières années il a travaillé comme militant et directeur de journaux tout en étant impliqué dans le mouvement international autochtone aux Nations unies à Genève. M. Deer a été président-rapporteur de l’atelier des Nations Unies sur les media autochtones à New York en décembre 2.000

DESKAHEH, Levi General, né à Grand River, Ontario en 1873, mort en 1925 dans la Réserve de Tuscarora, fut un homme d’état Haudenosaunee connu pour ses efforts pour obtenir la reconnaissance de son peuple. Elevé et éduqué comme un Cayuga traditionnel il en devint chef héréditaire avec le titre de Deskaheh.Il partit pour Genève (Suisse) pour prendre la parole devant la Société des Nations en 1923, n’utilisant qu’un passeport de la Confédération Haudenosaunee. Devant la Société des Nations il formula « l’Appel de l’homme rouge pour la justice » et rappela aux colonisateurs européens du Nouveau Monde leurs obligations. découlant des deux « Row wampun », les pactes les plus importants passés entre les Iroquois et les Européens. Malgré le soutien de quelques nations, l’influence britannique était trop forte à la Société des Nations pour que l’on pût espérer un réel changement et il rentra chez lui, dans l’hémisphère occidental.

ERASMUS Bill, est né en 1954 à Yellowknife et accomplit la plus grande partie de sa carrière dans sa terre natale de Denendeh. Il obtint un diplôme de Bachelor of Arts en science politique de l’université d’Alberta. La compétence politique et les grandes capacités de dirigeant du chef Erasmus ont permis des changements significatifs et de grandes avancées à tous les peuples des Territoires du Nord-Ouest. Il est depuis toujours défenseur des traités et des droits des autochtones et reconnu mondialement comme un de leurs dirigeants. Toutefois il demeure engagé dans la nation Dene et dans sa terre natale, le Denendeh.

FONTAINE Phil, a été chef national de l’Assemblée des Premières Nations (APN). Il est celui qui a occupé cette fonction le plus longtemps dans l’histoire de l’APN et le seul à avoir été élu pour trois mandats. Il a joué un rôle déterminant dans la sensibilisation de la population à l’importance des droits de la personne dans la vie de tous les Canadiens et des Premières nations en particulier. Il fait partie de la Première nation Sagkeeng du Manitoba. En tant que chef national de l’APN, M. Fontaine a mené à bien la résolution et le règlement de la tragédie vieille de 150 ans concernant les pensionnats indiens, laquelle s’est conclue par des excuses historiques du gouvernement canadien. Il a également signé la Déclaration de parenté et de coopération entre les peuples et nations autochtones d’Amérique du Nord et a été le premier leader autochtone à prendre la parole devant l’Organisation des États américains.

GOSNELL Joseph, est un dirigeant connu des Nisga’a, peuple du nord de la Colombie britannique. Il a été conseiller de communauté ( appelée « bande »chez les Nisga’a), et milita dans la Fraternité de Colombie britannique dont il devint président.Il fut aussi membre de la Commission du Pacifique (îles Salomon). Membre, pendant plusieurs années du Conseil tribal nisga’a, il en fut élu président en 1992. Ses activités se portèrent sur les soins médicaux, l’éducation et la gestion des ressources de la vallée de la rivière Nass. Il fut le chef, représentant des Nisga’a, dans les négociations qui aboutirent à la signature du traité nisga’a, le 4 août 1988, premier traité moderne entre une Première Nation du Canada et la Colombie britannique.

JOHN Edward, est le chef héréditaire de la nation Tl’azt’en dont le territoire est situé au nord de la Colombie britannique. C’est un dirigeant autochtone qui a consacré sa vie à la recherche de la justice sociale et économique pour les peuples autochtones du Canada; il a dirigé les luttes pour le développement économique et politique de leurs communautés. Pendant plus de 30 ans, le Grand Chef John a été avocat. Il est depuis longtemps membre élu de l’exécutif du Sommet des Premières Nations dont le mandat concerne les négociations avec les gouvernements de Colombie britannique et du Canada sur les titres de propriété, les droits des Premières Nations et des questions d’intérêt commun. Il a participé à l’élaboration de la Déclaration des droits des peuples autochtones adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2007. Il accomplit actuellement un mandat de trois ans comme représentant nord américain à l’Instance permanente sur les questions autochtones (janvier 2011-décembre 2013), organisme consultatif du Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations Unies ayant pour mission de discuter des questions autochtones relatives au développement économique et social, à la culture, à l’environnement, à l’éducation, à la santé et aux droits de l’homme.

JOHNSON Pauline Emily, poète et artiste (réserve indienne des Six-Nations, Haut-Canada, 10 mars 1861 – Vancouver, 7 mars 1913). Son père, George Johnson, était chef mohawk alors que sa mère, Emily Susanna Howells, était Anglaise. Au cours de sa carrière, Pauline Johnson a pris le nom autochtone de son grand-père Tekahionwake, qui signifie « double WAMPUM » dans le but de souligner l’héritage de ses ancêtres. Elle est surtout connue pour sa poésie, qui célèbre cet héritage, notamment dans The Song My Paddle Sings. Bien que ses récits situent des femmes et des enfants autochtones dans des cadres idéalistes, sa description des autochtones est plus réaliste que celles faites par ses contemporains.

KINKLATER Joe est le chef des Gwitchin Vuntut, Yukon, Canada. Il est titulaire d’un diplôme en gestion des Premières nations. De par son expérience, il est devenu spécialiste de la mise en œuvre et de la gestion des politiques publique et de l’auto gouvernance des peuples autochtones, ainsi que du développement économique. Il a contribué aux relations intergouvernementales aux niveaux fédéral, provincial et interprovincial. Depuis 1998, il est chef de la Première nation des Gwitchin Vuntut. Il est président du Comité des Chefs sur l’éducation du Yukon et siège au Comité Self chefs gouvernementaux (Yukon) et au Comité des chefs sur les services correctionnels (Yukon). Il est également président du Gwich’in Council International. Auparavant, il était le principal représentant de l’Arctique pour le Gwich’in Council International (de 2005 à 2008), membre du Conseil des Gwitchin Vuntut (de 1997 à 1998) et a servi en tant que Directeur des Ressources naturelles et de mise en œuvre (de 1996 à 1997).

LITTLECHILD Willy, né le 1er avril 1944 à Hobbema (Alberta)est un avocat cree canadien qui fut membre du Parlement comme conservateur progressiste de 1988 à 1993. Il n’a pas été candidat à sa ré-election en 1993. Après avoir quitté le Parlement il a continué à faire de la politique. Il fut le fondateur de l’organisation internationale pour le développement des ressources autochtones, une ONG des Nations Unies. Littlechild est membre de la nation Cree Ermineskin.

MANUEL Georg, 1921-1989 était un dirigeant autochtone du Canada. Dans les années 1970 il fut le chef de la Fraternité indienne nationale/ National Indian Brotherhood (connue aujourd’hui comme l’Assemblée des Premières Nations). En 1975 il participa à la fondation et devint le président du Conseil mondial des peuples autochtones , présidence qu’il conserva jusqu’en 1981. Cette fonction internationale le fit voyager, rencontrer et défendre des peuples autochtones en Argentine, au Chili et au Pérou. De 1979 à 1961, George Manuel fut président de l’Union des chefs indiens de Colombie britannique sur qui il eut une grande influence. Il élabora une Position sur les droits autochtones et fut à l’origine de ce qui devint un des projets le plus ambitieux de l’Union des chefs indiens, The Indian Constitutional Express.

NICOLAS Sandra Lovelace, (1948-) est une activiste pour le droit des peuples autochtones ainsi qu’une sénatrice canadienne. naît à Tobique, une réserve malécite du Nouveau-Brunswick. Elle suit des études à l’université St. Thomas puis une formation technique dans le Maine qui lui permet de devenir charpentier et menuisier. Elle est connue pour sa défense des droits des peuples autochtones en ayant notamment organisé une pétition concernant les femmes aborigènes qui fut pris en considération par la Commission des droits de l’homme des Nations Unies.

OVIDE Mercredi, (Grand Rapids, 30 janvier 1946 – ) est un homme politique canadien de la nation crie. Il a dirigé l’Assemblée des Premières Nations entre 1991 et 1997. Mercredi étudia le droit à l’université du Manitoba où il obtint son diplôme universitaire en droit en 1977. En 1989, il fut élu chef lors de l’assemblée amérindienne du Manitoba. Mercredi étant spécialisé en droit constitutionnel, il devint une personnalité incontournable lors des discussions pour l’Accord du lac Meech. En 1990, Ovide Mercredi joua un rôle important pour résoudre la crise d’Oka.

PALMATER Pamela; née en 1970, est une juriste Mi’kmaq, professeur, activiste et politicienne de Mi’kma’ki, New Brunswick, Canada. Commentatrice politique apparaissant souvent dans les media, elle intervient dans Infocus de l’ Aboriginal Peoples Television Network, CTV et CBC. Elle est professeur associée et directrice d’études au Centre for Indigenous Governance à l’Université Ryerson.

RIED Bill, 1920-1998, Né d’un père Américain et d’une mère issue de la nation haïda, groupe autochtone du Pacifique Nord, Bill Reid, ne découvre ses origines amérindiennes qu’à l’adolescence. Cette révélation sera déterminante dans la vie de Reid. À l’aube de ses 30 ans, il entreprend de faire renaître la tradition artistique haïda. Sa passion pour la confection de bijoux le mène à s’intéresser aux œuvres de l’artiste haïda Charles Edenshaw. Dès lors, le destin de Bill Reid est tracé : il est destiné à consacrer sa vie à l’art de ses ancêtres autochtones. En 1958, il décroche un contrat de l’université de la Colombie-Britannique pour construire un village haïda d’antan. Il démissionne sur le champ de la CBC pour se consacrer à l’art de ses prédécesseurs.

SHAWN Altéo, né le 16 janvier 1967 dans la nation Ahousat sur l’île de Vancouver, est un dirigeant amérindien du Canada. Il occupe depuis le 22 juillet 2009 le poste de président de l’Assemblée des Premières Nations. Shawn Atleo détient une maîtrise en éducation et occupe le poste de chancelier de la Vancouver Island University. En 1999 il devient chef des Ahousats et en 2003 est élu chef régional des autochtones de Colombie-Britannique1. Rassemblant les 30 nations amérindiennes de Colombie-Britannique, il négocie avec le gouvernement de la province et contribue à l’accord de Kelowna signé le 25 novembre 2005.

SPENCE Théresa, (née en 19631) est la chef de la nation Attawapiskat du Canada, une communauté autochtone du district de Kenora, dans le nord de l’Ontario.Elle a été au centre du mouvement Idle No More et a amorcé le 11 décembre 20127 une grève de la faim pour attirer l’attention des Canadiens sur le sort des Premières nations et affirmer son inquiétude face à la loi omnibus C-45 du gouvernement conservateur du premier ministre Stephen Harper.

VALASKAKIS Gail Guthrie, 1939-2007. La carrière universitaire de cette Indienne Chippewa s’est centrée sur les media et la communication des autochtones et de la région nord. Elle fut professeur émérite de l’université Concordia. Membre fondateur du Manitou College, première institution universitaire pour étudiants autochtones dans l’est du Canada, elle a participé à la création de l’Amicale autochtone de Montréal. Elle a été professeur, présidente, membre du conseil de nombreuses organisations : Fondation pour la santé des autochtones, Réseau autochtone pour la santé mentale , Institut d’études autochtones nord américaines, Centre de recherche et d’action sur les relatons inter-raciales et Bureau national du film. Elle a reçu le Prix national des réalisations autochtones en 2002 pour ses contributions aux moyens de communication autochtones.