GITPA: Contacts

AMBLARD Henri et Catherine, sont tous deux diplômés en psychologie. Henri est également docteur en sociologie des organisations. Il a enseigné à l’ESC Lyon et à l’université Lyon III, tout en travaillant dans le domaine industriel. Catherine a eu une formation complémentaire initiale en sociologie. Elle exerce comme psychanalyste en libéral, après avoir eu une activité salariée de psychothérapeute en institution, dans l’enfance inadaptée. Tous deux sont très engagés en tant que bénévoles sur le plan associatif. Sur Lyon, Dans l’Association de Solidarité Internationale LACIM (Les Amis d’un Coin de l’Inde et du Monde www.lacim.fr), après différents voyages au Mali et en Inde, et avec l’expérience de jumelages avec des communautés rurales au Mali, en Inde et en Haïti, ils ont travaillé au sein de la commission communication de l’association à la création et à la mise en place de 3 expositions, « Mil & sorgho survivre au Sahel », « A la rencontre des Adivasi, peuples autochtones de l’Inde » (complétée par une exposition de peintures warlis), et « Vaincre la faim, des raisons d’espérer« . Ils sont particulièrement intéressés par la découverte des cultures des peuples autochtones du monde et la défense de leurs droits. »
ASSE Christian; enseignant et formateur d’enseignants, il a tout d’abord exercé en Aquitaine et dans les îles de La Réunion et de Mayotte. Il s’est ensuite spécialisé dans le développement éducatif au niveau international, sur des domaines aussi variés que les programmes d’enseignement, la planification stratégique ou l’organisation de l’évaluation des acquis des élèves. La rencontre avec des peuples autochtones pendant une période de douze années d’expatriation l’a sensibilisé aux problématiques de ces communautés souvent pauvres et marginalisées, et se trouvant aussi naturellement en lien avec la diversité biologique. Il mène des recherches sur des modèles de développement permettant de mettre en œuvre des stratégies utiles à la fois au maintien des écosystèmes et à l’amélioration du niveau de vie des communautés et a publié en 2018, Aires naturelles protégées et peuples autochtones Enjeux et défis pour une alliance gagnante. EDILIVRE , 170p
BARÉ Jean François, directeur de recherche à l’IRD et à l’Université Paris I a commencé sa carrière de recherche par des travaux de terrain d’anthropologie historique, dans le Nord de Madagascar, puis en Polynésie française et plus tard à Hawaii, , qui ont donné lieu à différents livres et publications. Ces travaux se prolongent par des directions de thèse et une direction d’HDR. Il a également longtemps travaillé sur les problèmes d’application de l’anthropologie historique à l’observation – et à « l’évaluation » au sens neutre – des projets et politiques de développement (travaux de terrain en Tunisie, à Hawaii, à l’île de la Réunion). Il a aussi écrit d’assez nombreux travaux sur ces questions, et édité plusieurs livres collectifs. Il a enseigné comme chargé de conférences à l’Université de la Réunion, l’EHESS, l’Université de Bordeaux II et dirige actuellement des thèses à l’IEDES, Université de Paris I

BELLIER Irène, diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, docteur en ethnologie et anthropologie sociale de l’EHESS (1986), directrice du LAIOS (équipe de l’IIAC, Institut Interdisciplinaire d’Anthropologie du Contemporain). Auteur d’une thèse sur les rapports entre les femmes et les hommes dans la société Mai huna (Amazonie péruvienne), elle s’est orientée vers l’anthropologie des institutions et du politique pour étudier la formation des élites françaises, la diversité culturelle de la Commission européenne, les programmes d’intégration des Roms en Europe, les politiques de développement, puis le mouvement international des Peuples Autochtones, à partir de l’étude des instances onusiennes en charge des questions autochtones et de la rédaction de la Déclaration des Nations sur les Droits des Peuples Autochtones. Elle est reponsable du projet SOGIP (acronyme anglais pour «Echelles de gouvernance, les Nations-Unies, les Etats et les peuples Autochtones : l’autodétermination au temps de la globalisation»), projet de recherche comparative, global et multiscalaire sur les dimensions sociales, culturelles et politiques de la gouvernance et des droits des peuples autochtones. Elle est vice présidente du GITPA

 

BELAIDI Nadia, chargée de recherches au CNRS et membre de l’UMR Eco-anthropologie du MNHN où elle co-anime l’équipe « Ethnoécologie Savoirs Pratiques Pouvoirs ». Spécialisée en droit international et comparé de l’environnement, elle adopte une approche d’anthropologie du droit qui l’amène à discuter le langage et les pratiques institutionnels utilisés pour parler des populations autochtones, de leurs savoirs et de leur rapport au monde, afin de mettre en relief les stratégies de gestion de la diversité biologique. Elle a participé à plusieurs séminaires, publié divers articles et contributions dont l’une dans l’ouvrage « La nouvelle question indigène. Peuples autochtones et ordre mondial », organisé le colloque « Quelle autochtonie pour les peuples autochtones ? » en 2019. Elle a aussi participé au programme de formation pour les représentants autochtones francophones du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, de 2002 à 2008.

BOUQUET -ELKAIM Jérome, avocat, docteur en droit public spécialiste du droit à la terre et à l’environnement, il a développé ses activité à l’international et dans les DOM-TOM, notamment pour le compte de différentes communautés autochtones : Namibie, Guatemala, Nouvelle-Calédonie ( mine Goro Nickel), Canada, Niger ( mine Areva -Arlit). Ces activités l’ont amènés à pratiquer le contentieux international des droits de l’homme devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme, le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies, la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme, etc.

BREDILLET-SIMON Sophie est juriste, spécialisée en droits des minorités. Elle a travaillé plusieurs années pour le Secrétariat de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires du Conseil de l’Europe. Elle a publié de nombreux articles sur les droits des minorités, notamment ceux rattachés à l’usage de la langue maternelle/minoritaire, la sauvegarde de la diversité linguistique, l’enseignement des langues minoritaires /autochtones et l’intégration via les politiques linguistiques. Ses recherches doctorales ont porté sur une étude de droit comparé entre la protection des minorités en Europe et en Amérique et ont été centrées sur la situation des minorités et peuples autochtones au Canada, au Costa Rica, en Espagne, en France, en Lituanie et au Paraguay. Elle a par ailleurs réalisé des recherches et séjours sur le terrain visant à appréhender les conditions de vie des peuples autochtones de Norvège, Suède, Finlande et Fédération de Russie (Caucase et Sibérie).

BURELLI Thomas, professeur en droit au sein de la section de droit civil de la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa (Canada). Il est spécialisé en droit de l’environnement, droit des peuples autochtones ainsi qu’en droit de la propriété intellectuelle. M. Burelli a effectué plusieurs missions de terrain dans l’outre-mer français en Guyane française, Polynésie française et Nouvelle-Calédonie. Ses recherches portent notamment sur les relations entre les autochtones et les chercheurs pour l’accès aux savoirs traditionnels médicinaux. Il a ainsi mis en évidence plusieurs cas de biopiraterie dans l’outre-mer français notamment sur le Faux-Tabac (Nouvelle-Calédonie) et sur le Quassia Amara (Guyane française). M. Burelli collabore également étroitement avec les chercheurs et les communautés autochtones dans le but de développer des outils d’encadrement de leurs relations. Il a ainsi rédigé en 2014 le code éthique du laboratoire du Criobe-CNRS (Moorea – Polynésie française) sur les recherches impliquant les populations autochtones et locales et leur patrimoine. Il a également rédigé plusieurs modèles de formulaires de consentement et accords de collaboration pour des chercheurs en France et au Canada.

BUSTAMENTE Gonzalo. Licencié en Psychologie à l’Université de La Frontera, Temuco, sud du Chili. À travaillé auprès des communautés et organisations politiques du peuple Mapuche en tant que psychologue communautaire dans plusieurs champs de la question autochtone au Chili, notamment dans des initiatives en éducation interculturelle bilingue, en droits des enfants autochtones, en santé interculturelle et en défense des droits des peuples Autochtones. Acuellement il prépare un doctorat en Sciences sociales appliquées de l’Université du Québec en Outaouais, Canada, sous la direction du professeur Thibault Martin Ph.D. Sa recherche porte sur l’application du droit de consentement préalable, librement donné et éclairé des peuples Autochtones devant des projets extractifs au Canada et en Amérique Latine. Il est co-fondateur et coprésident de la première organisation étudiante de l’Université du Québec en Outaouais consacré à la question Autochtone.

CAUVIN VERNER Corinne, docteur en anthropologie de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, chercheuse associée au Centre d’Histoire Sociale de l’Islam Méditerranéen. Sa thèse, Au désert. Une anthropologie du tourisme dans le Sud marocain, a été publiée aux éd. L’Harmattan en 2007 avec une préface d’Alban Bensa. Sur le tourisme, elle a également publié des articles dans le Journal des Africanistes, « Les objets du tourisme, entre tradition et folklore : l’impasse des catégories » (2006), Civilisations, « Les Hommes bleus du Sahara ou l’autochtonie globalisée » (2009), les Cahiers d’études africaines, « Du tourisme culturel au tourisme sexuel : les logiques du désir d’enchantement » (2009) et L’Année du Maghreb, « Le tourisme sexuel vu du Sahara marocain, une économie de razzia » (2010). Au Maroc, où elle réside depuis 2000, elle a réalisé cinq films documentaires.

COSTE Cyril, Avocat, docteur en droit et anthropologie du droit sur la question des patrimoines culturels des peuples autochtones face à la propriété intellectuelle, expert sur la question de la protection des savoirs traditionnels autochtones, notamment en relation avec les droits de propriété intellectuelle et le phénomène de la biopiraterie. Il suit de près la mise en œuvre de la Convention sur la diversité biologique de 1992 et du protocole de Nagoya de 2010 sur l’accès aux ressources génétiques et le partage des avantages qui en résulte. Il est membre du Collectif pour une alternative à la biopiraterie sous l’égide des ONG France-Libertés, ICRA et Paroles de Nature.

CRESPI Brunna, docteur en éthnogéographie au Muséum national d’Histoire naturelle (Paris, France). Elle est titulaire d’une Licence en Ethnoécologie de l’Université de São Paulo (Brésil) et d’un Master recherche interdisciplinaire « Environnement, Développement, Territoire et Sociétés » au Musée national d’Histoire naturelle et de l’Université Paris 7 – Denis Diderot (Paris). Elle a travaillé avec les communautés locales de la forêt tropicale amazonienne et ses recherches actuelles se concentrent sur les communautés mélanésiennes en Asie du Sud-est. Elle s’intéresse aux enjeux de la territorialité et de ses représentations, les réseaux d’échanges, la construction et la dialectique identité-altérité dans les zones pluriculturelles et la résilience culturelle.

CROSSMAN Sylvie. Ses parents étant enseignants à Raiatéa, l’île sacrée des Polynésiens, Sylvie Crossman a grandit parmi les maohi. Angliciste de formation, elle a été élève de l’Ecole normale supérieure. En 1985, elle part. en Australie, à Sydney, où elle crée le poste de correspondant du journal Le Monde. C’est à cette époque qu’elle découvre le continent et les aborigènes. Cinq ans plus tard, Sylvie Crossman et Jean-Pierre Barou, son compagnon, font découvrir aux français l’art aborigène à travers une exposition à Paris (La Villette). C’est la première exposition sur la peinture australienne en France. Avec une série d’expositions aux quatre coins de France, le couple tente de favoriser le dialogue entre les ‘beaux savoirs’ de ces indigènes et nos savoirs scientifiques. Pour continuer dans cette dynamique, ils fondent en 1996 une maison d’édition : Indigène, qui compte environ soixante-dix titres. Sylvie Crossman en est directrice éditoriale. Ensemble, ils écrivent ‘Enquête sur les savoirs indigènes‘ en 2001 et ‘Les Clés de la santé indigène‘ en 20044.

DARIS Josée, doctorante en droit à l’Université du Québec à Montréal. Sa thèse porte sur l’administration de la justice autochtone. Elle réalise une étude de cas de la Bolivie dans laquelle elle privilégie la recherche-action. Elle détient une maîtrise en pratiques de recherche et action publique de l’Institut national de la recherche scientifique. Elle est aussi membre-étudiante du Centre interdisciplinaire de recherche en développement international et société (CIRDIS). Ses intérêts de recherche portent sur le droit international, les normes autochtones et les théories du droit. Elle a de l’expérience en planification, en réalisation et en évaluation de projets de recherche internationaux en contexte autochtone. Depuis 2011, elle agit à titre de consultante/chercheure-étudiante avec différents délégués autochtones, avocats et professeurs de la Colombie, de la Bolivie et de la Guyane française pour la promotion et la défense des droits autochtones. Elle coopère également en tant que consultante avec le DOCIP – lors des sessions annuelles de l’Instance permanente sur les questions autochtones des Nations Unies à New York.

DEROCHE Frédéric docteur en droit public, ingénieur d’étude à l’École nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques et membre associé du Centre de Recherche en Droit et Science Politique à l’Université de Bourgogne. Il a commencé à s’intéresser à la problématique des droits des peuples autochtones en 1998 dans le cadre de sa thèse de doctorat intitulée « Les peuples autochtones et leur relation originale à la terre : un questionnement pour l’ordre mondial« . Dans le cadre de ses travaux, il a participé aux différents groupes de travail consacré aux peuples autochtones organisés par le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme à Genève. En 2006, il a codirigé un ouvrage consacré à « La nouvelle question indigène. Peuples autochtones et ordre mondial ». Au sein de l’université de Bourgogne, il a coordonné de 2003 à 2007 avec Jean-Claude Fritz, Gérard Fritz et Raphaël Porteilla, le programme de formation en droits de l’homme pour les peuples autochtones du monde francophone, réalisé en partenariat avec le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et l’UNESCO.

DJAMA Marcel. anthropologue au Cirad. Il est rattaché au département « environnements et sociétés » et à l’unité mixte de recherche « marchés, organisations, institutions et stratégies d’acteurs ». Il travaille plus précisément sur l’analyse des politiques économiques, l’analyse des organisations et la gestion de l’environnement. Il est membre du Groupe de recherche sur les enjeux sociaux comptemporains en Nouvelle Calédonie. Il est l’auteur en 2009 de Politiques de l’autochtonie en Nouvelle-Calédonie. In: Autochtonies. Vues de France et du Québec. Québec (Canada),Laval, et en 2008. Multifonctionnalité de l’agriculture en Nouvelle-Calédonie. In: Groupe Polanyi, La multifonctionnalité de l’agriculture. Une dialectique entre marché et identité. Paris, Quae.

DREYFUS-GAMELON Simone, Anthropologue américaniste, spécialiste des systèmes de parenté et de l’organisation sociopolitique des sociétés de basses terres d’Amérique du sud (Amazonie brésilienne et guyanaise). Directrice d’études (professeur) chaire « Ethnologie de l’Amérique du Sud » , à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), Paris (retraitée). Directrice pédagogique de la FRA. (Formation à la Recherche en Anthropologie de l’EHESS) 1971-1981, Fondatrice et ancienne directrice de l’Equipe de Recherche en Ethnologie Amérindienne (EREA.) du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique), Co-fondatrice et vice-présidente de la branche française de « Survival international » 1979-1999. Elle est Présidente du GITPA. Elle est Chevalier de la Légion d’Honneur.

 

DUMOULIN KERVRAN David est sociologue, enseignant à l’Université Sorbonne Nouvelle (IHEAL) et chercheur au CREDA (UMR 7227). Il travaille sur l’action collective, à la croisée entre la mobilisation en faveur des populations indigènes en Amérique latine (Christian Gros et David Dumoulin Kervran (éds.), Le multiculturalisme au concret en Amérique latine. Un modèle latino-américain ?, Paris, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2012, 460p.), les politiques environnementales et l’analyse des réseaux transnationaux (David Dumoulin et Marielle Pépin-Lehalleur (dir.) Agir-en-réseau : modèle d’action ou outil d’analyse ? (Presses Universtaires de Rennes, 2012, 255 p). Ayant également publié sur les dialogues de savoirs vis-à-vis de la Biodiversité, il réalise plusieurs terrains en dehors de l’Amérique latine, dont celui-ci sur la France, et se rapproche des études des sciences.

DUPUIS Marion, ingénieure d’études dans le cadre du programme de recherche international sur les droits de Peuples autochtones SOGIP : Scales of Governance, the United Nations and Indigenous Peoples : http://www.sogip.ehess.fr. Elle est diplômée d’histoire et Sciences sociales (Rennes II/1993) et en sciences de l’information (INTD-CNAM/2005). Elle a collaboré au Web documentaire « Des peuples autochtones francophones en mouvement », co-production du GITPA et de l’UNESCO, 2008. Elle est actuellement responsable de la mise en place d’un système de veille et de diffusion de l’information dans le cadre du programme SOGIP (ERC 249236) qui inclut notamment site web, blog veille collaboratif et intranet documentaire.

DUTERME Bernard, Sociologue et journaliste, directeur du CETRI – Centre tricontinental (Louvain-la-Neuve) et de la collection Alternatives Sud (Paris). Chercheur-enseignant à l’Université centro-américaine de Managua de 1989 à 1992. Chargé des relations avec le Mexique et l’Amérique centrale pour une ONG belge de 1992 à 2000. Coordinateur de la Plateforme européenne d’appui à la CONAI, instance de médiation dans le processus de paix du Chiapas, Mexique (1995-1998). Auteur, coauteur ou coordinateur de multiples ouvrages sur les rapports Nord-Sud, les mouvements sociaux et les peuples indigènes, dont État des résistances en Amérique latine (2011), Turismo, identidades y exclusion (2008), Déforestation : causes, acteurs et enjeux (2008), Expansion du tourisme : gagnants et perdants (2006), Movimientos y poderes de izquierda en America latina (2006), L’avenir des peuples autochtones – Le sort des premières nations (2000), Indiens et zapatistes (1998).

FARGET Doris, docteure en droit des Universités de Montréal et d’Aix-Marseille. Elle est actuellement stagiaire postdoctorante au Département d’anthropologie de l’Université McGill et détentrice d’une bourse de recherche du FQRSC. Ses travaux portent sur le discours et sur les représentations des juges régionaux de protection des droits humains lorsqu’ils sont saisis d’affaires soumises par des communautés autochtones ou Roms/Tsiganes. Elle s’intéresse notamment à la construction du discours et aux représentations de la Commission interaméricaine des droits de l’homme, en matière de territoire et de mode de vie et analyse aussi le processus d’émergence, au sein de cette institution, du droit collectif de propriété sur les territoires ancestraux. Cette recherche l’a conduite à faire des séjours d’observation aux audiences publiques de la Commission et à collaborer avec deux communautés autochtones au Québec.

 

FILOCHE Geoffroy, docteur en droit de l’Université de Nantes. Chargé de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD-UMR GRED). Il est actuellement affecté à l’Instituto de Estudos Socio-Ambientaïs (IESA) de l’Université Fédérale de Goiàs (UFG, Brésil). Il travaille sur les dynamiques juridiques et anthropologiques induites par les régimes de protection et de valorisation de la biodiversité et par les politiques de reconnaissance de la diversité culturelle. Il a publié en 2007, Ethnodéveloppement, développement durable et droit en Amazonie, Ed. Bruylant.

GÉLINAS Claude. Docteur en anthropologie (Université de Montréal, 1998), est professeur à la Faculté de théologie, d’éthique et de philosophie de l’Université de Sherbrooke. Spécialiste de l’histoire des populations amérindiennes du Canada et des Andes, il s’intéresse plus particulièrement, depuis 1994, à l’histoire sociale et économique des Atikamekw de la Haute-Mauricie. Ses recherches actuelles portent également sur les systèmes religieux autochtones. Auteur de Les Autochtones dans le Québec post-confédéral.

GERGAUD Sophie, ethno-cinéaste, titulaire d’une thèse en anthropologie visuelle, Sophie Gergaud a d’abord travaillé sur la question de la souveraineté territoriale tribale en Amérique du Nord, notamment au sein de la réserve lakota de Pine Ridge (Dakota du Sud). Depuis une quinzaine d’années et dans une démarche interdisciplinaire, elle consacre l’essentiel de ses recherches aux cinémas autochtones et au rôle des médias communautaires dans la défense et l’affirmation du droit à l’auto-détermination des peuples autochtones. Programmatrice indépendante et consultante en cinémas autochtones, elle dirige notamment le Festival Ciné Alter’Natif, dont la spécificité est d’être entièrement consacré à la diffusion de films réalisés et/ou produits par des autochtones. Elle a coordonné (avec Thora Hermann), pour le GITPA l’anthologie Cinémas autochtones : Des représentations en mouvement (Collection Questions autochtones – GITPA/L’Harmattan) et est l’auteure de Cinéastes autochtones : La souveraineté culturelle en action chez WARM Editions, tous deux publiés en 2019.

GERMONT-DURET Céline, docteur en sciences politiques de l’Institut universitaire de hautes études internationales et du développement, Genève.  Sa thèse de doctorat porte sur l’impact des projets de développement sur les peuples autochtones. Celine est Maître de conférences à l’Université John Moores de Liverpool, Royaume-Uni. Ses recherches portent sur le discours du développement, le développement durable, la politique du changement climatique et la globalisation culturelle. Elle est l’auteur de « Banque mondiale, peuples autochtones et normalisation”, publié en 2011 chez Karthala, Paris

HIRT Irène, Docteure en géographie de l’Université de Genève. Sa thèse s’intitule Redistribuer les cartes: Approche postcoloniale d’un processus de cartographie participative en territoire mapuche (Chili). Irène Hirt est actuellement chercheure postdoctorale (bourse Marie Curie) à l’Université Laval, au Québec, où elle collabore avec le département de géographie et le département des sciences géomatiques. Ses travaux portent sur les enjeux sociaux et politiques de la cartographie pour les peuples autochtones, dans le contexte des revendications autochtones relatives à la terre, au territoire et aux ressources naturelles et de la réappropriation des savoirs géographiques autochtones. Les pays dans lesquels elle effectue présentement ses recherches sont le Canada et la Bolivie.

JOHNSON Pierre William, consultant, formateur et chercheur, a coordonné des projets de développement économique durable en Amérique latine et en Afrique de l’Ouest pour la coopération belge, le PNUD et des organisations non gouvernementales. Actuellement, il intervient en conseil et en formation sur le développement durable, notamment pour le développement de relations éthiques et durables dans les filières de produits naturels. Il est l’auteur de Biopiraterie, Quelles alternatives aux pillages des ressources naturelles et des savoirs ancestraux, Édition Charles Léopld Mayer, 2012.

KARPE Philippe, associé chercheur au CIRAD, ses thèmes de recherches portent sur le statut des collectivités autochtones, en particulier en Guyane française et le droit du développement durable dans les pays en développement. Il à publié en 2008 – Les collectivités autochtones – L’Harmattan. Collection « Logiques juridiques »

KULESZA Patrick, Ingénieur agronome INA Paris. Il a réalisé plusieurs films sur les Musgums (Nord Cameroun) pour lequel il a reçu en 1962 le Prix National d’Initiative des Jeunes et les Oubis (Ouest Cote d’Ivoire) en 1965. Consultant en management des entreprises, à la Compagnie Française d’Organisation de 1970 à 1973, puis chez Peat Marwick Mitchell consulting de 1973 à 1981, date à laquelle il entre chez son principal client: la Régie Renault, à la Direction de l’organisation. Il participe puis prends en charge des grands projets d’organisation de l’entreprise et deviens en 1999 Directeur de l’organisation du contrôle économique. En parallèle il s’investi en tant que militant à partir de 1987, chez SURVIVAL France dont il assure la fonction de trésorier et devient, à partir de 1990, membre du Bureau de direction et du Comité de rédaction de la revue ETHNIES. En 2002, il fonde avec des amis anthropologues, le groupe local France de IWGIA sous le nom du GITPA dont il assure depuis le rôle de Secrétaire général. Il crée et codirige chez L’Hamattan les 2 collections Questions autochtones (avec Simone Dreyfus-Gamelon) et Horizons autochtones (avec Irène Bellier). Il devient Président éxécutif du GITPA au 1er mai 2020.

LAFARGUE Régis, Docteur en Droit (1986) et Diplômé en Sciences Politiques. Titulaire de l’Habilitation à diriger des recherches (2000). Magistrat depuis 1984, Conseiller référendaire à la Première chambre civile de la Cour de Cassation (2002 à 2011) ; Professeur associé à l’Université de Paris Ouest Nanterre la Défense (2001-2011) ; chargé de cours au Laboratoire d’anthropologie juridique de l’Université de Paris 1 (2007-2011), il est actuellement Conseiller à la cour d’appel de Nouméa (Nouvelle-Calédonie). Il a occupé en qualité de magistrat diverses fonctions dans l’Outre-mer français (Nouvelle-Calédonie de 1989 à 1994 et à la Réunion de 1998 à 2000), ainsi qu’à l’étranger (Centrafrique de 1996 à 1998). Ses expériences de terrain en tant que magistrat lui ont inspiré diverses publications qui ont toutes pour point commun l’expérience de l’interculturalité et l’approche des phénomènes normatifs. La plus récente est un ouvrage : La coutume face à son destin. Réflexions sur la coutume judiciaire en Nouvelle-Calédonie et la résilience des ordres juridiques infra-étatiques, LGDJ Lextenso éditions, coll. Droit et société, 2010, Paris, 430 pages.

LE ROY Étienne, Centre de recherches historiques et juridiques Université Paris 1. Après des études supérieures aux universités de Caen et de Strasbourg puis aux facultés de droit et des lettres de l’université de Paris, Étienne Le Roy a obtenu des doctorats respectivement en 1970 pour un doctorat d’État en droit puis en ethnologie en 1972 (dans le cadre de la nouvelle université Paris 7). Assistant à la faculté de droit et des sciences économiques de Paris puis à l’université Paris 1, maître-assistant et maître de conférence en histoire des institutions, de 1968 à 1988. Chargé de recherche au CNRS de 1979 à 1984, professeur d’anthropologie du droit depuis 1988 jusque maintenant. Directeur du laboratoire d’Anthropologie Juridique de Paris depuis 1988. Directeur du diplôme d’études approfondies en Études africaines de 1988 à 2005, directeur du master de droit comparé; spécialisation recherche, mention anthropologie du droit depuis 2005.

LEVESQUE Carole. Professeure au Centre – Urbanisation, Culture Société de l’INRS. Fondatrice et directrice de DIALOG : Réseau de recherche et de connaissances relatives aux peuples autochtones. Membre du Groupe interdisciplinaire de recherche sur les Amériques (GIRA). Chercheure au sein de l’équipe internationale « Gouvernance et Peuples autochtones Carole Lévesque étudie et travaille avec les populations autochtones depuis 1972. Ses expériences de recherche de même que ses expériences de terrain sont nombreuses. Ses travaux de recherche l’ont amené à séjourner plusieurs années dans les communautés cries, inuit, naskapies et innues.

MAURIZIO Ali, doctorant en Anthropologie à l’Université de la Polynésie française, il développe une thèse dirigée à observer les dynamiques d’éducation parentale auprès deux communautés autochtones de l’outremer français: les Wayana-Apalaï de la Guyane et les Enata (les Marquisiens) de l’île de Hiva Oa, en Polynésie française. Entre 2006 et 2010 il a réalisé un long travail ethnographique auprès de la communauté Kuna-Tule de Makilakuntiwala, en Colombie, en observant les effets du procès de transfiguration ethnique généré par le conflit armé et le contexte d’injustice et de violence qui l’entoure. Entre 2008 et 2010, il a dirigé l’Unité de Recherche « Communication en Contextes de Conflit » de la Faculté de Communication Sociale pour la Paix de l’Université Santo Tomas de Bogotá (Colombie), où il a fondé le Laboratoire de Recherche ODEM. Aussi, il a travaillé en tant que consultant expert avec plusieurs organisations intergouvernementales et non gouvernementales. Il a notamment publié En estado de sitio: los kuna en Urabá. Vida cotidiana de una comunidad indígena en una zona de conflicto (Uniandes, 2012) et Comunicar la paz. Estudios sobre comunicación y medios para las comunidades.

MICHEL Franck Co-fondateur de La croisée des routes et responsable de l’association Déroutes & Détours (Strasbourg), Franck Michel est auteur d’essais sur l’Asie et sur le voyage, et auteur-enseignant « nomade » dans divers organismes ou universités en France et dans le monde. Après avoir dirigé pendant une douzaine d’années la revue Histoire & Anthropologie, il anime depuis 2005 et dans le cadre de l’association la revue en ligne L’Autre Voie. Anthropologue, chercheur à l’Université des Antilles et l’Université de Grenoble, il travaille notamment sur la mondialisation, les cultures asiatiques et décrypte l’état des mobilités contemporaines. il a publié une vingtaine de livres et de nombreux articles, et anime la collection « Tourismes & Sociétés » chez L’Harmattan. Ses principaux terrains d’investigation sont l’Indonésie, le Cambodge, le Vietnam, les Caraïbes, le Chili et le Brésil.. Ses derniers ouvrages parus (en 2013) sont Du voyage et des hommes (Ed. Livres du monde) et En route pour Bali (Presses de l’Université Laval, Québec).

MILIN Rozzen, historienne de formation, elle oriente ses recherches sur les Celtes de l’Antiquité (Les Celtes de l’Antiquité et la mort d’après les textes grecs et latins et Les sacrifices humains chez les Celtes de l’Antiquité). Journaliste de radio et de télévision, productrice et réalisatrice, elle travaille jusqu’en 1998 en Bretagne, à Paris, à New York et en Grande-Bretagne pour FR3, la BBC, HTV, S4C, Arte etc. De 1998 à 2003, elle monte puis dirige la chaîne bilingue TV Breizh. De 2004 à 2006 elle est en poste à Pékin à l’Ambassade de France en Chine, en charge du cinéma, de la télévision, de la radio et des nouvelles technologies. Très préoccupée de diversité linguistique et culturelle, elle élabore puis dirige le projet « Sorosoro, pour que vivent les langues du monde » de 2006 à janvier 2012. En quelques années, le programme collecte 300 heures de documentation filmée sur des langues et des peuples de plusieurs pays d’Afrique, d’Amérique Latine et d’Océanie. Elle est depuis le printemps 2012 productrice associée au sein de la société Bo travail !, qui produit des documentaires et magazines pour différentes chaînes de télévision.

MOKKADEM Hamid, Professeur agrégé de philosophie, docteur en anthropologie sociale et ethnologie. Thèse sur l’Anthropologie politique de la Nouvelle Calédonie comptemporaine. Constitution et médiation des espaces publics insulaires. Formateur à l’Institut de la Formation des Maîtres de la Nouvelle-Calédonie. Rattaché aux laboratoires de recherche du Centre des Nouvelles études du Pacifique/Université de la Nouvelle-Calédonie. Programmes des recherches : enquêtes et travaux sur les devenirs et conversions des trajectoires (scolaires, religieuses, politiques, coutumières et littéraires) des acteurs des différents groupes culturels et ethniques composant l’ensemble des populations de la Nouvelle-Calédonie. Les études portent sur les placements et conversions des « ethnies » en train de définir leurs identifications et identités nationales dans la constitution d’un espace politique ouvert lui-même configuré par une situation postcoloniale. Parmi ses publications : 2005, Ce souffle venu des ancêtres … : l’œuvre politique de Jean-Marie Tjibaou (1936-1989) ; 2009, Pratique et Théorie kanak de la souveraineté… 30 janvier 1936, Jean-Marie Tjibou, 4 mai 1989…, Koné, les éditions de la province Nord, Nouvelle-Calédonie ; 2012, Le discours politique kanake, (Jean-Marie Tjibaou ; Rock Déo Pidjot ; Éloi Machoro ; Raphaël Pidjot), éditions de la Province nord.

MOREL Cynthia, a été responsable de projet au Minority Rights Group MRG de 2002 à 2008 et co-consultant sur le conflit territorial des Endorois devant la Commission africaine des Droits de l’homme et des peuples. Elle a également assuré des conseils juridiques à l’appui de cas devant la Cour interaméricaine des droits de l’homme, les organes conventionnels de l’ONU et des tribunaux britanniques. En Novembre 2008, elle rejoint l’Open Society Justice Initiative et le programme de citoyenneté, où elle plaide sur les droits des peuples autochtones et l’apatridie.

MORIN Françoise, Anthropologue, américaniste et spécialiste du développement politique autochtone. Professeur émérite d’Anthropologie à l’Université Lumière Lyon 2 où elle dirige encore des étudiants gradués, en co-tutelle avec Laval , où elle est aussi professeur associée au département d’Anthropologie. Elle est membre du CREA (Centre de Recherches et d’Etudes Anthropologiques) où elle est co-responsable d’un axe de recherche sur « Mondialisation et nouvelles voies du politique ». Elle étudie en particulier les stratégies des peuples autochtones face à la mondialisation et la construction d’identités transnationales. Elle a participé à la création (1976) et au développement du GRAL (Groupe de Recherche sur l’Amérique Latine) dont elle a été directrice adjointe. Elle est professeur associé du département d’anthropologie de l’Université Laval (Québec) et chercheur associée du CIERA (Centre Interuniversitaire d’Etudes et de Recherches Autochtones). Elle est chercheur membre du réseau DIALOG et vice présidente du GITPA.

ÖZDEN Melik, Directeur du Programme des droits humains du Centre Europe-Tiers Monde (CETIM) et son représentant permanent auprès de l’ONU. Engagé dans le milieu associatif et altermondialiste depuis de nombreuses années, il milite en faveur de la mise en œuvre effective de tous les droits humains pour tous les peuples et citoyens. Il a publié de nombreux articles, brochures didactiques et cahiers critiques sur les droits économiques, sociaux et culturels et sur le fonctionnement des mécanismes onusiens des droits humains, en particulier du Conseil des droits de l’homme. Parmi ses dernières publications figurent « Le droit des peuples à l’autodétermination et à la souveraineté permanente sur leurs ressources naturelles sous l’angle des droits humains » et « Le droit à la non discrimination ». Il est par ailleurs élu à l’Assemblée constituante, chargée de rédiger une nouvelle constitution pour Genève.

PARIZET Raphaëlle,maître de conférences en science politique à l’Université Paris-Est, Raphaëlle Parizet est chercheur associée au LIPHA-PE (Laboratoire interdisciplinaire d’Etudes du Politique Hannah Arendt de Paris -Est) et au CERAPS (Centre d’études et de recherches en sciences administratives, politiques et sociales-CNRS/UMR 8026). Elle enseigne principalement les questions liées aux politiques de développement et la sociologie politique de l’international. Elle a récemment publié aux Éditions Dalloz Les paradoxes du développement. Sociologie politique des dispositifs de normalisation des populations indiennes au Mexique (2015). Elle a également publié  « Le PNUD  et la fabrique des indicateurs de développement », un chapitre dans l’ouvrage collectif  Les bonnes pratiques des organisations internationales (PFNSP, 2015), ou encore  » La fabrique dépolitisée des élites locales. Les dispositifs de développement participatif dans le Chiapas (Mexique) » dans la Revue internationale de politique comparée (2013) ou « Mesurer le développement pour gouverner les peuples autochtones » dans la Revue Tiers monde (2013).

PASTOR Anne. Diplômée de l’Institut Pratique de Journalisme, Anne Pastor après avoir été rédactrice en chef à l’agence Capa et réalisée divers reportages dans le magazine « Faut Rêver » sur France 3 parcourt le monde à la demande de Claude Villers sur France Inter. Elle y réalise de nombreux grands reportages et rencontre en 2004 pour la première fois des peuples autochtones. En 2010, elle leur consacre une première série de documentaires « Voyage vers L’Asie » qui sera sélectionnée au New York Festival. L’année suivante elle produit une série de documentaires consacrée aux Peuples Autochtones d’Amérique et d’Afrique « Voyage en Terre Indigène » qui sera élue parmi les meilleures œuvres de la SCAM 2011. Cette série est écoutable sur https://www.franceinter.fr/emissions/voyage-en-terre-indigene. En 2016, elle produit une série de 9 heures de documentaires sur les peuples autochtones sur France Inter « Voyage en Terre Indigène » En 2017, elle produit une série de 9 heures de documentaires sur les peuples autochtones de la République Française sur France Inter « Voyage en Terre d’Outre-mer» .

PINTON Florence, docteur en sociologie du développement (EHESS, 1986) et habilitée à diriger des recherches (Université Paris Ouest-Nanterre, 2007). Professeure à Agroparistech depuis septembre 2008, elle anime l’UFR Sociologies et enseigne la sociologie générale, la sociologie rurale et la sociologie de l’environnement. Ses thèmes de recherche traitent des conditions d’accès aux ressources naturelles et de leur mode de valorisation, des politiques de conservation de la biodiversité et de la diffusion de l’agro écologie dans les systèmes agricoles, au Nord comme au Sud. Ils associent différentes échelles d’analyse allant du local à l’international, sous les angles des dispositifs d’action collective et de la construction de territoires, de la mobilisation des savoirs et de la production de normes pour l’action sur le terrain. Elle a travaillé avec des communautés amérindiennes et traditionnelles dans le cas de ses travaux de thèse (Colombie) et de ses travaux de recherches en Amazonie brésilienne (travaux sur la gestion de la diversité variétale du Manioc dans le Rio Negro et sur le guarana dans la région de Maues). Elle a notamment dirigé avec C. Aubertin et V. Boisvert, Les marchés de la biodiversité (IRD Editions 2007). Elle est membre du comité de rédaction de la revue Natures, Sciences et Sociétés et responsable de la chaire Unesco DEBATs (ex DAIT)

 

PESSINA-DASSONVILLE Stéhane, Maitre de conférence en droit privé, co-directeur, du Service des relations internationales de la Faculté de Droit de l’Université de Rouen. Membre élu du CURI (Conseil Universitaire des Relations Internationales). Spécialiste en anthropologie juridique : étude du statut des peuples autochtones : du point de vue juridique (étude des institutions sociales). Organisateur du Campus international d’été et université populaire sur les peuples autochtones de l’Université de Rouen.

POIRIER Sylvie, Ph.D., Université Laval, 1990. Ses terrains de recherche se situent en Australie, auprès des Aborigènes du désert occidental, et au Québec, auprès des Atikamekw de la Haute-Mauricie, deux sociétés de chasseurs-cueilleurs traditionnellement nomades. Ses recherches initiales auprès des Aborigènes australiens se situent principalement dans le champ de l’anthropologie symbolique avec une analyse des systèmes culturels du rêve et des théories locales sur l’univers et sur la notion de personne. Ses travaux avec les Atikamekw l’ont ensuite conduite dans le domaine des politiques de la culture et vers l’analyse des processus actuels d’affirmation identitaire et de revendications politiques et territoriales. Ses recherches récentes incluent une étude comparative entre le Canada et l’Australie sur les mondes autochtones postcoloniaux.

RINALDI Karine, docteure en droit international ; sa thèse, soutenue en 2012, s’intitule Les droits des sociétés traditionnelles dans la jurisprudence de la Cour interaméricaine des droits de l’homme. Le modèle interaméricain de l’interprétation multiculturelle des droits. À contre courant du mouvement de multiplication de textes internationaux ou régionaux de protection des droits de l’homme, son travail se propose de défendre qu’une autre voie que celle de l’adoption de textes spécifiques est désormais possible pour parvenir à la protection des droits fondamentaux des sociétés traditionnelles sur le continent américain. Elle est depuis 2006, rédactrice pour la revue hebdomadaire de veille juridique internationale Sentinelle de la Société française pour le droit international (SFDI) ; elle y a publié plus de 200 notes, notamment sur les droits des peuples autochtones et tribaux sur le continent américain. Elle a été stagiaire au Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme à Genève et a réalisé une visite professionnelle à la Cour interaméricaine des droits de l’homme, au Costa Rica. Elle a été co-représentante légale de la communauté Ngöbe de Charco la Pava (Panama) lors des premières phases écrites devant la Commission interaméricaine des droits de l’homme.

RIVAL Laura, Docteur en anthropologie (PhD) de la London School of Economics, Université de Londres – BA Hons en anthropologie et linguistique, Université de Colombie britannique, Canada) Actuellement maître de conférences (Lecturer) en Anthropologie of Nature, Society and Development à l’université d’Oxford (Département du développement international et Ecole d’Anthropologie). Sa thèse de doctorat a porté sur les Indiens Huaorani de l’Amazonie équatorienne (1989-1992) chez qui elle a fait plus de quarante mois de terrain, sur une période de vingt ans (1989-2009), et sur lesquels elle a publié de nombreux articles et deux livres. Elle a aussi travaillé chez les Macushi du sud de la Guyana, chez les Chachis (Cayapas) du Choco équarorien. Ses thèmes de recherche concernent la conceptualisation amérindienne de la nature et de la société, l’écologie historique, les conséquences du développement et les politiques de protection de la nature des peuples indigènes, la gestion des ressources naturelles, le nationalisme, la citoyenneté et l’éducation nationale en Amérique latine.

ROULAND Norbert, Professeur de droit, membre honoraire de l’Institut Universitaire de France (Chaire d’anthropologie juridique), actuellement Professeur de droit à l’Université Paul Cézanne. Après trois thèses : sur le Droit romain, sur la Science politique et en anthropologie juridique, il voyage dans les régions arctiques (Groenland, Nouveau Québec) et découvre une discipline : l’ethnologie juridique, qu’il enseigne à l’Ecole des Hautes études en sciences sociales. Il a publié en 1988: Anthropologie juridique, Paris, PUF; en 1991: Aux confins du droit, Paris, Odile Jacob ; en 1996: Droits des minorités et des peuples autochtones, PUF et en 1998: Introduction historique au droit, Paris, PUF. Depuis quelques années, il revenu à l’anthropologie juridique et compte enseigner en Chine en 2022. En effet son manuel d’anthropologie juridique a été traduit en chinois et sera publié par Commercial Press à Shanghai. Il s’intéresse beaucoup à la Chine et aux minorités nationales du Sud de ce pays

SALADIN d’ANGLURE Bernard, Anthropologue social, spécialiste des Inuit de l’Arctique canadien, du chamanisme, et des droits autochtones. Après un doctorat en anthropologie, il a été chargé de recherches (1965-1973) au CNRS (Laboratoire d’Anthropologie sociale), puis professeur (1971-2002) au département d’anthropologie de l’Université Laval (Québec) où il est, depuis 2002, Professeur émérite de l’Université Laval, associé au Département d’Anthropologie et chercheur associé au CIÉRA. Co-fondateur (1973) et président de l’Association Inuksiutiit Katimajiit (Canada) dont les objectifs sont l’étude et la promotion de la langue de la société et de la culture des Inuit. Co-fondateur et membre actif (1988-2004) du Groupe d’Études Inuit et Circumpolaires (Université Laval, Québec) et du Centre Interuniversitaire d’Études et de Recherches Autochtones (CIERA, Université Laval, Québec) (2004) qui lui a succédé. Co-fondateur et co-directeur de la collection « Mondes Autochtones » aux Presses de l’Université Laval (2004). Co-chercheur (depuis 2002) dans le projet interdisciplinaire « Autochtonie et gouvernance » du Centre de Droit Public de l’Université de Montréal. Il est chercheur membre du réseau DIALOG et vice-président du GITPA.

WAHICHE Dominique, Docteur d’Etat en Droit et Ingénieur de recherche hors classe au Muséum National d’Histoire Naturelle Département Hommes, Nature, Sociétés, CNRS. Enseignant en droit du patrimoine naturel au Muséum National d’Histoire Naturelle. Membre de la délégation Française à la Convention sur la Diversité Biologique. Point focal du Ministère des Affaires étrangères pour les savoirs traditionnels des communautés autochtones. Correspondant de l’agence allemande de coopération et de développement en Afrique (GIZ).

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